J'ai passé une bonne partie de la matinée à rechercher le thème musicale de ce film d'Oshima : Furyo (en europe, on se demande pourquoi !?), Senjō no Merī Kurisumasu, en Japonais, Merry Christmas Mr.Lawrence, en Anglais.
La bande son du film est écrite par Ryuichi Sakamoto,
http://www.youtube.com/watch?v=1pVo7zoS8UI&feature=related
Sakamoto, avant tout musicien, joue un des rôles principaux dans le film ainsi que David Bowie, tous deux y apportent un esthétisme et une émotion peut-être un peu trop théâtral, mais qui confèrent à ce film quelque chose d'un peu à part.
Même si selon mes souvenir la dernière scène du film, entre le colonel Lawrence (Tom Conti) et le sergent Hara (Takeshi Kitano), me toucha plus profondément... sans doute en raison de cette puissance émotive que possède Takeshi Kitano, il faudrait que je le regarde à nouveau.
Au fil de mes recherches, je tombe sur une autre bande son composée par Sakamoto, elle attire mon attention parce qu'elle me rappelle, un album d'Olafur Arnalds que j'aimais particulièrement et qui m'avait été promis... mais ne me fut jamais donné...
Cette bande son, c'est celle du film Tony Takitani de Jun Ichikawa. Je découvre qu'il a été réalisé d'après une nouvelle d'Haruki Murakami, écrivain que j'apprécie depuis ses débuts, je lis donc le synopsis et... prend une claque !
Voici le début de cette nouvelle, en Anglais :
http://www.newyorker.com/archive/2002/04/15/020415fi_fiction.
Les abonnés de The New Yorker's (j'en connais) pourront la lire en entier.
Puis une seconde (claque), en regardant le film !
Ci-joint la bande-annonce et le film en six vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=gxdQbc9L8KU ,
http://www.youtube.com/watch?v=Wi6bA7Sgm88&feature=related (en v.o. sous-titré en Italien).
Parti d'une simple idée que j'avais en tête ce matin, j'ai pénétré doucement mon univers émotionnel, sans avoir prémédité d'en atteindre une fois encore ce même et ultime paroxysme...
Pour être, moi-même, resté en compagnie de toute une série de vêtements féminins, de taille 36-38, de même qualité, choisis avec la même passion... portés avec le même naturel, la même grâce et le même bonheur.
Et avoir vécu de longs mois avec ces vêtements comme avec autant d'ombres d'elle...
La comparaison avec cette nouvelle pourrait s’arrêter là, s'il n'y avait aussi cette solitude... Pour moi, tous ces détails, dans cette histoire comme dans tant d'autres évocations faites tout au long de ce blog, toutes ces correspondances qui toujours m'interpellent, m'apparaissent comme des vies parallèles, des indications, comme un fil que l'on tire ou que l'on suit, pour ne pas se perdre...
Allez, une dernière, toute en délicatesse...
http://www.youtube.com/watch?v=LGs_vGt0MY8&feature=relmfu
(journal de mes sensations)
vendredi 11 novembre 2011
mercredi 9 novembre 2011
Pas encore prêt...
Cette nuit passée, j'ai enfin rêvé... mais je m'en serais bien passé ! Il est vrai que je suis agité depuis quelques jours, et peut-être inquiet, aussi... Mais tout de même ! Des cadavres gelés ! Je dis des, mais rien n'est clair dans cette affaire. Il y en avait un, c'est certain, une femme dont je voyais les yeux s'emplir d'étoiles de givre. Pour le reste, je ne me rappelle que cette peine que je ressentais, une telle peine qu'elle me réveilla vers 03h00... Devant me lever à 04h15, ma nuit était fichue ! Heureusement c'est mon dernier jour, je pourrai donc récupérer plus tard, j'ai onze jours à flâner ici ou là, pour ça. Et puis je ressentais la nécessité d'éclaircir certaines choses, d'apporter même des corrections, c'était l'occasion... Décidément, que d'états d'âme ! Ce n'est pas bon pour la spontanéité ! Dès lors que je m'essaye à être concis, je crains d'être incompris... Vraisemblablement, je suis encore trop attaché à moi, mais qui d'autre le sera si je ne le suis plus ? En théorie, je comprends la nécessité qu'il y a à être détaché de tout, mais en pratique je garde, comme un trésor, ce besoin d'être... - merde ! il n'y a pas d'autre mot ? - aimé !
En attendant d'éventuels moments de tendresse réparateurs, j'ai cédé à la douleur et à la crainte qu'empire une situation préoccupante, demain séance dentiste ! Ce n'est pas mon occupation préférée. Mais, deux dents me font souffrir depuis quelques mois déjà et, me gâtent la bouche depuis quelques jours... je me fiche de beaucoup de choses, y compris la douleur, mais il y a des choses sur lesquelles je ne céderai jamais... Imaginez que ces moments de tendresse tant désirés se présentent tout à coup... Chacun sa dignité tout de même !
En attendant d'éventuels moments de tendresse réparateurs, j'ai cédé à la douleur et à la crainte qu'empire une situation préoccupante, demain séance dentiste ! Ce n'est pas mon occupation préférée. Mais, deux dents me font souffrir depuis quelques mois déjà et, me gâtent la bouche depuis quelques jours... je me fiche de beaucoup de choses, y compris la douleur, mais il y a des choses sur lesquelles je ne céderai jamais... Imaginez que ces moments de tendresse tant désirés se présentent tout à coup... Chacun sa dignité tout de même !
Rien n'est pire que l'indifférence.
Ce sentiment, écrit hier à propos des humeurs, pourrait paraître équivoque. Si ce fut le cas, ce n'est que le fait d'une maladresse bien involontaire. Afin de lever toute ambiguïté, je tiens à préciser que c'est bien mon instabilité émotionnelle qui doit être invivable pour les autres. Attitude qui m'amène à m'isoler, ne connaissant pas d'autre moi-même, capable de me supporter sans en être affecté...
Parce que, pour ma part, je ne le fus jamais, affecté par ses humeurs, ses instabilités, cette excentricité qui constitue sa singularité ! J'étais porté par quelque chose d'immensément plus puissant que l'orgueil, la vanité, que mon ego même... Quelque chose qui, je le sens, me porte encore...
Ce matin, je me sens d'humeur un peu plus bavarde, c'est certainement la conséquence de ce mail découvert tôt ce matin. J'en reçois si peu, que le moindre d'entre eux suffit à égayer ma journée. Un mail de mon frère. Une autre relation déchirée... par la distance.
C'est d'un petit tintement que mon précieux m'annonce l'arrivé d'un mail, pour rien au monde je ne modifierai ce son, il réveille chez moi de si profondes et violentes émotions. Ce petit tintement, c'est ma madeleine de Proust !
Tout comme certains parfums, quelques nobles matières et une clarté particulière...
Me revient ce poème de Charles Baudelaire, qui m'avait valu une note au Bac de Français, qui fut une surprise pour beaucoup et une raison de jalousie pour d'autres : Correspondances
La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
II est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.
Je voulais, aujourd'hui, apporter une précision à ces mots d'hier. S'ils se sont avérés mal compris... quelle importance finalement ? C'est toujours préférable au silence, ou même à une méchante migraine...
Petits ou gros, tant que subsistent les mots, tout est possible. Je ne connais rien de pire que l'indifférence !
Parce que, pour ma part, je ne le fus jamais, affecté par ses humeurs, ses instabilités, cette excentricité qui constitue sa singularité ! J'étais porté par quelque chose d'immensément plus puissant que l'orgueil, la vanité, que mon ego même... Quelque chose qui, je le sens, me porte encore...
Ce matin, je me sens d'humeur un peu plus bavarde, c'est certainement la conséquence de ce mail découvert tôt ce matin. J'en reçois si peu, que le moindre d'entre eux suffit à égayer ma journée. Un mail de mon frère. Une autre relation déchirée... par la distance.
C'est d'un petit tintement que mon précieux m'annonce l'arrivé d'un mail, pour rien au monde je ne modifierai ce son, il réveille chez moi de si profondes et violentes émotions. Ce petit tintement, c'est ma madeleine de Proust !
Tout comme certains parfums, quelques nobles matières et une clarté particulière...
Me revient ce poème de Charles Baudelaire, qui m'avait valu une note au Bac de Français, qui fut une surprise pour beaucoup et une raison de jalousie pour d'autres : Correspondances
La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
II est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.
Je voulais, aujourd'hui, apporter une précision à ces mots d'hier. S'ils se sont avérés mal compris... quelle importance finalement ? C'est toujours préférable au silence, ou même à une méchante migraine...
Petits ou gros, tant que subsistent les mots, tout est possible. Je ne connais rien de pire que l'indifférence !
mardi 8 novembre 2011
Humeurs
Un jour avec, un jour sans ! Un rythme d'humeurs que j'ai pris d'elle.
Chez elle, je le supportais avec sincérité, réussissant le tour de force d'être présent dès qu'il le fallait, pour disparaître l'instant suivant...
Chez moi, je me résigne en pensant qu'il doit être humainement invivable...
Chez elle, je le supportais avec sincérité, réussissant le tour de force d'être présent dès qu'il le fallait, pour disparaître l'instant suivant...
Chez moi, je me résigne en pensant qu'il doit être humainement invivable...
lundi 7 novembre 2011
Désillusionné ?
Je ne rêve plus ! Depuis quelques jours j'ai pris conscience que je ne rêvais plus.
Deux, trois fois durant la nuit je me réveille, mal à l'aise, dans ces limbes entre les mondes du tangible et de l'intangible. Bannis de l'un comme de l'autre. Condamné pour excès de crédulité, à ainsi veiller une de ces comètes qui, jamais ne s'arrête, jamais ne m'emporte. À croire que cet astre que je guette n'est qu'un mirage, un tour de passe-passe...
Serais-je désillusionné ?
Non ! Je crois que j'y serai toujours sujet...
C'est plutôt que je manque d'esprit... hum... disons d'élan ! Cette vie que je mène, chaque jour la même, sans belles émotions... m'engourdit.
J'aurai bien besoin de m'ébrouer les sentiments, si je ne veux pas finir pétrifié, portant au visage un air niais !
Deux, trois fois durant la nuit je me réveille, mal à l'aise, dans ces limbes entre les mondes du tangible et de l'intangible. Bannis de l'un comme de l'autre. Condamné pour excès de crédulité, à ainsi veiller une de ces comètes qui, jamais ne s'arrête, jamais ne m'emporte. À croire que cet astre que je guette n'est qu'un mirage, un tour de passe-passe...
Serais-je désillusionné ?
Non ! Je crois que j'y serai toujours sujet...
C'est plutôt que je manque d'esprit... hum... disons d'élan ! Cette vie que je mène, chaque jour la même, sans belles émotions... m'engourdit.
J'aurai bien besoin de m'ébrouer les sentiments, si je ne veux pas finir pétrifié, portant au visage un air niais !
dimanche 6 novembre 2011
Good luck, M. Gorsky !
Une histoire entendue lors d'un programme radio que j'affectionne et qui, je l'avoue, m'a fait rire mais, pas seulement. Histoire vraie ou canular qui réapparaît à chaque pleine Lune ? Qu'importe, la voici :
Le 20 juillet 1969, Neil Armstrong fut le premier homme à poser le pied sur la Lune. Ses premières paroles, nous les connaissons tous : "C'est un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour l'humanité."
Le 20 juillet 1969, Neil Armstrong fut le premier homme à poser le pied sur la Lune. Ses premières paroles, nous les connaissons tous : "C'est un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour l'humanité."
Ce que l'on sait moins, ce sont les quelques mots qu'il prononça ensuite. En effet il fit alors une remarque plutôt énigmatique : "Good luck, M. Gorsky !"
Ceux qui y prêtèrent attention, personnel de la Nasa, quelques journalistes, etc. pensèrent dans un premier temps qu'il s'agissait d'une remarque à l'attention d'un cosmonaute Soviétique rival. Mais, après vérification, il s'avéra qu'aucun Gorsky ne figurait dans le programme spatial Russe ainsi que dans les programmes Américains à suivre.
Pendant les années qui suivirent, et à chaque occasion, on demandait à Neil Armstrong ce que signifiait cette remarque "Bonne chance, M.Gorsky", mais il se contentait de sourire.
Vingt-six ans plus tard, le 05 juillet 1995, à Tampa Bay en Floride, après un discours, le premier homme à avoir foulé la surface de la Lune, répondait aux questions des journalistes, jusqu'à cette sempiternelle question : "M. Armstrong s'il vous plait, pourriez-vous nous éclairer sur la signification de votre phrase... : "Bonne chance, M.Gorsky" ?
L'attendait-il cette fois-ci ? Toujours est-il que Neil Armstrong, non sans un évident amusement, se décida finalement à répondre.
Il expliqua, qu'un jour de 1938 - alors qu'il était enfant et vivait dans une petite ville du Middle West - il jouait au base-ball avec un ami. Au cour de la partie, la balle atterri dans le jardin de ses voisins, M et Mme Gorsky !
Passant discrètement chez eux, et alors qu'il se baissait pour ramasser sa balle, juste sous la fenêtre de leur chambre, il entendit Mme Gorsky, apparemment furieuse, crier à son mari, M.Gorsky : "Quoi !? Une fellation !? Tu veux que je te fasse une fellation !?... Je t'en ferais une le jour ou le gamin d'à côté marchera sur la Lune ! "J'aime à croire que cette histoire est vraie. J'aime à penser, qu'un homme issu des sélections les plus draconiennes qui soient puisse avoir fait preuve, à un moment pareil, de tant d'humour et, malgré sa notoriété d'après, ces nombreux discours, pressé sans cesse de servir une nouvelle anecdote, soit resté aussi longtemps déférent à l'égard de ses voisins d'alors.
J'aime cette liberté respectueuse des autres.
Et, comment ne pas imaginer M.et Mme.Gorski, ce 20 juillet 1969, devant leur poste de télévision ?
Moi, je m'en rappelle très bien de cet événement du 21 juillet, 03h56, heure Française. Mon frère et moi étions très jeunes, mais, exceptionnellement, notre père était venu nous réveiller pour que nous soyons, nous aussi, les témoins de cet exploit humain. Nous étions des millions à travers le Monde, à faire exactement la même chose au même moment, ce fut sans doute ma première chair de poule ! Et cette anecdote "Bonne chance M.Gorsky" confère un caractère plus intimement humain à cet événement planétaire.
La dernière fois que nous nous sommes retrouvés des millions, à faire la même chose au même moment, ce fut lors de ce dramatique 11 septembre 2001 ! Mais ce fut l'effroi qui nous unit ! Et si j'eus la chair de poule ce ne fut qu'à cause d'une poignée d'hommes qui sacrifièrent leur vie pour tenter d'en sauver d'autres...
Et on voudrait nous faire croire que parler argent ou pouvoir, est plus sérieux et responsable qu'évoquer les plaisirs d'une fellation promise ?
samedi 5 novembre 2011
Un éternel premier pas...
"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé."
(Alphonse de Lamartine)
Le manque d'un être cher, marque corps et âme ! Aujourd'hui, tout particulièrement, je pense à l'une d'elles à qui j'ai manqué plus de la moitié de sa vie, alors qu'elle ne m'a manqué qu'une partie de la mienne. Et pourtant comme ce manque est déjà cruel...
Toutes mes tentatives d'empathie, autopunitives, pour saisir ce pire qu'elles ont pu vivre m'ont toujours laissé la sensation que nous avons dans l'esprit une sorte de sécurité, un fusible, rendant l’extrême, en matière de souffrance psychologique, inatteignable... Extrême que je situe bien au-delà de l’irraisonnable...
Cette absence qui aura modifié leur trajectoire de vie, sans que l'on puisse jamais juger et définir la part du pire de celle du mieux, s'avère pour moi une longue et douloureuse maladie. Quatre petits nodules nichés dans l'âme et dans le cœur, dont on ne pourra jamais démontrer quelles sortes d'effets ils auront eus sur mon équilibre, sur le temps qu'il me reste à vivre.
Cette part de moi qui ne se trouvera jamais en elles, ces éclats d'elles que je ne porterais jamais en moi, laissent un vide comme un abîme entre nous, nous obligeant à un éternel premier pas !
Une relation boiteuse qui requière bien plus de courage et d'imagination, qu'une ordinaire.
C'est en partie de cela, mais aussi de causes bien plus lointaines, que me vient ce goût exclusif, cet intérêt immodéré, pour ces astres, qu'une trajectoire pas ordinaire rend tellement plus brillants, tellement plus vivants...
vendredi 4 novembre 2011
Dans la peau de Jeff Leibowski
Je me suis pesé, ce matin, avant de me doucher et avec juste un thé dans l'estomac ! Verdict : soixante-dix neuf kilos et des poussières ! Je suis catastrophé...
J'ai pris six kilos en à peine un an ! Je me suis mis, nu, devant la glace. Misère. Quelle défaite.
Condamné à porter un tee-shirt, même à poils. Faudra penser à éviter de garder les chaussettes. Bon sang avec cette barbe en plus, on dirait Jeff Bridges dans The Big Leibowski des frères Cohen !
Évidemment ça aurait pu être pire, Shrek par exemple...
Il ne me reste plus qu'à trouver un gros gilet en laine à motifs colorés ou un peignoir café au lait, un bermuda à carreaux ou un froc africain, des lunettes noires et des nu-pieds en cuir.
Faut dire que j'en ai pris plein la gueule cette année. Ravagé...
De quoi prendre tout avec une certaine dérision maintenant, avec une vision similaire à celle qu'affichent les frères Cohen sur le rêve hollywoodien...
Va falloir que je me mette à la bière, au White Russian, aux joints, au relativisme, à la cool attitude et au bowling ! Faut savoir cultiver son image.
Pour le reste, ça baigne ! J'ai même fait un chèque de trois euros et soixante-neuf cents pour régler un plat surgelé, la semaine dernière. J'ai l'état d'esprit et les mêmes moyens. J'ai aussi des maillots de corps blancs, une bonne vingtaine, j'ai un peu la gueule et maintenant, la silhouette !
Mais, j'ai pas de tapis, c'est pas d'bol, c'est pas d'bol...
J'ai pris six kilos en à peine un an ! Je me suis mis, nu, devant la glace. Misère. Quelle défaite.
Condamné à porter un tee-shirt, même à poils. Faudra penser à éviter de garder les chaussettes. Bon sang avec cette barbe en plus, on dirait Jeff Bridges dans The Big Leibowski des frères Cohen !
Évidemment ça aurait pu être pire, Shrek par exemple...
Il ne me reste plus qu'à trouver un gros gilet en laine à motifs colorés ou un peignoir café au lait, un bermuda à carreaux ou un froc africain, des lunettes noires et des nu-pieds en cuir.
Faut dire que j'en ai pris plein la gueule cette année. Ravagé...
De quoi prendre tout avec une certaine dérision maintenant, avec une vision similaire à celle qu'affichent les frères Cohen sur le rêve hollywoodien...
Va falloir que je me mette à la bière, au White Russian, aux joints, au relativisme, à la cool attitude et au bowling ! Faut savoir cultiver son image.
Pour le reste, ça baigne ! J'ai même fait un chèque de trois euros et soixante-neuf cents pour régler un plat surgelé, la semaine dernière. J'ai l'état d'esprit et les mêmes moyens. J'ai aussi des maillots de corps blancs, une bonne vingtaine, j'ai un peu la gueule et maintenant, la silhouette !
Mais, j'ai pas de tapis, c'est pas d'bol, c'est pas d'bol...
jeudi 3 novembre 2011
Les choses de ma vie...
Qu'est-ce qui m'arrive ? Aïe ! Merde ! C'est quoi cette douleur ? Pourquoi je ne vois rien ? Mais... c'est quoi ce cirque ? Je commence à avoir la frousse... et, dans quel sens je me trouve là ?
... Ça coule de mes yeux sur mon front... je suis tête en bas ! Impossible de bouger... Panique...
Je pleure comme un enfant tellement j'ai mal et tellement j'ai peur. Je n'arrive pas à comprendre ce qui se passe, je suis coincé, tête en bas, dans un trou noir, une douleur vive dans le dos, au milieu comme un pincement sur la colonne... sans doute d'être tordu la tête en arrière... Et ? qu'est-ce que c'est que cette odeur ? c'est suffocant, ça brûle la gorge ! Oh, merde, merde, merde... AU SECOURS !
Ça y est, j'y suis, je suis dans ma voiture, oui c'est ça, je sortais du travail... Un accident ! Merde... J'ai mal ! Me calmer... contrôler ma respiration... Je ne peux pas prendre de grandes respirations, cette odeur, c'est trop fort.
... Je ne sens pas mes jambes !... Je crois que je suis mal, là ! Les bras, ils ne bougent pas non plus... Souffler, inspirer... Je commence à comprendre maintenant, rien de rassurant, il faut peut-être même s'attendre au pire... mais ça me calme un peu de comprendre ! On va me sortir de là, il faut réagir, appeler !
...
Flash spécial :
- Un grave accident sur l'A1, en direction de Paris. Un camion-citerne est tombé d'un pont qui enjambe l'autoroute. Il s'est écrasé sur l'autoroute ! La circulation y était importante mais fluide, ce qui fut très certainement un facteur aggravant. Cela a provoqué un carambolage d'une cinquantaine de voitures lancées à vive allure. Il semble que sous le pont, le camion et les véhicules écrasés ne sont plus qu'un amoncellement de tôles froissées de plus de six mètres de hauteur.
- On nous annonce à l'instant qu'un plan rouge a été déclenché. Le camion-citerne impliqué, dont on ne connaît toujours pas la raison de sa chute, contiendrait un produit chimique hautement dangereux. Les témoins, indemnes, ceux-la même qui ont averti les secours, il y a maintenant une heure, assurent avoir entendu des appels au secours provenants de cet enchevêtrement de métal, de plastique et d'huile.
Une brigade de pompiers spécialisés dans la désincarcération, serait déjà sur place...
En direct :
- Oui, il y a bien des équipes spécialisées dans ce genre d'accident ici, mais elles semblent impuissantes pour le moment. Tout ce qu'ils font actuellement c'est d'asperger cet enfer avec de la mousse afin de diminuer les risques d'explosion... Aucun outils n'est utilisable. La moindre étincelle provoquerait une terrible catastrophe.
- On peut voir qu'un vaste périmètre est en cours de sécurisation, par les militaires. Aux abords du sinistre, les sauveteurs sont équipés comme des démineurs...
- On ressent, cependant, à leurs attitudes, un immense désarroi chez ces hommes, ils paraissent incapables de savoir quoi faire... Ils essayent de communiquer avec les survivants, a priori il y en aurait plusieurs...
...
Je commence à distinguer ce qui m'entoure. Mais c'est de plus en plus irrespirable. J'entends du bruit... il y a du monde... Eh ! Oh ! ICI ! Bon sang, j'en chiale d'entendre les secours... Il y a quelque chose qui s'allume ? là ! Mon téléphone ! Oui, je vois l’écran... Oh merde, ça fait du bien ! Oh, je l'aime ce téléphone... Il me rattache tout à coup à tout ce que j'ai vécu, à la vie... C'est qui ? Non ! C'est... Oh, enfin... À L'AIDE ! je... j'y arrive pas... Mais merde à la fin, s'il vous plaît, sortez-moi de là, il faut que je sorte, il faut que je réponde, et lui dire que je risque d'être en
...
- Oh mon dieu ! Une... une explosion ! Une terrible explosion vient de se produire ! C'est horrible... tout à était soufflé... les pompiers... Oh mon Dieu...
...
Plus tard,
- Qu'a-t-il pu se produire Commandant ?
- Tout avait été mis en oeuvre pour cela n'arrive pas. Les hommes qui étaient sur le terrain étaient des professionnels. L'étincelle, parce qu'il y a eu une étincelle, venait de l'intérieur ! Tout est envisageable, vous savez, une batterie... même un téléphone portable peut être à l'origine d'une étincelle...
...
05h11 !
J'ai dû m'endormir après 02h00, je me rappelle avoir vu l'heure. Et je suis déjà réveillé, à envisager une histoire, que je pourrai écrire, pour m’exercer aujourd'hui. Il faudrait que je puisse enregistrer ce qui me passe dans la tête. J'ai bien essayé de le faire avec un petit enregistreur, mais entendre ma voix me coupe tout... Je n'aime pas ma voix.
Il faut que je m'en souvienne, ça peut être un bon exercice... Tout à l'heure ça ne sera plus tout à fait pareil, mais tout de suite, j'ai la flemme de m'y mettre... L'histoire m'intéresse pas tellement, c'est plutôt la mise en forme de la situation. D'essayer de donner à ce que j'ai à dire au final, la sensation que j'en ai.
Quand on est comme moi, je veux dire avec une drôle d'imagination... alors que sachant tout ce qui se passe, je devrais m'inquiéter de ma situation, de celle de la France, de celle de l'Europe... Eh bien non, je pense à une petite histoire à la con, pour essayer de dire quelque chose dont beaucoup se fichent. Tiens ! Un truc qui resurgit, ce bouquin qui m'avait marqué... il y avait eu un film aussi, de Claude Sautet avec Piccoli et Romy Schneider, "Les choses de la vie" de Paul Guimard. C'est le film qui m'avait donné l'envie de lire le livre. Ce bouquin fût pour moi un révélateur. Je saisissais une autre dimension, celle de l'auteur. Son aptitude à inventer des circonstances non vécues par lui, enfin je l'espère pour certaines, à se mettre en situation, à imaginer chaque détail, chaque sensation, chaque réaction. Il y avait aussi cette construction, qui pour le profane que j'étais, me paraissait terriblement percutante. J'avais une douzaine d'année, je m'en souviens parfaitement maintenant, ce devait être mon premier bouquin de grands. Je l'avais oublié, jusqu'à ce matin.
Mais revenons à mon histoire, je disais donc, quand on est comme moi, je veux dire avec une drôle d'imagination... la pire des choses, c'est de ne pas savoir !
Par exemple, quand je n'ai pas de nouvelles de ceux... eh bien, je m'inquiète ! Je me fais des idées, comme tout le monde me direz-vous. Non ! pas comme tout le monde ! Tous les détails que j'ai enregistrés auparavant surgissent et se mettent en place. J’échafaude alors le pire des scénarios, mais aussi le plus vraisemblable. Il ne s'agit pas d'accidents, de drames. Non, c'est juste que je ne vois plus que toutes ces petites choses qui nous séparent, tous ces petits désaccords. Je ne perçois plus que l'individualisme forcené de chacun... Je crois qu'ils ne m'aiment plus, ou encore qu'ils me jugent mal. Je deviens jaloux et, ou paranoïaque. Ça me ronge. Je vis ça comme un drame, je ressens cela comme une catastrophe !
... Ça coule de mes yeux sur mon front... je suis tête en bas ! Impossible de bouger... Panique...
Je pleure comme un enfant tellement j'ai mal et tellement j'ai peur. Je n'arrive pas à comprendre ce qui se passe, je suis coincé, tête en bas, dans un trou noir, une douleur vive dans le dos, au milieu comme un pincement sur la colonne... sans doute d'être tordu la tête en arrière... Et ? qu'est-ce que c'est que cette odeur ? c'est suffocant, ça brûle la gorge ! Oh, merde, merde, merde... AU SECOURS !
Ça y est, j'y suis, je suis dans ma voiture, oui c'est ça, je sortais du travail... Un accident ! Merde... J'ai mal ! Me calmer... contrôler ma respiration... Je ne peux pas prendre de grandes respirations, cette odeur, c'est trop fort.
... Je ne sens pas mes jambes !... Je crois que je suis mal, là ! Les bras, ils ne bougent pas non plus... Souffler, inspirer... Je commence à comprendre maintenant, rien de rassurant, il faut peut-être même s'attendre au pire... mais ça me calme un peu de comprendre ! On va me sortir de là, il faut réagir, appeler !
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Flash spécial :
- Un grave accident sur l'A1, en direction de Paris. Un camion-citerne est tombé d'un pont qui enjambe l'autoroute. Il s'est écrasé sur l'autoroute ! La circulation y était importante mais fluide, ce qui fut très certainement un facteur aggravant. Cela a provoqué un carambolage d'une cinquantaine de voitures lancées à vive allure. Il semble que sous le pont, le camion et les véhicules écrasés ne sont plus qu'un amoncellement de tôles froissées de plus de six mètres de hauteur.
- On nous annonce à l'instant qu'un plan rouge a été déclenché. Le camion-citerne impliqué, dont on ne connaît toujours pas la raison de sa chute, contiendrait un produit chimique hautement dangereux. Les témoins, indemnes, ceux-la même qui ont averti les secours, il y a maintenant une heure, assurent avoir entendu des appels au secours provenants de cet enchevêtrement de métal, de plastique et d'huile.
Une brigade de pompiers spécialisés dans la désincarcération, serait déjà sur place...
En direct :
- Oui, il y a bien des équipes spécialisées dans ce genre d'accident ici, mais elles semblent impuissantes pour le moment. Tout ce qu'ils font actuellement c'est d'asperger cet enfer avec de la mousse afin de diminuer les risques d'explosion... Aucun outils n'est utilisable. La moindre étincelle provoquerait une terrible catastrophe.
- On peut voir qu'un vaste périmètre est en cours de sécurisation, par les militaires. Aux abords du sinistre, les sauveteurs sont équipés comme des démineurs...
- On ressent, cependant, à leurs attitudes, un immense désarroi chez ces hommes, ils paraissent incapables de savoir quoi faire... Ils essayent de communiquer avec les survivants, a priori il y en aurait plusieurs...
...
Je commence à distinguer ce qui m'entoure. Mais c'est de plus en plus irrespirable. J'entends du bruit... il y a du monde... Eh ! Oh ! ICI ! Bon sang, j'en chiale d'entendre les secours... Il y a quelque chose qui s'allume ? là ! Mon téléphone ! Oui, je vois l’écran... Oh merde, ça fait du bien ! Oh, je l'aime ce téléphone... Il me rattache tout à coup à tout ce que j'ai vécu, à la vie... C'est qui ? Non ! C'est... Oh, enfin... À L'AIDE ! je... j'y arrive pas... Mais merde à la fin, s'il vous plaît, sortez-moi de là, il faut que je sorte, il faut que je réponde, et lui dire que je risque d'être en
...
- Oh mon dieu ! Une... une explosion ! Une terrible explosion vient de se produire ! C'est horrible... tout à était soufflé... les pompiers... Oh mon Dieu...
...
Plus tard,
- Qu'a-t-il pu se produire Commandant ?
- Tout avait été mis en oeuvre pour cela n'arrive pas. Les hommes qui étaient sur le terrain étaient des professionnels. L'étincelle, parce qu'il y a eu une étincelle, venait de l'intérieur ! Tout est envisageable, vous savez, une batterie... même un téléphone portable peut être à l'origine d'une étincelle...
...
05h11 !
J'ai dû m'endormir après 02h00, je me rappelle avoir vu l'heure. Et je suis déjà réveillé, à envisager une histoire, que je pourrai écrire, pour m’exercer aujourd'hui. Il faudrait que je puisse enregistrer ce qui me passe dans la tête. J'ai bien essayé de le faire avec un petit enregistreur, mais entendre ma voix me coupe tout... Je n'aime pas ma voix.
Il faut que je m'en souvienne, ça peut être un bon exercice... Tout à l'heure ça ne sera plus tout à fait pareil, mais tout de suite, j'ai la flemme de m'y mettre... L'histoire m'intéresse pas tellement, c'est plutôt la mise en forme de la situation. D'essayer de donner à ce que j'ai à dire au final, la sensation que j'en ai.
Quand on est comme moi, je veux dire avec une drôle d'imagination... alors que sachant tout ce qui se passe, je devrais m'inquiéter de ma situation, de celle de la France, de celle de l'Europe... Eh bien non, je pense à une petite histoire à la con, pour essayer de dire quelque chose dont beaucoup se fichent. Tiens ! Un truc qui resurgit, ce bouquin qui m'avait marqué... il y avait eu un film aussi, de Claude Sautet avec Piccoli et Romy Schneider, "Les choses de la vie" de Paul Guimard. C'est le film qui m'avait donné l'envie de lire le livre. Ce bouquin fût pour moi un révélateur. Je saisissais une autre dimension, celle de l'auteur. Son aptitude à inventer des circonstances non vécues par lui, enfin je l'espère pour certaines, à se mettre en situation, à imaginer chaque détail, chaque sensation, chaque réaction. Il y avait aussi cette construction, qui pour le profane que j'étais, me paraissait terriblement percutante. J'avais une douzaine d'année, je m'en souviens parfaitement maintenant, ce devait être mon premier bouquin de grands. Je l'avais oublié, jusqu'à ce matin.
Mais revenons à mon histoire, je disais donc, quand on est comme moi, je veux dire avec une drôle d'imagination... la pire des choses, c'est de ne pas savoir !
Par exemple, quand je n'ai pas de nouvelles de ceux... eh bien, je m'inquiète ! Je me fais des idées, comme tout le monde me direz-vous. Non ! pas comme tout le monde ! Tous les détails que j'ai enregistrés auparavant surgissent et se mettent en place. J’échafaude alors le pire des scénarios, mais aussi le plus vraisemblable. Il ne s'agit pas d'accidents, de drames. Non, c'est juste que je ne vois plus que toutes ces petites choses qui nous séparent, tous ces petits désaccords. Je ne perçois plus que l'individualisme forcené de chacun... Je crois qu'ils ne m'aiment plus, ou encore qu'ils me jugent mal. Je deviens jaloux et, ou paranoïaque. Ça me ronge. Je vis ça comme un drame, je ressens cela comme une catastrophe !
mercredi 2 novembre 2011
Pas sans efforts...
Il m'arrive d'affectivement me sentir comme ayant été mâché puis recraché ! Comme ayant dégoûté...
Toutes et tous me fuient, rien ne va plus, je me contracte ou tout, autour de moi, se dilate ? J'envoie des mails, des SMS, presque des SOS... personne ne me répond (excepté ma J., elle est Dragon - celle qui sait - je suis Rat et ça colle, avec le Bœuf et le Cochon aussi d'ailleurs).
... Je suis sorti prendre l'air (des fois que je croise un Cochon connu)...
Je relis ces phrases et me dis qu'elles pourraient être prises pour un message qu'elles ne sont pas (quoi que, mais c'est différent)... ma bande-son, ce leitmotiv pour exalter mes émotions, m'extraire de ma permanente apathie, passe à l'instant et fort à propos :
[Ça n'a] rien à voir [avec toi et moi, y a des choses qui sont comme ça] (Stephan Eicher) suivi de : Parle moi [de toi, parle moi de nous...] (Jean-louis Aubert) et Empire State of Mind (Alicia Keys et JayZ).
Cette dernière chanson, pour la voix d'Alicia Keys, le côté clinquant et brillant du showbiz Américain qui a bercé ma petite enfance, pour l'énergie et pour cette ville tout sauf ordinaire... ça me donne envie d'ouvrir ma fenêtre et d'hurler, que je suis là, que j'existe ! Mais il y a déjà assez de gens qui me regardent bizarrement, alors je vais garder cette énergie pour autre chose.
Tout cela ne semble pas très clair. Pas d’inquiétude, ça ne l'est pas plus pour moi.
Il y a des interférences entre ce que j'écris et ce songe d'un monde ailleurs, où je me balade dans cette ville, où les rues sont comme des canyons, avec dans ma main une autre main, pour me guider. Un voyage immobile comme j'en fais tout le temps... La dérive d'un esprit pas raisonnable, vagabond et forcément pas fiable... Un de ces rêves éveillés où s’emmêlent, ce que je ressens, ce que j'entends, ce que j'ai vécu, ce que je souhaiterais...
Mon échappatoire à ce que je vis, mon truc pour pas me foutre à l'eau...
Faut pas que j’arrête ! Je sais bien que je raconte n'importe quoi, que j'ai rien à dire d'intéressant, rien dans la tête. Mais je sais aussi que c'est dans ces moments là qu'il faut pousser un peu plus loin, faire l'effort, passer en force. S'extraire de cet engourdissement !
Dehors, le soleil, mais j'ai envie de sortir comme d'être humilié. Pourtant quand j'y arrive dehors, j'apprécie, je me dis que je suis stupide de ne pas le faire plus souvent... Qu'il fait vivant dehors, qu'il y a des gens, de belles femmes à regarder et une lumière, une atmosphère qui m'enchantent. Mais j'en reviens toujours à ce qui est pour moi une évidence : je ferai mieux de faire ce que je dois faire. Que ça ne viendra que si je m'y mets !
Voilà l'image, je suis comme une source d'énergie, d'idées, mais ça fuit de tous côtés. Alors, ce n'est pas très brillant. Ce qu'il me faut c'est un catalyseur, qui après avoir colmaté toutes les brèches, concentre mon imagination, m'inspire, m'exalte. Il faudrait aussi qu'il m'apaise, de cette angoisse que j'ai de ne pas être à ma place, parce que ça me bloque pour tellement de plaisirs...
Évidemment, je pourrai faire ça en compagnie d'une bouteille et d'un verre ! Mais dès que j'en abuse, je prends des kilos et je me dégoûte. Déjà que je suis limite... Moi ce qui me va le mieux, c'est de faire pitié. Faire envie et je suis foutu de devenir prétentieux et vantard comme tant de connards.
Et ces silences qui me torturent... Je suis conscient que j'ai de plus en plus de difficultés à contenir cette impatience qui ne me caractérise pas. J'accepte de moins en moins d'être seul à supporter les travers des autres et qu'aucuns d'eux ne fassent l'effort de prévoir les miens, de me considérer, de m'apaiser !
Bon sang ! J'ai besoin qu'on m'apaise ! Pour pouvoir enfin utiliser tout ce potentiel que je sens en moi sans arriver à y accéder, trop préoccupé par ce qu'il y a autour de moi ! Je ne veux plus de passé, plus de futur, je ne veux que du présent.
Je me souviens, j'en ai eu du présent. Du magnifique présent, aussi frais et odorant que du Lilas au printemps, aussi pur et limpide que du sang. Ma seule méditation.
Je n'ai toujours aucune idée de ce que je vais pouvoir tirer de tout cela.
"Il faut se connaître soi-même. Quand cela ne servirait pas à trouver le vrai, cela sert au moins à régler sa vie, et il n'y a rien de plus juste." (Pascal)
Toutes et tous me fuient, rien ne va plus, je me contracte ou tout, autour de moi, se dilate ? J'envoie des mails, des SMS, presque des SOS... personne ne me répond (excepté ma J., elle est Dragon - celle qui sait - je suis Rat et ça colle, avec le Bœuf et le Cochon aussi d'ailleurs).
... Je suis sorti prendre l'air (des fois que je croise un Cochon connu)...
Je relis ces phrases et me dis qu'elles pourraient être prises pour un message qu'elles ne sont pas (quoi que, mais c'est différent)... ma bande-son, ce leitmotiv pour exalter mes émotions, m'extraire de ma permanente apathie, passe à l'instant et fort à propos :
[Ça n'a] rien à voir [avec toi et moi, y a des choses qui sont comme ça] (Stephan Eicher) suivi de : Parle moi [de toi, parle moi de nous...] (Jean-louis Aubert) et Empire State of Mind (Alicia Keys et JayZ).
Cette dernière chanson, pour la voix d'Alicia Keys, le côté clinquant et brillant du showbiz Américain qui a bercé ma petite enfance, pour l'énergie et pour cette ville tout sauf ordinaire... ça me donne envie d'ouvrir ma fenêtre et d'hurler, que je suis là, que j'existe ! Mais il y a déjà assez de gens qui me regardent bizarrement, alors je vais garder cette énergie pour autre chose.
Tout cela ne semble pas très clair. Pas d’inquiétude, ça ne l'est pas plus pour moi.
Il y a des interférences entre ce que j'écris et ce songe d'un monde ailleurs, où je me balade dans cette ville, où les rues sont comme des canyons, avec dans ma main une autre main, pour me guider. Un voyage immobile comme j'en fais tout le temps... La dérive d'un esprit pas raisonnable, vagabond et forcément pas fiable... Un de ces rêves éveillés où s’emmêlent, ce que je ressens, ce que j'entends, ce que j'ai vécu, ce que je souhaiterais...
Mon échappatoire à ce que je vis, mon truc pour pas me foutre à l'eau...
Faut pas que j’arrête ! Je sais bien que je raconte n'importe quoi, que j'ai rien à dire d'intéressant, rien dans la tête. Mais je sais aussi que c'est dans ces moments là qu'il faut pousser un peu plus loin, faire l'effort, passer en force. S'extraire de cet engourdissement !
Dehors, le soleil, mais j'ai envie de sortir comme d'être humilié. Pourtant quand j'y arrive dehors, j'apprécie, je me dis que je suis stupide de ne pas le faire plus souvent... Qu'il fait vivant dehors, qu'il y a des gens, de belles femmes à regarder et une lumière, une atmosphère qui m'enchantent. Mais j'en reviens toujours à ce qui est pour moi une évidence : je ferai mieux de faire ce que je dois faire. Que ça ne viendra que si je m'y mets !
Voilà l'image, je suis comme une source d'énergie, d'idées, mais ça fuit de tous côtés. Alors, ce n'est pas très brillant. Ce qu'il me faut c'est un catalyseur, qui après avoir colmaté toutes les brèches, concentre mon imagination, m'inspire, m'exalte. Il faudrait aussi qu'il m'apaise, de cette angoisse que j'ai de ne pas être à ma place, parce que ça me bloque pour tellement de plaisirs...
Évidemment, je pourrai faire ça en compagnie d'une bouteille et d'un verre ! Mais dès que j'en abuse, je prends des kilos et je me dégoûte. Déjà que je suis limite... Moi ce qui me va le mieux, c'est de faire pitié. Faire envie et je suis foutu de devenir prétentieux et vantard comme tant de connards.
Et ces silences qui me torturent... Je suis conscient que j'ai de plus en plus de difficultés à contenir cette impatience qui ne me caractérise pas. J'accepte de moins en moins d'être seul à supporter les travers des autres et qu'aucuns d'eux ne fassent l'effort de prévoir les miens, de me considérer, de m'apaiser !
Bon sang ! J'ai besoin qu'on m'apaise ! Pour pouvoir enfin utiliser tout ce potentiel que je sens en moi sans arriver à y accéder, trop préoccupé par ce qu'il y a autour de moi ! Je ne veux plus de passé, plus de futur, je ne veux que du présent.
Je me souviens, j'en ai eu du présent. Du magnifique présent, aussi frais et odorant que du Lilas au printemps, aussi pur et limpide que du sang. Ma seule méditation.
Je n'ai toujours aucune idée de ce que je vais pouvoir tirer de tout cela.
"Il faut se connaître soi-même. Quand cela ne servirait pas à trouver le vrai, cela sert au moins à régler sa vie, et il n'y a rien de plus juste." (Pascal)
mardi 1 novembre 2011
Elliptique Comète
"J'aurais fait un excellent prisonnier, si bien capable que je suis, que j'ai toujours été, de rester seul, des journées entières, assis, immobile, occupé de mes songeries."
(Paul Léautaud)
Découvrir que l'on n'est pas seul ! Quel étonnement à chaque fois.C'est étrange, mais ce sont les lectures qui viennent à moi, je vais au hasard de mon ignorance et, au fil des étalages de la librairie, un livre, un auteur, attirent mes yeux, ma main et m'embarquent. Je le lis et me découvre dans un autre que moi avec des mots qui me paraissent être les miens...
Comme vous, je ferai un excellent prisonnier, monsieur Léautaud... Puissé-je aussi disposer, l'espace d'un instant, d'un peu de votre talent et de votre courage, non pas pour la postérité dont je me fiche bien, mais pour le plaisir d'écrire quelques bons mots d'esprit, pleins de sens... Et, je l'admets, pour satisfaire la petite vanité que j'ai de vouloir rendre fier de moi, ceux que j'aime et qui ne peuvent pas l'être tant que ça... Sachez que même si je suis peu chanceux, je suis persévérant, ayant compris que dans cette vie tout est elliptique...
Hier, comme à l'ordinaire, de retour dans ma cellule, j'allume et observe machinalement le ciel de mon ordinateur, songeur, un peu ailleurs...
Vous avez déjà vu ce genre de films où le personnage principal est un scientifique chercheur d'étoiles, astronome illuminé qui tente d'étayer une théorie nouvelle qui bouleverserait toutes les certitudes anciennes ? Les jours se répètent, identiques, les difficultés quotidiennes et matérielles s'avèrent être les seuls éléments dignes d'intérêts de cette vie minable, tragédie rendue comique par l'accumulation catastrophique de déveines et petits soucis... Mais, derrière cet ennui, cette résignation apparente, on sent que survit une force, une vraie détermination, un espoir fou d'être autant démesuré... Un truc toujours prêt à exploser... Dans cette apathie ambiante, tout à coup quelque chose se passe, surgit... Une veilleuse clignote. Le regard habitué à ce que rien n'arrive ne remarque pas immédiatement la modification, il l'enregistre, il faut un peu de temps pour que cette information - qu'on attend sans attendre tellement attendre est devenu une habitude de vie - électro choquent les synapses, colporte la rumeur : pas croyable ! c'est arrivé... Eh ! quelque chose se passe...
Cette lueur irradiante, apparue déjà à trois reprises, c'était impossible qu'elle ne fut qu'un corps qui brûle pour disparaître à jamais. Ce ne pouvait pas être une étoile filante ! Mais bien une comète ! Une comète aux ellipses et à la vitesse variables, une comète de feu et de glace. Un astre en flammes, un astre en fuite à l'humeur imprévisible mais dont je pense maintenant détenir l'équation émotionnelle et chimique, la formule quantique, qui me la rend un peu plus prévisible... à l'image de ces joueurs invétérés qui pensent enfin posséder cette martingale qui les rendra millionnaires...
lundi 31 octobre 2011
Célébrer nos morts
À mourir trop tôt, on est comme épinglé, tel qu'on est, en un clair instantané.
Alors que de ceux qui vont au bout, ne reste qu'un tout, un flou progressif.
Le seul don de la nature vis-à-vis duquel nous sommes tous égaux et dont on se passerait volontiers c'est bien celui d'être mortel. Mais plus que la fin elle-même c'est la manière d'en finir qui inquiète. Pourtant, tout bien réfléchie, passer de vie à trépas ne peut qu'être... brutal ! Mais bon, si ça peut se produire pendant le sommeil, sans souffrances...
J'ai, avec ma grand-mère, souvent cette conversation. C'est de son âge, n'est-ce pas, il serait inconscient de penser qu'il vaut mieux éviter le sujet. Au contraire, en discuter met en avant l'aspect naturel de cet inéluctable, est donne le sentiment de n'être pas seul face à lui. C'est, du moins, ce que nous pensons, elle et moi. Ce que je peux dire, c'est que, bien qu'elle avoue souvent en avoir assez de tout ça, tout de suite après, comme pour se rattraper, parce qu'avant tout nous représentons la vie, elle évoque tous ces petits plaisirs, ces petits rien, qu'elle a et auxquels elle tient...
On dit que l'amour survit à la mort... J'aime cette idée. Lorsqu'un proche ou une connaissance, disparaît, on ne se remémore que les bons sentiments et s'il y avait un désaccord, une haine même, on fini toujours par pardonner. Et pardonner, n'est-ce pas déjà aimer ? Ce faisant, on s'en trouve soi-même soulagé...
Dès lors qu'il s'agit de ceux qu'on aime et, à fortiori de soi, à moins d'effroyables souffrances physiques ou psychologiques, on ne meure jamais trop tard, toujours trop tôt.
Connaître l'heure de la fin, quel intérêt et quelle pression ce serait ! Mais quel intérêt y aurait-il à nous cacher ce qui se passe après...?
Il me semble que l'après est ici, chez ceux qui restent, ce qui expliquerait l'acharnement qu'ont certains à vouloir laisser leur empreinte, pour la postérité.
Alors que de ceux qui vont au bout, ne reste qu'un tout, un flou progressif.
Le seul don de la nature vis-à-vis duquel nous sommes tous égaux et dont on se passerait volontiers c'est bien celui d'être mortel. Mais plus que la fin elle-même c'est la manière d'en finir qui inquiète. Pourtant, tout bien réfléchie, passer de vie à trépas ne peut qu'être... brutal ! Mais bon, si ça peut se produire pendant le sommeil, sans souffrances...
J'ai, avec ma grand-mère, souvent cette conversation. C'est de son âge, n'est-ce pas, il serait inconscient de penser qu'il vaut mieux éviter le sujet. Au contraire, en discuter met en avant l'aspect naturel de cet inéluctable, est donne le sentiment de n'être pas seul face à lui. C'est, du moins, ce que nous pensons, elle et moi. Ce que je peux dire, c'est que, bien qu'elle avoue souvent en avoir assez de tout ça, tout de suite après, comme pour se rattraper, parce qu'avant tout nous représentons la vie, elle évoque tous ces petits plaisirs, ces petits rien, qu'elle a et auxquels elle tient...
On dit que l'amour survit à la mort... J'aime cette idée. Lorsqu'un proche ou une connaissance, disparaît, on ne se remémore que les bons sentiments et s'il y avait un désaccord, une haine même, on fini toujours par pardonner. Et pardonner, n'est-ce pas déjà aimer ? Ce faisant, on s'en trouve soi-même soulagé...
Dès lors qu'il s'agit de ceux qu'on aime et, à fortiori de soi, à moins d'effroyables souffrances physiques ou psychologiques, on ne meure jamais trop tard, toujours trop tôt.
Connaître l'heure de la fin, quel intérêt et quelle pression ce serait ! Mais quel intérêt y aurait-il à nous cacher ce qui se passe après...?
Il me semble que l'après est ici, chez ceux qui restent, ce qui expliquerait l'acharnement qu'ont certains à vouloir laisser leur empreinte, pour la postérité.
"On le mit en terre, et ce fut tout."
(E.M.Cioran)
samedi 29 octobre 2011
"Quarante"
"2829", quatre chiffres qui en forment deux... dates ! Ce pourrait être un bon titre, à la façon de Wong Kar Wai ! Mais la similitude avec le romanesque de ses œuvres s'arrête à ces quatre chiffres, l'histoire quant à elle, n'est qu'un médiocre sujet d'intérêts, à peine digne d'une lettre anonyme ! Et les héros, n'en sont pas ! Sujets, selon leurs humeurs, leurs peurs, aux compromissions ainsi qu'au commerce des sentiments. La fin ne s'est pas encore écrite, mais ce sera un drame de vies brisées, une tragédie vulgaire avec son lot de remords, qu'aucune fuite n’étouffera. Ce genre de drame bête et ordinaire, à la façon de ceux que racontent les frères Cohen. C'est dire qu'il y a des destins dont on ne peut se cacher, même dans un trou perdu à l'autre bout de la Terre... Ou, peut-être des espaces dont on ne peut s'échapper... Une histoire moins violente, certes, mais tout aussi persistante à l'esprit, à la conscience, le genre que l'on traine comme la misère. Quoi qu'il en soit, il se produira, sans que je m'y sois fourvoyé, même si souvent la douleur, insoutenable, me poussait à considérer ce pire que j'avais à ma portée, ce pouvoir de nuire... je ne m'y suis pas abaissé, j'ai résisté, grâce sans doute à ce je ne sais quoi...
J'étais éveillé, terriblement éveillé, à tout ce qui émanait d'elle ou l'atteignait. Moi, rien ne m'atteignait, j'étais l'essence de ces sentiments, invincible. J'avais l'espoir, j'étais patient.
Qu'attend-on quand on sait ?
Alors ces mots aujourd'hui, bien que sachant ne plus être lu depuis des semaines, pour ce 29 (le 28, franchement, je m'en fiche) qui sacre un nombre à deux chiffres, tout rond pour les unités et anguleux pour celui des dizaines, son chiffre favori.
Je ne ferai rien d'autre cette fois-ci, c'est déjà bien plus qu'elle n'en fit jamais pour moi... d'avoir résisté... d'avoir écrit cela. Ces mots, abandonnés (il n'y a pas d'autre mot) à l'éventuelle curiosité qu'elle pourrait avoir de savoir si j'y pense encore, si j'en souffre toujours...
Et cela me rend triste, parce que je sens que personne ne fera rien (trop loin ou ne pouvant pas...). Il n'y aura que cette solitude, plus âpre ces jours-là, une punition qu'on s'inflige, je connais cela...
"Ce je-ne-sais-quoi, si peu de chose qu’on ne peut le connaître, remue toute la terre, les princes, les armes, le monde entier. Le nez de Cléopâtre : s’il eut été plus court, toute la face de la terre aurait changé.(Pascal, Pensées, I, 162)"
"Il y a dans les personnes ou dans les choses, un charme invisible, une grâce naturelle, qu’on n’a pas pu définir, et qu’on a été forcé d’appeler le je ne sais quoi.(Montesquieu)"
Mais, comment !? Certains sentiments sont si puissants qu'ils exacerbent nos sens, dont ceux de l'observation et de l'attention. Et, tout, à un moment, se présente à vous. Une aide demandée pour briller ailleurs... une annonce à rédiger, des documents officiels... déjà de fortes présomptions, quelques mensonges, et même presque quelques aveux... Tout cela fut dilué sur la durée d'une relation, épisodique, peut-être seulement d’utilité... J'étais éveillé, terriblement éveillé, à tout ce qui émanait d'elle ou l'atteignait. Moi, rien ne m'atteignait, j'étais l'essence de ces sentiments, invincible. J'avais l'espoir, j'étais patient.
Qu'attend-on quand on sait ?
Alors ces mots aujourd'hui, bien que sachant ne plus être lu depuis des semaines, pour ce 29 (le 28, franchement, je m'en fiche) qui sacre un nombre à deux chiffres, tout rond pour les unités et anguleux pour celui des dizaines, son chiffre favori.
Je ne ferai rien d'autre cette fois-ci, c'est déjà bien plus qu'elle n'en fit jamais pour moi... d'avoir résisté... d'avoir écrit cela. Ces mots, abandonnés (il n'y a pas d'autre mot) à l'éventuelle curiosité qu'elle pourrait avoir de savoir si j'y pense encore, si j'en souffre toujours...
Et cela me rend triste, parce que je sens que personne ne fera rien (trop loin ou ne pouvant pas...). Il n'y aura que cette solitude, plus âpre ces jours-là, une punition qu'on s'inflige, je connais cela...
jeudi 27 octobre 2011
D'autres choses qui me préoccupent...
Cinq cent dix billions soixante-sept milliards (en chiffres, ça donne ça : 510 067 000 000 000) de... mètres carrés ! C'est la surface de cette planète. Retirons la surface qu'occupent les océans, soixante-dix pour cent, quelque chose comme trois cent soixante et un billions de mètres carrés, il reste alors cent quarante-neuf billions soixante-sept milliards de mètres carrés de terre ferme. Précision utile pour les anglo-saxons, ici billion ne signifie pas un milliard mais mille milliards.
Il existe plusieurs méthodes de calcul pour déterminer la surface corporelle. Celle de Dubois, m'indique que la mienne est de 1,9832 mètres carrés, arrondissons à deux.
Aux dernières nouvelles, nous serions, ou sommes, sur le point d'être sept milliards d'êtres humains. Je vous passe les calculs précis, ce n'est pas mon truc. Considérons les choses suivantes : deux mètres carrés par humains, enfant, adulte ou vieillard, instinctivement je dirais qu'on doit être plus proche d'un mètre et soixante-dix centimètres, mais, à cette échelle, ça complique le calcul. Et puis, il faut aussi tenir compte que sur cette part de terre ferme, tout n'est pas... confortable...
Donc quatorze milliards de mètres carrés, c'est la surface nécessaire pour que nous puissions être, tous ensemble et au même instant, allongés pour regarder le ciel, se détendre et sentir ceux qui nous entourent. On a de la marge !
Une autre idée, nous devons encore nous entendre sur une taille moyenne cette fois-ci, disons un mètre cinquante. Une chaîne humaine, plus exactement une échelle, nous emmènerait à un peu plus de dix millions cinq cent mille kilomètres de là où nous sommes, soit à peine vingt pour cent de la distance la plus courte qui nous sépare de Mars !
On est peu de chose !
Enfin, c'était pour parler d'autre chose... Parce que pour tout dire, c'est pas tout à fait ce qui me préoccupe, mais ça me fait relativiser...
Il existe plusieurs méthodes de calcul pour déterminer la surface corporelle. Celle de Dubois, m'indique que la mienne est de 1,9832 mètres carrés, arrondissons à deux.
Aux dernières nouvelles, nous serions, ou sommes, sur le point d'être sept milliards d'êtres humains. Je vous passe les calculs précis, ce n'est pas mon truc. Considérons les choses suivantes : deux mètres carrés par humains, enfant, adulte ou vieillard, instinctivement je dirais qu'on doit être plus proche d'un mètre et soixante-dix centimètres, mais, à cette échelle, ça complique le calcul. Et puis, il faut aussi tenir compte que sur cette part de terre ferme, tout n'est pas... confortable...
Donc quatorze milliards de mètres carrés, c'est la surface nécessaire pour que nous puissions être, tous ensemble et au même instant, allongés pour regarder le ciel, se détendre et sentir ceux qui nous entourent. On a de la marge !
Une autre idée, nous devons encore nous entendre sur une taille moyenne cette fois-ci, disons un mètre cinquante. Une chaîne humaine, plus exactement une échelle, nous emmènerait à un peu plus de dix millions cinq cent mille kilomètres de là où nous sommes, soit à peine vingt pour cent de la distance la plus courte qui nous sépare de Mars !
On est peu de chose !
Enfin, c'était pour parler d'autre chose... Parce que pour tout dire, c'est pas tout à fait ce qui me préoccupe, mais ça me fait relativiser...
samedi 22 octobre 2011
Cette solitude qui n'en est pas une.
Je préfère écrire que parler. Pour parler il faut être au minimum deux, moins c'est inquiétant. Alors c'est plus difficile de finir ses phrases, de dire jusqu'au bout ce que l'on a à dire, de se faire entendre sinon comprendre.
Écrire c'est être seul, en tout cas pour moi. Jamais je me plaindrais d'être seul dès lors que j'écris. Écrire, ça m'ennuie presque de le dire, me suffit ! Pas seulement parce que j'en tire cette satisfaction d'avoir fait, durant un instant, quelque chose qui me parait sensé, mais aussi parce que, du plus loin où je puisse remonter dans ma mémoire, j'ai toujours recherché, inconsciemment, cette solitude. Et ce n'est que depuis que j'ai commencé à écrire que j'ai compris cela. Cette singularité de caractère devait être en moi à ma naissance, ou peut-être est-elle la conséquences d'évènements inconnus de ma conscience, qui se seraient produit au cours des premiers mois de mon existence ? L'enfant dyslexique qui semblait introverti et timide, savait instinctivement ou inconsciemment (est-ce la même chose ?) qu'il était un solitaire.
J'adore être avec les miens, à peine je les quitte, ils me manquent et cela me déchire de même que la solitude m'effraie, me rend paranoïaque... mais dès que j'écris, j'existe. Toutes mes émotions contenues que je libère alors, provoquent un état de souffrance sans douleur, un état qui me pousse à écrire.
Écrire donc plutôt que discuter. Parce que je peux, sans être perturbé, exprimer jusqu'au bout mon idée, la corriger et, curieusement l'envie d'à tout prix me faire entendre disparaît, je m'en trouve moins vindicatif, plus tolérant aux idées des autres, s'ils prennent la peine de les écrire. Plus compréhensif et réceptif à la diversité des opinions, et plus assuré quant à la mienne.
Nul besoin d'essayer de s'imposer dès lors que l'on fait ce que l'on aime, on est curieux de tout et tous, envieux de rien ni personne. On ne cherche pas à avoir raison, on est !
Face à l'autre, je suis perturbé, je l'écoute moins que je ne l'observe et me trouve très vite embarrassé dès que ce que j'entends semble en désaccord avec ce que je perçois. Je suis aussi très sensible à toutes attitudes agressives. Et enfin je peux être troublé par d'autres choses, plus remarquables selon la nature de l'individu...
Je peux dire que je ne parle pas comme j'écris, que cela soit heureux ou pas, mais selon moi, je suis plus en accord avec ce que j'écris qu'avec ce qu'il m'arrive de dire.
Préférer écrire que parler est peut-être une chance pour ceux qui parfois m'accompagnent !
Il y en a pourtant une à qui j'ai presque autant parlé qu'écrit, sans doute ressentant le besoin qu'elle avait d'être bercée, je me suis laissé aller... Quelles âneries j'ai dû lui dire parfois, alors que ce que je lui ai écrit fut toujours en dessous de ce que je ressentais... Avouons-le, parfois, avec elle je me sentais comme quand j'écris, j'existais...
Écrire c'est être seul, en tout cas pour moi. Jamais je me plaindrais d'être seul dès lors que j'écris. Écrire, ça m'ennuie presque de le dire, me suffit ! Pas seulement parce que j'en tire cette satisfaction d'avoir fait, durant un instant, quelque chose qui me parait sensé, mais aussi parce que, du plus loin où je puisse remonter dans ma mémoire, j'ai toujours recherché, inconsciemment, cette solitude. Et ce n'est que depuis que j'ai commencé à écrire que j'ai compris cela. Cette singularité de caractère devait être en moi à ma naissance, ou peut-être est-elle la conséquences d'évènements inconnus de ma conscience, qui se seraient produit au cours des premiers mois de mon existence ? L'enfant dyslexique qui semblait introverti et timide, savait instinctivement ou inconsciemment (est-ce la même chose ?) qu'il était un solitaire.
J'adore être avec les miens, à peine je les quitte, ils me manquent et cela me déchire de même que la solitude m'effraie, me rend paranoïaque... mais dès que j'écris, j'existe. Toutes mes émotions contenues que je libère alors, provoquent un état de souffrance sans douleur, un état qui me pousse à écrire.
Écrire donc plutôt que discuter. Parce que je peux, sans être perturbé, exprimer jusqu'au bout mon idée, la corriger et, curieusement l'envie d'à tout prix me faire entendre disparaît, je m'en trouve moins vindicatif, plus tolérant aux idées des autres, s'ils prennent la peine de les écrire. Plus compréhensif et réceptif à la diversité des opinions, et plus assuré quant à la mienne.
Nul besoin d'essayer de s'imposer dès lors que l'on fait ce que l'on aime, on est curieux de tout et tous, envieux de rien ni personne. On ne cherche pas à avoir raison, on est !
Face à l'autre, je suis perturbé, je l'écoute moins que je ne l'observe et me trouve très vite embarrassé dès que ce que j'entends semble en désaccord avec ce que je perçois. Je suis aussi très sensible à toutes attitudes agressives. Et enfin je peux être troublé par d'autres choses, plus remarquables selon la nature de l'individu...
Je peux dire que je ne parle pas comme j'écris, que cela soit heureux ou pas, mais selon moi, je suis plus en accord avec ce que j'écris qu'avec ce qu'il m'arrive de dire.
Préférer écrire que parler est peut-être une chance pour ceux qui parfois m'accompagnent !
Il y en a pourtant une à qui j'ai presque autant parlé qu'écrit, sans doute ressentant le besoin qu'elle avait d'être bercée, je me suis laissé aller... Quelles âneries j'ai dû lui dire parfois, alors que ce que je lui ai écrit fut toujours en dessous de ce que je ressentais... Avouons-le, parfois, avec elle je me sentais comme quand j'écris, j'existais...
vendredi 21 octobre 2011
Les raisons du silence
Ma situation n'est aujourd'hui pas enviable, et à bien des titres. Dans l'ordre où cela me blesse :
Il y ces promesses, bien que rares jamais tenues... Avec, le cas échéant, tout un tas de bonnes raisons pour expliquer ce que moi seul comprends comme un abandon, comme toutes les autres fois... Mais peut-être n'y aura-t-il plus jamais rien, ce qui, évidemment, donne la valeur de ce qui s'est passé à ses yeux... J'y réfléchirai plus profondément au cours des derniers jours de ce mois... Et, tant pis pour les éventuelles vexations, de mon point de vue, rien ne peut être pire...
Il y a, ce bannissement, comme il y en a eu tant d'autres, avant... Pas vraiment justifié, par faiblesse de caractère... Qui pourtant me blesse, me torture et me refroidit quant à me confier à l'occasion de jours meilleurs, à qui je devrais pouvoir tout avouer, au moins autant que ce que j'en entends. Avec qui l'entente et la confiance, devraient régner sans ombres...
Et puis, il y a cette affaire avec ce qui fut un ami. Incapable de reconnaître ses excès dans une histoire de famille, tout à fait personnelle, il est allé jusqu'à utiliser la justice pour faire valoir ses désirs et ses craintes injustifiées de riche déséquilibré. Rongé par son narcissisme et sa vanité, il a préféré l'acharnement le plus lâche contre celui que son ego indique comme étant le responsable... Il est allé bien trop loin dans la haine pour que je puisse dorénavant lui pardonner... quel gâchis !
Et puis toujours ce quotidien, difficile et chaque jour semblable...
Voilà ce qui a occupé mon esprit ces derniers jours, ce qui m'a contrarié au point de n'être pas capable de venir ici, faire ce que j'aime. Je me sens assiégé par tous ces oublis et mépris, ces haines et reproches. Pourquoi suis-je toujours a recevoir ce genre de comportements, ou plus vraisemblablement pourquoi me marquent-ils tant ces mauvais sentiments que parfois les autres me jettent ? Je ne dois pas encore être à ma place...
Il y ces promesses, bien que rares jamais tenues... Avec, le cas échéant, tout un tas de bonnes raisons pour expliquer ce que moi seul comprends comme un abandon, comme toutes les autres fois... Mais peut-être n'y aura-t-il plus jamais rien, ce qui, évidemment, donne la valeur de ce qui s'est passé à ses yeux... J'y réfléchirai plus profondément au cours des derniers jours de ce mois... Et, tant pis pour les éventuelles vexations, de mon point de vue, rien ne peut être pire...
Il y a, ce bannissement, comme il y en a eu tant d'autres, avant... Pas vraiment justifié, par faiblesse de caractère... Qui pourtant me blesse, me torture et me refroidit quant à me confier à l'occasion de jours meilleurs, à qui je devrais pouvoir tout avouer, au moins autant que ce que j'en entends. Avec qui l'entente et la confiance, devraient régner sans ombres...
Et puis, il y a cette affaire avec ce qui fut un ami. Incapable de reconnaître ses excès dans une histoire de famille, tout à fait personnelle, il est allé jusqu'à utiliser la justice pour faire valoir ses désirs et ses craintes injustifiées de riche déséquilibré. Rongé par son narcissisme et sa vanité, il a préféré l'acharnement le plus lâche contre celui que son ego indique comme étant le responsable... Il est allé bien trop loin dans la haine pour que je puisse dorénavant lui pardonner... quel gâchis !
Et puis toujours ce quotidien, difficile et chaque jour semblable...
Voilà ce qui a occupé mon esprit ces derniers jours, ce qui m'a contrarié au point de n'être pas capable de venir ici, faire ce que j'aime. Je me sens assiégé par tous ces oublis et mépris, ces haines et reproches. Pourquoi suis-je toujours a recevoir ce genre de comportements, ou plus vraisemblablement pourquoi me marquent-ils tant ces mauvais sentiments que parfois les autres me jettent ? Je ne dois pas encore être à ma place...
vendredi 14 octobre 2011
... et des bas !
Aujourd'hui, un de ces jours sans ! Un jour ordinaire. En rentrant du travail, je suis quand même sorti courir pour honorer ce beau temps et j'en suis revenu comme éclairci... mais cela n'a pas duré et je me sens maintenant plus las que jamais...
Je n'aurai peut-être pas dû me laisser aller à une sieste, mais j'étais éreinté. Parfois, je crois que le sommeil m'intoxique ! Une sieste peut me mettre dans un état moral déplorable.
Et pourtant j'en ai eu de si belles...
La sieste, comme le vin, c'est délicieux à partager, toxique dès qu'on est seul !
Qu'est-ce qui peut à ce point m'empoisonner, m'emprisonner ? Me donner cette sensation de manquer cruellement d'ouvertures.
Je n'aurai peut-être pas dû me laisser aller à une sieste, mais j'étais éreinté. Parfois, je crois que le sommeil m'intoxique ! Une sieste peut me mettre dans un état moral déplorable.
Et pourtant j'en ai eu de si belles...
La sieste, comme le vin, c'est délicieux à partager, toxique dès qu'on est seul !
Qu'est-ce qui peut à ce point m'empoisonner, m'emprisonner ? Me donner cette sensation de manquer cruellement d'ouvertures.
jeudi 13 octobre 2011
Certains jours...
Il y a des matins, comme ce matin, où rien ne va ! D'abord le réveil qui sonne trop tôt, d’ordinaire je l'éteins avant qu'il ne se manifeste... Ensuite, bien qu'il soit très tôt, je ne suis pas seul sur la route et les quelques automobilistes sur mon chemin sont à l'évidence moins réveillés que moi (subjectif, certes, mais c'est mon blog). Plus loin, deux d'entre eux se sont d'ailleurs accrochés créant du coup un encombrement... ralentissement exagéré outre mesure par l'avide curiosité de quelques écervelés.
Arrivé, trouver une place dans ce parking devient difficile parce qu'il a été décidé de le peindre ! Il faut voir le gâchis, alors que la couleur du béton n'était en rien désagréable, ils l'habillent de bleu, de fushia, et de lignes noires et blanches, partout. Même les plots centrals des voies d'accès sont peints de trois couleurs différentes... De qui se moque-t-on ? On devrait mettre en taule, les individus qui ont proposé ces embellissements inutiles et ceux qui ont décidé cette dépense (sans doute justifiée par des intérêts comptables), de nos jours, c'est d'une scandaleuse provocation ! Ils feraient mieux de nettoyer les indélicatesses de certains usagers (alors qu'il y a des toilettes accessibles partout, mais que voulez-vous, un homme sur trois, dès qu'il se retrouve seul, ne peut s'empêcher de se vautrer dans sa fange, le second se retient par peur d'éventuels représailles et, enfin le troisième, par éducation).
Au bureau, une chaleur à tomber, parce que chacun y va de son petit frisson pour tripoter les boutons du climatiseur, et de sa bouffée de chaleur pour ouvrir les fenêtres en grand ! il y a des fois ou la démocratie, il faudrait pouvoir la retourner face contre le mur... Cette envie de distribuer des coups de pied au cul... Mais j'ai de l'éducation et surtout l'instinct de survie...
Chaque dossier sur mon bureau semble empoisonné pour majeure partie par cet autre fléau qu'est l'incompétence (y a-t-il quelqu'un ici qui aurait étudié le Principe de Peter ?).
Une seule solution : composer ! Mais qu'est-ce que ça coûte, parfois.
De retour chez moi, un vacarme au dehors, un bruit de pression strident et permanent. La raison ? le ravalement d'un immeuble dans la rue...
Une seule solution : des boules Quies !
Incapable de réfléchir, incapable de sensations et d'émotions... sinon ce lourd sentiment d'incompréhension, cette profonde solitude !
Arrivé, trouver une place dans ce parking devient difficile parce qu'il a été décidé de le peindre ! Il faut voir le gâchis, alors que la couleur du béton n'était en rien désagréable, ils l'habillent de bleu, de fushia, et de lignes noires et blanches, partout. Même les plots centrals des voies d'accès sont peints de trois couleurs différentes... De qui se moque-t-on ? On devrait mettre en taule, les individus qui ont proposé ces embellissements inutiles et ceux qui ont décidé cette dépense (sans doute justifiée par des intérêts comptables), de nos jours, c'est d'une scandaleuse provocation ! Ils feraient mieux de nettoyer les indélicatesses de certains usagers (alors qu'il y a des toilettes accessibles partout, mais que voulez-vous, un homme sur trois, dès qu'il se retrouve seul, ne peut s'empêcher de se vautrer dans sa fange, le second se retient par peur d'éventuels représailles et, enfin le troisième, par éducation).
Au bureau, une chaleur à tomber, parce que chacun y va de son petit frisson pour tripoter les boutons du climatiseur, et de sa bouffée de chaleur pour ouvrir les fenêtres en grand ! il y a des fois ou la démocratie, il faudrait pouvoir la retourner face contre le mur... Cette envie de distribuer des coups de pied au cul... Mais j'ai de l'éducation et surtout l'instinct de survie...
Chaque dossier sur mon bureau semble empoisonné pour majeure partie par cet autre fléau qu'est l'incompétence (y a-t-il quelqu'un ici qui aurait étudié le Principe de Peter ?).
Une seule solution : composer ! Mais qu'est-ce que ça coûte, parfois.
De retour chez moi, un vacarme au dehors, un bruit de pression strident et permanent. La raison ? le ravalement d'un immeuble dans la rue...
Une seule solution : des boules Quies !
Incapable de réfléchir, incapable de sensations et d'émotions... sinon ce lourd sentiment d'incompréhension, cette profonde solitude !
mercredi 12 octobre 2011
Un film, une claque
"Et au milieu coule une rivière."
Je ne l'avais pas vu.
Montana ! Missoula ! Bon sang ! quel choc... Je n'ai oublié aucune de ces histoires qui me furent racontées, au point que c'était comme revoir un endroit que je connaissais, que j'aimais.
Montana ! Missoula ! Bon sang ! quel choc... Je n'ai oublié aucune de ces histoires qui me furent racontées, au point que c'était comme revoir un endroit que je connaissais, que j'aimais.
Les montagnes, les sources chaudes, la rivière et ses rapides. Les plaines et les forêts... La lumière, les nuages, la fraîcheur de l'eau, de l'air... Les granges, les gens...
L'immensité sauvage... Cette infinie sérénité où la cruauté et la violence affleurent à peine, en permanence...
L'immensité sauvage... Cette infinie sérénité où la cruauté et la violence affleurent à peine, en permanence...
Et comme si ça ne suffisait pas, ces arômes blancs, dans le temple, lors du dernier prêche...
Une claque... il va falloir m'y faire.
Une claque... il va falloir m'y faire.
Persévérer
Écrire sans avoir rien à dire, pour le plaisir, pour la musique que forment les sons et les silences de ces mots que j'aligne ici en y pensant le moins possible, juste comme ils me viennent, les laisser dire... Obstinément !
Écrire ce que cette vie, qu'est la mienne, me donne à réfléchir, depuis toujours, depuis avant même que je sache lire et écrire...
Et s'il s'en dégage quelque chose qui ait un sens, eh bien, tant mieux. Sinon, peut-être y trouverai-je les indices d'une malédiction qui fait que je ne suis jamais ou je devrais être, que je ne fais jamais ce que je devrais faire et que je ne me trouve jamais avec qui je devrais être... D'un de ces mauvais sorts qui s'acharne à toujours me remettre à mon point de départ, comme pour évaluer ma résistance, mon obstination à tenter de faire ce pour quoi je me sens fait.
Plus le temps passe, plus je persévère, plus je me sens en accord avec moi-même. Mais je sais qu'il faut me méfier, la maladie feint parfois la retraite afin de rassembler ses forces et, profitant alors de cette confiance nouvellement acquise, par surprise, m'envahir.
Bref, tenter de récupérer cette vie, que tout ce qui n'est pas moi escroque. Ne pas cesser de me densifier et de m'affûter.
Quel étrange concours de circonstances, alors que je viens d'écrire ces quelques lignes, je reçois par la poste une copie du discours que Steve Jobs fît à Stanford en 2005...
Écrire ce que cette vie, qu'est la mienne, me donne à réfléchir, depuis toujours, depuis avant même que je sache lire et écrire...
Et s'il s'en dégage quelque chose qui ait un sens, eh bien, tant mieux. Sinon, peut-être y trouverai-je les indices d'une malédiction qui fait que je ne suis jamais ou je devrais être, que je ne fais jamais ce que je devrais faire et que je ne me trouve jamais avec qui je devrais être... D'un de ces mauvais sorts qui s'acharne à toujours me remettre à mon point de départ, comme pour évaluer ma résistance, mon obstination à tenter de faire ce pour quoi je me sens fait.
Plus le temps passe, plus je persévère, plus je me sens en accord avec moi-même. Mais je sais qu'il faut me méfier, la maladie feint parfois la retraite afin de rassembler ses forces et, profitant alors de cette confiance nouvellement acquise, par surprise, m'envahir.
Bref, tenter de récupérer cette vie, que tout ce qui n'est pas moi escroque. Ne pas cesser de me densifier et de m'affûter.
Quel étrange concours de circonstances, alors que je viens d'écrire ces quelques lignes, je reçois par la poste une copie du discours que Steve Jobs fît à Stanford en 2005...
mardi 11 octobre 2011
Aïeul
Fût-elle un jour heureuse ? Lorsqu'elle me parle, je comprends ce que j'ai toujours pressenti, cette question n'a aucun sens, pour elle, pour moi, pour nous tous.
Elle est pour moi un personnage énigmatique. Il y a ces perceptions que j'avais d'elle étant petit, ce qu'en dit sa fille, l'amabilité attentionnée que les gens du village, où elle a toujours vécus, ont pour elle... Rien ne s'accorde tout à fait ! Elle est bien trop complexe pour ne pas être dotée d'un fort caractère, pour ne pas être plus intelligente qu'il n'y parait.
Ce qui me fascine, c'est son état d'esprit. Elle n'est pas aigrie, bien qu'elle ne fût que victime, et condamnée au manque après l'abondance puis à la solitude. Toute sa vie, elle fut une Étrangère, des pensions de son enfance bourgeoise, à ce village perdu de paysans durs et bourrus et maintenant par l'effet de sa longévité, ce grand âge qui fait que plus que le corps qui s'affaiblit, c'est la Vie qui vous fatigue, vous lasse. Et peut-être aussi cette indéfinissable solitude que nous avons en commun elle et moi.
Elle a cette générosité matérielle qu'ont ceux qui ont appris à se contenter de ce qu'il possède. Elle a aussi l’égoïsme de ses sentiments, de ses émotions, de sa personne. Elle n'a rien oublié, rien renié, et si parfois dans une colère qui semble un peu poussée, elle se met à dénoncer ceux qui, il y a si longtemps, l'ont abusé, c'est parce qu'elle souhaiterait pouvoir aider ceux qui aujourd'hui sont à ses côtés. Bien qu'elle sache que l'essentiel dans la vie, ce n'est pas ça... elle n'est pas donneuse de leçons...
Chacun va jusqu'où son esprit et son âme peuvent l’emmener !
lundi 10 octobre 2011
Correspondances 2.
Après cette fameuse soirée de retrouvailles évoquée ici, la maîtresse de maison qui était à l'honneur ce soir-là, envoya à tous les convives un mot de remerciement tout à fait charmant, où elle nous faisait part de sa grande surprise et de ses fortes émotions...
Ce fut, bien entendu, pour moi l'occasion de faire le malin, en lui répondant immédiatement par ce courriel, comme-ci le sien ne s'adressait qu'à moi-même :
Il me suffit de recevoir un mot pour que chez moi il en évoque cent ! Sans doute un peu autiste, mes synapses voyagent lentement et me privent du plaisir des bons mots dits, des belles et vives réparties, qui ne surgissent qu'au ralenti... Mais dès lors que je les écris, je passerai presque pour un érudit, un homme d'esprit. Alors, comme de tout ce qui m'amuse... j'en abuse.
Je rentre d'une visite rendue à mes parents, à qui j'ai raconté nos retrouvailles. Le premier mot de ma mère fut : " Isabelle, cette jolie petite brune, que je t'avais empêché d'aller voir un soir..." !!!
- Il me faut ici apporter quelques explications : Isabelle fut, il y a trop longtemps pour donner une date et rester poli, une de mes premières amoureuses.
La surprise passée, à peine le temps d'un embarras ne me remettant pas tout à fait... la première chose qui lui vînt à l'esprit et qu'elle lâcha devant toutes ses amies qui s'empressaient autour de nous (...) était que durant notre brève relation d'adolescents, il fallait composer pour nos rendez-vous avec mes immanquables "quatre heures"... à croire qu'une tartine beurrée et un chocolat chaud avaient plus d'importance que la découverte des merveilles de l'autre sexe, ou encore que j'avais peur ! Mais plus vraisemblablement que je me sentais obligé de rentrer chez moi, tout de suite après l'école, afin d'éviter que s'inquiète exagérément ma mère névrosée... le téléphone portable n'existait pas encore... -
La surprise passée, à peine le temps d'un embarras ne me remettant pas tout à fait... la première chose qui lui vînt à l'esprit et qu'elle lâcha devant toutes ses amies qui s'empressaient autour de nous (...) était que durant notre brève relation d'adolescents, il fallait composer pour nos rendez-vous avec mes immanquables "quatre heures"... à croire qu'une tartine beurrée et un chocolat chaud avaient plus d'importance que la découverte des merveilles de l'autre sexe, ou encore que j'avais peur ! Mais plus vraisemblablement que je me sentais obligé de rentrer chez moi, tout de suite après l'école, afin d'éviter que s'inquiète exagérément ma mère névrosée... le téléphone portable n'existait pas encore... -
Bon sang, il suffit de quelques goûters et d'une mère angoissée pour rater son entrée dans la vie !
Je dois reconnaître que les années qui suivirent ne dérogèrent que peu avec ce qui prenait de plus en plus l'aspect d'une malédiction. Heureusement, j'eus l'occasion de briller de tous mes feux, ainsi que de prendre des bains glacés...
La soirée fut aussi pour moi inoubliable, particulièrement quand ta sœur décida courageusement de me faire briller sur la piste de danse, alors qu'elle n'était vraiment pas à la hauteur de mon incompétence à m'agiter de la sorte - du moins tout habillé - et ne connaissant pas toutes les raideurs de corps et d'esprits qui donnent un aspect amidonné à toutes mes tenues. Et, plus embarrassant encore, de prendre le risque, par la nature même de l'exercice, d'en éveiller une toute autre, plus explicitement localisée.
Il y eut aussi cette immense détresse psychologique qui s'empara de moi lors d'une tentative de conversation avec ton beau-frère...
Mais moins sérieusement, tu n'imagines pas comme je suis enchanté que nous nous soyons retrouvés, je n'aurai jamais assez d'éloges pour François d'avoir su casser le carcan de toutes ces années qui nous tenaient séparés...
Cessons donc d’espérer, voyons-nous dès que possible... Pourquoi ne pas aller illuminer un soir Paris de nos histoires, de nos espoirs ?
Il m'a semblé que certains de mes courriers avaient ici une place, parce qu'ils exposent d'autres facettes de ma personnalité, et plus particulièrement cet humour que j'aime à utiliser à mes dépens, mais pas seulement...
Par monts et par vaux... Parfondru
La campagne de mon enfance. Pas de grands espaces, juste de petits coins verts et odorants. Ça sent les bois, la terre et l'herbe... Le silence n'est troublé que par le chant des oiseaux et des feuilles de peupliers dans le vent. Quand il pleut, la brume s'empare du paysage, l'air s'emplit de ce parfum d'humus qui caractérise les terres riches et sans engrais...
Dans les bois, on sent la présence musquée des animaux sauvages, on pourrait presque les suivre...
La cloche de l'église compte le temps qui ici passe moins vite, on s'y enrichit, intérieurement.
Je retourne sur les pas de mon enfance, dans ces genets où, Indiens armés d'arcs et de lances, nous nous embusquions. Ces grands chênes où, traqués par des loups imaginaires, nous trouvions refuge...
Un peu plus loin, les potagers que nous rançonnions et les cabanes de bottes de foin ou de maïs où nous cachions notre butin. Avant de disparaître dans les bois touffus et sombres, pour manger les pommes et les prunes glanées bien que pas assez mûres et fumer de la "ranquille"(araliacée), nous donnant des coliques qui sonnaient précipitamment l'heure du retour, sous le regard amusé et félin des vrais chasseurs...
Dans les bois, on sent la présence musquée des animaux sauvages, on pourrait presque les suivre...
La cloche de l'église compte le temps qui ici passe moins vite, on s'y enrichit, intérieurement.
Je retourne sur les pas de mon enfance, dans ces genets où, Indiens armés d'arcs et de lances, nous nous embusquions. Ces grands chênes où, traqués par des loups imaginaires, nous trouvions refuge...
Un peu plus loin, les potagers que nous rançonnions et les cabanes de bottes de foin ou de maïs où nous cachions notre butin. Avant de disparaître dans les bois touffus et sombres, pour manger les pommes et les prunes glanées bien que pas assez mûres et fumer de la "ranquille"(araliacée), nous donnant des coliques qui sonnaient précipitamment l'heure du retour, sous le regard amusé et félin des vrais chasseurs...
samedi 8 octobre 2011
Ombre et lumière
Que ferai-je sans la musique ? Je ne peux écrire sans elle. Par manque de lumière, elle assure l'éclosion de mes mots. Mais je suis incapable de lire avec...
Il m'est arrivé de mettre ici des liens pour l'associer à ce que j'écrivais, ressentais, mais c'est exceptionnel. Je pourrais évidemment installer les gadgets nécessaires pour que ce blog propose à l'écoute ce qui m'emporte. Tout comme je pourrais étaler en liste - jamais exhaustive - tous ce que je lis, j'écoute, je mange, je fais... Mais je suis contre. Ce n'est pas une boutique de Farces et Attrapes ! J'écris assez de bêtises comme ça, et puis ma sensibilité va à la sobriété...
C'était dans ma nature, mais c'est une rencontre qui fit que j'y tende définitivement. M'ouvrant à ce que j'avais en moi en commençant par ce livre, "L'éloge de l'ombre. 陰翳礼讃, In'ei raisan" de Jun'ichirō Tanizaki. Mais surtout par son espace de vie et, ce que j'appellerai ses belles coutumes de vie... Sa parcimonie, son minimalisme en flagrant contraste avec la richesse de ses réflexions ! Il en sortait une violence comme une lumière vive mais aussi des crises de profondes pénombres ! Je fus fasciné, se présentait à moi tous ce que je cherchais, comme un concentré de tous ce qui me touchait... L'exhausteur de mes émotions, l'exaltateur de mes sensations, le révélateur de mon monde !
Oui, je souffle sur elle, tantôt le chaud, tantôt le froid. Mais la passion n'engendre ni mesure ni raison... Et c'est aussi à l'image de mes souvenirs où chaque bon moment se trouve toujours un peu diminué par un mauvais et chaque mauvais est invariablement effacé par un bon.
Une relation en ombre et lumière.
Ombre peut-être nécessaire au regard de l'intensité de cette lumière.
vendredi 7 octobre 2011
Pour le plaisir
Plus de pronostics sur les jours à venir. J'avais supputé un mois d'octobre riche en évènements, bien entendu heureux, je ne peux que constater à quel point il commence mal. Présager n'amène que des déceptions, sans doute mieux vaut-il se concentrer sur chaque jour sans rien attendre du suivant.
Quoi qu'il en soit, mon avenir est plus qu'incertain, alors vivre au jour le jour et gérer les catastrophes au fur et à mesure qu'elles se présenteront n'est pas la plus mauvaise chose à faire.
En rentrant de ma journée de travail, j'avais l'intention d'aller courir afin de suivre mes bonnes résolutions. Le ciel n'était que douteux et sans doute pas suffisamment pour justifier mon renoncement. Non, décidément cette flemme est tenace, la moindre déstabilisation psychologique est, elle reprend le dessus, m'apportant les meilleures raisons qui soient de ne pas me surmener en ces temps difficiles. Je fis donc une sieste !
Fort de cette oisiveté, je finis "Le petit ouvrage inachevé" de Paul Léautaud pour m'engouffrer dans ses "Entretiens avec Robert Mallet". Dans le premier, je découvris quelques caractères dépeints de femmes en amour qui me rappelèrent tant ceux que je connus. Quelle finesse de jugement dans des propos qui se veulent plus spontanés et directes que littéraires. Et que dire, sinon la même chose, de son avis sur la jalousie en amour ; de cette capacité d’indifférence qu'ont certaines femmes à se donner ; ainsi, que pour la majorité d'entre-elles, d'être perpétuellement animées de sentiments contraires. Cette maîtrise qu'elles ont de leurs désirs, de plaisirs charnels s'entend... Quant à l'amour vénal, il semble qu'il n'y ait là rien d’immoral... pour certaine. Il y a cinquante ans les féministes vilipendaient cette "dépendance instaurée", depuis, seul l'état d'esprit a changé (j'entendis même un jour un murmure qui semblait vouloir justifier cela et qui disait : "en temps de guerre...").
Et cette phrase que je ne résiste pas à écrire ici : "J'ai connu une femme si économe en toutes choses, qu'en faisant l'amour, elle regardait à sa "jouissance"."
Aucune misogynie ici, pour ma part, seulement faire valoir une certaine clairvoyance ! J'accepte et revendique même une évidente misanthropie, mais j'aime trop les femmes alors, comment ne pas les haïr de temps en temps ?
Lire et écrire surtout, voilà bien deux occupations qui me font oublier, l'espace d'un moment, mes soucis et mes préoccupations...
Quoi qu'il en soit, mon avenir est plus qu'incertain, alors vivre au jour le jour et gérer les catastrophes au fur et à mesure qu'elles se présenteront n'est pas la plus mauvaise chose à faire.
En rentrant de ma journée de travail, j'avais l'intention d'aller courir afin de suivre mes bonnes résolutions. Le ciel n'était que douteux et sans doute pas suffisamment pour justifier mon renoncement. Non, décidément cette flemme est tenace, la moindre déstabilisation psychologique est, elle reprend le dessus, m'apportant les meilleures raisons qui soient de ne pas me surmener en ces temps difficiles. Je fis donc une sieste !
Fort de cette oisiveté, je finis "Le petit ouvrage inachevé" de Paul Léautaud pour m'engouffrer dans ses "Entretiens avec Robert Mallet". Dans le premier, je découvris quelques caractères dépeints de femmes en amour qui me rappelèrent tant ceux que je connus. Quelle finesse de jugement dans des propos qui se veulent plus spontanés et directes que littéraires. Et que dire, sinon la même chose, de son avis sur la jalousie en amour ; de cette capacité d’indifférence qu'ont certaines femmes à se donner ; ainsi, que pour la majorité d'entre-elles, d'être perpétuellement animées de sentiments contraires. Cette maîtrise qu'elles ont de leurs désirs, de plaisirs charnels s'entend... Quant à l'amour vénal, il semble qu'il n'y ait là rien d’immoral... pour certaine. Il y a cinquante ans les féministes vilipendaient cette "dépendance instaurée", depuis, seul l'état d'esprit a changé (j'entendis même un jour un murmure qui semblait vouloir justifier cela et qui disait : "en temps de guerre...").
Et cette phrase que je ne résiste pas à écrire ici : "J'ai connu une femme si économe en toutes choses, qu'en faisant l'amour, elle regardait à sa "jouissance"."
Aucune misogynie ici, pour ma part, seulement faire valoir une certaine clairvoyance ! J'accepte et revendique même une évidente misanthropie, mais j'aime trop les femmes alors, comment ne pas les haïr de temps en temps ?
Lire et écrire surtout, voilà bien deux occupations qui me font oublier, l'espace d'un moment, mes soucis et mes préoccupations...
jeudi 6 octobre 2011
Etat d'âme
Cette tristesse qui suit la colère, et qu'une sensation de néant accompagne, comme je la connais bien depuis ces dernières années...
Petit et jusqu'à il y a peu, j'étais terrorisé à l'idée qu'il me faudrait un jour mourir et plus encore que cela puisse se produire le jour même, la nuit ou le lendemain, trop vite... Depuis un moment maintenant, cela ne m’effraie plus autant, sauf l'éventuelle maladie faisant de vous une charge (plutôt mourir que ressentir l'agacement des autres), qui peut précéder cet inéluctable.
Ce sont, sans doute, ces états d'âme successifs qui m'amènent à penser que tout est à l'image de ces éphémères qui ne vivent que le temps d'une journée, naissant et faisant sans choisir ce pour quoi ils sont faits : tenter d'atteindre la lumière et mourir ! Ou encore, à une route de campagne isolée, où seul un réverbère en éclaire un étroit tronçon ; sortant de la pénombre vous traversez la lumière puis disparaissez à nouveau.
Peut-être qu'après chaque colère, je prends conscience de ce que je suis, de mon insignifiance dans cet infini qui m'entoure. Peut-être que j’accède alors à cet univers où je suis, selon moi, tout ; selon ce qui n'est pas moi, rien ?
Peut-être aussi est-ce cette perception chez moi qui rend vains tous sentiments médiocres, même si je ne peux éviter d'y céder à chaud.
Je sais, il ne s'agit là que de colères rentrées, qu'expriment, involontairement, les traits de mon visage, qui n'a jamais su rien cacher...
Heureusement, il y a l'amour, enfin c'est ce que je croyais... C'était sans compter avec ça :
http://www.youtube.com/watch?v=fEwWM2hlWI0
The sun's gone dim and the sky's turned black
Cause I loved her and she didn't love back
Johann Johannsson.
Si peu de mots pour dire autant... que mes bavardages.
Petit et jusqu'à il y a peu, j'étais terrorisé à l'idée qu'il me faudrait un jour mourir et plus encore que cela puisse se produire le jour même, la nuit ou le lendemain, trop vite... Depuis un moment maintenant, cela ne m’effraie plus autant, sauf l'éventuelle maladie faisant de vous une charge (plutôt mourir que ressentir l'agacement des autres), qui peut précéder cet inéluctable.
Ce sont, sans doute, ces états d'âme successifs qui m'amènent à penser que tout est à l'image de ces éphémères qui ne vivent que le temps d'une journée, naissant et faisant sans choisir ce pour quoi ils sont faits : tenter d'atteindre la lumière et mourir ! Ou encore, à une route de campagne isolée, où seul un réverbère en éclaire un étroit tronçon ; sortant de la pénombre vous traversez la lumière puis disparaissez à nouveau.
Peut-être qu'après chaque colère, je prends conscience de ce que je suis, de mon insignifiance dans cet infini qui m'entoure. Peut-être que j’accède alors à cet univers où je suis, selon moi, tout ; selon ce qui n'est pas moi, rien ?
Peut-être aussi est-ce cette perception chez moi qui rend vains tous sentiments médiocres, même si je ne peux éviter d'y céder à chaud.
Je sais, il ne s'agit là que de colères rentrées, qu'expriment, involontairement, les traits de mon visage, qui n'a jamais su rien cacher...
Heureusement, il y a l'amour, enfin c'est ce que je croyais... C'était sans compter avec ça :
http://www.youtube.com/watch?v=fEwWM2hlWI0
The sun's gone dim and the sky's turned black
Cause I loved her and she didn't love back
Johann Johannsson.
Si peu de mots pour dire autant... que mes bavardages.
mercredi 5 octobre 2011
Colère
Bon sang, ce regret que j'ai de m'être tant livré ! Ce mouvement de révolte intérieur contre moi-même qui monte et m'enfle ! Cette déception jusqu'au dégoût des autres. Ce goût d'amertume que je cracherais à leurs pieds sans même un regard si j'étais un autre que moi-même.
Être hautain et odieux pour à mon tour me lâcher, leur dire à ces girouettes ce que je pense d'eux parfois. Avoir l'audace de souffler le glacial sur leur inéluctable tentative de réchauffement. Claquer la porte et disparaître. À jamais ! Les laisser stupéfiés pour m'avoir sans cesse estomaqué. À quoi sert de menacer qu'un jour il y en aura assez, alors que jamais je ne suis considéré ?
M'obstiner à composer avec ces incapables à se tenir en équilibre, m'empêche de m'émanciper, d'exister.
Mon sac est plein et j'en reste sur le cul ! Mais ce n'est que de la colère, moins contre eux que contre moi-même.
Être hautain et odieux pour à mon tour me lâcher, leur dire à ces girouettes ce que je pense d'eux parfois. Avoir l'audace de souffler le glacial sur leur inéluctable tentative de réchauffement. Claquer la porte et disparaître. À jamais ! Les laisser stupéfiés pour m'avoir sans cesse estomaqué. À quoi sert de menacer qu'un jour il y en aura assez, alors que jamais je ne suis considéré ?
M'obstiner à composer avec ces incapables à se tenir en équilibre, m'empêche de m'émanciper, d'exister.
Mon sac est plein et j'en reste sur le cul ! Mais ce n'est que de la colère, moins contre eux que contre moi-même.
mardi 4 octobre 2011
Maudit mardi.
C'est dingue comme en une journée tout peu basculer.
L'entente radieuse devient discorde orageuse, à nouveau des reproches non fondés ou exagérés, fusent avec l'intention de blesser. Pourtant il n'y avait rien qui ne soit déjà connu... Certes, cette réaction traduit un mal-être, mais voilà, moi j'en ai ma claque du mal-être des autres ! Je ne sais pas si je suis fou ou si je ne fréquente que des fous. Ce qui finalement revient au même. Mais, je suis terriblement déçu de mettre encore fait avoir, d'avoir encore succombé au chant des sirènes.
Il est peut-être temps que je laisse tous et tout tomber et que j'aille voir de l'autre côté de la planète si j'y suis.
J'en reviens donc à l'à quoi bon... je serai toujours, pour tous, celui à qui l'on donne tous les torts pour n'en avoir eu qu'un ! La tête à claques ! Le con de service !
Même ce blog ne me paraît tout à coup n'être plus que de l’exhibitionnisme, sachant que personne, de ceux que je connaisse, ne le lit, quel intérêt peut-il avoir désormais ? Il faut dire qu'ils sont peu, si peu même que la troisième personne du pluriel ne convient pas vraiment ici...
Bref, un de ces maudits jours qui vous replace sur la case départ, effaçant tous vos efforts d'un revers de main.
Pourquoi ne puis-je jamais faire plus de cinq ou six pas d'affilés ?
Pourquoi n'ai-je jamais le temps d'enfin pouvoir m'élancer ?
L'entente radieuse devient discorde orageuse, à nouveau des reproches non fondés ou exagérés, fusent avec l'intention de blesser. Pourtant il n'y avait rien qui ne soit déjà connu... Certes, cette réaction traduit un mal-être, mais voilà, moi j'en ai ma claque du mal-être des autres ! Je ne sais pas si je suis fou ou si je ne fréquente que des fous. Ce qui finalement revient au même. Mais, je suis terriblement déçu de mettre encore fait avoir, d'avoir encore succombé au chant des sirènes.
Il est peut-être temps que je laisse tous et tout tomber et que j'aille voir de l'autre côté de la planète si j'y suis.
J'en reviens donc à l'à quoi bon... je serai toujours, pour tous, celui à qui l'on donne tous les torts pour n'en avoir eu qu'un ! La tête à claques ! Le con de service !
Même ce blog ne me paraît tout à coup n'être plus que de l’exhibitionnisme, sachant que personne, de ceux que je connaisse, ne le lit, quel intérêt peut-il avoir désormais ? Il faut dire qu'ils sont peu, si peu même que la troisième personne du pluriel ne convient pas vraiment ici...
Bref, un de ces maudits jours qui vous replace sur la case départ, effaçant tous vos efforts d'un revers de main.
Pourquoi ne puis-je jamais faire plus de cinq ou six pas d'affilés ?
Pourquoi n'ai-je jamais le temps d'enfin pouvoir m'élancer ?
lundi 3 octobre 2011
Inéluctable
Les plus belles émotions s'habillent toujours de simplicité.
Tout se passa comme si nous ne nous étions pas vus depuis seulement quelques semaines. Bien sûr il y eut la confrontation de cette image que nous avions gardé avec cette apparence que chacun porte désormais. Mais très vite on reconnaît l'âme de cet autre qui vous a manqué, affleurant ses yeux qui brillent, ses gestes osés parce que toucher est essentiel. Et comme pas magie, le charme opère toujours autant, on a toujours été ensemble ! Rien ne sépare jamais ceux qui doivent être ensemble sinon eux-mêmes...
J'imagine qu'en tant que gens de cœur nous avons la chance d'être moins sujet au temps qui passe. Et ce, malgré les pires tourments qu'il nous a fallu apprendre à dépasser.
Nous allons nous revoir, c'est une évidence. On a tellement de choses à partager.
Tout se passa comme si nous ne nous étions pas vus depuis seulement quelques semaines. Bien sûr il y eut la confrontation de cette image que nous avions gardé avec cette apparence que chacun porte désormais. Mais très vite on reconnaît l'âme de cet autre qui vous a manqué, affleurant ses yeux qui brillent, ses gestes osés parce que toucher est essentiel. Et comme pas magie, le charme opère toujours autant, on a toujours été ensemble ! Rien ne sépare jamais ceux qui doivent être ensemble sinon eux-mêmes...
J'imagine qu'en tant que gens de cœur nous avons la chance d'être moins sujet au temps qui passe. Et ce, malgré les pires tourments qu'il nous a fallu apprendre à dépasser.
Nous allons nous revoir, c'est une évidence. On a tellement de choses à partager.
dimanche 2 octobre 2011
This bitter earth
Je n'aime pas trop transcrire ici ce que d'autres ont écrit. Mais il m'arrive de déroger à cette règle, qui n'en est pas une, quand il me semble que le sujet, ainsi que la façon dont il est traité, correspond à ce que je ressens, traduit mes sensations, me touche...
La musique, cette voix. La simplicité d'un texte qui exprime tant...
Max Richter et Dinah Washington : On the Nature of Daylight.
http://www.youtube.com/watch?v=D0TnJUsoR7s
This bitter earth
What fruit it bears
What good is love
That no one shares
And if my life is like the dust
That hides the glow of a rose
What good am I
Heaven only knows
This bitter Earth
Can it be so cold
Today you're young
Too soon your old
But while a voice
Within me cries
I'm sure someone
May answer my call
And this bitter earth
May not be so bitter after all
La musique, cette voix. La simplicité d'un texte qui exprime tant...
Max Richter et Dinah Washington : On the Nature of Daylight.
http://www.youtube.com/watch?v=D0TnJUsoR7s
This bitter earth
What fruit it bears
What good is love
That no one shares
And if my life is like the dust
That hides the glow of a rose
What good am I
Heaven only knows
This bitter Earth
Can it be so cold
Today you're young
Too soon your old
But while a voice
Within me cries
I'm sure someone
May answer my call
And this bitter earth
May not be so bitter after all
samedi 1 octobre 2011
Tenter sa chance
Aujourd'hui et demain, dans ce quartier, qui est maintenant le mien, la grande braderie annuelle.
Sincèrement, l’évènement n'aurait, pour moi, pas plus d'importance que les jours de marché. Mais voilà, cela m'évoque une robe légère sur de hauts talons clairs, ma main sur ses reins, sentant et suivant chaque mouvement... Esprit et corps tendus, à l'affût.
Rien ne pouvait nous atteindre, je créais tout autour, un champ de force, une bulle d'attention. J'étais cent, j'étais mille, prévenant le début d'un frisson, la moindre intention... Prenant conscience parfois de ce pouvoir d'envahissement, je la laissais s'éloigner pour qu'elle reprenne souffle, puis je la rattrapais, assoiffer d'elle et de celui que j'étais à ces moments, à ces côtés...
Je vais descendre m'installer à une terrasse pour y lire... Pour avoir une chance de gagner à la loterie, il faut déjà y jouer. Bien que je sois incapable de savoir, ni même d'imaginer, ce que serait mon attitude, mes réactions, si soudain la chance me souriait.
Sincèrement, l’évènement n'aurait, pour moi, pas plus d'importance que les jours de marché. Mais voilà, cela m'évoque une robe légère sur de hauts talons clairs, ma main sur ses reins, sentant et suivant chaque mouvement... Esprit et corps tendus, à l'affût.
Rien ne pouvait nous atteindre, je créais tout autour, un champ de force, une bulle d'attention. J'étais cent, j'étais mille, prévenant le début d'un frisson, la moindre intention... Prenant conscience parfois de ce pouvoir d'envahissement, je la laissais s'éloigner pour qu'elle reprenne souffle, puis je la rattrapais, assoiffer d'elle et de celui que j'étais à ces moments, à ces côtés...
Je vais descendre m'installer à une terrasse pour y lire... Pour avoir une chance de gagner à la loterie, il faut déjà y jouer. Bien que je sois incapable de savoir, ni même d'imaginer, ce que serait mon attitude, mes réactions, si soudain la chance me souriait.
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