(journal de mes sensations)

lundi 21 mai 2012

Pour le plaisir

Incroyable, je suis sorti malgré cette pluie. De retour, mon parapluie foutu mais heureux d'avoir survécu au Métro et d'avoir rendu visite à cette amie d'Orient avec qui nous avons, tout au long de l'après-midi, devisé sur les différences d'origines, de culture et de pensée, qui peuvent exister au sein d'une relation amoureuse. Et sur les attentes que l'on a d'une énième aventure amoureuse, selon que l'on a ou non, déjà accomplit ce qui est propre à la vie... Et par conséquent, de l'importance d'une entente sur des choses d'ordre plus spirituelles afin de palier à ces pulsions reptiliennes de survie de l'espèce, qui se sont considérablement atténuées avec l'expérience... Tout cela, en dégustant des sushi et buvant une Tsingtao plutôt qu'une Asahi, parce qu'à Paris, les bars à sushi, c'est Juifs ou Chinois mais ça n'est plus Japonais. Même sur ce terrain, le pays du soleil levant semble reculer... Partout, des géants s'effondrent, l'évolution est permanente, des mentalités aux mœurs  ; des technologies aux systèmes économiques et sociaux... Franchement, l'impermanence Bouddhiste prend de plus en plus de sens...

Pas toujours clair...

Bon ce matin, je me traîne comme une loque, un thé à la main, je végète, attendant la frénésie nécessaire pour épurer les impressions ressenties et, essayer d'écrire à même ce sens qu'elles ont pour moi, en fidèle interprète de mon âme... 
"Fidèle interprète", doux rêve ! Je ne peux m'empêcher de camoufler, de coder... Craignant de conjurer mes pressentiments teintés d'espoirs (ou l'inverse ?), pour avoir été trop clair. 
Condamné à agir en obscur, sinon abscons, évocateur alors que j'aspire à une poésie presque physiologique... J'avance donc par touches successives qu'apparemment rien ne relie. Mais sans doute aussi est-ce là la conséquence de mes préférences pour, l'art abstrait, la danse contemporaine, le houmous et les poètes surréalistes (mais que vient faire le houmous, ici ?)... ce qui suggère plus qu'il n'impose, et, à fortiori de mon habileté naturelle à ressentir plutôt qu'à comprendre.
Et finalement être lu comme on regarde une toile abstraite en se laissant aller à ses propres sensations, je trouve cela plutôt gratifiant et même plaisant. Même si le risque de passer pour un... est aussi plus grand. Heureusement, quelques-uns possèdent soit une clef, soit la sensibilité et, parfois même, les deux.

dimanche 20 mai 2012

Improvisation

Cette nuit la rue froisse du papier. Orage et pluie battante sur les toits de Paris. J'imagine qu'il y a toujours cette odeur de cire à tomettes dans le couloir. Et que les éclairs projettent l'ombre de cette petite fenêtre romane sur toute la longueur du plafond... 
C'est étrange comme le temps épargne certaine chose, ce contentant de leur donner un effet elliptique. Comme pour indiquer que le destin ne peut s'accomplir, qu'une fois chaque étape aboutie.
Aucune ombre sur mon plafond, juste ce bruit de papier froissé dehors. Comme autant de mots écrits puis jetés.
À croire que les plus belles émotions, s'improvisent à deux :
http://www.youtube.com/watch?v=_2Usi28hk7U&feature=relmfu

Décalage émotionnel

Et voilà, c'était à parier ! Dix jours ailleurs et au retour le contre-coup. Vendredi soir, il était trop tôt pour être touché. Et samedi, la journée sembla bien trop courte pour être atteint... 
Mais aujourd'hui, en plus un dimanche - je déteste les dimanches qui ne sont pas ensoleillés ; sans marché regorgeant de fruits et légumes colorés, d'odeur de fines herbes et de poulets grillés ; sans cloches, qui sonnent à la volée ; sans grilauvent (c'est quand même mieux que barbecue) et bouteilles ruisselantes de Rosé ; sans d'opulentes et fraîches salades composées ; sans pains qu'il ne faut pas oublier, ainsi que le Fraisier et les chouquettes ; sans robes blanches qui virevoltent, sans fleurs par brassées ; sans enfants qui jouent et rient ; sans discrètes caresses et furtifs baisers ; sans regards qui se sourient qui se soutiennent ; sans refaire le monde avec le café ; sans sieste à l'ombre des bouleaux, à regarder les nuages et écouter les abeilles travailler ; sans restes froids pour dîner avec ceux qui ont envie de rester ; sans bougies et pulls à prêter pour continuer à faire des projets - qui plus est, un foutu dimanche pluvieux ! 
Tous les ingrédients pour une journée déprime, du coup je prends de plein fouet ce décalage émotionnel propre aux ruptures. Je me trouve entre deux mondes, dans un "no emotion's land".
Et, je ne sais pas pourquoi, je repense à ce hamburger qu'évoquait Alexandre Astier sur Twitter, il y a plusieurs jours. Le meilleur au monde ! Un petit pain maison, avec un steak haché bien saisi autour et saignant dedans, un bacon croustillant, une tranche de Cantal fondue, je crois (en tout cas ça irait bien) et de l'avocat grossièrement écrasé... Et une bonne poignées de frites maisons, croustillantes à souhait. J'en salive...
J'ouvre mon frigo... un concombre, une barquette de sucrines, du fromage frais, un oeuf, des anchois et des haricots vert congelés... Dessus, trois tomates, une pomme, une oranges, du pain d'hier et des crackers au son d'avoine ! J'ai beau essayer de tout envisager comme mélange... ça ne fait jamais mieux qu'une salade composée. C'est pas la fête... Enfin quand on a, tout à coup, envie du meilleur hamburger au monde ! Bon faut que je pense à un truc faisable... Un thé et une sieste, tiens... Et puis zut, soyons fou, les deux !
Le décalage émotionnel, ça creuse, et ça arrive toujours quand on a rien dans le frigo.

vendredi 18 mai 2012

Bestiaire adoré, adulé...

C'est dans ces bois qui ont impressionné mon enfance, que je m'enfonce, pour courir. J'essaye que mon attention soit plus forte que l'effort. Et je tente le plus possible d'être aux aguets. Alors que j'étais au plus profond de ce bois, un étrange sentiment m'envahit, ce genre de peur d'enfant, de rencontrer le loup. 
Me raisonnant, je distingue tout à coup, plus loin dans le talus au bord du chemin, une ombre... Sans doute un renard, mais quelle bête ! S'il y avait eu un promeneur derrière, j'aurai parié que c'était un Braque, c'est dire la taille ! M'approchant en courant, je saisis à terre un grand bâton... on ne sait jamais, et juste avant il y avait eu cette réminiscence d'une peur d'enfant... Arrivant à la hauteur de l'endroit où j'avais vu la bête, je note inconsciemment la profondeur du fossé, ayant claqué des mains afin d'avertir le monstre que j'étais disposé à en découdre s'il le fallait, je lance dans les fourrés bordant ce fossé mon bâton et, sans doute, accélère un peu... Il avait dû s'enfuir, pas plus agressif que moi me suis-je rassuré. 
C'est à ce moment qu'elle a bondi, là, à peine dix mètres devant moi... Magnifique ! Quel con je fais ! La plus sauvage des féminités, et je lui ai fait peur ! 
Pourquoi cet animal me touche autant ? Sans doute parce qu'il est tellement farouche, et que dans un environnement aussi cruel que le sien, il garde une féminité à couper le souffle. (cf. "Féminité du bois"... Bon sang ! Voilà que je me réfère à moi-même ! Vite un petit coup d'autodérision) 
Quel bond ! Quelle grâce ! C'est ce qui me fait aimer que les femmes portent des talons... Leurs jambes ainsi allongées, les muscles sollicités, confèrent à leur démarche l'élégance d'une gazelle, d'une biche, la grâce d'une féminité divine, inatteignable. Si, en plus elle porte, confiante, au bord des yeux, cette tendresse que seules les femmes belles possèdent, et non pas l'air hautain et sûr d'elle qu'arborent les laides... Alors, je deviens le chien de garde le plus fidèle et le plus cruel.
Était-ce la même que celle aperçut en février ? Qu'importe... l'esprit de cette rencontre était, quant à lui bien le même. 
Mon instinct m'avait averti de cette rencontre, mais, sans doute pollué par ces quelques tensions passagères, j'avais exprimé mon pressentiment par une absurde peur enfantine. 
Je ne peux que papillonner pour être dans le vrai. Le quotidien qui se répète trop et qui diffère trop du mien, fini par m’exaspérer.

jeudi 17 mai 2012

De la difficulté d'être soi...

Un repas de plus, presque un de trop ! Il arrive que les certitudes et le manque de souplesse des autres, m'exaspèrent au point que... je réagisse... faiblesse rare, parce que tellement douloureuse... mais voilà, je ne suis que moi !
Donc, quelques mots ont suffi pour que les nez se tournent, personne n'est dupe, mais un seul s'en veut, d'avoir failli. Je ne suis pas le redresseur de tords, et je suis conscient que beaucoup ne sont pas disposés à se remettre en cause... par peur de s'effondrer.
Cependant, le peu d'éducation que j'ai reçu n'était en partie fait que de ces principes, cinglants comme des certitudes... Et, il m'en a coûté de devenir ce que je suis, il m'a fallu faire preuve d'un certain caractère, d'une capacité à encaisser sans rechigner, pas ordinaire. 
Mais plus que tout, je suis triste que ceux que j'aime ne puissent atteindre cette félicité, que parfois je frôle...
Et je me rappelle, comme un appel du coeur, de ces instants de tendresses, que j'ai eu la chance de vivre ces quatre dernières années, ces instants qui me rassuraient tellement, quant à cette quête, si éloignée de ce qui me constitue. Qu'est-ce que je peux me sentir seul, de temps en temps. 
Tout petit déjà, aux adultes à qui mes parents me présentaient, et qui s’exclamaient comme j'étais charmant, tout le portrait d'une telle ou d'un tel... je répondais déjà, très sérieusement, au point de les faire rire, ne sachant plus comment réagir : Non ! Je suis Moi... tout seul ! Comme-ci, inconsciemment, je le savais déjà...
Mais je dois avouer, que c'est dur d'être soi ! Parfois même, c'est douloureux. Au point qu'on aimerait mieux être un autre.
Plus que jamais, je n'ai aucune certitude. Et ceux qui en ont me font tant de peine.
Il m'arrive même d'avoir besoin, aujourd'hui encore, qu'on me console... Comme quand elle attrapait ma tête pour l'enfouir dans sa poitrine, ne pouvant s'empêcher de pleurer à son tour, constatant l'incommensurabilité de mon désarroi...
On en est tous là, n'est-ce pas ? Avec les mêmes faiblesses, les mêmes attentes.

mercredi 16 mai 2012

Il est temps...

Il est temps que je retourne chez moi, dans ma cellule, ma protection... Dès cette fin de semaine. Même V. avec ses attentes patientes, me fait culpabiliser d'être... toujours ailleurs, dans mon monde qui, de plus en plus, prend forme, se définit et m'aspire.
Je ne me sens libre de rien, m'emprisonnant moi-même dans cette conscience que j'ai des autres... Jusqu'à mon corps, dont je ne peux disposer, ici, comme je le fait seul ou avec l'intime... 
Finalement, ce que j'aime c'est cette tension que provoque cet équilibre forcément précaire, toujours instable, entre solitude, famille et amis, et, cette nécessaire âme sœur, habitant un corps nécessairement désiré (précision à l'intention de ceux qui pensent, à tord, que le concept d'âme sœur désigne forcément une relation platonique).
J'aime l'ascèse pour les excès qui suivent, j'aime me priver pour ensuite abuser. Il me faut du glacial ou du brûlant, le tiède m’appauvrit, m’ennuie, m'éteint. Un soudain baiser à pleine bouche ou une claque qui fuse plutôt qu'une molle poignée de main. Des yeux qui déshabillent, qui fouillent, à un regard qui fuit. Un corps épuisé qu'il faut porter plus loin que je ne m'en sens capable, plutôt qu'une soirée télé... 
Alors, comment hurler cela, à ceux qui n'ont pas, la chance ou le malheur, d'être sensible à ces belles dérives de l'âme ?
Il est temps pour moi de rentrer, afin de garder le goût de revenir...

Pour partager...

Ce matin, je me suis décidé, je les ai récoltés. Pas facile... merde ! Pas facile ! Ça n'est vraiment pas ce que j'avais imaginé... les circonstances...
Je les ferai sauter à l'huile d'olive, pas plus de quelques minutes, servis avec un peu de fleur de sel et c'est tout... Minimalisme et simplicité, il n'y a rien de mieux, en tout.
Je suis un type fidèle à mes promesses, il m'arrive de faire des erreurs (souvent), d'avoir des faiblesses (tout le temps), mais je garde tout en tête, je me rappelle de chaque seconde essentielle... et cultive, avant tout et tant que possible, l'humilité... Malgré tout, malgré moi, je vais au bout de ce qui compte, de ce qui a du sens pour moi... Et je déteste qu'on dise de moi que je suis élégant ou noble de coeur. Je ne suis pas que ça ! Je ne vaux pas mieux que quiconque, j'ai simplement une conscience du tout, de vous, de moi, de nous... un peu... différente... mais, pas si folle... Je ne veux qu'être aimé et, un peu plus... Quoi !? Il n'y a pas de mal à ça.
Alors ce Kale, connu des Grecs et des Romains, depuis l'Antiquité, est un des légumes verts les plus riches en vitamines, minéraux et fibres. Particulièrement apprécié dans les milieux macrobiotiques, il est d'une grande valeur nutritive, contient des antioxydants et en plus, il se trouve qu'il est délicieux.
Vous savez, c'est le genre d'aliments, qu'une fois avalé, vous vous sentez bien... le genre de plat qu'on mange sur un petit coin de table en bois, avec un grand verre de St. Emilion, du fromage frais et du pain de chez Poujauran... un délice !


 tout juste cueilli,
tout juste cuit.

mardi 15 mai 2012

Jour de sieste

C'est un temps propice à la sieste ! 
J'en suis devenu un adepte. Je ne parle pas de celle que mon travail m'impose pour commencer trop tôt, j'évoque celle que l'on fait par envie, que l'on prend par plaisir. La science de ces siestes me fut initiée lors de ces successives cohabitations qui m'ont tant marquées... 
La sieste, c'était la tentation répétée du coucher, accompagnée de tous ces désirs, de toutes ces sensuelles envies... Elle pouvait s'avérer un supplice de Tantale, un aboutissement... aussi explosif qu'épanouissant ou simplement, un moment d'étonnante tendresse. L'assurance d'être unique et tout contre elle, le temps de l'abandon, d'un moment d'intimité, enfoui dans ces parfums magnifiquement féminins...
Avec l'initiation à ces siestes, il y eut aussi celle de ne plus avoir d'heure... de ne faire les choses qu'à l'instant de l'envie...
Depuis, lorsque aucune obligation matérielle ne me contraint, je m'abandonne à ce rythme que peut avoir mon corps. 
Et quand il pleut dehors, la sieste alors, bien qu'ayant perdue la possibilité d'atteindre cette jouissive renaissance ; ou encore de prodiguer, pour tant contenir mon ardent et fébrile désir, la plus irradiante de toutes les tendresses ; conserve la sensation du supplice. De ce supplice que doit ressentir celui qui a perdu la vue et qui, tête en l'air, essaye de se rappeler le ton bleu pastel qu'avait le ciel entre les nuages, lorsqu'il pleut en été...

Une ondée pour les fleurs

Ce matin, le ciel est couvert. Et dans la nuit j'ai même appris qu'il avait plu sur Paris... Une petite averse, une de ces belles ondées qui fait éclore des fleurs... 
Comme épargné par la vie, j'ai cette chance de pouvoir m'attarder sur ces expériences qui, sur le coup, nous font mal, si mal... qu'elles nous changent, nous poussent à atteindre ce que nous sommes réellement, tout au fond... dès lors qu'on accepte... de lâcher prise.
Alors, vous qui êtes comme moi, sachez écouter cette petite voix qui vous alerte toujours quand vous n'êtes pas sur vos pas. Sachez reconnaître cette délicate sensation d'être tout à coup en accord avec tout... Ouvrez grands les bras... et redéfinissez le sens des mots donner et recevoir
Ce qui vous mène à vous, vous mènera à ceux qui sont comme vous, et vice versa.

lundi 14 mai 2012

Élégants parachutistes

Cet après-midi, après avoir découvert dans une vidéo, les charmes du vol libre... J'ai emmené V. se promener. La tête en l'air, je scrutais le bleu du ciel cherchant ce qui pourrait en tomber... 
Tout comme la mer, je peux regarder le ciel des heures durant... Un jour, c'est sûr, je partirai à bord d'un bateau à voile, blanc et bleu, entre ciel et mer. Même si ce n'est qu'un de ces voyages que l'on fait sans bouger. Le plus important étant de le faire, accompagné.
Et tout à coup, je les vois, ils sont là... fragiles et élégants, s'abandonnant au vent.

dimanche 13 mai 2012

Ce que m'inspire cette finale de The Voice.



Voilà, cette image résume parfaitement mon sentiment après cette finale de The Voice ! Et la carotte, je ne vous dirai pas où j'ai la sensation qu'elle m'a été mise, par souci de rester poli. 
Avant tout, il faut remercier ses grands artistes venus faire leurs promos auprès des finalistes. Plus particulièrement, L.K. qui, durant plus de deux minutes des trois que dure son titre, nous a démontré qu'il savait jouer de la guitare (même si c'était un peu répétitif), c'est vrai que pour le chant, il pouvait avoir des raisons d'être inquiet et vouloir éviter le plus possible la confrontation avec Al.Hy, sauf peut-être sur un tout autre terrain m'a-t-il semblé (mais je peux me tromper, mal interpréter ses délicates considérations de soi-disant tombeur)... N'oublions pas V.S., quelle délicatesse de s'excuser ainsi auprès de Aude une fois le mal fait, pour n'avoir jamais était dans le ton, et pire encore... de la part d'une professionnelle si expérimentée... Mais je peux comprendre qu'il soit difficile de savoir arrêter... À ce propos, J.H., il avait bien planqué son déambulatoire, et pas seulement, il semblerait... Mais que fait le fisc ? Reconnaissons cependant, qu'il a participé, sans aucunes frilosités, à faire gagner S.R., tout autant que son coach... Même si Y.N., fut le plus généreux dans ces duos promotionnels, pas prévus du tout... il resta discret et, je le répète : que fait le fisc ? 
Allez, je crois qu'il vaut mieux oublier. Une chose est certaine, s'ils ne s'en doutent pas déjà, les finalistes auront vite compris que dans ce jeu de la notoriété, il n'y a qu'une règle, chacun pour soi et le public pour tous, enfin, surtout pour eux ! 
On ne peut pas tous avoir le même avis, et cela s'est vérifié hier soir ! Ici, je donne le mien mais ne l'impose à personne. 
Le public à choisi ! Enfin celui qui à tenu jusqu'à cette heure avancé et qui a accepté d'enrichir la chaîne que je ne nommerai pas ici (cf. les articles à ce propos, sur le net). 
Il faut reconnaître que le gagnant en aura bien besoin de cette victoire pour l'éventuelle suite de sa carrière... À moins de reprendre les derniers titres de J.H. où gueuler suffit, son talent et son jeu de scène me semblent plus propices à chanter du gospel dans quelques églises Baptiste, qu'à chanter... quoi d'ailleurs ? Caruso, F.P. aurait dû lui dire, que ça se chante sans micro ! 
Le second me semble être en fait le grand perdant de cette fanfaronnade d'hier soir. Et, franchement, son accent d'éleveur de volailles est un sacré handicap. Quant à son interprétation de ce poème qu'est Avec le temps de Léo Ferré, tout porte à penser qu'il lui en manque encore de ce fameux temps... 
Aude nous a fait vibrer sur Cabrel et sur Keane... Quelle douceur ! 
Al.Hy s'est approprié un titre d'Alain Souchon, comme elle l'avait fait pour Piaf et Barbara, et comme elle le ferait pour Brel ou Léo Ferré ou même n'importe quel artiste réputé ininterprétable
Mais plus encore que ces interprétations toujours très personnelles, que nous ont offert Aude et Al.HY, on sent que toutes deux, ont d'autres choses à dire... Ces deux artistes ont acquis aujourd'hui assez de notoriété pour réaliser leurs souhaits, et c'est là, la seule chose qui compte !
Quant à ces grands artistes (je ne peux m'empêcher de revenir sur leur prestation, tant ils m'ont choqué) venus faire la promo de leur actualité, ils nous ont montrés à quel point ils n'étaient, pour la plupart d'entre eux, que des ego sur dimensionnés et/ou ravagés...
Désolé ! Mais ces deux premiers arrivés, au coude à coude, ne me touchent pas et, tout au long de ces émissions, ne m'ont jamais touché. Sans doute en raison de leur manque de charisme, d'émotivité. 
Aude et Al.Hy ont, quant à elles, une vraie personnalité, belle et singulière, qui les rend aussi touchantes qu'attachantes.
Bon, à part ça, ce matin je ne vais pas courir. Pas à cause de cette gueule de bois (bien que je n'aie pas bu hier soir) mais à cause de ce truc vert qui pend derrière, on dirait... des fanes (ou fans !?) de carotte !?

samedi 12 mai 2012

Tout est possible...

Ce soir, pour regarder la finale de The Voice... Pizza et vin rosé ! Mais, pas n'importe quelle pizza. Pas loin d'ici, il y a un type qui fait des pizzas au feu de bois, avec une pâte aussi fine que généreusement garnie... 
Des pizzas qui me rappellent celles que nous dévorions à plusieurs sur cette île Croate, à Krk, il y a maintenant si longtemps. Et celles que nous dégustions à deux, sur cette île qui regarde Naples... Dans cette pizzeria familiale qui bien que fréquentée en saison par les plus grands, n'était alors ouverte que pour nous... C'était en octobre il y a déjà trois ans et demi, nous étions seuls, isolés, ne croisant jamais personne. Il y avait encore des fleurs, des fruits dans les citronniers et nous pouvions nous baigner dans ces criques aussi désertes que féeriques... Le temps semblait épargner l'île.
Qui aurait pu penser qu'aujourd'hui, dans ce coin aussi reculé et paumé que ma campagne picarde, on puisse trouver de presque aussi bonnes pizzas qu'au bord de l'Adriatique ou au pied du Vésuve ?
Moi, finalement, ça ne m'étonne pas. J'ai toujours rêvé... même malgré tous mes drames... alors tout me semble possible... normal !
Alors, heureux les simples d'esprit. Sans doute ! Mais, à moins que vous ne soyez à Krk, à Naples ou à Capri, qui c'est qui va manger une excellente pizza ?
La meilleure ? 
Celle que l'on partage, à deux. 

N'attendant qu'un souffle pour se démultiplier...


vendredi 11 mai 2012

Hier au cours d'une balade

Sur un de ces chemins de sable, 
Une ombre saisie au passage.


Et un peu plus loin, l'œuvre du temps...


Ce singulier besoin

Comme pour toute chose, il y a un revers. Et ici, je ne trouve que trop peu d'instants pour être seul. 
J'ai ce farouche besoin de ne me retrouver qu'avec moi-même, de temps en temps... Très vite, les sujets de conversation des autres m’ennuient, les tics de chacun m'exaspèrent. J'ai la sensation que tous parlent trop fort ; dans leurs mots, leurs gestes, je ne perçois plus que ces signes qu'ils envoient pour exister et je les ressens comme autant d'agressions. 
L'excès de perception s'avère parfois un terrible handicap, je suis au bord de l’asphyxie, je crois même qu'une plante verte dans son pot m’irriterait, ne serait-ce que pour avoir besoin d'eau... Je comprends ces moines Bouddhistes qui s'entourent de silence, qui s'isolent... 
Mes voyages intérieurs me mettent dans un tel état, que toutes mes forces, toutes mes ressources sont alors nécessaires pour ne pas sombrer dans la folie. 
J'ai besoin de ces moments, où nu, toutes protections à terre, je suis alors ce que j'écris être... et, je ne peux accepter d'être ainsi surpris. 
Une fois pourtant, me livrer m'avait semblé avoir un sens. Je ne pense pas avoir poussé l'intimité aussi loin, avant... J'imagine qu'aurait pu naître quelque chose de pas ordinaire, une relation vraiment singulière... Mais nous n'étions sans doute pas assez grands, pas assez libres de tous ce qui s'est fait avant...
Aujourd'hui j'ai besoin de ma musique, d'aucune vie autour... J'ai besoin de me sentir en péril, de m'éprouver, de m'écorcher. J'ai besoin de me rappeler comment c'était, quand j'aimais...
Bon, on m'appelle ! Pour aller tailler quelques arbres dans le jardin, pourvu que je ne me coupe pas un doigt. Déjà que ça me fout en rogne, mais comment justifier, comment expliquer...

jeudi 10 mai 2012

La barbe !

Voici près d'un an que je porte la barbe... Enfin, une drôle de barbe, un peu mitée sur les côtés, qui plus est, poivre et sel... C'était plus par facilité que par souci d'esthétisme... d'ailleurs, mis à part au bureau où j'eus l'impression que, parmi mes collègues, ce style se mit à fleurir, je dois reconnaître que concernant la gente féminine, cet aspect de ma personne amena celle-ci à me servit plus souvent du monsieur, que du chéri ! Sans vouloir passer de l'ours au loup (de Tex Avery), j'en avais assez, et ça me grattait... Du coup, ce matin, après ma douche, je l'ai rasée !
Je me regarde tout frais... Résultat ? Comment dire ? Avant, ça faisait Cèleri rave qu'on vient de sortir de terre, maintenant ça fait Cèleri rave, tout juste épluché ! Y a un côté Chérubin que je n'aime pas trop... va falloir que j'assèche un peu ce visage... 
C'est marrant cette façon qu'à mon corps de réagir, à l'inverse de tous. Plus je m’assèche au-dedans, plus je prends les traits d'un bon vivant, au-dehors. À croire que je ne suis fait que pour les excès de cœur, d'âme et d'esprit (même si, pour ce dernier, je suis mal servi), et pour l'ascèse du corps, de ses plaisirs terrestres. Je ne peux abuser que dans le partage, animé d'un sincère désir. Tout le reste me nuit. 
Bon ! Il suffit de le savoir.

Energie matinale.

Trente-six jours déjà que je n'avais pas couru... Ce matin, dix kilomètres d'une traite et même pas mal ! Courir ici, c'est s'accorder à la nature...
Et quel spectacle, le soleil matinal et de lourds nuages conféraient au vert de la forêt et des champs, un puissant contraste, énergisant, presque animal.


mercredi 9 mai 2012

Signes...

Dans le sens du vent


une cabane abandonnée


un Lilas bleu sang 

"Kale" surprise !

Arrivé dans ma campagne... Je suis effaré par le changement depuis ma dernière visite. 
Pour la déco, la couleur dominante c'est le vert, dans tous les tons imaginables. Quelle étonnante frénésie en ce début de soirée, il y a dehors, une de ces animations, un de ces boucans ! Mais où étaient donc tous ces piailleurs, ces gazouilleurs... les mois précédents ? Et ce bruit de fond, comme celui d'un grand ventilateur, en plus tendre, d'où vient-il ? Ce sont ces jeunes feuilles de Peupliers toutes fringantes de leurs premières soirées, toutes agitées d'être ainsi flattées par le vent...
Je fais le tour du propriétaire, et constate comme la nature est toujours pleine de surprises... Ces plantes d'un autre continent, moribondes il y a quelques semaines, semblent aujourd'hui autant de belles promesses...


mardi 8 mai 2012

Ces âmes qui se réparent

Ce matin, je me suis réveillé après avoir dormi sept heures sans interruption ! Il me semble que cela fait des siècles depuis la dernière fois. Quand était-ce, déjà ? C'était lors de ces nuits partagées...
Je sais ce dont j'aurais besoin, d'un bon massage, mais quelque chose de physique, un massage en profondeur, qui commence par détendre la naissance du cou et la nuque, jusqu'au bulbe du Crane, là où se concentrent tous les faisceaux du système nerveux, là où tout est si délicat... Puis le dos, du bas des reins... 
... de ses fossettes, qu'elle avait au-dessus des fesses... je voyageais jusqu'aux épaules. Comptant chaque vertèbre, chaque côte, chaque grain de beauté... Les bras sans oublier les mains. De ses pieds, j'insistais sur la plante qui concentre tant d'indices, n'oubliais aucun des doigts... Les mollets, les jambes jusque haut, presque toujours trop haut, sans pour autant m'égarer, ce n'était pas le sujet. 
C'était bien plus qu'un massage que je lui prodiguais... Courbé sur mon plus émouvant ouvrage, tout en sueur de l'effort, de la chaleur intérieure. J'étais en transe. Mon sang était en ébullition, mes mains, un ensorcellement. Je n'étais plus que mes mains ! enfin... presque ! 
Elle, s'abandonnait nue et confiante, je m'appliquais à lui révéler le meilleur de moi-même, j'étais plus centré que jamais ! Et ce puissant désir que je ne pouvais cacher, je le contenais pour qu'il dure, tant il honorait sa féminité... Je lui transmettais toute cette énergie de vie que je possède, apaisant toutes ses tensions, j'atteignais son âme, pour la masser de la mienne... la soigner comme les âmes se soignent, la nourrir comme les âmes se nourrissent... 
Je l'épuisais de tant de trop... c'était uniquement, pour qu'elle s'endorme, qu'elle oublie ses doutes, ses peurs et ses cauchemars.
Alors, épuisé, affaibli, mais toujours en compagnie de mon désir... j'écoutais son souffle apaisé, et je veillais...
... c'est imprimé dans chacune de mes cellules, parfois se créent des correspondances qui, comme celles de notre enfance, finissent par nous constituer, devenant une part de nous-même. J'évoque le besoin d'un massage pour détendre mon corps, mon esprit, et je me rappelle, que moi, je n'ai besoin de rien, de rien d'autre qu'un autre...

lundi 7 mai 2012

Pour répondre aux inélégances d'un seul, sur Twitter...

Est-ce bien sérieux d'évoquer ici cet incident qui s'est produit sur l'Oiseau bleu ? Cela pourrait passer pour un acte vaniteux de ma part, mais ne pas le faire ne serait pas reconnaissant envers ceux, qui dans cette affaire, ont pris ma défense.
Alors au diable ma crainte de passer pour vaniteux, je refuse qu'un individu, uniquement motivé par la bêtise, en importune d'autres qui sont là dans le but de partager et d'échanger aimablement, des sentiments, des émotions.
Depuis hier soir, il semble donc qu'un individu sans scrupule cherche à se faire passer pour moi et se réclame comme étant l'auteur de ce blog ! Certains utilisateurs s'étant aperçus de ses inélégances, de ses discourtoisies, les ont dénoncés. Depuis, ce personnage, ne cesse de les importuner en insistant lourdement... 
Je conseille à tous ceux qui sont concernés de bloquer son accès et de l'ignorer. Quant à lui, si d'aventure nous nous trouvions connectés au même moment, et si ce message ne suffit pas le faire cesser ses allégations éhontées, à l'obliger à se cacher, je le mettrai alors au défi de répondre à une seule question... ce qui certainement le confondra définitivement.
En attendant, merci à vous pour défendre ainsi mes mots et pour vos touchants encouragements à en écrire d'autres. 
Sachez apprécier ce qui vous touche, sans tomber dans le fanatisme. Restez maître de vos sentiments, enrichissez-vous de ce que certains vous offrent, ceux-là, s'ils sont sincères dans leurs actes, ne vous demanderont jamais de les adorer en retour. Savoir que certain de mes mots ont pu vous émouvoir est pour moi une immense satisfaction... mais ces mots n'ont fait qu'éveiller ce que vous portez en vous-même... L'important, c'est vous !

dimanche 6 mai 2012

En attendant demain...

Parce que je tiens à inscrire ici, quotidiennement, quelques sensations, je m'esquinte à trouver un mot ou deux, mais rien ne vient... 
Je suis dans un de ces jours sans émotions avec juste assez de sensations pour ne pas oublier de respirer. 
En panne de sentiments, les mots me manquent, l'esprit avec. Déserté, je n'ai le cœur à rien. C'est bien là mon malheur, de n'être régulier en rien. Même si l'intensité des sensations suffisait à conférer du talent, le mien n’apparaîtrait qu'en pointillé, à l'image de ces trois points dont j'abuse, sans doute pour signifier ne rien vouloir approfondir... Il faut reconnaître que de ne se spécialiser en rien, de se contenter de simplement tout effleurer, est un art singulier, qui n'est propre qu'aux fous illuminés et aux poètes inspirés. 
Me manquent ces baisers, qui déposés sur mes lèvres, m'apaisaient, m'inspiraient. Me manque cette lumière, qui m'illuminait.      

samedi 5 mai 2012

Quête

Cet après-midi, une balade dans Paris. Je me surprends à suivre du regard quelques silhouettes féminines. Me disant que, si j'arrive à deviner quel visage correspond à ces fesses, ces hanches ou cette nuque, ou encore à cette allure, c'est que peut-être... c'est elle !
Mais, au fur et à mesure que je perds, je constate qu'avant tout, je cherche bien plus qu'une silhouette, qu'un visage même. Je cherche une âme, que je reconnaîtrai, qui me reconnaîtra. Une âme... que je connais déjà.
  

The Voice, cherche désespérément son second souffle.

Chasser le naturel et il revient au galop ! 
Un coup de gueule pour dénoncer la dérive d'une émission qui se voulait "artistique", vers une vulgaire série de télé-réalité. Tout, en fait, se passe désormais dans les coulisses. En façade, on s'en tient au scénario, mettant en avant le talent, l'émotion et la créativité. Mais derrière, on ne peut pas s'empêcher de faire la seule chose qu'on sache faire : du voyeurisme, du racolage. On nourrit la bête avec des révélations qui n'en sont pas, on interroge les sortants cherchant le scoop, le règlement de compte, l'incident... le poussant même pour qu'il fasse le faux-pas... 
Mais, c'est qui ce "BoB"... oups, pardon, ce on ?
J'en veux pour preuve cette dernière interview, dans laquelle nous apprenons qu'une artiste, non retenue la fois dernière, était enceinte, et qu'elle craignait de le dire à la rédaction par peur d'être éliminée. Bien que rassurée lorsqu'elle avait fini par l'annoncer, elle émet à nouveau des doutes, à ce sujet... Quant aux coachs, elle les a tous trouvés merveilleux, et tout particulièrement le sien. À part peut-être, une, qui semblait la détester !? Un peu plus loin, elle reconnaît ne pas comprendre son élimination, ne pas avoir eu d'explications... Et qu'avec le recul, elle aurait peut-être dû choisir cet autre coach qui l'aimait tant... Franchement, j'ai l'impression de lire l'interview d'un footballeur (je ne vais pas me faire que des amis aujourd'hui)... Il y a cette autre, que je ne connais pas mais qui semble être connu dans ce monde des ragots et des cancans qui contribuent fortement à l’appauvrissement intellectuel, à la lobotomie, du téléspectateur. Elle, vitupère partout où la parole lui est donnée, que la coach du groupe n'est pas à sa place, n'ayant aucunes des compétences requises (?) tant, au niveau professionnel que, psychologique (mot qui semble lui avoir était soufflé et qu'elle ne saurait peut-être même pas écrire) ! 
"Ces gens-là" (en référence à Brel) sont-ils donc dépourvus à ce point du sentiment de honte ?  Ce qui est certain, c'est que les coachs sont des professionnels et qu'ils font ce pour quoi ils sont payés, plutôt bien a priori, ceci expliquant peut-être cela ! 
Enfin, il est clair que "The Voice" cherche un second souffle, là où il ne faudrait pas... Pour tenter d'enrailler un indice d'audience qui chute, au fur et à mesure que des artistes sortent. À l'inverse de ce qui devait être prévu par les producteurs et les adaptateurs, cette émission a débuté, incroyablement fort, en surfant sur une déferlante de spontanéité et donc, d'émotion ; maintenant, elle peine à finir, embourbée dans la fange des médisances et des suspicions... 
C'est bien dommage pour les artistes qui restent en lice, ils méritent bien mieux que ça... Constatant toutes ces sordides attitudes, il n'y a qu'un pas, pardon, qu'un ragot, pour donner à penser que certains artistes ont été sortis, sinon en raison d'une erreur de stratégie, pour d'autres motifs qu'une réelle défaillance... 
Dans une telle entreprise, il ne peut y avoir qu'un seul responsable, en l’occurrence, la rédaction. Le reste n'est que règlements de compte, mesquins, de déçus et de jaloux, mis en avant comme l'arbre qui cache la forêt.
On comprend cependant, que pour qu'un artiste devienne une vedette, être le meilleur dans son art n'est pas suffisant, il lui faut certaines autres qualités humaines comme la passion, l'humilité, l'acharnement à travailler, etc. Plus une, essentielle : "la grâce", pour réussir à se distinguer avec délicatesse de tous ce qui gravite autour de lui, et profite de son ascension...
Ces concerts à suivre, quel intérêt, et pour qui ? Un artiste n'est rien sans une oeuvre, son oeuvre, sauf peut-être, pour cette télé-réalité... Avant la notoriété, ce que je leur souhaite à ces artistes, c'est de créer leur oeuvre ! Finalement, ceux qui sont déjà sortis ont peut-être bien tiré leur épingle du jeu.
 

vendredi 4 mai 2012

Journée eco-responsable

J'ai passé ma journée à boire du thé et à aller pisser ! À croire qu'il existe pour le thé un raccourci entre ma bouche et ma vessie. Le peu de temps restant entre deux, j'étais assis à mon bureau pour écrire des conneries. Il va falloir m'organiser autrement, économiser toute cette dépense d'énergie !
Déjà, dans un but eco-responsable, je ne tire plus la chasse d'eau à chaque passage (de la même façon que je ne laisse pas couler l'eau en me brossant les dents et que je fais pipi en me douchant, évitez dans le bain, ou alors en sortant et sans le dire au suivant). Il faut dire qu'à boire autant de thé, vert je précise, je ne fais que de l'eau ! C'est pas comme quand je rentre du Baron... Bon j'arrête avec ça, vous allez finir par croire que je suis un pochtron et que j'ai dans les veines plus d'alcool que de sang. Ce qui est faux, soyez en sûr. D'ailleurs, mes potes du bistrot, je vous les ai amenés, vous n'avez qu'à leur demander... Tiens, ça me rappelle une chanson... passons.
Aujourd'hui, au vue de mon activité, je peux dire que j'ai minimisé mon emprunte carbone. Et ça, c'est bon pour la planète et donc, c'est bon pour moi.
J'ai pas trouvé mieux pour essayer de positiver cette journée...

Trous noirs...

Comme à mon habitude, lors de mon premier jour off, je lis sur le net les nouvelles des derniers jours... Allez savoir pourquoi, je tombe sur un fait divers sans intérêt qui cependant m'attire sans que je puisse en expliquer de façon compréhensible, la raison. 
La découverte, à Vienne, dans le Danube, du cadavre d'un notable étranger, peu fréquentable, ancien (c'est toujours amusant, le temps qu'il faut à certain pour s’apercevoir de leurs erreurs et, changer de camp)ministre et forcément proche d'un des pires dictateurs, récemment éliminé... Le genre de type qui pue le fric et le mauvais goût, ayant de surcroît les mauvaises habitudes de ceux qui ont abusé d'un pouvoir, illégitime...
À voir son visage, on devine derrière son air affable, charmeur (encore que...), l'âme sombre qui l'habite et qui s'affiche lorsqu'il est seul. Ce fond funèbre, insondable - qui me fait penser à ce trou noir découvert il y a peu (par le chercheur Ryan Chornock, du Centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian) en train de dévorer une étoile s'étant trop approchée, dans une galaxie pas si lointaine - qu'il sait faire disparaître en une fraction de seconde, au profit d'un sourire enjôleur, dès qu'approche un plus fort... ou, une potentielle victime. Le genre d'homme perpétuellement sur ses gardes, toujours en éveille, à l'affût, projetant haut ces qualités artificielles afin de cacher sa ténébreuse vérité et d'attirer ses proies. Son visage porte les stigmates de l'homme prêt à tout, et il y a dans ses yeux quelque chose de cruel, que seules les personnes déséquilibrées, fragilisées ou affaiblies, ne peuvent déceler. Je me refuse à imaginer ce qu'il faisait de ses quelques (parce que, quand même quand on le voit, il est difficile d'imaginer qu'elles soient nombreuses) victimes féminines, quand on connaît les mœurs de son ancien ami K., à ce sujet... En suis-je seulement capable ?
Ainsi, il s'est noyé ! Dans le Danube, en avril, brrrr ! Il serait tombé, victime d'un soi disant malaise (...d'un balaise, oui), sachant qu'en premier lieu, les autorités du pays accueillant, avaient annoncé l'avoir retrouvé décédé à son domicile ! On nous prend vraiment pour des imbéciles... 
Dans ce milieu, tout va plus vite, l'argent, le pouvoir... et, la chute aussi brutale que fatale ! 
Quant à leurs victimes... je ne sais quoi dire, il y aura toujours des gens fragiles, démunis de repères ou de caractère... pour être éblouis par ce qui brille, et en particulier par le Pouvoir, la Notoriété... au point de se perdre eux-mêmes, muselant cet instinct qui pourtant n'a cessé de leur crier : DANGER ! Âmes ne pouvant s'empêcher, dès lors qu'elles se trouvent esseulées, de s'approcher, de s'accrocher, à tout ce qui les regarde, les flatte... bref, feint de s’intéresser à ce qu'elles sont...
En voilà un drôle de délire d'humeur ce matin !? Parfois je me demande si je ne suis pas un peu "bredin" (mot que j'affectionne, emprunté au dialecte bourbonnais qui signifie : simple d'esprit, imbécile, illuminé) sur les bords ? 
Un fait divers, alors que dimanche il va nous falloir choisir, celui qui pendant cinq ans, c'est entendu ne nous dira pas tout sur la nature et la moralité de ses semblables que sa fonction l'amènera à fréquenter... Quel "bordel" et je pèse mes mots au regard du choix que nous aurions dû avoir si le hasard ou quelques anges ne s'en étaient mêlés...  
Alors qu'au centre de notre galaxie, rôde un de ces trous noirs, tout aussi considérables que cet autre, surprit en flagrant délit par Chornock ?
Si, ceux-là même qui se veulent détenteur de la moralité, s'avèrent, pour quelques-uns voire plusieurs, parce qu'érudits, les pires d'entre nous. Et que, sans scrupules, au regard de notre insignifiance constatée dans l'univers, ils se disent : tant qu'à faire, autant en profiter ! Rien, ne paraît plus incertain que l'avenir de l'humanité !
Franchement, je préférerais écrire ici de jolis mots inspirés par ma Muse. Mais, cela fait déjà longtemps que je l'ai perdue, mon étoile... Puisse-t-elle ne pas avoir été dévorée par l'un de ces fameux et envoûtants trous noirs...



http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/05/02/phenomene-rare-un-trou-noir-supermassif-avale-une-etoile_1694409_1650684.html

jeudi 3 mai 2012

Acte de vanité

Quelle folie ! J'ai entrepris de constituer un accès à mes anciens articles par libellés. Un nuage de tags ! Mais cela m'oblige à relire chacun des textes depuis le début. 
Je ne sais pas pourquoi, mais je ne peux me relire que durant les trois quatre jours qui suivent l'écriture, après, c'est une torture. Voilà donc deux jours que je m'esquinte le moral sur des sujets parfois encore douloureux. Et puis je n'ai jamais aimé revenir sur le passé, je ne consulte jamais de photos, ne possède aucun album et moins encore de film... comme-ci j'avais toujours quelque chose à regretter. Et en même temps, ne pas en avoir fait, est un remord. Allez comprendre.
À mon habitude, je suis incapable de commencer par un bout et d'avancer. Je saute d'une page à l'autre, évite certains sujets, hésite, reviens, change d'idées... C'est un supplice !
J'en suis tout juste à la moitié, est encore c'est un premier jet. Il faudra affiner, recouper et multiplier les libellés pour que cela puisse prendre un sens. Je ne pensais pas que cela puisse être aussi long. Quelle idée ! Et, à bien y réfléchir, cela ne peut-être que mue par l'évidente vanité de vouloir être lu ! Ah, misère de moi !
Il faudra en plus que je vérifie à nouveau tout, tant parfois, je n'ai fait que survoler les textes avant de les libeller...
Peut importe le temps que cela prendra, mais je dois aller au bout. Je dois apporter à ce travail, un certain soin, eu égard au fait qu'il existe, qu'il persiste, et que des personnes s'y intéressent.

mercredi 2 mai 2012

Successifs évènements et conséquences...

Est-ce un signe, ou simplement le désir profond de mon âme, exaucé ? Cette semaine, je devais, à deux reprises, pouvoir satisfaire cet animal qui sommeille en moi... Intimement, je ne fus pas surpris, que cela ne se fit pas. Et pas déçu non plus, bien qu'étant un peu sur les nerfs, on ne rigole pas toujours avec les pulsions de cette bête en soi. Et tout particulièrement, quand comme moi, on l'exsangue, on l'assèche... on l'astreint à l'ascèse !
Cela commença avec ce premier incident, ce revers évoqué hier. 
Puis, ces deux "empêchements" successifs, qui bien qu'indépendants, relèvent du même... ordre (certes, autant physiquement que moralement, tout deux s'avéraient un peu trop proche l'un de l'autre mais, que voulez-vous, c'est là, la loi des séries)... Et, ce dernier évènement, constaté hier... dont je ne peux, désormais, qu'être incertain quant à une éventuelle signification.
Le premier accident, me fait mal et m'inquiète... Bien qu'inattendu, je le pressentais depuis quelques jours, comme toujours. 
Les deux autres, plus que les pressentir, je les avais devinés, ne les souhaitant peut-être pas assez, ou pas vraiment... Il faut dire aussi, que le premier me préoccupant, je me sentais moins... disposé ! 
Le troisième, je l'attendais, patiemment, bien entendu ! Mais ne pouvais assurer qu'il se produirait...
Trois évènements indépendants, pour moi importants, qui chacun à leur façon, me touchent, m'ébranlent... Trois évènements sur lesquels mes pouvoirs et mes ressentis sont tout à fait différents. Curieusement, je ne m'effondre pas. Sans être devenu fataliste, je sens qu'ils n'influent pas sur ce qui s'est dessiné chez moi depuis quelque temps... C'est peut-être que je suis devenu fou, ou que je suis sur la bonne voie ?
Quelles conséquences de tout cela ? 
En prenant sur moi, je peux, concernant le premier, tenter d'abréger le malaise... Quant aux seconds, j'ai plusieurs solutions, dont une à ma main, pour rendre les conséquences, supportables...
Seul, le détachement, avec un cœur et un esprit d'ouverture, et non pas le renoncement, peut m'aider à propos du troisième...
J'ai du boulot !

mardi 1 mai 2012

L'impacte d'une image

Une de ces images qui restent sans que je sache pourquoi. Une image découverte dans un manuel scolaire de géographie. Ce devait être en dernière année de primaire. Je me rappelle de la classe, du livre, que c'était un matin d'hiver et même que les rideaux étaient fermés. À la demande du professeur (dont je ne me rappelle pas plus, d'elle ou de lui, que de mes petits camarades), j'avais ouvert mon livre à la page requise. S'y trouvait cette photo, prise dans une ville en Suède ou au Danemark, on y voyait des immeubles rectangulaires tout en verre, un carrefour couvert de neige ou se croisait un tram, quelques voitures et des passants. Une de ces photos anodines, sans intérêts particuliers, que l'on trouve dans tous les manuels, une photographie choisie pour illustrer le sujet d'une leçon et aussi, sans doute, parce que n'étant pas assujettie à des droits d'auteur...
Qu'a-t-il bien pu se passer pour que cette image et cet instant, restent ainsi gravés dans ma mémoire ? Était-ce parce que, pour une fois, j'étais sûr d'avoir compris et de connaître mes leçons et qu'ainsi je ne craignais pas d'être interrogé ? C'était-il produit quelque chose dans ma vie d'enfant qui me rendait... j'allais dire heureux, mais je crois que ce n’était que, présent, ce jour-là ? 
Je peux ressentir, encore aujourd'hui, ce qui m'envahissait, cet état étrange et plaisant... dans lequel je me trouvais ce matin-là.
J'aime les villes, est-ce depuis ce jour-là ? Je sais qu'en regardant cette image, j'ai, peut-être pour la première fois, voyagé, vers autre chose que des rêves d'enfants. 
Aujourd'hui, le simple fait de me la rappeler libère toutes ces sensations... Si une photo aussi anodine et froide peut avoir un aussi puissant impacte sur moi, alors, lorsqu'il s'agit, non plus d'une image, mais d'un visage d'émotion, du touché d'une peau, d'un parfum porté ou de la douceur d'une voix...

Averse

Hier un revers
Et l'à quoi bon me gifle
Des fleurs fanent en Mai