(journal de mes sensations)

mardi 21 septembre 2010

Devenir

Toutes intimités confondues, partagées... et la vraie danse peut commencer. Des repas, un lit, des idées, inventer, s'étonner. S'éprendre et se surprendre, se bouleverser, s'épuiser ! Et puis recommencer. Se séparer sans se quitter, se retrouver, se bousculer. S'apprécier, des pieds à la tête, se reconnaître, s'envoyer paître ! Et toujours recommencer. À tourner sans compter, à se mélanger sans compromettre ce que l'on est, les corps s'accordent les esprits restent libres et la danse prend un sens...

vendredi 17 septembre 2010

Par amour


Au Japon, certains hommes apprennent aux oiseaux à voler ! Est-ce un comble ? Je ne pense pas, j'imagine que leur amour leur donne la connaissance nécessaire pour transmettre, à ceux qui sont pourtant mieux disposés qu'eux, les rudiments et l'énergie indispensables pour faire ce à quoi ils sont destinés !

jeudi 16 septembre 2010

Malgré tout


Anticiper la douleur de l'être aimé, sachant, mieux que d'autre, que la vie fait mal, que l'autre ne vous épargnera jamais ! Prévoir ses difficultés, ses peines. Et lui offrir un confort que l'on se refuse à soi-même.
Aurai-je, à mon insu, développé avec la souffrance, le syndrome de Stockholm ? De vouloir ainsi, même victime, ne garder la douleur que pour moi-même ? 
Je reconnais, quand même, que prendre soin d'elle c'est comme la douceur d'un matin tôt, de silence et de lumière, au bord de la mer ! 

jeudi 9 septembre 2010

Qu'est-ce que le bonheur ?

Quelques moments privés-légers ?
Lors de notre seconde rencontre, nous avions soupé, dans un restaurant Asiatique. Alors que je m'apprêtais à la raccompagner chez elle, elle me dit désirer que je l'emmène chez moi... 
Nous avons eu soif toute la nuit... le matin aussi !
Un matin chez elle, nue, elle prépare le thé, je la regarde, le contre-jour l'auréole d'une pâle douceur, elle me surprend et me sourit !
Une autre fois, me réveillant le premier, je me penche sur son visage endormi pour y déposer un baiser, avant même que je la touche, un sourire éclairci avec tendresse son visage, elle m'enlace alors dans sa chaleur matinale et m'embrasse...
Quelques moments d'intimité partagée !

mardi 7 septembre 2010

Empreinte

Lorsque que l'on embrasse et enlace une femme que l'on aime vraiment. Elle laisse sur vous une empreinte si profonde, que vos bras gardent à jamais la mémoire de son corps. Vous savez dés lors, que pour toujours, elle y trouvera sa place comme au premier jour.

vendredi 3 septembre 2010

Choc ou drame

Entre plaisir et horreur, une violente stupeur m'indique combien fragile est ma vie ! Une chance sur deux ! Perds ou passe ! 
Tout à coup, en égoïste, je ne pense qu'à la futilité de mes privations, à l'imbécillité de mon respect, de mon attente... À cette crédulité assassine. 
À tout ce temps perdu...
Et puis, après coup, recouvrant mes esprits, comment regretter ce qui sans doute est d'une exceptionnelle rareté ?

jeudi 2 septembre 2010

Impression



Presqu'un Vermeer, quelle lumière ! Assurément d'un esthétisme nordique, forcément une sensibilité que j'ai ! C'est toi que je devine dans cette photo. Naturelle, élégante et provocante ! Un corps élancé, une peau pâle et lumineuse, une beauté singulière.

Il a suffit de si peu

Depuis que Schopenhauer eut l'inspiration saugrenue d'introduire la sexualité en métaphysique, et Freud celle de supplanter la grivoiserie par une pseudo-science de nos troubles, il est de mise que le premier venu nous entretienne de la "signification" de ses exploits, de ses timidités et de ses réussites. Toutes les confidences débutent par là ; toutes les conversations y aboutissent. Bientôt nos relations avec les autres se réduiront à l'enregistrement de leurs orgasmes effectifs ou inventés... C'est le destin de notre race, dévasté par l'introspection et l'anémie, de se reproduire en paroles, d'étaler ses nuits et d'en grossir les défaillances ou les triomphes.
E.M.Cioran

Je ressens pour ma part une certaine aversion à l'encontre des vantards. Ces hommes qui ont toujours à faire valoir des exploits, des réussites, des risques pris, racontars toujours emballés d'une pédante humilité... Peut-être parce que je ne sais pas faire ça, où que j'estime ne pas en avoir les moyens ? De quoi pourrais-je me vanter, pour me faire aimer, puisqu'il s'agit bien de cela ? Je ne me trouve pas exceptionnellement brillant, ma situation générale n'est pas enviable et je suis d'un physique... moyen, je préfère le mot anglais "average", on y entend presque "avantage" ? Non ! moi, je dois envoyer d'entrée ce qui ne devrait qu'être distillé, suggéré . Il me faut faire preuve d'imagination, d'astuce, stratégiquement c'est beaucoup plus... délicat !
Cependant, bien que j'ai peine à y croire, à quelques centimètres près, j'eusse, sans doute, été un vantard !

mercredi 1 septembre 2010

Etat d'âme à la limite de l'état de fait !

Quitte à ne pas être aimé, autant être regardé avec crainte et dégoût plutôt qu'avec condescendance et pitié ! La conséquence de nos actes malveillants ? En souffrir ! certes, mais cette fois par choix ! De plus, pourquoi toujours recevoir des leçons, pourquoi ne pas en donner ? Dénoncer ce qui doit l'être. Si c'est un état d'âme, il est à la limite de l'état de fait ?
Il m'est permis ici d'afficher le mal que je ressens parfois. Que cela soit exceptionnel ou récurrent. Je purge ma peine, en quelque sorte. Libre à vous de me lire ou pas ! Mon humeur va et vient au gré de mes sensations de mes intuitions. La violence de mon désespoir n'est jamais loin. Abusé, méprisé, trompé, je suis un homme blessé, qui n'a rien à perdre, si ce n'est ma naturelle bonté.
Mais qu'est-ce qui me fait perdre la tête ? Je ne suis qu'un épouvantail dans le brouillard !


lundi 23 août 2010

L'instant qui précède le désir

Un souffle, un murmure... Presque rien, pourtant tout !
Condensé d’éternité, éphémère approchant la lumière.
Pétale qui tombe, dont l’onde n’atteindra que l’âme.
Cœurs qui sondent, corps qui grondent.
Haleines en attente de se perdre.
Lèvres de sel, pupilles assoiffées.

dimanche 22 août 2010

Impasse, perd et manque

Parfois, je me sens seul dans un désert sans sable ni pierres. 
Un endroit sans envers, sans repères, ou je ne sais pas quoi faire.
Qui semble à chaque fois plus désespérément grand qu'avant.
Je m'y perds tant il m'envahit et quand il aura gagné tout l'espace,
Il ne restera plus de moi, que le manque...
Je suis dans une impasse, le cœur trop gros pour me retourner.
Impasse, perd et manque, y en a vraiment que pour la banque !
Faudra bien que je fasse un casse...

samedi 21 août 2010

Comme ça vient

J'ai en tête tant de choses, tant de sujets, sur lesquels j'aimerais écrire qu'il m'est impossible de les ordonner. Il suffit que je m'assieds à ma table de travail pour que tout disparaisse et qu'une envie de dormir me prenne et m'emmène. Et c'est toujours au moment inopportun pour noter ou retenir, qu'un bon mot me vient. C'est un peu comme les courses, je ne fais jamais de liste, j'en suis incapable, en partant j'ai tout en tête, dès la porte du magasin franchie, tout a disparu ! Certains penseront : "Pff, que de bavardage pour si peu, agissez donc mon vieux !"
Comment leur expliquer, que je ne vis pas dans l'axe, que je n'ai pas la droiture de leurs certitudes, que seules la courbure des doutes me transportent ?
Les courbes me fascinent, la plus étonnante, celle de la Terre quand on est en mer et qu'on se perd en regardant au large. Peut-on la voir réellement ou, est-ce dû à notre imagination ?
Les plus belles, celles de la femme qu'on aime ! Et j'ose affirmer que la grâce et l'élégance ne sont que courbes ! La virilité, une droite ! Pas pour tous... Mais, les autres, rassurez-vous, la vanité qu'on souvent les premiers en est une aussi ! Une bonne droite en pleine poire, vous rend furieux ; alors qu'une gifle vous rend vos esprits... La haine, ça fuse direct ! L'amour, ça tourne, ça vous roule à en perdre la boule...
Bon sang ! Toi qui me lis, toi qui est celle à qui je pense sans cesse, tu me manques ! "Sans imagination, l'amour n'a aucune chance" disait Romain Gary, tu comprends pourquoi je m'efforce d'écrire ?

vendredi 20 août 2010

Errance



Il y a en moi comme un égarement permanent, une condamnation à errer au bord de tout, attendant désespérément qu'on m'invite à entrer. Ne pouvant qu'effleurer, deviner, imaginer, j'ai développé un autre sens.
Je projette mes émotions et, quand elles me reviennent, je sais qui vous êtes ! Bien qu'asociale, autiste par convenance, je connais bien la nature humaine. Je me fiche bien qu'elle soit belle ou laide, seule celle de certain ou plutôt certaine m'intéresse, me passionne. Il y a là déjà tellement à souffrir ! Tant d'espoirs déçus, tant d'espoirs quand même... Alors les autres, je préfère les éviter. Et puis, soyons honnête, ils se fichent bien que je m'intéresse ou pas à leur vie et moi, ça m'arrange !
Plus j'en apprends sur les autres, moins j'en sais sur moi. Il faut dire que tout ce que vous êtes sensé ne pas savoir des autres, est rarement en votre faveur ! Alors quand on a comme moi ce don de deviner avec finesse et justesse ce que l'on ne doit pas savoir... vous comprendrez que je puisse me perdre un peu plus à chaque fois !
Une personne qui compte tout spécialement pour moi, m'a raconté une histoire. Petite, à l'école, lorsqu'elle participait à une sorte de balle au prisonnier, les élèves de sa classe s'acharnaient à la prendre pour cible, de tous côtés les ballons s'abattaient sur elle. Paraissant chétive et fragile, elle était néanmoins animée de cette petite flamme tellement brillante qu'est le charme, précurseur d'un beau charisme. Une singularité qui fait naître chez les autres la cruauté, le besoin irrésistible de martyriser, sans autre raison ni but que d'affirmer leur médiocrité face à ce qu'ils ne comprennent déjà pas et ne comprendrons jamais pour la majorité d'entre-eux... Traverser le gymnase sachant qu'elle serait la cible de tous, nécessitait beaucoup de courage et d'endurance. Elle savait à quoi s'attendre, mais il lui était difficile de refuser de participer avec un argument aussi discutable. Il faut dire que doué de ce charme naturel on commence souvent sa vie en victime pour la finir en bourreau. Le charme provoque les drames !
Et bien en ce qui me concerne, c'est un peu pareil. Ma sensibilité singulière, ce don qui fait que je discerne ce que ressentent ceux que j'aime et par la même occasion ce qui m'est caché, génère en moi un conflit permanent entre ce que je suis et ce que je reçois et ne constitue pas un argument suffisant pour me faire une raison. Conscient de cela, je choisis délibérément de rester, d'aimer, peut-être aussi par peur de me perdre définitivement.
Délibérément, pas tout à fait, à dire vrai, il est un cas ou cela est tellement plus fort que moi, une petite flamme si brillante que je ne martyrise pourtant pas, mais qui elle... m'incendie !

D'autres choses qui me touchent...



La nudité des fleurs c’est leur odeur charnelle 
Qui palpite et s’émeut comme un sexe femelle
Et les fleurs sans parfum sont vêtues par pudeur
Elles prévoient qu’on veut violer leur odeur

La nudité du ciel est voilée par des ailes
D’oiseaux planant d’attente émue d’amour et d’heur
La nudité des lacs frissonne aux demoiselles
Baisant d’élytres bleus leur écumeuse ardeur

La nudité des mers je l’attife de voiles
Qu’elles déchireront en gestes de rafale
Pour dévoiler au stupre aimé d’elles leurs corps

Au stupre des noyés raidis d’amour encore
Pour violer la mer vierge douce et surprise
De la rumeur des flots et des lèvres éprises

Guillaume APOLLINAIRE

jeudi 19 août 2010

Qu'importe les chutes...


Voeux

Ne jamais se mentir,
Pour toujours ressentir,
À quel point, par instinct,
L'âme indique le chemin.
Laisser le cœur aller.
Saisir les émotions,
Vivre par sensations,
Pour enfin se lâcher !
S'en trouver transformé,
Du regard de l'Aimée,
Pour ne plus exister,
Être enfin libéré !
Voilà les seules actions,
Qui vaillent la peine,
D'offrir avec passion
Son Soi au Toi qu'on aime !

mercredi 18 août 2010

Le ciel de mon âme, mes ténèbres...




Le rêve d'une voile blanche poussée par la lumière, sur le bleu sombre et profond des mers, pour fuir cette terre...

mardi 17 août 2010

De retour du fond des mers

Après tant de naufrages,
J’ai parfois le cœur amer,
De lourds et sombres nuages,
Rendent mon âme délétère.

Par faiblesse, je prends ombrage.
Faisant d’une averse un orage !
Dans tes yeux, une larme de mer.
Fait qu’exsangue, je me perds !

dimanche 18 juillet 2010

Qui je suis !


Un cliché peut résumer toute une vie !
Cette photo me bouleverse au plus profond de mon âme.
Je la regarde et prends conscience que je suis en larmes.
Il y a là tout ce à quoi je survis,
Tout ce que j'ai reçu, tout ce dont j'ai manqué.
Mais pire, il y a là tout ce que j'ai donné !

samedi 17 juillet 2010

D'autres choses qui me touchent...

C'est avant tout une envie de partager avec toi.
Partager des délicatesses qui m'émeuvent.
S'il m'arrive de manquer de créativité, j'éprouve sans cesse ce besoin d'offrir ce souffle de l'âme qu'est l'émotion.

Un jour si je me perds en toi
me rappelleras-tu mon nom
Un jour en toi si tu me retrouves
me révéleras-tu ton nom

Si de ma main je te heurte
m'ouvriras-tu ta paume
Si de ma main je te blesse
me donneras-tu ton sang

Jour après jour si je te harcèle
m'épargneras-tu la peur
Nuit après nuit si je t'épuise
me passeras-tu ton feu

Privé d'air, d'eau si je t'oublie
m'accueilleras-tu néanmoins
Coquille éclaté si je m'oublie
m'habiteras-tu enfin

François Cheng

samedi 3 juillet 2010

Il s’agit là d’un rêve.

Une vielle maison entourée d’une nature sauvage.
À l'intérieur, les murs sont peints à la chaux,
Une belle lumière, un grand miroir, un vieux piano.
L’averse nous euphorise de ses parfums d’orage,
De ses odeurs d'humus, d’herbe coupée, de verts feuillages
Féline, suscitant mon désir, elle avance en note sur le piano.
Délicate et malicieuse elle propose alors d’un air finaud,
D’aller nous rafraîchir sous cette pluie d’été, et de rester sage !


vendredi 2 juillet 2010

Expression gestuelle




D'un seul geste tout peut naître ou disparaitre.
Il ne s'agit là, pas d'un simple geste, mais de l'expression délicate et élégante de l'émotion.
D'un geste nous prenons conscience de l'âme.

dimanche 27 juin 2010

Mise à nu.


Chaque jour je m'éprouve dans l'isolement, dans la douleur, avec persévérance, pour me convaincre que je ne suis pas ce que je suis, par faiblesse ou manque de substance. Ne subsiste en moi qu'un acharnement vital à chercher le talent et l'élan pour écrire, avec le plus de justesse possible, ce que je ressens ! Je ne parle pas d'un travail tenace et constant à écrire, réécrire, donner un sens, un rythme à mes mots, je n'attends que ce moment. Mais plutôt d'un travail sur soi, un travail de fond. Réussir à se désinhiber pour enfin libérer cette créativité qui foisonne en moi. Je peux rester des jours entiers sans dire un mot, sans faire un geste de trop, mais avec une activité intérieure si intense, si violente, que ces moments m'épuisent, me vident, me fragilisent. Je m'immisce dans chacun de mes moi, chacune de mes pensées, à la recherche des liens corrompus, des trouble-idées. J'inspecte mes émotions, j'éprouve mes sensations, j'exacerbe ma sensibilité. Tout est là sous ma peau, derrière mes yeux, ça pousse et je souffre. D'une part sensible à l'extrême je ressens et devine l'essentiel, d'autre part j'analyse, j'intellectualise. Mon cœur m'indique des choses que ma raison refuse. Et si ma muse m'abuse ? Être rêveur et lucide, c'est un châtiment !
Je vis sur le fil, toujours en péril !

samedi 26 juin 2010

Tu es là et le temps passe trop vite
Tu es absente et l'éternité me gifle

mercredi 9 juin 2010

Portrait d'elle



Sa peau, un hymne à la douceur, à la blancheur, est constellée d'étoiles. La Voie Lactée des soirs d'été n'en est que le sombre négatif. 
Dessus, comme un voile léger, s'étend une subtile saveur poudrée.
Y dardent, sans gènes, au centre d'auréoles pastelles, deux tétons rouge cuivré, qu'exhibent fièrement ses seins aériens. Deux seins libérés de toute attraction, qui, au gré de ses pas, ondulent et dansent en toute indépendance. Son pubis s'habille d'un buisson ardent aux reflets rougeoyants, pour mieux cacher toute la générosité flamboyante de sa naissance du monde, concentrée en un fruit opulent, trop souvent défendu, terriblement envoûtant. 
Ses fesses s'attrapent à pleine main... Douces et fermes, elles sont de trop courtes nuits d'ivresse pour mes mains-caresses. 
Ses membres fins et délicats sont un éloge à l'élan, ils ne sont que mouvements gracieux, précis et délicats. 
Ses pieds sont objets de fascination, ses mains sont faites pour que je les tienne. Et, à peine sont-elles dans les miennes que ma vie change. 
Mes mains, mes yeux ne cessent d'explorer son corps tout autant que mon âme indéfiniment sonde la sienne. Alors je prends conscience de l'infini, d'une vie sans ennui... 
Ce corps qui se cambre et se courbe, comme pour défier le temps, à l'image de l'esprit qui l'habite, étourdissant de souplesse et d'élégance. 
Son visage à la beauté subtile, annonce deux personnalités contrastées. L'une, à l'intelligence pragmatique et froide comme la raison, l'autre, à la féminité extrême, fragile et sensible, chaude comme le sang. 
Tout ici n'est que charme, mais cache aussi des drames ! Drames et tourments que, petit à petit, elle me confie, comme les clés de sa personnalité si complexe. 
À l'image de ces yeux, qui affichent en brillant, deux galaxies jumelles aux reflets verts et dorés dont les soleils roux n'en finissent pas d'exploser. Les lèvres, sources de douces mélodies qui ensorcellent, sont de délicates promesses de baisers enivrants. 
L'ensemble est un bijou, de haute précision, mécanique fiable mais fragile demandant attention et passion. Il faut, pour l'aimer, être un horloger que le temps n'atteint pas. Un équilibriste qui ne craint, ni le vent ni les tourments. Savoir se dévoiler, se livrer, être vrai, rester spontané. Savoir laisser passer les orages, les désespoirs, pour qu'un jour, peut-être, alors qu'on ne s'y attend plus, apprendre qu'on est l'élu, de ce cœur qu'on a cru mille fois perdu.


mardi 18 mai 2010

Entre deux pas de danse...


Un rire d'enfant jaillit entre deux souffles tendus. Des perles de sueur naissent entre ses seins libres et juvéniles. Il n'y a plus en elle qu'extase et bonheur. Les yeux pétillent, elle est ici, elle est ailleurs. Elle est avec elle et tous ceux qu'elle aime. Elle brille, elle danse ! Dans son ombre, je veille et l'admire, fort et fier mais n'en revenant toujours pas qu'elle ait choisi mes bras pour la garder du temps, entre deux pas de danse.



lundi 3 mai 2010

L'art de se nourrir l'un, l'autre.



Se nourrir de légumes, de fromage, de fruits, de pain et de vin. Les avoir choisis avec la même envie, parce qu'ils sont sains. Laver, peler, trancher, cuisiner, assaisonner (sans oublier de griller le pain) avec les gestes précis et parcimonieux de celui qui sait ce que l'autre veut. Unifiés en un ballet fluide et animal, les yeux se considèrent, les corps se frôlent, l'intention est palpable, les mots sont inutiles. Seule l'idée qui jaillit est évoquée et s'il faut modifier ou tout recommencer, l'affaire est vite orchestrée. Satisfait, les yeux pétillant du plaisir à venir, on échange un baiser en guise de bon appétit. On admire, on s'admire. Alors, on déguste en parlant déjà du repas suivant.