(journal de mes sensations)
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jeudi 21 juin 2012

Où il est question de pathos et de logorrhée

Je prends connaissance d'un mail. 
Le sujet : C'est vous ? Puis une photo suivie de ces quelques mots : 
C'est vous, Écrit et chuchotements ?
C'est l'été, moins de pathos... svp
xxxx.ch. Lectrice.
Sur le coup, je tousse... Pour ne pas dire que je le prends, presque, de travers... À ma décharge, ce mot Grec ! Je les ai en horreur. Ils sont durs, directs et trop souvent complexes. 
Une fois, un ami qui n'en est plus un... a soldé, notre échange de mail et notre amitié, vieille d'une vingtaine d'année, du même coup, par l'un de ces mots. Depuis plusieurs mois, je lui écrivais, argumentant en faveur des choix qu'une amie commune avait fait et, que lui, sans prendre connaissance des circonstances, jugeait inacceptables au nom de ses principes, régaliens. Pour le coup, son attitude était, pathétique (d'origine Grec, s'il est utile de le préciser). Coincé, perclus de certitudes... et toujours outrancièrement direct (le genre à estimer que ceux qui l'aiment doivent être capables d'accepter sa façon d'être), il m'avait sèchement répondu qu'il en avait assez de mes, je cite : logorrhées verbales ! Faisant d'ailleurs au passage, un pléonasme (lui aussi d'origine Grec. Pas cet ami, bien que... Oups là, pas d'égarement de ce genre...).
Consultant mon dictionnaire, (j'ai fait Latin au Lycée) je découvrais le sens de ce mot : chiasse verbale ! Forcément, ça plait pas ! 
Plutôt que de ne plus lui écrire ni lui parler, j'aurai peut-être dû me venger en faisant des bruits de pets chaque fois qu'il se penchait en société... Mais, je ne suis pas porté, sur la scatologie (mot d'origine Grec lui aussi). Comme quoi on peut être une des plus grandes civilisations et avoir créé une des langues les plus laides qui soit, selon moi. Pour revenir à pathos, et à l’ambiguïté du Grec (la langue, bien entendu) ancien, voici quelques définitions du mot glanés sur le web : 
Le pathos est une méthode de persuasion par l'appel à l'émotion du public. 
Dans les arts et en littérature, qualité de ce qui fait naître la pitié, la tristesse, ou la profonde compassion chez le spectateur ou le lecteur.
Style, ton, exagérément pathétique.
Discours, propos d'un pathétique affecté, abusant d'effets emphatiques.
Et quelques synonymes : 
théâtralisme, emphase, amphigouri, grandiloquence, galimatias, bouffissure, rhétorique, charabia, pataquès, exagération, affectation, cuistrerie, baragouin, prétention, enflure...
Si je ne me doutais que, me lisant et, a priori, souhaitant continuer à le faire (sinon, quel intérêt aurait cette demande), cette lectrice n'avait pas l'intention de me blesser, je pourrai trouver là, des raisons de l'être... Alors, laissons, tant que faire ce peut, le Grec ancien aux modes d'emploi et aux guides d'utilisation...
Vous avouerez que cette langue ancienne, ne souffre pas la comparaison avec cet idiome Florentin, aux racines Latines et transformé en dolce stil nuovo (nouveau style gracieux) par Dante Alighieri, au XIVe siècle, lors de la conception de son chef-d'oeuvre... Et que dire de la langue Française, langue de la diplomatie et de la courtoisie... 
Voilà pour la petite histoire... Et aussi, pour expliquer ma réaction immédiate que je reconnais, sinon stupide, précipité ! Même si l'argument évoqué reste sujet à certains doutes : quel été ? Une fois encore, je me dois de relativiser et accepter que peut-être en Suisse, le temps soit au beau fixe... 
En Suisse ! Mince alors... me voilà donc lu, internationalement !
Je reconnais que j'ai tendance à l'emphase, qu'il m'arrive aussi de combler le vide de mes idées... sans parler de tous ces adverbes qu'il me faudrait supprimer... Le fait d'être autodidacte en la matière n'excuse pas tout, et je me dois de me hisser, au moins, à la hauteur de mes prétentions. Tenter d'exprimer avec des mots mes émotions, les plus belles comme les plus laides, ainsi que leurs mécanismes et leurs éventuelles conséquences... Ambitieux, non ? 
Je sais être un piètre figuratif, mais je pense avoir un peu plus de talent comme expressionniste avec une certaine tendance à l'abstraction... Si la métaphore avec la peinture est acceptable.
D'un autre côté, vous avez raison, chère lectrice inconnue, c'est l'été, il est temps de retrouver une certaine légèreté, et pourquoi pas même, d'assumer ma singulière insouciance. Et, sincèrement, plutôt que pleurer sur mon sort, ma nature me pousse plus à l’autodérision. Mais je ne contrôle pas toujours mes émotions. 
Allez, c'est promis, j'essaye et, de tout cœur, merci pour votre intérêt, parce qu'en fait, c'est là le vrai sujet de votre message.

samedi 9 juin 2012

Ce n'est pas lui, c'est ce qu'il porte...

Hier, c'était l’anniversaire de mon père... 
Depuis quelques années, nous nous contentons d'un coup de fil, éventuellement, d'un courriel... Plus que de ne pas souhaiter s’appesantir sur un événement qui prend, d'année en année, figure de drame... c'est une faillite ! 
Je ne suis certainement pas un fils facile, mais lui n'est pas un père facile. Depuis quelques années nous nous éloignons l'un de l'autre, ne nous comprenant plus ; nous sommes nous, un jour, entendus ? 
J'avoue mon incapacité, aujourd'hui, à supporter les certitudes auxquelles il s'accroche comme un naufragé. Et je souffre de le voir ainsi vivre dans l'aigreur, alors, je fuis pour ne pas me confronter à ses peurs quand bien même il les muselle tant qu'il peut... Il porte le poids de décisions qui ne furent que des fuites, jamais des choix. La vie semble s'être toujours imposée à lui. Dès son enfance, ce sont d'autres qui décidèrent pour lui et, le poussèrent à fuir. Puis, il le fit toute sa vie ; jusqu'à aujourd'hui où il tente, désespérément, de se fuir lui-même. Portant, comme un força porte ses chaînes, ses échecs ! À voir ses réactions aussi désespérées que disproportionnées, je sens qu'il s'affaiblit. La marque de son caractère volontaire ne s'exprime plus que par des certitudes comme des murs de prison, des prises de positions tranchantes, des emportements excessifs à propos d'événements aussi irréversibles qu'inévitables... Conscient d'être dans une impasse, mais incapable de reculer, il a décidé de foncer tête baissée... de s'isoler ! Et je n'ai pas l’énergie de le sauver ! Voilà qui peut paraître prétentieux de ma part, de penser pouvoir sauver quelqu'un. Mais j'ai cette intime conviction d'être un sauveur, ou plus exactement, un de ces types qui vous indique par où et comment vous, sauver... 
Je n'ai pas l’énergie de le sauver, pas pour être trop occupé à essayer de me sauver moi-même, non... mais parce qu'il est, mon père ! Et que mon père, c'est forcément le plus fort ! C'est à lui de m'indiquer comment découvrir ce qui est bon pour moi... Certes, c'est enfantin... ce n'est que l'expression d'un manque, la conscience d'une faille...  Mais ça, c'est une autre histoire.
Cela me rend tellement triste de le voir ainsi, de savoir qu'il se ronge, se méprise... ne s'accorde pas le pardon, ne s'autorise pas de lâcher prise... 
Et de ce fait, qu'il ne peut pas prendre conscience, que ce qu'il porte, ce qui lui a été transmis, il n'en est pas responsable... Mais maintenant, à se laisser ainsi emporter par son égo, à ne pas chercher à s'ouvrir... il le devient ! 
Je voudrais pourtant qu'il soit aujourd'hui, celui qu'il est tout au fond de lui, celui qui parfois réussi, profitant d'un interstice, à esquisser un sourire.
Ceci n'est pas son portrait ! Ce n'est que le portrait que je réussis à faire de lui, influencé par ce que, moi-même, je subis, je suis...    

mardi 29 mai 2012

Chet Baker

Hier soir, sur Arte, une émission sur Chet Baker. 
La voix la plus douce du Jazz, la trompette la plus lyrique, la plus romantique qui soit, aujourd'hui encore inégalée. Spontanée et incroyablement fluide, la musique paraît innée chez lui. Elle semble si facile, d'une pureté et d'une beauté si extraordinaire... tout le contraire de ce qu'a été sa vie, pourtant. Sa passion pour le speedball* a eu raison de son apparence, de sa vie même. Comment a-t-il fait pour que sa musique soit restée intacte du début à la fin ? Gueule d'ange devenue momie en à peine trente ans. Mais bien que physiquement méconnaissable, dès qu'il chantait ou jouait de la trompette, immédiatement on reconnaissait, Chet Baker. 
Comme-ci son génie, son exceptionnel sens de la musique avait eu pour contrepartie, toutes ses faiblesses, toutes ses addictions. Par nécessité d'équilibre ! Pour rester humain.
J'ai ressorti tous ses disques et les écoute quinze ans après, avec la même fascination que lorsque je les avais découverts.
Ce lien, où il est question de respect,
Almost Blue
Et cet autre, où il est question d'autre chose...
I'm a fool to want you
*mélange de cocaïne et d'héroine.

samedi 28 avril 2012

Samedi soir, sans Sonia Lacen...

Je rends grâce à Sonia, de m'avoir fait croiser les "tweets" d'Adélaïde et d'Aurélie. Cette après-midi, après, il me faut bien l'avouer, un apéro prolongé au Baron Rouge, consistant en un excellent Vouvray demi-sec 2002 et un chèvre particulièrement bien affiné, bref le plein de santé... de retour chez moi, le hasard fit que nous nous sommes retrouvés sur l'oiseau bleu... 
Deux heures durant, qu'est-ce qu'on a rigolé ! Au point de (presque, pour moi ! Pour les autres, je sais pas...) pisser dans nos culottes, respectives (les culottes) je tiens à le préciser. Voilà longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Ça méritait d'être noté ici.
Ce soir, il y a notre émission préférée, mais sans Sonia ! Du coup, je me sens moins... passionné. Pas que ceux qui restent ne me semblent pas talentueux, ils le sont, c'est tellement évident ! 
Non, c'est de savoir, que je n'y trouverai pas, ce qui m'avait étreint au point de ne me laisser que mon dernier souffle... ce qui se trouve au-delà du talent, cette émotion aussi violente qu'extraordinaire, qui émanait de Sonia Lacen.
Elle donnait à cette émission, une magie qui dépassait l'enjeu. Elle était hors du jeu, tous nous l'attendions pour cette vague qu'elle soulevait en chacun de nous, nous réunissant tous au même instant.

dimanche 22 avril 2012

Sonia Lacen nous aime... AlHy nous chavire !

Il est des instants si précieux, qu'ils ne peuvent se commander, et qu'il ne faudrait jamais les attendre. Incapable de les deviner, je peux cependant sentir quand ils ne vont pas se produire... Hier, je n'ai pas reconnu Sonia. Je me sens responsable de, peut-être, ne pas y avoir assez cru. 
Décidément la peau de R... ne lui va pas. Coiffure, robe et attitudes... non, ça ne lui allait pas. Y croyait-elle, elle-même ? Elle seule peut le dire... Pour ma part, je n'y ai pas cru et je n’espérais plus, qu'un peu de chance, pour elle, mais cela ne se produisit pas. Sa prestation était techniquement bonne, le travail a payé... mais au prix d'autre chose...  
Ça n'allait pas. Le physique déjà, alors que celui de R... est synthétique, bon à imprimer sur du papier glacé ; celui de Sonia est sensuel, de ces corps féminins qui donnent envie de les enlacer, de les serrer, de les... vivre. Et cette chanson, vous savez ce que j'en pense, c'est un produit tellement fini que sa passion et son émotion, s'y sont émoussés.
Et, il y avait les autres.
Al.Hy, est encore passée, telle la foule... Alors,
Entraînés par la foule qui s'élance 
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emporté au loin...
Dommage que sa robe fût trop longue, cachant ses pieds nus et me faisant craindre la chute. Mais quel monde et, qu'est-ce qu'elle y croit !
Thomas, remarquable... Je reste toujours à penser que Almalya a cette voix trop parfaite pour que je puisse l'apprécier tout à fait (la voix). 
Dans les autres équipes, Aude s'affirme en féminité, tout en gardant son naturel qui, petit à petit, envoûte ; Louise est une funambule précise, légère et douée. Atef, second prétendant dans cette classe de l'émotion - ou brille tout en haut, même absente, Sonia - assure (même en Bisounours) ! Jhony MaAlouf (mais comment écrit-on son nom) culotté et, carrément impressionnant. Voilà, pour ceux qui correspondent à ma sensibilité... 
Sonia désormais partie, je peux avouer que depuis le premier jour, celle, puisqu'il s'agit d'une, qui me semble avoir toutes les qualités, plus une, pour gagner, c'est Al.Hy. Sa première représentation m'avait cloué au mur ! 
Même si plus tard, celle de Sonia, m'a épinglé... précisément, là où ça fait mal... Me touchant avant tout, par ce qu'elle transporte, la somme de ses peurs, de ses peines, de ses fêlures... Par sa maturité, pleine de crédulité ; par cette magie qu'elle a de les exprimer, avec sa voix sans pareil, sans limites et pourtant si fragile, qu'on craint à chaque instant, qu'elle se brise. Avec sa douce et féminine sensualité ; avec sa grâce... Elle m'a touchée parce qu'elle fait monter, délicatement, jusqu'à fleur de peau, tous ces ressentis que nous portons en nous, pour être tant malmenés par notre propre folie, blessés, estropiés... L'émotion que communique Sonia découvre nos failles, nous montre comme elles sont belles... caresse cette résignation, que nous nous efforçons, maladroitement, de cacher, cette résignation de n'être que des êtres, fragiles, seulement humains.
Sonia à cette beauté de nous rendre beaux... dès qu'elle y croit... 
Quelle déception qu'elle soit partie.
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...
Et je crispe mes poings, maudissant... 

samedi 21 avril 2012

Début de dérive pour "The Voice" ? Oh, non !

Bien que n'ayant certainement pas les compétences nécessaires pour porter un jugement sur cette émission, qui m'a attrapée malgré moi, je peux quand même dire ce que je pense. Et aujourd'hui, il ne s'agit que de cela.
Hier, un message, de l'émission elle-même, donc un message officiel, nous avertissait de la publication d'une vidéo où nous pourrions découvrir les titres, qui pourtant devaient être tenus secret, que certains candidats allaient interpréter ce soir !? 
Quelle étonnante stratégie !? Dans quel but avoir fait cela !? Et pourquoi ceux-là et pas les autres ? Sincèrement, je ne comprends pas.
Pour ma part, cela a cassé le suspense, et surtout, la surprise. Il serait intéressant, de savoir qui est à l'origine de cette décision, les coachs ou la production... N'oublions pas que les votants, payent : le texto est surtaxé, et rapporte beaucoup d'argent à... et, est abondamment utilisé par ceux, qui ne s’acquittent pas encore eux-même de leur abonnement... On l'aura compris, ma suspicion, quant à l'attitude de certain, reste toujours sous-jacente... 
Alors début de dérive pour "The Voice" ou, maladresse ?
Mais plus que cela, j'avoue être... déçu ou désolé, par le choix de la chanson que devra interpréter celle pour qui je vais jusqu'à trahir mes principes de n'écrire que des choses inutiles... Sonia Lacen ! Franchement, cette chanson est à mes oreilles et d'avantage au reste... quelconque, ordinaire. La mélodie est compliquée, si tant est qu'il y en ait une, le texte est obscur, si tant est qu'il veuille exprimer quelque chose. Comment ne pas penser à ces morceaux qui sont produits à la chaîne, qui se ressemblent tous, n'étant que le fruit, d'une étude de marché...
"Russian roulette", il faut faire de l'émotion, du sentiment, alors on concocte une musique alambiquée à laquelle on colle un texte sombre (pas trop quand même, on est aux States) mais le plus abstrait possible afin que chacun y trouve son compte et bien sûr, un titre qui détonne ! Quant à la vidéo, elle confirme les intentions... À la plastique d'un corps, trop plastique, on ajoute des effets et un look à la "James Bond" revu façon "Voyage au bout de l'enfer". Du grave, sombre mais chic et classe... (Je n'ai rien contre R..., rien pour, non plus ! Avez-vous lu ce qu'il est écrit à son sujet dans Wikipédia ? Pour ma part, à vingt-quatre ans, je cherchais encore quoi faire, et pour tout dire aujourd'hui encore... De qui se moque-t-on ?) Pour finir, ça donne un truc qui ressemble à tous ces autres qu'affectionnent, ces tout juste ados éduqués à la sitcom, à la banalité de la violence et des émotions, et qui de toute façon sont déjà, pour bon nombre d'entre eux, sourds.
Qu'importe le choix des chansons, ils doivent pouvoir tout chanter pour être à la hauteur de ce à quoi, ils prétendent... Il n'y a bien qu'eux... c'est étrange comme c'est toujours à ceux qui commencent qu'est imposé ce genre de sentence. 
La vidéo n'est pas d’une excellente qualité, on ne distingue pas très bien les visages. Ce qui est un comble au regard de la surabondance des équipements qu'affiche l'émission, au point même de surprendre les habitués de la scène... J'ai cependant eu la sensation que Sonia Lacen, pour ne parler que d'elle, était épuisée ou n'était pas dans... l'exercice... 
Préparer un tour de chant, doit être un gros travail, et il faut être amène d'assumer... certes, mais c'est en général un travail de mise au point, de ses chansons, et on ne fait que ça...
Voilà mon sentiment qui, certainement et je le souhaite, ne plaira pas à tout le monde. Sachez, que c'est avant tout, une inquiétude.
En attendant, même si pour cette soirée la tâche de Sonia Lacen me paraît... difficile, j'aime à penser qu'une fois encore elle accédera à ce qui la rend si émouvante, à ce qui tout à coup nous empoigne à l'intérieur et, qu'elle donnera à ce titre ce qu'il n'a pas, me faisant alors changer d'avis et renier ce que j'ai écrit plus haut. 
Puissent-ils, tous, faire en sorte que par leur engagement, cette émission ne sombre pas dans la télé-réalité, telle qu'elle nous est habituellement servie sur cette chaîne, pour cause d'un excès de tout, sauf de l'essentiel : l'émotion !
S'il te plait, Sonia, pour trois minutes seulement, suspend le temps !

vendredi 20 avril 2012

Ce qui fait la différence. (À Sonia...)

C'est fou ce qu'il se passe la veille d'un évènement qui compte... 
Toutes sensations exacerbées, cette tension, ce sentiment de fébrilité. À l'envie d'y être enfin, d'en découdre, se mêle le doute et l'angoisse de l'imprévu... Trop souvent, on s'inflige soi-même un surplus de pression, et si..., on intellectualise, on perd sa vérité.
Le travail lorsqu'il n'est que la conséquence de l'envie est forcément bien fait. Il produira son effet le moment voulu. Seul ce miraculeux don, cette grâce de faire naître l'émotion, cette distinction singulière, ni ne se contrôle, ni ne se travaille. On ne peut que s'y abandonner. Se laisser aller, à n'être plus que physiologiquement soi, à n'être plus que ce dont on est envahi... 
Alors la magie opère, le charme caresse ou foudroie, chaque souffle est retenu... le temps même s'en trouve suspendu ! Transcendé, on inspire... on ouvre grand les bras, et pour tous, l'essentiel prend sens !

lundi 16 avril 2012

Quand la grâce s'abat comme la foudre !

Cette nuit, je me suis souvenu de la beauté, de la grâce... 
Qu'elle prenne l'aspect d'un coup ou d'un acte, elle me met toujours dans un tel état ! Qu'on l'appelle ou la demande, accordée, il faudra toujours la rendre.
J'ai ce don, d'un coup de cœur la reconnaître ; le tempérament, d'infiniment m'y soumettre... et, si je la reçois, c'est par mille que je la renvoie.
La plus belle est forcément naturelle, parfois même, surnaturelle ! Qu'elle vous touche et tout devient éclatant.
Bien que l'on me reconnaisse une certaine élégance, souvent je peine, je manque d'aisance. Tentant chaque jour, d'atteindre ce jour de... j'admire celles et ceux qui, unissant élégance avec aisance, l'offre alors en partage, sous la forme d'une vive et lumineuse émotion.
Quand la grâce s'abat comme la foudre :
http://ibuzzyou.fr/the-voice-sonia-lacen-interprete-total-eclipse-of-the-heart-video.html
"Et la grâce, plus belle encore que la beauté" (Jean de la Fontaine - Adonis).

dimanche 15 avril 2012

Bavardages à propos d'une émission qui accroche

Il y a bien assez de mecs pour parler de "foot" ! Alors au diable ce sentiment de gène de passer, depuis peu, pour le (minable) chroniqueur d'une émission de télévision. Je ne me trahis pas, c'est l'essence même, de ce en quoi je crois qui m'a attiré, qui m'a donné l'envie de parler, pour une fois, d'autre chose que... de moi (quel drame) ! 
Adepte depuis quelques jours de ce drôle d'oiseau nommé Twitter (quelle aventure), je me suis essayé à cet art de la chronique nécessairement concise et spontanée au cours de cette Grande Messe qu'est devenu "The Voice". Sans compter les quelques échanges du même style avec de nouvelles amies... C'est la première fois que je regarde la télé avec mon ordinateur sur les genoux et mon Iphone en main... Sonia, soyez en certaine, vous avez de quelques mots et, soyons lucide, pour quelques jours, changé ma vie. Je, pardon, nous savions que vous ne nous envoleriez pas lors de cette soirée, mais il faut reconnaître que vous avez de sérieux concurrents, qui font, eux aussi, le spectacle.
Je ne reviendrai pas sur le déroulement de la soirée ; comme le dit à un moment Garou, il ne s'agit pas d'une compétition sportive avec une ligne d'arrivée... Il n'y a pas de "meilleur", il n'y a plus que des talents, qui, il faut bien le dire, dépendent plus du choix de la chanson que de leur interprétation. Du moins concernant le vote du public, je reconnais à leur coach la compétence d'un jugement plus objectif, plus professionnel. D'un autre côté, on peut comprendre que, si par souci d'équité, tous avaient interprété la même chanson, la soirée eut paru beaucoup plus longue... Particulièrement si la chanson en question avait été "Né quelque part" ou "I don't know"... voilà c'est dit, je n'ai rien contre ces deux chansons mais, bon... "Someone like you" n'est peut-être pas une meilleur chanson, techniquement parlant, mais quand même... Pas assez compétent cependant, je ne m'étendrai pas plus...
Ce sont les règles du jeu et, comme annoncé précédemment, tous sont déjà gagnants. À eux de savoir surfer la vague qui se présente...
Il ne me vient pas de jolis mots au regard des prestations d'hier, sincèrement tous ont été magnifiques. Maureen et surtout Pia, me fascinent par leur personnalité, leur singularité, leur sens artistique. Al.Hy ! Je n'ai pas d'autres mots que ceux que j'ai eus, hier à chaud : une extraterrestre, le choc d'une comète sur la Terre !
Pour ne pas citer que celles-ci, il y eut aussi, lors des émissions précédentes, la sensibilité très intelligente de Louise, la générosité d'Almaya. Que des femmes !? Certes, je ne succombe pas aux charmes des hommes qui concourent, sinon peut-être, à l'humilité de Jhony MaAlouf (incroyable orthographe, avec ma dyslexie résiduelle, j'ai dû m'y reprendre à cinq fois), à la gentillesse et surprenante voix d'Atef et, à la belle leçon de vie que nous donne Vigon.
Voilà, pour finir, hier soir j'ai entendu et vu de beaux artistes, mais à part le souffle de la comète Al.Hy, mon cœur ne s'est pas arrêté, mon âme ne s'est pas figée, je suis resté incarné, des ailes ne me sont pas poussées... comme quand Sonia enchante ! Me bouleverse.
Et moi, c'est ce que j'attends avant tout ! Parce qu'être bouleversé... me rend meilleur !  

samedi 14 avril 2012

La messe de ce soir...

Ce matin, pas beaucoup de temps pour penser à dire, ici. Les embrouilles au travail s'accumulent et je passe mon temps à régler des problèmes qui ne me concernent pas... Habituellement je trouve toujours le temps de passer, pour laisser mes mots s'échapper et les laisser m'emporter... 
Idéalement, les choses qui m'ennuient, je les évite ! Mais, voilà, il y en a encore certaines auxquelles je ne peux me soustraire... J'ai donc, pour celles-ci, développé un sens de l'organisation quasi infaillible ! Il ne s'agit pas de maniaqueries matérielles quelconques, d'une hiérarchisation précise des tâches ou de je ne sais quel autre artifice pour vous rendre plus efficace, non, tout se passe dans la tête. Avide de mon temps, j'intègre sans peine toutes les données utiles, prends du recul pour avoir une vue d'ensemble puis, automatise les actes et contracte chaque étape. C'est en général efficace !
Alors qu'avec ce qui me passionne, ce qui m'exalte, je suis d'un brouillon. Tellement désordonné, que plus souvent qu'à mon tour, je m'y perds. Je dois me laisser aller, à peine j'y pense et ça n'a plus de sens. Tout y semble être imprévisible, accidentel. Ça se produit, voilà tout.  
Avez-vous remarqué que lorsque l'on cherche quelque chose on ne le trouve jamais ? Savez-vous comment fut découverte la pénicilline, ainsi qu'un tas d'autres choses, aujourd'hui essentielles ? Je citerai Baudelaire, de tête, "... la plus scientifique des facultés de l'homme, c'est l'imagination".
Ce soir, je ne sors pas (en fait je ne sors jamais le samedi soir...), et puis il y a la Messe, certes il n'y a pas beaucoup d'enjeu au regard de ma préférence, mais c'est histoire d'évaluer la concurrence, beaucoup ont du talent. Cependant on ne m'y reprendra plus, je n'aime pas ce manque de liberté, ce genre de dépendance. 
Ah ! Il y en a une autre, Messe, que je ne manque jamais, c'est à la radio, préférable à la télévision parce qu'elle vous laisse un espace pour réfléchir, imaginer... Le samedi midi, "Sur les épaules de Darwin" de Jean Claude Ameisen, une heure de poésie scientifique, magnifique ! En fait, je la podcast pour me la passer la nuit ou quand j'ai envie...    

vendredi 13 avril 2012

Échange d'émotions avec Sonia Lacen

Hier, je me suis réveillé avec la conscience aiguë que cette journée se passerait plutôt à faire des rhizomes que des feuilles... Tout juste capable de lire... et bien, soit ! 
Je fais le tour de mes messages, de mon blog... Depuis cet article où j'évoque cet extraordinaire pouvoir émotionnel que possède Sonia Lacen, je constate une sensible augmentation du nombre de visiteurs. J'écoute un peu de musique, puis tombe sur la dernière reprise de cette artiste : "Hôtel California" presque a cappella ! Même magie, même intensité... même plaisir de l'interprète... Je décide tout à coup de lui écrire, de lui dire mon émotion lorsqu'elle chante.  Il le faut ! J'aimerais qu'on le fasse pour moi.
J'ai, vis-à-vis des "réseaux sociaux" une... relative réserve. Je ne cherche pas à me cacher, je n'ai pas honte de mes opinions et encore moins de mes sentiments, mais je crains toujours d'être mal compris, d'être obligé de m'expliquer... et je déteste ça. Bref, pour laisser un message à Sonia, il faut me lancer. F.B., Twitter... Je crée mes comptes et constate que les mots y sont comptés ! Exprimer l'émotion par des mots avec concision, c'est pour moi un objectif... pas encore atteint ! 
Quel raz-de-marée ! Tous ces messages m'affolent. Je laisse donc le mien parmi tous ces autres. Un tel geste n'est jamais tout à fait altruiste, ce serait mentir de ne pas admettre qu'au fond de moi il n'y ait pas, l'espoir qu'il soit lu et même... apprécié... Ce n'est pas mon habitude d'agir ainsi, mais comme pour mon article précédent, quelque chose de fort m'y a poussé.
Une fois fait, je réfléchis à cette impression que j'ai eue en découvrant le déferlement de messages auxquels elle est confrontée depuis quelques semaines... Ce doit déjà être difficile de gérer, émotionnellement, tous ces encouragements. Et que dire du reste ! Je constate que déjà, certains se révèlent, incapables de faire autre chose que de remuer... ce qu'ils sont ! Inutile de leur donner ici plus de crédits.
La journée se passe comme je l'avais pressentie, dans une lente et ouateuse mélancolie, de celle que l'on a appris à accepter parce qu'elles sont propices à la créativité, au centrage... jusqu’à ce que mon téléphone m'avertisse qu'un message est arrivé. En fait, il s'agit d'un "tweet" ! De deux "tweets" ! Je lis...
Vous est-il déjà arrivé de prendre un coup dans l'estomac, alors que vous ne vous y attendiez pas ? Un de ces coups qui, bien qu'indolore, vous coupe le souffle, vous met à genoux ?
Je dépose quelques mots parmi des milliers d'autres... et plus qu'être lus, ils touchent ! La réponse est d'une telle spontanéité, d'une telle humilité, qu'elle m'ébranle... je vacille et... j'aime ça !
Sans compter l'effet "kiss cool", dans les heures qui suivirent, mon blog s'est enflammé. Plutôt intimiste, voir anecdotique... d'une dizaine de connexions journalières en moyenne, il saute à une centaine en quelques heures... Quelque part, ça fait peur ! Je repense à mes réflexions de tout à l'heure. Quel courage il doit falloir pour garder en équilibre, fragilité, créativité, spontanéité et résistance...
D'un simple message, je lui ai envoyé un peu de ma lumière, elle, en retour, m’éblouit tel un soleil naissant. 

lundi 9 avril 2012

The Voice ou rencontre avec Sonia Lacen...

Je ne pouvais pas ne pas le faire. Bien que peu coutumier à ce genre d'errances, il y a quelques semaines je me suis laissé aller à regarder un genre d'émission que pourtant j'exècre, tant elles me paraissent grossièrement arrangées. 
Depuis, je n'en ai pas manqué une ! 
Et pourtant elle, comme toutes les précédentes, ne manque pas de fausseté, d'un aspect bling-bling, et surtout de cette significative âpreté aux gains qui caractérise les chaînes d'aujourd'hui... Le principe de départ était intéressant, on pouvait croire qu'ainsi les chances étaient égales. Mais nous savons tous qu'il n'en ait rien...
Parmi les présélectionnés, les réels amateurs (et quelques prétentieux) furent assez rapidement éliminés, aux profits de semi-professionnels anonymes et aussi, il faut bien le reconnaître, de quelques illuminés ; et ce n'était pas volé. En fait, de vrais passionnés, qui bien que n'ayant pas (encore) percés, s'accrochent, persévèrent... parce qu'ils aiment plus que tout ce qu'ils font, parce qu'ils font ce qu'ils sont.
Force est de constater que tous sont de vrais artistes, du moins dans l'âme, et que beaucoup déjà ont une belle maîtrise de leur art. 
Ceux, censés les sélectionner au cours de l'émission, en sont aussi, de vrais, artistes. Et, tout porte à croire que le contact avec ces acharnés, ces galériens, les ait rendus humbles, presque fragiles, leur faisant oublier tout à coup un ego surdimensionné (certainement nécessaire dans leur métier), jusqu'à parfois même être renversés, être emportés, si fortement qu'ils se lâchent et nous touchent à leur tour...
La vraie vedette de ce show, c'est finalement l’Émotion. Et je dois reconnaître qu'on est servi ! 
Après quatre émissions, les concourants restants sont, pour la plupart, magnifiques et on se demande comment ils ont pu être ignorés jusqu'à maintenant. 
J'avoue être fan de certains, certaines plus précisément... Mais il y en a une qui m'émeut tout particulièrement. Qu'il y ait dans son attitude un peu de jeu, j'en conviens, mais ce qu'elle joue est bien plus fort qu'elle et surtout, s'accorde avec ce qu'elle possède tout au fond d'elle. J'ai cherché sur le net,  ce qu'elle avait fait avant. Elle n'en est pas à son premier essai... mais qu'a-t-elle bien pu vivre ? Que lui est-il arrivé, pour qu'elle devienne ainsi ? Quelles sont ses fractures ? Impossible de le savoir, je ne peux qu'imaginer de pénibles moments, de douloureux échecs... De ceux qui, s'ils ne vous tuent pas, vous font, grandir
Tout en elle exprime l'émotion, son physique, sa façon de bouger et de sourire, son art, elle est harmonieusement excessive, elle irradie, vous tire des larmes... Bien sûr, elle est en représentation et tout cela n'est peut-être que du jeu...Mais quand elle entre en scène, elle vous saisit, vous envahit et vous emporte. À peine commence-t-elle que tous cœurs sautent un temps, oublient un battement.
Comment, moi qui ne suis habité que par une seule quête, celle de réussir à exprimer avec mes mots ces émotions qui m'envahissent en permanence, comment ne pas être fasciné par ce pouvoir qu'elle a ? J'avoue n'avoir, presque jamais... ressenti chez un autre une telle puissance émotive. Rencontrer, Sonia Lacen, serait sans aucun doute une expérience exceptionnelle. Quelle étonnante âme elle doit être. Mais, je craindrais de tomber amoureux, étant un indéfectible romantique...
Comment est-elle dans la vie ? Certainement assez proche de ce qu'elle exhibe sur scène, à ce niveau, il me semble impossible que cela ne puisse être que du jeu... il ne peut s'agir que de sincérité, l'émotion ne se feint pas à ce point ! 
Quoi qu'il en soit, je suis plus que jamais convaincu que l'amour reste le plus grand pourvoyeur d'émotion, et le plus puissant des pouvoirs, sur les autres et sur soi.
Puisse Sonia, trouver musique et texte à sa mesure ; j'ai bien des idées, mais je suis persuadé qu'elle saura trouver elle-même...        

jeudi 25 août 2011

Abyssal

Hasard ? Instinct ? Trouvé au détour de pages feuilletées des mots comme les miens, en mieux habillés... J'y retourne de temps en temps pour voir si d'autres mots frais y sont accrochés. 
Je n'avais pas encore pris le temps, ou plus exactement je manquais d'envie... non ! ces mots sont trop réalistes, c'est plus émotionnel que ça... 
Je me suis laissé emporter, survolant au gré de mon instinct les pages, les images. Je dirai en vrac que j'y ai vu des chaises, des mains enlacées, des Japonaises, du verre et un cœur brisés. Une femme dans sa chair, ses désirs, ses envies et ses drames. La peau, couverte de mains, de lèvres ou de mots. Des plumes, des fleurs et du sang. Des arbres, des larmes et du vent. Des ciels, effacés par des nuages, renversés par des orages, qui pourtant chaque matin se lèvent.
Insondable... je survole, tous sens en éveil, plus que je ne prends connaissance, je saisis en passant l'idée la sensation que je m'en fais, qui tout à coup naît... Je ne m'applique qu'à dénuder l'âme... 
Je m'abandonne, m'ouvre à ce qui m'entoure et comme pour souligner mon impression, de cette bande-son que j'écoute en boucle sur mon ordinateur, joue "Weird Fishes/Arpeggi"... abyssal...
Que m'importe de comprendre tant que je ressens. 
N'être que spontané, pas sujet au vertige.

vendredi 24 septembre 2010

À Circé, l'enchanteresse



Aimer, c'est prendre des risques, s'exposer, devenir vulnérable. Si de l'amour, naît la douleur, faut-il pour autant s'en affranchir ? La crainte de la trahison, du mensonge... la peur du chagrin, de la disparition, devraient-ils m'empêcher de me passionner pour cette féminité dont l'intimité sensuelle éveille chez moi tout à la fois la plus noble et la plus outrancière des lubricités ? Pire encore, me priver de l'expression qu'ont ses yeux lorsqu'ils acceptent que les miens plongent en eux ? Ses mots tendres et drôles, ses attitudes, sa nature ? Son esprit ? De l'éternelle découverte de son âme ? Cette peau blanche, constellée, adorée, sera toujours plus vite oubliée que cet esprit souple et tendre, admiré ! Un corps se remplace, une intelligence, une attitude, tous ces petits détails qui vous marquent ne pourront jamais être effacés. Et quelle hérésie d'ailleurs que d'imaginer pouvoir le faire !
S'affectionner à un être, c'est dépendre de lui, s'inquiéter pour lui, souffrir à cause de lui. Je ne suis pas de ceux qui n'aspirent dans la vie qu'à tendre vers une glaciale sérénité. Non, je suis du genre sensible, riche en contradictions, avec du tempérament, des envies. Je suis de ceux qui croient que le propre d'un grand amour ou d'une grande amitié, est d'être irremplaçable ! Je suis de ceux qui veulent être envoûtés par leur Circé et je porte la coupe tendue par elle, à mes lèvres !