(journal de mes sensations)
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jeudi 14 juin 2012

Le laid et le beau...

Avant d'aller courir, j'ai pour habitude de faire sortir V. Dix minutes pour que la rosée matinale la réveille un peu... Ce matin, un type du genre qu'on ne remarque jamais, promène en laisse ses deux pantoufles d'appartement. Immédiatement V. fonce dans sa direction pour sympathiser avec les peluches permanentées... Et voilà que celui-ci s'affole, s'emmêle avec ses laisses, panique, se plaint... Je m'approche le rassurant sur le caractère de V. qui ne cherche qu'à faire connaissance, il me rétorque alors que ses chiens se sont déjà fait mordre et que je devrais quand même tenir le mien en laisse... Je lui fais remarquer, qu'ici on est à la campagne, et qu'il n'est pas obligé de venir promener ses chiens de plage arrière de voiture, devant chez moi et aussi loin de chez lui, et que s'il a peur que ses chiens se fassent mordre par un autre chien ou attaquer par un chat... pourquoi ne pas retourner vivre dans son appartement en ville ? Il est parti... 
J'ai alors dit à V. qu'il y avait un nouveau shérif dans le village !
Non mais, et puis quoi encore ? Moi, qui suis l'amabilité même le matin au réveil... Voilà tout à fait le genre de personnage, tout juste retraité, couple qui se retire à la campagne, où ils se sont fait construire une bicoque du style : garage (pour la Peugeot hors d'age) et atelier (dont chaque outil a sa place dessinée au mur) au rez de chaussé et, à l'étage, un appartement copié-collé de celui qu'ils ont habité durant quarante ans dans la ville d'à côté. Trente mètres carrés de jardin dont la moitié bétonnée (pour éviter les corvées), de toute façon, ils ne mangent jamais dehors à cause des abeilles... maman a peur d'en avaler une. 
Le genre de personnage qui défigure la campagne, se plaignant que les cloches de l'église sonnent trop souvent, que le coq de la ferme chante trop tôt, et trouvant que les vaches, ça pue et c'est sale... À quand un organisme comme celui des "architectes des bâtiments de France", pour préserver nos campagnes et villages de l'invasion de ces rongeurs écervelés ?
Bref, le genre, dont la culture se borne aux jeux télévisés, aux séries Américaine et à la lecture du programme télé...
Et voilà, je m'emporte...
J'ai rentré l'animal... et suis parti courir dans cette campagne et ces bois, retrouver la beauté... 
Ci-joint, des images glanées au cours de mon trajet habituel.







dimanche 10 juin 2012

En ce jour de devoir, beaucoup clament leurs droits

J'ai sacrifié ma sieste afin d'accomplir mon devoir ! J'ai bien peur que beaucoup n'aient pas eu le même élan civique... C'est fou comme de nos jours les droits passent avant les devoirs. Il faut dire que l'apologie du devoir est devenue désuète, ne fait plus recette... tandis que les exemples pour faire valoir ses droits individuels, font légions, et même des vedettes ! 
À nous entendre, nous vivons dans un monde de victimes, mais sans coupables ! Quelques fois, nous est livré un pauvre imbécile pour nous défouler... les gens ne sont pas dupes, quand même !
Ils ne sont pas dupes, surtout à propos des autres. Un type qui tombe dans la rue, c'est forcément un poivrot ; une femme qui a oublié son sac a, bien évidemment, était détroussée... je peux continuer comme ça, toute la soirée. Ça ne changera rien, mais j'ai le droit de dire le fond de ma pensée ici, au même titre que j'ai le devoir d'exprimer mes convictions lorsqu'il y a des élections qui concernent tout le monde. De nos jours, ce qui importe aux yeux des gens, c'est de juger et de sanctionner, comme on le faisait dans l’arène, de faire valoir son droit au pouvoir. S'engager, participer, coopérer au fonctionnement du tout, éventuellement... dès lors que ça rapporte, mais on ne veut pas être responsable si ça ne fonctionne pas ! Il ne faut pas nous la faire, on en a, nous-même, trop condamné au nom de l'exemple à donner ! Et puis il faut bien reconnaître que gueuler c'est dans notre nature et c'est plus facile que s'engager.
Et moi, j'imagine que je ne vaux pas beaucoup mieux... mais, au moins, j'essaie de m'améliorer. Conscient que pour ne pas risquer de les perdre, ses soi-disant droits, ce serait bien de les oublier un peu, quand c'est le temps du devoir.

mercredi 6 juin 2012

Chacun pour soi

Je pourrais détailler les tracas administratifs liés au nombre de propriétaires, au nombre de représentants de ces mêmes propriétaires, à la quasi-absence d'un syndic qui se retranche derrière les procédures légales à suivre, au fait qu'il n'y ait pas assez de plombiers... à l'irresponsabilité de sous-locataires et à la mauvaise foi de locataires... en cas de sinistres, mais quel intérêt ? Il s'agit d'une grande pitrerie, d'une farce où chacun se regarde jouer son rôle, se fichant bien des autres. Il est clair que nous sommes trop nombreux, et surtout pas disposé à cohabiter ou à nous entendre, et que ça ne va pas aller en s'arrangeant ! Seul point positif, mon assureur à qui j'ai tenté d'expliquer l'embrouillamini de cette situation et qui après avoir obtenu avec patience les adresses de tous les... belligérants (quel autre mot ?), m'a assuré qu'il faisait parvenir à chacun un courrier lui rappelant ses obligations, et que le dossier étant désormais ouvert je n'avais plus rien à faire ! Un visage, certes virtuel, mais souriant au milieu de tous ces autres, grincheux grimaçant !
À part ça ? Nulle beauté dans tout cela !
Et pourtant qu'un visage peut être beau, quand bien même le reflet d'un miroir lui fait un O, comme un éclat d'être qui, en partie, en révèle la face cachée...



Calligraphie de l'idéogramme "beauté", par François Cheng. Si belle, qu'elle pourrait être dansée !

Tu peux rêver !

04h45, quelque chose me réveille. La voisine du dessus fait son ménage ou sa vaisselle dans la douche... Bon sang, je bous ! Je pousse une gueulante, la seule attitude qu'elle sache déchiffrer a priori et elle se calme. Mais me voilà réveillé, les oreilles bourdonnant encore de ce qui m'a échappé !
L'infiltration d'hier est devenue une fuite importante durant la nuit, j'ai besoin d'une paire de bottes pour aller pisser ! Demain ce sera un dégât des eaux ! J'ai fait toutes les démarches possibles et en mon pouvoir, ne me reste plus qu'à subir ! Voilà comment l'on finit par dépendre d'inconscients, d'irrespectueux, de jean-foutre... D'aucuns vous expliqueront qu'ils ne sont pas responsables (ce qui, somme toute, est inutile, l'ayant nous-même constaté, à nos frais), et que c'est en évitant les clivages... que les choses s'arrangeront. Pourquoi ces beaux parleurs ne les accueillent-ils pas chez eux, ou dans leur voisinage, alors ? 
C'est un de ces matins, où l'on comprend l'envie de tuer son prochain, qu'ont certains...
Voilà, j'ai épongé les irresponsabilités de ces voisins indélicats, mis à part qu'il me faut aller aux toilettes avec mon parapluie, tout va bien. Enfin presque, hier soir, embarqué dans une sortie imprévue, j'ai abusé du Château Minuty (côtes de Provence rosé), ainsi que de ces beignets d'oignons épicés... et me sens tout... boursoufler à l'extérieure et aigre à l'intérieur.
Sans compter que non contant des conneries écrites le matin, j'ai réitéré le soir même, sous les effets du poison... Par souci de transparence, j'en ai bien besoin, je ne les efface pas, mais j'y ai pensé.
Il faut que ça change ! Je suis sur une mauvaise pente, il faut me reprendre ! Il ne s'agit plus là de faire de l'humour ou de l'esprit, mais bien de cesser certains comportements malsains, autodestructeurs. Je me sens aussi acide que ce qui me remonte de l'estomac !
Je pourrai commencer par aller étrangler la folle du dessus, ça me soulagerait de quelques inquiétudes futurs, mais elle semble coriace et équipée d'un organe tonitruant rendant fou qui l'entend... et, surtout, ce serait une dépense d'énergie que je n'ai pas.
Là, je voudrais qu'on m'endorme... et qu'à mon réveil, je sois beau, que j'ai perdu ces kilos en trop, remplacés par des muscles (mais pas trop) et de l'argent en plus, avec à mes côtés, nue... une petite fée aussi féminine que délicieuse, tout en élans et m'aimant autant que je l'aime... S'il n'y a pas ça au paradis, je n'irai pas !
Je vais m'étendre un peu, en attendant que passent toutes ces aigreurs... 
Les Gyozas d'hier, ont empuanti mon réfrigérateur... Les Japonnais bouffent vraiment des trucs effroyables... surtout le matin à pas d'heure quand on cherche quelque chose de frais et d'agréablement parfumé... 

mardi 5 juin 2012

Fin de cette journée

Les jambes me tirent un peu. Mais à mon grand étonnement, j'ai passé presque toute la journée, dehors. Que pourrais-je en dire ? Chez Mariage frères, je suis tombé sur un vendeur passionné, qui m'a fait découvrir des Darjeeling noir et vert de printemps, des raretés aux senteurs magnifiques, mais à des prix incroyables, particulièrement pour un palais, sans doute pas assez développé pour les apprécier... Je me suis donc contenté de ce Darjeeling Earl Grey qui enchante mes matins, tant par son parfum que par les souvenirs qu'il transporte...
M'étant arrêté pour un café, j'ai lu au soleil la première des Cinq méditations sur la beauté de François Cheng. Où il est question de la nécessité de l'unicité tant, dans l'espace que dans le temps, pour que commence la beauté... Ainsi, l'unicité des êtres, transformant les êtres en présence, a rendu possible la beauté. Et, je ne sais pour quelle raison profonde chez moi, une citation de Henri Maldiney, extraite de "Ouvrir le rien. L'art nu" me fit quelque chose, la voici : "De chaque visage humain rayonne une transcendance impossessible qui nous enveloppe et nous traverse. Cette transcendance n'est pas celle d'une expression psychologique particulière, mais celle qu'implique, en chaque visage, sa qualité d'être, sa dimension métaphysique. Elle est la transcendance de la réalité s'interrogeant en lui et réfléchissant en lui, et dans cette interrogation même la dimension exclamative de l'Ouvert."
Je pensais pouvoir pousser cette réflexion un peu plus loin, mais un coup de fil et une proposition impossible à refuser...
... De retour, les voisins du dessus ont remis ça ! Mais cette fois ci, une fenêtre a été brisée, une porte défoncée... Une chance que personne n'ait été blessée, et depuis ce matin j'ai constaté qu'il y avait une infiltration d'eau chez moi... Je suis monté, mais on a refusé de m'ouvrir la porte et de coopérer... La police, les pompiers sont là...
Et moi, je pense tout à coup à ces trois visages qui bien que n'étant pas de mon sang m'ont touché. Un, est toujours présent ayant trouvé sa place... un, a disparu volontairement, mais je ne l'ai pas oublié... et le dernier... me hante, sans que je sache pourquoi, disparaîtra-t-il lui aussi ? Pourquoi reste-t-il aussi présent en moi ? Sans doute est-ce là une question, métaphysique... et un peu plus, peut-être ?
Bon, clairement, c'est le bordel dans l'immeuble ce soir ! Comme dans ma tête, j'attendais une autre journée... mais que voulez-vous, je peux tout désirer, tant qu'il ne s'agit que de moi... Mais, mieux vaut ne rien attendre.  

Pour aujourd'hui

De retour du bois, je me sens l'envie de sortir. J'irai bien faire un tour chez Mariage frère, je n'ai plus de thé, et flâner dans le quartier en fin de matinée. Et, si j'en ai le courage, je prendrai une noisette en terrasse d'un café de la rue du bourg Tibourg pour regarder les gens passer... En rentrant je m'arrêterai chez ce traiteur japonais, à Bastille, pour prendre quelques Gyoza au poulet et des nouilles sautés, je les adore. Il faudrait que je me trouve une paire de chaussures aussi... Mais avant, mon sacro saint thé, un petit déjeuné et une douche...
Cette course matinale m'a vidé la tête. Un peu trop même ! Peut-être retrouverai-je mes idées après cette promenade ? Parce que là, je suis à sec !

mercredi 30 mai 2012

Mauvaise nuit, coup de gueule

Quelle nuit ! Au départ il s'agit d'une erreur de ma part... Hier, après avoir fait une théière de thé vert, je me suis laissé aller à une petite sieste. Puis j'ai oublié mon thé jusqu'au soir, m'en apercevant et pour ne pas le perdre, je l'ai bue malgré l'heure avancée ! Conséquence, impossible de m'endormir ! Vers 05h30, les voisins du dessus ont commencé à se disputer. Enfin suffisamment fort pour que j'en profite et au moment même où je pensais pouvoir venir à bout de mon insomnie. Durant près de deux heures, la dispute prenait petit à petit de l'ampleur... pour finir par des cris de la femme, demandant d’appeler la police, et menaçant de se jeter par la fenêtre. Ça partait sérieusement en vrille, il n'était plus question de mon confort mais bien d'une assistance à personne en danger. J'ai donc composé le 17, donné l'adresse et le code de la porte de l'immeuble, après avoir succinctement détaillé les événements en cours ! Moins de dix minutes après mon coup de fil, ils sont arrivés...
Je me suis résolu à me lever et sortir courir. À mon retour, le véhicule de police stationnait encore devant l'immeuble. Le gardien, m’entretint sur la dégradation de l'immeuble et le genre, disons, marqué, des nouveaux locataires depuis quelque temps... J'étais en nage et commençais à me refroidir, je n'avais qu'une hâte, rentrer chez moi... mais j'ai de l'éducation et je compatissais au désarroi de ce pauvre homme, qui très vite en vint à son sujet préféré, se plaindre de tout et de tous... 
Je dois reconnaître que les propos que s’étaient échangés mes voisins du dessus ne laissaient aucun doute possible quant à leur genre, leur éducation et leur savoir vivre ! Alors même que la police était présente, le jeune homme continuait d'injurier copieusement sa copine et à la menacer d'aller voir sa mère !? Celle de la fille, hallucinant, non ? 
Leur truc, systématique, c'est : " ... tu m'manques de respect ! " C'est étonnant de constater à quel point ce genre d'individu est toujours susceptible à propos de la notion de respect ! À peine vous répondez à leur agressivité ou à leur fanfaronnade par un laconique : "Plaît-il ?" qu'ils vous suspectent de ne pas les respecter... Ne confondent-ils pas avec cette autre notion qu'est la soumission ? 
J'ai eu l'occasion de voyager dans bien des pays, de rencontrer des gens démunis... mais presque tous avaient des valeurs morales proches des miennes. Dans notre monde d'hypocrisie, il est plus convenable de prétendre que cette dérive comportementale est la conséquence d'un problème social. Comme ci être pauvre et désœuvrer faisait obligatoirement de vous un délinquant en puissance, sans foi ni loi. Et ce, malgré les affaires dans le milieu, pourtant élitiste, de la politique, du business ou plus généralement des notables... L'exemple étant donné, comment s'étonner après. On comprend que la répression soit devenue un mot grossier... Chacun se repli sur soi, vote noir quand il dit penser rouge... bref, joue le jeu des profiteurs. On se regarde par en-dessous, doute de tout, pire, je serai curieux de savoir combien d'entre nous, habitants de l'immeuble et du quartier, avons été à appeler la Police ?
J'ai quitté une impasse tranquille où des sans abris et sans papiers provenant des pays de l'Est, s'enivraient et maltraitaient leurs frangines à coup de poing parce qu'elles leur reprochaient de fricoter avec une voisine. Propriétaire, à l'abris du besoin, dépressive et désespérée qui ne pouvait pas s'empêcher de s'envoyer toutes les brutes qui étaient à sa portée (mettant à mal la cohésion du groupe, forcément)... Pour tomber ici, où un jeune con des pays de la région parisienne, arborant tongues, short à carreaux, casquette et lunettes grandes marques commerciales (équivalent de "merde très cher mais qu'on s'arrache" enfin qu'ils vous arrachent si vous en avez), gueule et violente à tout va. Voulant faire sa loi en se dandinant et en tabassant sa nana, qui je le reconnais, gueule aussi fort, sans que je puisse définir précisément quel hurlement pouvait être la cause ou la conséquence... En amabilité, les deux se valaient !  
Il y en a qui serait prêt à tout pour gagner plus de fric, pour obtenir du pouvoir ; d'autre qui fréquente et couche par intérêt... certes, sans aller jusqu'à faire leur cul-boutique (comme on dit en Afrique), mais uniquement par manque de courage... 
Dans quel monde vit-on ? Et moi, qu'est-ce qui me rendrait disposé à toutes les bassesses ? Je me pense capable de trucs tordus, mais alors... avec élégance !
Un truc que je garderai de l'évolution de l'être humain, avant de retomber à l'âge de pierre. Un qualificatif, paraît-il !
Méfions-nous, je suis déjà capable d'écrire n'importe quoi, n'importe comment, la preuve... le vice, est à coup sûr, universel.
Allez, je sors prendre l'air... 

mardi 29 mai 2012

Plaisant constat

Ce matin, à 07h45, j'étais dans la rue, en petite tenue, mes Saucony aux pieds... À 09h30, devant mon ordinateur, un thé à porté, écoutant Chet Baker plutôt que la musique que j'écoute en boucle depuis plusieurs années... Si j'étais un optimiste non expérimenté, je pourrai penser que quelque chose a changé.
Mais je ne m’emballe pas, je sais à quel point les habitudes sont sournoises... Cela ne m'empêche cependant pas de profiter de ce moment, comme d'une pâtisserie qu'on s'accorde au cours d'un régime. Je me délecte donc de cette attitude positive, et la conserve dans un coin, comme exemple à, désormais, suivre.
Je sais qu'il m'arrive d'écrire n'importe quoi, mais toujours avec un réel plaisir. Et cette sensation de plaisir que j'en tire est, de plus en plus évidente et facile. Avec une évolution notable, plus que le faire parce qu'après je me sens exister... je le fais parce que j'en ai une naturelle envie, bien sûr, mais aussi, pour le plaisir de l'instant du faire ! Ce qui explique peut-être ma prolixité ces dernières semaines... Tiendrai-je la distance ? Quelle importance, ce sera au fil de mon envie, je sais qu'il me faudra prendre le temps de lire, j'ai tant à apprendre... et peut-être aussi, celui de me ressourcer... Mais, au regard de ce à quoi cette passion a résisté jusqu'à aujourd'hui, je peux penser que bien plus qu'ancrée en moi, elle est bel et bien innée, chez moi. En tout cas, ça me plaît de le croire !

mercredi 23 mai 2012

Où il est question de Corona, de J.Chirac et de ma grand-mère.

Il est dix-huit heures et je baille à m'en décrocher la mâchoire. Je sais que demain je reprends le boulot, mais quand même, ce n'est pas l'idée de recommencer qui m'épuise à ce point ? 
Ou tout cela va-t-il me mener ? 
18h45, je suis sortie acheté quelques fruits et légumes et... une bière fraîche chez l'épicier en face.
Je me la sirote tranquille devant mon ordinateur, et ça va mieux ! J'en vois qui font la grimace en lisant cela... particulièrement certaine dont je connais bien la petite moue de désapprobation... mais, ils ne sont pas là et faut bien compenser... Certes, ce n'est pas mon genre habituel, plutôt propre sur moi, presque irréprochable, à peine s'il m'arrive, parfois, de sentir l'ail... mais depuis que j'ai surpris ma grand-mère, assise dans son fauteuil les pieds sur la table en train de se taper une bière en écoutant la radio, ça m'a, comme, décoincé ! Faut dire que ce n'est pas son genre non plus, elle était plutôt style Reine Mère du Royaume-Uni (sans les chapeaux), mais depuis qu'elle a passé les quatre-vingt douze balais, deux hématomes sous duraux (voir trois, un de plus pendant que j'y étais), près de quarante ans de veuvage après autant de mariage... elle s'en fiche !
Eh bien, cette petite Corona, de celles pour lesquelles môsieur le président J.Chirac a un faible, m'a ragaillardi ! Et pour tout dire, j'm'en ferais bien une seconde ! 
Tiens, un mail !? Je vois... C'est au sujet de l'association d'anciens élèves... qu'a monté mon pote... Le genre de truc que j'adore ! Tu retrouves des personnes que tu n'as pas vues depuis... passons... quelle misère ! Franchement, déjà que je ne me rappelle pas du prénom de mes collègues actuels...
Bougez pas, j'redescends chez le marchand...
À moi l'AVC, si tant est, que c'est l'abus de cette boisson de curés mexicains qui a contribué à l'état actuel de cet illustre amateur de Corona, qu'est notre ancien président...
Finalement, l'imagination n'est pas toujours nécessaire, la preuve... il suffit d'écrire en direct ! Bon, faut pas avoir une vie trépidante, parce que ça complique...
Allez, qui à dit que l'humour était l'apanage des désespérés ? Laissez-moi ajouter la dérision.
Bon, c'aurait pu être une épreuve. Citer une marque de bière, un ancien président, une reine, une association et un accident vasculaire, dans un texte personnel. Ça tiens la feuille... Non ?  

Un matin...

Ce matin, j'y suis allé ! Autour du lac, la nature a explosé et les cantonniers sont débordés ! Les îles, font office de nursery... il y a des poussins de toutes les espèces (Oies, Cygnes et Paons) partout... Pour le reste, rien n'a changé, ça pue, c'est bruyant, y a des types bizarres qui se ridiculisent en faisant des katas d'arts martiaux improbables ou non identifiables, avec des visages tordus par l'expression de sévérité qu'ils estiment sans doute nécessaire pour éviter qu'on se fiche d'eux... Des pêcheurs suréquipés, des joueurs de pétanque surchargés, et vice et versa ; des louches pas clair ; des vilains qui rôdent et des promeneurs de chiens... pire que dans ma campagne perdue.
À mon retour, deux appels au secours et un vieux dossier traîneur qui semble, tout à coup, se précipiter, s'impatientent... Il suffit que je m'absente une heure, corps et esprit, pour que tout arrive ! Non je dois rectifier, presque tout, un évènement, manque encore et toujours, peut-être parce que lui, est espéré... 
Mais, comment puis-je sembler, aux yeux des autres, être quelqu'un de secourable, alors que j'ai la sensation d'être en perpétuelle dérive, au point même d'avoir besoin d'une ancre flottante ?
Au moins une chose est certaine, ceux qui viennent à moi ne le font pas pour ce que je possède... Allez, il faut que j'y aille !
Me connaîtrai-je un jour ?

dimanche 13 mai 2012

Ce que m'inspire cette finale de The Voice.



Voilà, cette image résume parfaitement mon sentiment après cette finale de The Voice ! Et la carotte, je ne vous dirai pas où j'ai la sensation qu'elle m'a été mise, par souci de rester poli. 
Avant tout, il faut remercier ses grands artistes venus faire leurs promos auprès des finalistes. Plus particulièrement, L.K. qui, durant plus de deux minutes des trois que dure son titre, nous a démontré qu'il savait jouer de la guitare (même si c'était un peu répétitif), c'est vrai que pour le chant, il pouvait avoir des raisons d'être inquiet et vouloir éviter le plus possible la confrontation avec Al.Hy, sauf peut-être sur un tout autre terrain m'a-t-il semblé (mais je peux me tromper, mal interpréter ses délicates considérations de soi-disant tombeur)... N'oublions pas V.S., quelle délicatesse de s'excuser ainsi auprès de Aude une fois le mal fait, pour n'avoir jamais était dans le ton, et pire encore... de la part d'une professionnelle si expérimentée... Mais je peux comprendre qu'il soit difficile de savoir arrêter... À ce propos, J.H., il avait bien planqué son déambulatoire, et pas seulement, il semblerait... Mais que fait le fisc ? Reconnaissons cependant, qu'il a participé, sans aucunes frilosités, à faire gagner S.R., tout autant que son coach... Même si Y.N., fut le plus généreux dans ces duos promotionnels, pas prévus du tout... il resta discret et, je le répète : que fait le fisc ? 
Allez, je crois qu'il vaut mieux oublier. Une chose est certaine, s'ils ne s'en doutent pas déjà, les finalistes auront vite compris que dans ce jeu de la notoriété, il n'y a qu'une règle, chacun pour soi et le public pour tous, enfin, surtout pour eux ! 
On ne peut pas tous avoir le même avis, et cela s'est vérifié hier soir ! Ici, je donne le mien mais ne l'impose à personne. 
Le public à choisi ! Enfin celui qui à tenu jusqu'à cette heure avancé et qui a accepté d'enrichir la chaîne que je ne nommerai pas ici (cf. les articles à ce propos, sur le net). 
Il faut reconnaître que le gagnant en aura bien besoin de cette victoire pour l'éventuelle suite de sa carrière... À moins de reprendre les derniers titres de J.H. où gueuler suffit, son talent et son jeu de scène me semblent plus propices à chanter du gospel dans quelques églises Baptiste, qu'à chanter... quoi d'ailleurs ? Caruso, F.P. aurait dû lui dire, que ça se chante sans micro ! 
Le second me semble être en fait le grand perdant de cette fanfaronnade d'hier soir. Et, franchement, son accent d'éleveur de volailles est un sacré handicap. Quant à son interprétation de ce poème qu'est Avec le temps de Léo Ferré, tout porte à penser qu'il lui en manque encore de ce fameux temps... 
Aude nous a fait vibrer sur Cabrel et sur Keane... Quelle douceur ! 
Al.Hy s'est approprié un titre d'Alain Souchon, comme elle l'avait fait pour Piaf et Barbara, et comme elle le ferait pour Brel ou Léo Ferré ou même n'importe quel artiste réputé ininterprétable
Mais plus encore que ces interprétations toujours très personnelles, que nous ont offert Aude et Al.HY, on sent que toutes deux, ont d'autres choses à dire... Ces deux artistes ont acquis aujourd'hui assez de notoriété pour réaliser leurs souhaits, et c'est là, la seule chose qui compte !
Quant à ces grands artistes (je ne peux m'empêcher de revenir sur leur prestation, tant ils m'ont choqué) venus faire la promo de leur actualité, ils nous ont montrés à quel point ils n'étaient, pour la plupart d'entre eux, que des ego sur dimensionnés et/ou ravagés...
Désolé ! Mais ces deux premiers arrivés, au coude à coude, ne me touchent pas et, tout au long de ces émissions, ne m'ont jamais touché. Sans doute en raison de leur manque de charisme, d'émotivité. 
Aude et Al.Hy ont, quant à elles, une vraie personnalité, belle et singulière, qui les rend aussi touchantes qu'attachantes.
Bon, à part ça, ce matin je ne vais pas courir. Pas à cause de cette gueule de bois (bien que je n'aie pas bu hier soir) mais à cause de ce truc vert qui pend derrière, on dirait... des fanes (ou fans !?) de carotte !?

lundi 7 mai 2012

Pour répondre aux inélégances d'un seul, sur Twitter...

Est-ce bien sérieux d'évoquer ici cet incident qui s'est produit sur l'Oiseau bleu ? Cela pourrait passer pour un acte vaniteux de ma part, mais ne pas le faire ne serait pas reconnaissant envers ceux, qui dans cette affaire, ont pris ma défense.
Alors au diable ma crainte de passer pour vaniteux, je refuse qu'un individu, uniquement motivé par la bêtise, en importune d'autres qui sont là dans le but de partager et d'échanger aimablement, des sentiments, des émotions.
Depuis hier soir, il semble donc qu'un individu sans scrupule cherche à se faire passer pour moi et se réclame comme étant l'auteur de ce blog ! Certains utilisateurs s'étant aperçus de ses inélégances, de ses discourtoisies, les ont dénoncés. Depuis, ce personnage, ne cesse de les importuner en insistant lourdement... 
Je conseille à tous ceux qui sont concernés de bloquer son accès et de l'ignorer. Quant à lui, si d'aventure nous nous trouvions connectés au même moment, et si ce message ne suffit pas le faire cesser ses allégations éhontées, à l'obliger à se cacher, je le mettrai alors au défi de répondre à une seule question... ce qui certainement le confondra définitivement.
En attendant, merci à vous pour défendre ainsi mes mots et pour vos touchants encouragements à en écrire d'autres. 
Sachez apprécier ce qui vous touche, sans tomber dans le fanatisme. Restez maître de vos sentiments, enrichissez-vous de ce que certains vous offrent, ceux-là, s'ils sont sincères dans leurs actes, ne vous demanderont jamais de les adorer en retour. Savoir que certain de mes mots ont pu vous émouvoir est pour moi une immense satisfaction... mais ces mots n'ont fait qu'éveiller ce que vous portez en vous-même... L'important, c'est vous !

samedi 5 mai 2012

The Voice, cherche désespérément son second souffle.

Chasser le naturel et il revient au galop ! 
Un coup de gueule pour dénoncer la dérive d'une émission qui se voulait "artistique", vers une vulgaire série de télé-réalité. Tout, en fait, se passe désormais dans les coulisses. En façade, on s'en tient au scénario, mettant en avant le talent, l'émotion et la créativité. Mais derrière, on ne peut pas s'empêcher de faire la seule chose qu'on sache faire : du voyeurisme, du racolage. On nourrit la bête avec des révélations qui n'en sont pas, on interroge les sortants cherchant le scoop, le règlement de compte, l'incident... le poussant même pour qu'il fasse le faux-pas... 
Mais, c'est qui ce "BoB"... oups, pardon, ce on ?
J'en veux pour preuve cette dernière interview, dans laquelle nous apprenons qu'une artiste, non retenue la fois dernière, était enceinte, et qu'elle craignait de le dire à la rédaction par peur d'être éliminée. Bien que rassurée lorsqu'elle avait fini par l'annoncer, elle émet à nouveau des doutes, à ce sujet... Quant aux coachs, elle les a tous trouvés merveilleux, et tout particulièrement le sien. À part peut-être, une, qui semblait la détester !? Un peu plus loin, elle reconnaît ne pas comprendre son élimination, ne pas avoir eu d'explications... Et qu'avec le recul, elle aurait peut-être dû choisir cet autre coach qui l'aimait tant... Franchement, j'ai l'impression de lire l'interview d'un footballeur (je ne vais pas me faire que des amis aujourd'hui)... Il y a cette autre, que je ne connais pas mais qui semble être connu dans ce monde des ragots et des cancans qui contribuent fortement à l’appauvrissement intellectuel, à la lobotomie, du téléspectateur. Elle, vitupère partout où la parole lui est donnée, que la coach du groupe n'est pas à sa place, n'ayant aucunes des compétences requises (?) tant, au niveau professionnel que, psychologique (mot qui semble lui avoir était soufflé et qu'elle ne saurait peut-être même pas écrire) ! 
"Ces gens-là" (en référence à Brel) sont-ils donc dépourvus à ce point du sentiment de honte ?  Ce qui est certain, c'est que les coachs sont des professionnels et qu'ils font ce pour quoi ils sont payés, plutôt bien a priori, ceci expliquant peut-être cela ! 
Enfin, il est clair que "The Voice" cherche un second souffle, là où il ne faudrait pas... Pour tenter d'enrailler un indice d'audience qui chute, au fur et à mesure que des artistes sortent. À l'inverse de ce qui devait être prévu par les producteurs et les adaptateurs, cette émission a débuté, incroyablement fort, en surfant sur une déferlante de spontanéité et donc, d'émotion ; maintenant, elle peine à finir, embourbée dans la fange des médisances et des suspicions... 
C'est bien dommage pour les artistes qui restent en lice, ils méritent bien mieux que ça... Constatant toutes ces sordides attitudes, il n'y a qu'un pas, pardon, qu'un ragot, pour donner à penser que certains artistes ont été sortis, sinon en raison d'une erreur de stratégie, pour d'autres motifs qu'une réelle défaillance... 
Dans une telle entreprise, il ne peut y avoir qu'un seul responsable, en l’occurrence, la rédaction. Le reste n'est que règlements de compte, mesquins, de déçus et de jaloux, mis en avant comme l'arbre qui cache la forêt.
On comprend cependant, que pour qu'un artiste devienne une vedette, être le meilleur dans son art n'est pas suffisant, il lui faut certaines autres qualités humaines comme la passion, l'humilité, l'acharnement à travailler, etc. Plus une, essentielle : "la grâce", pour réussir à se distinguer avec délicatesse de tous ce qui gravite autour de lui, et profite de son ascension...
Ces concerts à suivre, quel intérêt, et pour qui ? Un artiste n'est rien sans une oeuvre, son oeuvre, sauf peut-être, pour cette télé-réalité... Avant la notoriété, ce que je leur souhaite à ces artistes, c'est de créer leur oeuvre ! Finalement, ceux qui sont déjà sortis ont peut-être bien tiré leur épingle du jeu.
 

vendredi 4 mai 2012

Journée eco-responsable

J'ai passé ma journée à boire du thé et à aller pisser ! À croire qu'il existe pour le thé un raccourci entre ma bouche et ma vessie. Le peu de temps restant entre deux, j'étais assis à mon bureau pour écrire des conneries. Il va falloir m'organiser autrement, économiser toute cette dépense d'énergie !
Déjà, dans un but eco-responsable, je ne tire plus la chasse d'eau à chaque passage (de la même façon que je ne laisse pas couler l'eau en me brossant les dents et que je fais pipi en me douchant, évitez dans le bain, ou alors en sortant et sans le dire au suivant). Il faut dire qu'à boire autant de thé, vert je précise, je ne fais que de l'eau ! C'est pas comme quand je rentre du Baron... Bon j'arrête avec ça, vous allez finir par croire que je suis un pochtron et que j'ai dans les veines plus d'alcool que de sang. Ce qui est faux, soyez en sûr. D'ailleurs, mes potes du bistrot, je vous les ai amenés, vous n'avez qu'à leur demander... Tiens, ça me rappelle une chanson... passons.
Aujourd'hui, au vue de mon activité, je peux dire que j'ai minimisé mon emprunte carbone. Et ça, c'est bon pour la planète et donc, c'est bon pour moi.
J'ai pas trouvé mieux pour essayer de positiver cette journée...

Trous noirs...

Comme à mon habitude, lors de mon premier jour off, je lis sur le net les nouvelles des derniers jours... Allez savoir pourquoi, je tombe sur un fait divers sans intérêt qui cependant m'attire sans que je puisse en expliquer de façon compréhensible, la raison. 
La découverte, à Vienne, dans le Danube, du cadavre d'un notable étranger, peu fréquentable, ancien (c'est toujours amusant, le temps qu'il faut à certain pour s’apercevoir de leurs erreurs et, changer de camp)ministre et forcément proche d'un des pires dictateurs, récemment éliminé... Le genre de type qui pue le fric et le mauvais goût, ayant de surcroît les mauvaises habitudes de ceux qui ont abusé d'un pouvoir, illégitime...
À voir son visage, on devine derrière son air affable, charmeur (encore que...), l'âme sombre qui l'habite et qui s'affiche lorsqu'il est seul. Ce fond funèbre, insondable - qui me fait penser à ce trou noir découvert il y a peu (par le chercheur Ryan Chornock, du Centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian) en train de dévorer une étoile s'étant trop approchée, dans une galaxie pas si lointaine - qu'il sait faire disparaître en une fraction de seconde, au profit d'un sourire enjôleur, dès qu'approche un plus fort... ou, une potentielle victime. Le genre d'homme perpétuellement sur ses gardes, toujours en éveille, à l'affût, projetant haut ces qualités artificielles afin de cacher sa ténébreuse vérité et d'attirer ses proies. Son visage porte les stigmates de l'homme prêt à tout, et il y a dans ses yeux quelque chose de cruel, que seules les personnes déséquilibrées, fragilisées ou affaiblies, ne peuvent déceler. Je me refuse à imaginer ce qu'il faisait de ses quelques (parce que, quand même quand on le voit, il est difficile d'imaginer qu'elles soient nombreuses) victimes féminines, quand on connaît les mœurs de son ancien ami K., à ce sujet... En suis-je seulement capable ?
Ainsi, il s'est noyé ! Dans le Danube, en avril, brrrr ! Il serait tombé, victime d'un soi disant malaise (...d'un balaise, oui), sachant qu'en premier lieu, les autorités du pays accueillant, avaient annoncé l'avoir retrouvé décédé à son domicile ! On nous prend vraiment pour des imbéciles... 
Dans ce milieu, tout va plus vite, l'argent, le pouvoir... et, la chute aussi brutale que fatale ! 
Quant à leurs victimes... je ne sais quoi dire, il y aura toujours des gens fragiles, démunis de repères ou de caractère... pour être éblouis par ce qui brille, et en particulier par le Pouvoir, la Notoriété... au point de se perdre eux-mêmes, muselant cet instinct qui pourtant n'a cessé de leur crier : DANGER ! Âmes ne pouvant s'empêcher, dès lors qu'elles se trouvent esseulées, de s'approcher, de s'accrocher, à tout ce qui les regarde, les flatte... bref, feint de s’intéresser à ce qu'elles sont...
En voilà un drôle de délire d'humeur ce matin !? Parfois je me demande si je ne suis pas un peu "bredin" (mot que j'affectionne, emprunté au dialecte bourbonnais qui signifie : simple d'esprit, imbécile, illuminé) sur les bords ? 
Un fait divers, alors que dimanche il va nous falloir choisir, celui qui pendant cinq ans, c'est entendu ne nous dira pas tout sur la nature et la moralité de ses semblables que sa fonction l'amènera à fréquenter... Quel "bordel" et je pèse mes mots au regard du choix que nous aurions dû avoir si le hasard ou quelques anges ne s'en étaient mêlés...  
Alors qu'au centre de notre galaxie, rôde un de ces trous noirs, tout aussi considérables que cet autre, surprit en flagrant délit par Chornock ?
Si, ceux-là même qui se veulent détenteur de la moralité, s'avèrent, pour quelques-uns voire plusieurs, parce qu'érudits, les pires d'entre nous. Et que, sans scrupules, au regard de notre insignifiance constatée dans l'univers, ils se disent : tant qu'à faire, autant en profiter ! Rien, ne paraît plus incertain que l'avenir de l'humanité !
Franchement, je préférerais écrire ici de jolis mots inspirés par ma Muse. Mais, cela fait déjà longtemps que je l'ai perdue, mon étoile... Puisse-t-elle ne pas avoir été dévorée par l'un de ces fameux et envoûtants trous noirs...



http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/05/02/phenomene-rare-un-trou-noir-supermassif-avale-une-etoile_1694409_1650684.html

lundi 23 avril 2012

Une élection... d'orgueilleux...

Avez-vous vu et entendu ces femmes et ces hommes qui, hier soir, ne cessaient de parler tous en même temps, sans s'écouter, sans s'entendre ? Toutes ces personnes qui se veulent sérieuses, responsables, et bien sûr, respectables. Censés proposer des solutions à nos problèmes, ils ne s'acharnent qu'à démonter celles de leurs adversaires (c'est leur mot quand ils se veulent aimables ), ne parlent que du passé, de ce qu'il aurait fallu faire... Avec une telle arrogance, un tel mépris, et parfois même, une telle haine, que je ne leur voyais que des visages pleins de tics et de grimaces ! Et lorsque enfin ils souriaient, ce n'était que pour mieux montrer leurs dents. 
Ils ne parlent que de leur score, de ce qu'ils ont fait. Bons ou mauvais, ils sont satisfaits, tournent tellement tout à leur avantage que s'en est pitoyable. Quand on est un battant, il faut s'afficher content ! Et que penser de ceux qui nous les présentent, qui les fréquentent ? Plus inquiet de la fiabilité de leurs estimations ou de leurs prestations (ça se voit pas trop que j'ai un bouton ?), que des événements. Ceux-là oublient trop souvent qu'ils sont là pour nous donner l'information, pas leur avis et moins encore celui de leur direction. 
Combien tout cela, tout confondu, peut-il coûter ? Le prix d'une petite guerre ? Pour finalement n'offrir que le choix entre, ceux qui donnent d'une main pour reprendre de l'autre et, ceux qui ne donnent rien. Comment pourraient-ils nous offrir, au moins l'essentiel : l'espoir, alors qu'ils ne sont même pas d'accord sur la nature des problèmes ? 
Une élection faisant plus figure d'une érection d'orgueil, qui, quoi qu'il en soit, tend toujours à ce faire aux dépens de... disons le, notre cul ! 
Une élection qui verra un gagnant ne représentant qu'un bon tiers d'entre-nous tous, juste à peine plus d'un votant sur deux (comment est-ce possible ?) !
Comment pareille légitimité, ne leur impose-t-elle pas, des deux côtés, humilité et ouverture ? Question d'ego, il faut croire. Alors, forcément, on peut donner des leçons ailleurs !
Écœuré, j'ai changé de chaîne et suis tombé sur un magnifique reportage à propos d'Adèle. Quelle merveilleuse personnalité ! Quel caractère ! Puisse-t-elle, garder sa spontanéité, résister aux troubles de la notoriété...   

mardi 27 mars 2012

... Basta !

Voilà ce qui semble être, je le reconnais, une bien longue et pitoyable dégringolade. Je ne suis cependant tombé que de moi-même. Pour m'être abusé en acceptant de ne regarder que ce que l'on voulait me montrer, alors même que j’apercevais ce qui se cachait derrière. D'habiles jeux d'angles pour me laisser penser siennes ces tendresses, ces attentions... qui n'étaient en fait que le reflet des miennes. Maintenant, que je ne vois plus le reflet, mais le miroir, ne subsiste plus que la vérité, crue, minérale. Et, force est d'accepter m'être trompé.
Je ne regrette cependant pas un instant, pas même une peine... parce qu'ils étaient vrais et sincères, parce qu'ils étaient la conséquence d'un exceptionnel sentiment que tous ne peuvent connaître, et certains même, jamais ! 
J'ai donné plus que je ne possédais ; secouru plus qu'il n'aurait fallu... J'ai avalé, sans rechigner, le mépris et sa cohorte d'associés qui m'étaient servis en retour, qu'ils furent ou non voulus.
Combien sont-ils à avoir été lâché ainsi ? Autant que ceux qui n'offraient plus de gages d’utilités ?
J'ai résisté à cette tentation d'à mon tour, détruire, pousser à fuir (une fois encore), donner une leçon... c'est dire !  Ce fut parfois difficile... mais savoir qu'on a blessé quelqu'un pour la vie, doit être un lourd fardeau à porter... Et puis, finalement, cette perversité relationnelle, qu'offre-t-elle d'autre à son détenteur, que la fuite comme seule perspective ?
Tous les miroirs sont semblables, interchangeables, inerte, la vie ne se trouve que dans ce qu'ils réfléchissent. 
Je récupère pour bien propre ce qui, ici, avait était appelé nôtre... Tout ne provenait en fait que de moi.
Et, en mémoire de ce qui fut, déjà, un faux commencement... Basta !
Certes, au regard du temps passé, voilà peut-être de quoi faire naître sarcasme et ricanement, mais qu'importe, moi ça me soulage, et c'est bien là l'essentiel.

lundi 5 mars 2012

Ode d'un fou (en deux mots)

Regarde-les, regarde-toi, qui ils sont, qui tu es, comment tu te mens.
Regarde-les, tout aussi insignifiants que leurs prétentieux arrangements.
Regarde-toi, que ça soit là où ailleurs, pas moins de douleurs.
Regarde-les, jouer les Beaux, faire les Fiers, te montrer leurs bras.
Regarde-les, ils te lèchent, te caressent, et pensent que t'aime ça.
Regarde-toi, toute souillée compromise maladive, agenouillée mal au cœur.
Qu'ils baisent, qu'ils mangent, qu'ils bossent, qu'ils causent, ils assurent, sont des hommes ! Qui s'en fichent, qui s'y croient... pissent debout ! Sans se douter que c'est toi qui les tiens, puis les lâches, quand ça te prend ou que t'as peur, quand tu fuis, que tu veux te cacher, te sauver...
Regarde-les, toujours ailleurs quand t'appelles, ils dorment quand tu rêves et rêvent quand tu pleures. 
Regarde-les, ils n'aiment que tes mains sur eux et cette image qu'ils voient d'eux dans tes yeux. 
Regarde-toi, tes miroirs couverts de papier glacé, combien de temps crois-tu que ça va durer ?
Laissons-les, je suis las, ils sont laids, voilà tout.
Allons viens, je suis là, allons viens, soyons fous.

samedi 18 février 2012

La vérité relative

Hier, comme aujourd'hui, je broie du noir ! Allez savoir pourquoi ? Besoin de prendre le large. Marre de ma préoccupation exigeante et égoïste. Au point que je m'égare, prenant cet espace où naissent mes mots d'équilibre, pour un "chat" à voix unique. Pourquoi me contraindre ainsi, à me coucher dans ses silences, sans jamais pouvoir me couvrir entièrement de cet espoir peau de chagrin ?
Et puis tous ces mots ne sont que de timorés hoquets, sans résonances, irraisonnés, incapable que je suis de tout déballer. Je n'ose même pas les relire. Combien de temps faut-il, pour les ânonner sans les sentir, sans en faire naître la musique que je tente d'y mettre ? Trois, quatre minutes à chaque fois... Bien sûr, ils ne valent pas mieux... 
Même si ça me vient de bien plus loin, si c'est un besoin que je ne peux contenir... cela n'est rien de plus, que thérapeutique ! Et franchement, parfois, je me demande. N'y aurait-il pas là, qu'une minable prétention ? La réminiscence d'un rêve de gamin ?
Manque d'inspiration, manque de persévérance... Manque de souffle ! Voilà le hic, j'ai le souffle court ! Je ne peux m'astreindre à ce travail, avec pour seule dynamique, le courage. Il me faut aussi accéder à mes émotions, je suis un romantique, pas une machine... D'ailleurs, ce qui résulte de l’acharnement mécanique... m'emmerde ! 
Voilà ma vérité, d'aujourd'hui ! Voilà ce qui me voile l'humeur. Au bord de tout, comme dans la marche, j'avance par successives pertes d'équilibre. 
Évidemment ! Ce n'est que "la vérité relative" ! Ce qui, en plus d'avoir du sens, est un joli anagramme, un effet miroir renversant qui en dit long... sur qui je suis. Sur celui que, tantôt je fuis, tantôt je poursuis.

jeudi 16 février 2012

Ce qui faillit être une diatribe

Avoir grandi avec une seule certitude, ne rien valoir. Sans doute mon seul vrai combat, de tous les instants. Ai-je peur de la médiocrité de mes mots ? Oui ! mais je les étale malgré cela, oubliant gène et pudeur. Qu'ai-je à perdre ? Rien qui ne m'importe. Qu'ai-je à gagner ? D'être celui que je suis. 
Sous ce fallacieux principe, parce que trop simple, trop manichéen, j'étais hier sur le point d'écrire des mots... certes, cela partait d'un bon sentiment, une inquiétude que j'ai pour un autre, mais les métaphores étaient un peu vives et elles auraient pu être prise pour de l'agressivité... Je sais, lorsque j'hésite, que c'est un signe. Et dès lors que je doute, je suis la proie de toutes mes émotions, avec pour décider, deux pouvoirs indépendants aux intérêts divergents, le cœur et la raison. Hier j'ai hésité !
J'étais emporté dans une diatribe, de celle pratiquée par les Cyniques. Ne cherchant qu'à bousculer l'immobilisme, à casser ce granit qui, pourtant j'en suis conscient, ne peut se fendre que de l'intérieur ! J'y parlais du confort rassurant des habitudes ; de courtisane en quête de fameux bien né, de détenteurs de renommée... qu'importe même qu'ils aient le nez tourné, l'air affecté, le ton ampoulé... et je ne sais quoi encore comme tares visibles ou cachées.
Et puis je me suis couché, incapable d'en venir à bout. 
Ce matin, une fois de plus, mon intention d'aller courir, en resta là... durant ces trois jours de repos, j'ai perdu toutes les batailles menées contre moi-même, alors comment pourrai-je revendiquer la position de donner des leçons ? Même si, en l’occurrence, il ne s'agissait pas de cela...
Parfois, mon émotivité baisse d’intensité, la musique et la lecture l’entretiennent, mais il me faut, de temps en temps, faire le plein, auprès d'êtres de chair, de sang et de larmes. Et seules m'attirent les personnes émotives, sensibles et créatives. Parce qu'elles seules vivifient ma propre émotivité, stimulent mon imagination... m'emportent !
En état de manque, je deviens un autre, cynique et blessant. La nature est cependant bien faite, elle a installé dans mon esprit, un système de sécurité, qui lorsque je suis dans cet état, déconnecte ma spontanéité ! Parce que, je sais ce que c'est, d'être blessé... Et parce que cela n'a jamais était dans mes intentions.