Deux nuits pénibles... Cette chaleur... et au cours de cette dernière nuit il y eut en plus, le bruit...
02h30 ! une des heures saisie dans la nuit, ou me vint une pensée... à propos de la chaleur qu'il doit faire sous les toits... sans doute a-t-elle fuit dans un autre lit... peut-être pas... Pourquoi cela me touche encore ? Je me dois sans cesse de solliciter mon esprit, me raisonner... parce que mon âme, tout naturellement, me ramène toujours au même endroit...
Je mets en boucle Dancing Montains... J'ai cette sensation que mon âme cherche à m'indiquer quelque chose d'important... mais, avec le temps, ma raison ne l'entend plus... et je ne sais plus quoi comprendre.
Hier D et J sont parties pour la Californie... Mon frère les récupère, J reste avec lui en famille et D part à L.A, rejoindre son ami qui s'y trouve pour le travail...
Cette inquiétude chaque fois qu'elles s'éloignent... et pourtant nous ne sommes pas souvent ensemble... Je n'ai pas arrêté de leur conseiller d'être dans l'instant, tout le temps, de ne pas être absent... parce que c'est la seule manière de prévoir et d'éviter tout ennui... qu'attentives, elles sont assez intelligentes et malignes pour réussir à se sortir de tout...
Enfin... Aujourd'hui, je retrouve I, à la campagne. Seulement pour la fin d'après-midi, elle doit être au travail demain. Depuis qu'elle est rentrée de Londres nous ne nous sommes pas vu. Je suis pressé de l'entendre... Je vais lui parler de mes intentions, pour les prochaines vacances de Pâques, de retourner au Mexique. Elle est, dans ce possible voyage, un membre d'autant plus essentiel qu'elle possède un espagnol courant, la connaissance des lieux et des gens, des us et coutumes... Je sais que nous souhaitons tous retourner sur cette enchanteresse côte ouest... Alors pourquoi nous en priver, cela ne nécessite qu'un effort d'organisation.
Ce parfum que je sens en permanence depuis quelques jours, ne peut être que le fruit de mon imagination... Pourtant, ces effluves de myrrhe et de bougie sont si puissants... Encore un signe de mon âme... la trace de quelque chose...
Allez... Après ces six jours consécutifs, exceptionnels... Ces trois qui viennent, se passeront à la campagne, au frais de ma forêt. Et mes courses matinales dans cette fraîcheur végétale, devraient me faire le plus grand bien... me donner la patience d'attendre des nouvelles... Et qui sait ? Une première récolte de Kale, peut-être ?
(journal de mes sensations)
dimanche 20 juillet 2014
jeudi 17 juillet 2014
Parce qu'il faut bien un peu casser l'image.
Il ne suffit pas de dire certaines choses avec sincérité pour être honnête, encore faut-il tout dire... Je n'en suis, hélas, pas encore capable... J'ai bien conscience qu'il ne sert à rien d'être pour autant jusqu'au-boutiste... mais il est parfois nécessaire de rééquilibrer les choses.
Et quand l'occasion se présente, d'évoquer une attitude dont je ne suis pas particulièrement fier et qui ne sert pas ma cause concernant les beaux sentiments, je me dois de la saisir !
C'est arrivé il y a quelques jours. Un échange de texto avec une ancienne relation. Pour toutes sortes de raisons, notre rencontre fut aussi fugace qu'inappropriée, un malentendu d'une certaine manière... Rien chez elle ne pouvait convenir à mon caractère et je devinais en elle une hystérie latente qui m'effrayait. J'étais par contre attiré par son approche, plutôt masculine, de la sexualité... J'avais bien conscience que cette attitude supposait un certain mal-être, peut-être même un traumatisme, mais il m'arrive aussi de privilégier mes propres envies...
Bref, après cette très courte aventure, nous sommes restés en contact sans que je sache pourquoi et de façon erratique, au gré de ce que nous vivions... Lors de disettes communes, il suffisait d'un premier échange de messages pour que la conversation prenne très rapidement l'accent de la grivoiserie la plus vive... voir plus... et, pour une fois passer outre ma pudeur à me reconnaître quelques qualités, je dois dire que j'ai une évidente facilité ainsi qu'une certaine originalité d'écriture pour évoquer ces choses qui touchent au fondement... Ses réponses, un peu plus crues, me laissaient pantois, sinon me sentir de souffre et de bois...
Nous nous sommes revus une fois ou deux, avec la ferme (enfin pour ce qui me concerne) intention de mettre en pratique toutes ses grivoiseries énoncées... Il faut dire que la disette chez moi se fait plutôt famine...
Chaque fois, ce fut un échec, elle était désespérément coincée, engoncée d'attendre une tout autre chose que je ne pouvais lui concéder... et moi, sentant bien ses contractions et ses contradictions, j'étais désemparé, incapable de forcer les choses... en avais-je seulement envie ? C'était surtout que je savais exactement ce que je ne voulais pas.
Ce fut à l'occasion de notre dernière rencontre, que je me suis un peu lâché ; particulièrement contrarié par sa façon d'à nouveau se défiler, c'est tout au long du dîner que je lui ai balancé quelques vérités à son sujet. Vérités qui firent mouche bien au-delà de mes intentions... Je devine tellement les troubles des autres... c'est sans doute pour cette raison que je m'interdis d'être méchant... cependant, il arrive qu'à l'occasion d'un trop-plein que cela m'échappe... après coup, c'est toujours embarrassant.
Compte tenu des humeurs en fin de soirée, je pensais n'avoir plus de nouvelles. Ce que finalement, je ne trouvais pas plus mal... Chaque fois elle m'accrochait, je me faisais de ces idées... pas racontables... et m'en revenais, penaud, la bite sous l'bras, comme le dit si bien Jacques Brel !
C'est à mon retour des USA qu'elle me fit signe pour me demander comment j'allais... Après ma réponse, elle me proposa de nous retrouver pour un verre ensemble. Mais je ne répondis pas à son message, trop las des montagnes russes...
Et quand l'occasion se présente, d'évoquer une attitude dont je ne suis pas particulièrement fier et qui ne sert pas ma cause concernant les beaux sentiments, je me dois de la saisir !
C'est arrivé il y a quelques jours. Un échange de texto avec une ancienne relation. Pour toutes sortes de raisons, notre rencontre fut aussi fugace qu'inappropriée, un malentendu d'une certaine manière... Rien chez elle ne pouvait convenir à mon caractère et je devinais en elle une hystérie latente qui m'effrayait. J'étais par contre attiré par son approche, plutôt masculine, de la sexualité... J'avais bien conscience que cette attitude supposait un certain mal-être, peut-être même un traumatisme, mais il m'arrive aussi de privilégier mes propres envies...
Bref, après cette très courte aventure, nous sommes restés en contact sans que je sache pourquoi et de façon erratique, au gré de ce que nous vivions... Lors de disettes communes, il suffisait d'un premier échange de messages pour que la conversation prenne très rapidement l'accent de la grivoiserie la plus vive... voir plus... et, pour une fois passer outre ma pudeur à me reconnaître quelques qualités, je dois dire que j'ai une évidente facilité ainsi qu'une certaine originalité d'écriture pour évoquer ces choses qui touchent au fondement... Ses réponses, un peu plus crues, me laissaient pantois, sinon me sentir de souffre et de bois...
Nous nous sommes revus une fois ou deux, avec la ferme (enfin pour ce qui me concerne) intention de mettre en pratique toutes ses grivoiseries énoncées... Il faut dire que la disette chez moi se fait plutôt famine...
Chaque fois, ce fut un échec, elle était désespérément coincée, engoncée d'attendre une tout autre chose que je ne pouvais lui concéder... et moi, sentant bien ses contractions et ses contradictions, j'étais désemparé, incapable de forcer les choses... en avais-je seulement envie ? C'était surtout que je savais exactement ce que je ne voulais pas.
Ce fut à l'occasion de notre dernière rencontre, que je me suis un peu lâché ; particulièrement contrarié par sa façon d'à nouveau se défiler, c'est tout au long du dîner que je lui ai balancé quelques vérités à son sujet. Vérités qui firent mouche bien au-delà de mes intentions... Je devine tellement les troubles des autres... c'est sans doute pour cette raison que je m'interdis d'être méchant... cependant, il arrive qu'à l'occasion d'un trop-plein que cela m'échappe... après coup, c'est toujours embarrassant.
Compte tenu des humeurs en fin de soirée, je pensais n'avoir plus de nouvelles. Ce que finalement, je ne trouvais pas plus mal... Chaque fois elle m'accrochait, je me faisais de ces idées... pas racontables... et m'en revenais, penaud, la bite sous l'bras, comme le dit si bien Jacques Brel !
C'est à mon retour des USA qu'elle me fit signe pour me demander comment j'allais... Après ma réponse, elle me proposa de nous retrouver pour un verre ensemble. Mais je ne répondis pas à son message, trop las des montagnes russes...
Il y a quelques jours, elle m'adressa à nouveau un message, dans lequel elle me racontait avoir rêvé de moi, amoureux d'un Portoricain !! Ce à quoi je lui répondis sur un ton d'humour et de plaisanterie, que ses goûts à propos de certaines pratiques sexuelles qu'elle affectionne sont, de ma position... tout à fait respectable, par moi ; cependant, ils ne s'appliquent pas forcément à tout le monde et plus particulièrement à moi... je pourrai certes apprécier un troisième genre, pourquoi pas... tant que le mien conserve, et de manière exclusive, les qualités et avantages propres à ses attributs... Bref, évitons ce terrain sombre et glissant...Toutefois, je précise qu'il n'y a en rien ici un jugement de valeur, quel qu'il soit quant à la position. De toute façon il en faut bien deux ! Dans la foulée, sans doute pour jauger la nature de ses intentions, après tout on ne sait jamais... je lui retournais une petite fable dont Hippocrate serait à l'origine. Il comparait alors l'utérus à un petit animal, dont la nourriture principale était le sperme. Bien que pouvant se contenter de peu, trop longtemps privé il se desséchait et se mettait alors à migrer au travers des organes en quête de sa pitance, provoquant au passage toutes sortes de troubles étranges, jusqu'à arriver au cerveau dont la matière ressemble à son met préféré. C'est là qu'il prenait alors siège et, doucement selon son besoin, le dévorait...
Voilà, certes, d'une manière un peu imagée, comment Hippocrate expliquait l'hystérie. C'est là certainement que je manquais de délicatesse, je le reconnais, cette dernière phrase, un peu laconique : à bon entendeur... n'était peut-être pas nécessaire.
Je n'ai pas noté immédiatement l'aspect sévère de sa réponse où elle me disait qu'en effet c'est imagé, cinq mots qu'elle faisait suivre de quatre points d'exclamation semblant plantés comme des banderilles de colère...
Voilà, certes, d'une manière un peu imagée, comment Hippocrate expliquait l'hystérie. C'est là certainement que je manquais de délicatesse, je le reconnais, cette dernière phrase, un peu laconique : à bon entendeur... n'était peut-être pas nécessaire.
Je n'ai pas noté immédiatement l'aspect sévère de sa réponse où elle me disait qu'en effet c'est imagé, cinq mots qu'elle faisait suivre de quatre points d'exclamation semblant plantés comme des banderilles de colère...
Il est à craindre qu'elle m'en veuille un moment, pour l'avoir traitée d’hystérique, sans raison apparente. Alors que mes intentions étaient ailleurs...
Bon... entre adultes consentants et qui plus est, se connaissant... quel mal pourrait-il y avoir à tenter l'expérience de s'abandonner, à des plaisirs sexuels mutuels, non dénués de tendresse, en toute amitié ?
Bien entendu, j'ai tenté de me mettre à sa place... psychologiquement s'entend ! Je savais qu'elle n'était pas amoureuse, qu'il ne s'agissait pas de cela...
Ah... Misère ! Que tout est compliqué pour certains... Et pour moi...
Bon... entre adultes consentants et qui plus est, se connaissant... quel mal pourrait-il y avoir à tenter l'expérience de s'abandonner, à des plaisirs sexuels mutuels, non dénués de tendresse, en toute amitié ?
Bien entendu, j'ai tenté de me mettre à sa place... psychologiquement s'entend ! Je savais qu'elle n'était pas amoureuse, qu'il ne s'agissait pas de cela...
Ah... Misère ! Que tout est compliqué pour certains... Et pour moi...
mercredi 16 juillet 2014
Source de tares.
Lundi dernier, je suis rentré plus tôt, parce que, entre autres obligations, P devait passer me confier son scooter afin que je le lui expédie par le train dans son sud, où il se rend demain... et je m'étais engagé à le raccompagner chez lui...
Depuis qu'il le possède, il a toujours fait en sorte que je sois assuré comme second conducteur... j'ai beau faire part ici de mes agacements à propos de certain de ses comportements... quelques dizaines d'années, d'histoires, de soutiens et de partages, nous lient...
J'ai donc, juste en bas de chez moi, un engin puissant qui se trouve être à ma disposition pour deux, trois jours... La tentation... Mais pour quoi faire ? Ce n'est pas mon genre d'aller là où je ne vais pas à pied, parce que trop loin, pour m'installer à la terrasse d'un café en quête d'opportunités... Tiens ! Je pourrais facilement aller faire un tour dans le 6eme arrondissement, jeter un œil à une petite fenêtre... ou dans le 1er, voir ce qui se trame... Mais s'y déroule désormais une autre vie, qui ne me regarde plus et où je ne suis pas plus attendu que convié. Et quand bien même je le serais... qui ferais-je ? Qui suis-je, pour féliciter ? Je me sentirais embarrassé et tout emprunté... je ne me vois que maladroit, mal à l'aise, dans ce rôle de servir des éloges ou des critiques ; j'ai toujours pensé qu'il y avait dans ces actes, une certaine et non moindre, condescendance. Et je déteste cela, la condescendance. De toute façon, je ne suis pas étonné de... ce qui doit être, enfin j'imagine... Je n'en ai jamais douté...
J'ai toujours été plus intéressé par ce que les gens sont que par ce qu'ils font !
… même si voir ceux que j'aime réaliser de belles choses m'émeut... m'émeut aux larmes... me projetant dans un violent et soudain état d'émotivité que je n'assume toujours pas devant les autres et que je préfère cacher... Au moins, dans ce cas, l'embarras m'est évité.
Déformation sans doute due au fait que je n'ai jamais été... non ! que je ne me suis jamais senti, réellement encouragé pour ce que je tentais de faire... pardon, presque jamais... Il m'était plus volontiers servi que j'étais un brave garçon, et toujours bien sage... Et je dois bien avouer ne pas me rappeler, ne serait-ce qu’une seule fois, que l'on ait été fier de moi... Allez savoir d'où viennent toutes ces tares.
Bon... je pourrai simplement aller me balader, avec de la musique dans les oreilles, des rêves dans la tête et le vent qui gonfle ma chemise et me caresse en douceur... rechercher cette sensation physique et d'espace, que l'on a en sortant d'un virage serré ou en accélérant soudainement...
Oui... mais je crois que je vais plutôt faire une sieste... c'est plus sage.
Depuis qu'il le possède, il a toujours fait en sorte que je sois assuré comme second conducteur... j'ai beau faire part ici de mes agacements à propos de certain de ses comportements... quelques dizaines d'années, d'histoires, de soutiens et de partages, nous lient...
J'ai donc, juste en bas de chez moi, un engin puissant qui se trouve être à ma disposition pour deux, trois jours... La tentation... Mais pour quoi faire ? Ce n'est pas mon genre d'aller là où je ne vais pas à pied, parce que trop loin, pour m'installer à la terrasse d'un café en quête d'opportunités... Tiens ! Je pourrais facilement aller faire un tour dans le 6eme arrondissement, jeter un œil à une petite fenêtre... ou dans le 1er, voir ce qui se trame... Mais s'y déroule désormais une autre vie, qui ne me regarde plus et où je ne suis pas plus attendu que convié. Et quand bien même je le serais... qui ferais-je ? Qui suis-je, pour féliciter ? Je me sentirais embarrassé et tout emprunté... je ne me vois que maladroit, mal à l'aise, dans ce rôle de servir des éloges ou des critiques ; j'ai toujours pensé qu'il y avait dans ces actes, une certaine et non moindre, condescendance. Et je déteste cela, la condescendance. De toute façon, je ne suis pas étonné de... ce qui doit être, enfin j'imagine... Je n'en ai jamais douté...
J'ai toujours été plus intéressé par ce que les gens sont que par ce qu'ils font !
… même si voir ceux que j'aime réaliser de belles choses m'émeut... m'émeut aux larmes... me projetant dans un violent et soudain état d'émotivité que je n'assume toujours pas devant les autres et que je préfère cacher... Au moins, dans ce cas, l'embarras m'est évité.
Déformation sans doute due au fait que je n'ai jamais été... non ! que je ne me suis jamais senti, réellement encouragé pour ce que je tentais de faire... pardon, presque jamais... Il m'était plus volontiers servi que j'étais un brave garçon, et toujours bien sage... Et je dois bien avouer ne pas me rappeler, ne serait-ce qu’une seule fois, que l'on ait été fier de moi... Allez savoir d'où viennent toutes ces tares.
Bon... je pourrai simplement aller me balader, avec de la musique dans les oreilles, des rêves dans la tête et le vent qui gonfle ma chemise et me caresse en douceur... rechercher cette sensation physique et d'espace, que l'on a en sortant d'un virage serré ou en accélérant soudainement...
Oui... mais je crois que je vais plutôt faire une sieste... c'est plus sage.
mardi 15 juillet 2014
Des conséquences d'être une éponge...
Quelques jours un peu difficiles... Il m'arrive parfois de ne plus rien supporter : V. me colle trop et sans cesse... Ces tics que possède chacun... Ce qu'ils attendent de moi... Ces conversations ordinaires... tout cela m'exaspère ! Et plus encore, cette façon que tous ont d'exprimer leurs agacements à propos de tout et de rien, à propos du quotidien... à propos de l'autre qui n'a pas fait comme on voulait... toutes ces fâcheries mesquines et inutiles... ces pics d'agressivité... Et puis, tout autour de moi, tous ces yeux, comme ceux de V, qui me réclament... un peu d'amour !
Je hurle à l'intérieur... Comment m'enfuir ? Pour me protéger bien sûr, mais aussi parce que j'ai honte de cet agacement et de cette lassitude, qui émanent de moi. Et plus encore de cet effort de patience pour expliquer, pour rassurer... qu'il ne s'agit que de moi et de mes traumatismes... que je n'en veux à personne... Mais, par pitié, que l'on me fiche la paix... et aussi que l'on cesse de prendre toutes ces postures, pour exister plus...
Quelles que soient les circonstances, quoi qu'ils se passent... arrive toujours ce moment où le besoin viscéral de me retrouver seul me saisit à la gorge...
Il me faut de la douceur, de la douceur... de cette douceur, qui si elle devait venir d'un autre, ne pourrait venir que d'un autre comme moi... Parce qu'alors tout serait déjà entendu... et que, dans l'apaisement d'une pureté minimaliste, n'existerait plus que l'essentiel...
Plus que nos goûts, ce sont nos meurtrissures et ce que l'on veut en faire, qui nous unissent.
Prends-moi dans tes bras.
Serre-moi fort... plus fort encore...
Dis... tu restes pour la nuit ?
Je hurle à l'intérieur... Comment m'enfuir ? Pour me protéger bien sûr, mais aussi parce que j'ai honte de cet agacement et de cette lassitude, qui émanent de moi. Et plus encore de cet effort de patience pour expliquer, pour rassurer... qu'il ne s'agit que de moi et de mes traumatismes... que je n'en veux à personne... Mais, par pitié, que l'on me fiche la paix... et aussi que l'on cesse de prendre toutes ces postures, pour exister plus...
Quelles que soient les circonstances, quoi qu'ils se passent... arrive toujours ce moment où le besoin viscéral de me retrouver seul me saisit à la gorge...
Il me faut de la douceur, de la douceur... de cette douceur, qui si elle devait venir d'un autre, ne pourrait venir que d'un autre comme moi... Parce qu'alors tout serait déjà entendu... et que, dans l'apaisement d'une pureté minimaliste, n'existerait plus que l'essentiel...
Plus que nos goûts, ce sont nos meurtrissures et ce que l'on veut en faire, qui nous unissent.
Prends-moi dans tes bras.
Serre-moi fort... plus fort encore...
Dis... tu restes pour la nuit ?
jeudi 10 juillet 2014
Grisaille tenace.
C'est certainement la faute à ce temps qu'il fait... un temps où attendre me semble la seule attitude envisageable... Debout, le front posé sur la vitre, mon regard s'égare dans cette grisaille qui masque le ciel... Est-ce l'humidité, cette fraîcheur crue trop soudaine ? Toutes mes plaies... sont plus douloureuses.
Tout ce à quoi je m'efforce, tout ce que je pense comprendre... même ce chemin... tout disparaît dans ce manque qui me tenaille soudain. Comme hier, je revis tous ces moments difficiles, non pas ceux où je me sentais trahi, mais ceux où je me désespérais d'attendre sans qu'aucun repère ne me soit donné...
Ce manque me presse si fort que je sens les larmes monter.
Ça ne va pas durer !
C'est toujours aussi vif, aussi inattendu. Et les quelques promesses qu'il y a eu n'y changent rien... à croire que les promesses ne soulagent que ceux qui les profèrent...
Enfin ! Ça va passer...
Ce soir, je vois P. J'en suis heureux, mais il ne m'apporte pas ce qui me manque. Il parlera de sa vie, de lui... puis me posera, pour la forme, deux, trois questions me concernant... ne m'écoutera pas... se remettra en scène, sans même s'en apercevoir... tantôt prônant avec un sérieux exagéré et réactionnaire des valeurs obsolètes... tantôt une pensée volontairement provocante sinon un humour machiste... Je ne lui en veux pas, il est comme beaucoup de ceux qui s'égarent quand leurs rêves de pouvoir commencent à s’effilocher... Toujours pressé, débordé, préoccupé... Par sa vie, ses soucis, ses envies... Toujours empli de lui-même, ou plutôt de celui qu'il doit désormais accepter ne jamais devenir. Et cela, sans répits à venir !
Finalement, tout comme moi, il cherche de la reconnaissance... Mais alors qu'il la voudrait de toutes et tous... Seule celle de ceux que j'aime m'importe !
Peut-être que moi aussi je m'égare et que personne ne peut m'apporter ce qui me manque, enfin... presque personne...
Je ne saurais pas bien expliquer ce que c'est exactement que ce manque... il faudrait pour cela que je sois musicien... oui, je crois bien qu'eux seuls peuvent le traduire. Une sensation d'âme... Le produit d'un savant mélange de tout ce qui existe comme sentiment... concentré et transmis en un seul regard, un geste même, un souffle presque... Oh ! Rien dont l’autre pourrait s'enorgueillir. Il ne s'agit pas de talent, de charme ou d'un quelconque savoir-faire... mais d'une tout autre chose, peu commune malheureusement... une sorte de lien, que l'on peut sentir mais pas définir.
Une satisfaction, cependant, depuis quelques jours je m'impose de ne pas fumer ou me servir un verre, tant que je suis seul... Et, je tiens bon ! Je pense avoir trouvé une raison suffisamment solide. C'est plutôt positif ? Il fallait que je le note.
Par contre, ce soir, c'est permis !
Tout ce à quoi je m'efforce, tout ce que je pense comprendre... même ce chemin... tout disparaît dans ce manque qui me tenaille soudain. Comme hier, je revis tous ces moments difficiles, non pas ceux où je me sentais trahi, mais ceux où je me désespérais d'attendre sans qu'aucun repère ne me soit donné...
Ce manque me presse si fort que je sens les larmes monter.
Ça ne va pas durer !
C'est toujours aussi vif, aussi inattendu. Et les quelques promesses qu'il y a eu n'y changent rien... à croire que les promesses ne soulagent que ceux qui les profèrent...
Enfin ! Ça va passer...
Ce soir, je vois P. J'en suis heureux, mais il ne m'apporte pas ce qui me manque. Il parlera de sa vie, de lui... puis me posera, pour la forme, deux, trois questions me concernant... ne m'écoutera pas... se remettra en scène, sans même s'en apercevoir... tantôt prônant avec un sérieux exagéré et réactionnaire des valeurs obsolètes... tantôt une pensée volontairement provocante sinon un humour machiste... Je ne lui en veux pas, il est comme beaucoup de ceux qui s'égarent quand leurs rêves de pouvoir commencent à s’effilocher... Toujours pressé, débordé, préoccupé... Par sa vie, ses soucis, ses envies... Toujours empli de lui-même, ou plutôt de celui qu'il doit désormais accepter ne jamais devenir. Et cela, sans répits à venir !
Finalement, tout comme moi, il cherche de la reconnaissance... Mais alors qu'il la voudrait de toutes et tous... Seule celle de ceux que j'aime m'importe !
Peut-être que moi aussi je m'égare et que personne ne peut m'apporter ce qui me manque, enfin... presque personne...
Je ne saurais pas bien expliquer ce que c'est exactement que ce manque... il faudrait pour cela que je sois musicien... oui, je crois bien qu'eux seuls peuvent le traduire. Une sensation d'âme... Le produit d'un savant mélange de tout ce qui existe comme sentiment... concentré et transmis en un seul regard, un geste même, un souffle presque... Oh ! Rien dont l’autre pourrait s'enorgueillir. Il ne s'agit pas de talent, de charme ou d'un quelconque savoir-faire... mais d'une tout autre chose, peu commune malheureusement... une sorte de lien, que l'on peut sentir mais pas définir.
Une satisfaction, cependant, depuis quelques jours je m'impose de ne pas fumer ou me servir un verre, tant que je suis seul... Et, je tiens bon ! Je pense avoir trouvé une raison suffisamment solide. C'est plutôt positif ? Il fallait que je le note.
Par contre, ce soir, c'est permis !
mardi 8 juillet 2014
Graines et idées.
Je n'ai failli qu'un matin sur les trois, il faut dire qu'il tombait des cordes... et puis cela doit rester un plaisir, tout particulièrement en ce moment... même si j'accepte cette règle de temps en temps me faire mal...
Pour le reste, un peu de jardinage... pincer les pieds de tomates et repiquer toutes ces délicates pousses de chou Kale... à genoux sur la terre, le dos courbé comme en pleine prière...
Pour le reste, un peu de jardinage... pincer les pieds de tomates et repiquer toutes ces délicates pousses de chou Kale... à genoux sur la terre, le dos courbé comme en pleine prière...
Je n'ai plus de ces graines qui m'avaient été rapportées, un des rares présents qui m'avaient été offerts... C'est à l'occasion de ce voyage en Californie que j'ai réussi, non sans difficulté, à en trouver. Bien sûr, j'aime ça... Mais je crois bien que pour moi, ce geste de les semer... de veiller sur leur croissance, d'en prendre soin... puis de récolter ces élégantes feuilles vertes, bleues ou violettes... et de m'en nourrir... tout cela a une tout autre dimension, une tout autre importance... Pour moi seul, j'en ai peur...
Aujourd'hui encore, je me surprends à attendre... C'est à cause de ce pouvoir de croire... que tout peut croître... Ces idées qui germent en moi... mythes ou réalités, comment savoir... ces idées en lesquels je ne peux pas ne pas croire dur comme fer, tant qu'elles n'auront pas été reconnues comme atteintes de maladies, puis arrachées et brûlées... En attendant, tant qu'un doute subsistera, aussi fragile, aussi subtil soit-il... je garderai précieusement, quelque part à portée de cœur, de ces graines d'espoir...
Il y a quelque chose de miséricordieux, chez celui qui s'évertue à faire germer et croître une graine ou une idée qu'il a semé !
Aujourd'hui encore, je me surprends à attendre... C'est à cause de ce pouvoir de croire... que tout peut croître... Ces idées qui germent en moi... mythes ou réalités, comment savoir... ces idées en lesquels je ne peux pas ne pas croire dur comme fer, tant qu'elles n'auront pas été reconnues comme atteintes de maladies, puis arrachées et brûlées... En attendant, tant qu'un doute subsistera, aussi fragile, aussi subtil soit-il... je garderai précieusement, quelque part à portée de cœur, de ces graines d'espoir...
Il y a quelque chose de miséricordieux, chez celui qui s'évertue à faire germer et croître une graine ou une idée qu'il a semé !
vendredi 4 juillet 2014
Retenues...
Il n'y a rien en arrière qui ne me donne envie de revenir... Sauf, bien sûr, ces quelques erreurs qui parfois me pèsent... Et encore, je n'en suis pas si sûre.
Non, si je devais recommencer, je crois bien que je ne changerai rien... excepté, peut-être, une bricole, une attitude... cette réserve, quelquefois.
Oui, je crois que je referai les mêmes belles choses, les mêmes conneries, mais en ne doutant pas... en lâchant tout, en osant tout, sans aucune retenue. Et en exultant !
En me fichant de cette conscience et plus encore de ce qu'en-dira-t-on ! Parce que, au final, on est seul responsable.
J'ai beau me dire ça, au point même de le ressentir profondément en moi, de toucher cette solution, la guérison, du bout des doigts, de me sentir la vivre... Et bien, chaque fois que mon attention se relâche... de nouveau... je me retiens !
Bon, j'en termine avec mon occupation alimentaire et je me tire me mettre au vert et respirer le bon air pour les deux jours qui suivent.
Non, si je devais recommencer, je crois bien que je ne changerai rien... excepté, peut-être, une bricole, une attitude... cette réserve, quelquefois.
Oui, je crois que je referai les mêmes belles choses, les mêmes conneries, mais en ne doutant pas... en lâchant tout, en osant tout, sans aucune retenue. Et en exultant !
En me fichant de cette conscience et plus encore de ce qu'en-dira-t-on ! Parce que, au final, on est seul responsable.
J'ai beau me dire ça, au point même de le ressentir profondément en moi, de toucher cette solution, la guérison, du bout des doigts, de me sentir la vivre... Et bien, chaque fois que mon attention se relâche... de nouveau... je me retiens !
Bon, j'en termine avec mon occupation alimentaire et je me tire me mettre au vert et respirer le bon air pour les deux jours qui suivent.
mercredi 2 juillet 2014
En rogne !
J'observe... cette propension que nous avons à ne nous intéresser qu'à nous-mêmes... à n'être jamais disponible, toujours trop occupé, pour ne serait-ce que s'enquérir des autres... Excepté bien sûr, si c'est par nécessité... Prétextant alors, n'avoir pas osé le faire avant ou, bien que conscient de cet état de fait, ne pouvoir s’y résoudre, par embarras ou pour, sans doute, être atteints d'une incapacité maladive...
En réalité, on n’aime que soi ! Nos fréquentations se classent en genre et qualité d'intérêts, variant selon une sorte de roulement perpétuel où les nouveaux et les indispensables sont privilégiés, tandis que ceux dont il n'y a plus rien à tirer ou, avec qui cela devient trop compliqué, tombent en désuétude, puis sont oubliés.
Que le reproche nous soit fait et l'on s'insurge, arguant d'une véritable sollicitude... ne serait-ce, par exemple, avec ce sans-abri qui vit dans le quartier... ou cet inconnu qui semblait si désespéré l'autre fois... ou encore avec ce chien errant que l'on a nourri un jour en passant... Enfin, vis-à-vis de tout un tas d'inconnus dont on se fiche bien au fond, mais qui nous permettent de soulager notre conscience, à moindres frais et sans fâcheuses conséquences pour notre ego. C'est curieux comme il nous est plus facile d'avoir de la compassion pour des étrangers, plutôt qu'à l'encontre de nos proches. Probablement parce que ces inconnus nous habillent alors, comme nous rêvons de l'être, et que ne nous connaissons pas, ils nous voient comme on aimerait paraître…
On a beau ne se préoccuper que de soi, on aime tout de même cette idée de s'occuper des autres...
Aucune malice ici... enfin, je crois... d'ailleurs, je fais moi-même partie du lot...
Cette conscience qui nous distingue dans la nature, nous donne de ces idées... crée de drôles de sensations, de ces émotions qui par leur action modifient, l'espace d'un instant, notre chimie intime ; ce qui nous procure alors un de ces agréables sentiments de bien-être que l'on aime tant.
L'empathie, finalement, c'est un peu comme une drogue... certains en abusent, beaucoup en ont peur tandis que d'autres s'en amusent.
Pourquoi donc, je raconte de pareilles sornettes ?
Sans doute suis-je en rogne, en rogne contre certaines de ces habitudes que l’on croise de plus en plus fréquemment…
En réalité, on n’aime que soi ! Nos fréquentations se classent en genre et qualité d'intérêts, variant selon une sorte de roulement perpétuel où les nouveaux et les indispensables sont privilégiés, tandis que ceux dont il n'y a plus rien à tirer ou, avec qui cela devient trop compliqué, tombent en désuétude, puis sont oubliés.
Que le reproche nous soit fait et l'on s'insurge, arguant d'une véritable sollicitude... ne serait-ce, par exemple, avec ce sans-abri qui vit dans le quartier... ou cet inconnu qui semblait si désespéré l'autre fois... ou encore avec ce chien errant que l'on a nourri un jour en passant... Enfin, vis-à-vis de tout un tas d'inconnus dont on se fiche bien au fond, mais qui nous permettent de soulager notre conscience, à moindres frais et sans fâcheuses conséquences pour notre ego. C'est curieux comme il nous est plus facile d'avoir de la compassion pour des étrangers, plutôt qu'à l'encontre de nos proches. Probablement parce que ces inconnus nous habillent alors, comme nous rêvons de l'être, et que ne nous connaissons pas, ils nous voient comme on aimerait paraître…
On a beau ne se préoccuper que de soi, on aime tout de même cette idée de s'occuper des autres...
Aucune malice ici... enfin, je crois... d'ailleurs, je fais moi-même partie du lot...
Cette conscience qui nous distingue dans la nature, nous donne de ces idées... crée de drôles de sensations, de ces émotions qui par leur action modifient, l'espace d'un instant, notre chimie intime ; ce qui nous procure alors un de ces agréables sentiments de bien-être que l'on aime tant.
L'empathie, finalement, c'est un peu comme une drogue... certains en abusent, beaucoup en ont peur tandis que d'autres s'en amusent.
Pourquoi donc, je raconte de pareilles sornettes ?
Sans doute suis-je en rogne, en rogne contre certaines de ces habitudes que l’on croise de plus en plus fréquemment…
mardi 1 juillet 2014
Philosophie pratique...
Rien de neuf sous mon plafond, quant à mon tapis... je ne me rappelle plus ce que j'en ai fichu, où je l'ai mis...
Ces derniers rêves, enfin... ceux de ces vingt derniers jours... se sont envolés. Cela m'a vidé une fois de plus et, pour le moment, je ne n'en ai pas d'autres à l'horizon de mon ciel. Alors, ciel gris, temps couvert, pas d'envie.
À part ça, des emmerdements, comme tout le monde... Même dormir m'ennuie, c'est dire !
… je sais ce dont j'ai envie, je vais me mater, pour la... énième fois, mon film culte ; tout en m'enfilant un ou deux "Russes blancs" et pourquoi pas un peu d'Oaxaca... ça fait un baille que je ne m'y suis pas adonné, bien plusieurs mois...
Le Dude, c'est un autre moi, plus abouti... Y a pas à dire... je me reconnais dans ce personnage, même si je n'ai pas atteint cette perfection... mais j'y tends, j'y tends... doucement... Je ne parle pas de Dudéisme, une belle connerie ! "Institutionnaliser" cet état d'être, c'est ce qu'il y a de plus stupide... des prêtres Dudéistes ?! n'importe quoi, cela va à l'opposé du personnage.
À coup sûr, cette séance et les extra qui vont avec... vont me remettre le moral à l'endroit, et peut-être aussi la tête à l'envers... qu'importe, une fois tout groggy, je me taperai bien... une bonne secousse, toujours à la main, comme dirait le Duc et un bon gros somme, bourré de rêves simples, oniriques et surtout, génériques d'envies plus accessibles pour moi...
À part ça, des emmerdements, comme tout le monde... Même dormir m'ennuie, c'est dire !
… je sais ce dont j'ai envie, je vais me mater, pour la... énième fois, mon film culte ; tout en m'enfilant un ou deux "Russes blancs" et pourquoi pas un peu d'Oaxaca... ça fait un baille que je ne m'y suis pas adonné, bien plusieurs mois...
Le Dude, c'est un autre moi, plus abouti... Y a pas à dire... je me reconnais dans ce personnage, même si je n'ai pas atteint cette perfection... mais j'y tends, j'y tends... doucement... Je ne parle pas de Dudéisme, une belle connerie ! "Institutionnaliser" cet état d'être, c'est ce qu'il y a de plus stupide... des prêtres Dudéistes ?! n'importe quoi, cela va à l'opposé du personnage.
À coup sûr, cette séance et les extra qui vont avec... vont me remettre le moral à l'endroit, et peut-être aussi la tête à l'envers... qu'importe, une fois tout groggy, je me taperai bien... une bonne secousse, toujours à la main, comme dirait le Duc et un bon gros somme, bourré de rêves simples, oniriques et surtout, génériques d'envies plus accessibles pour moi...
vendredi 27 juin 2014
Ces rêves éveillés...
Je suis arrivé à ma campagne, hier en fin de journée ; seul ! Mais je ne me faisais pas d’illusions, je ne m’en fais plus. J’ai ouvert la maison et installé Internet ! Je dispose maintenant d’une ligne fixe, d’internet et du WIFI pour les sms sur mon portable, etc. N’étant pas avec le même opérateur, ça s’arrête là, mais c’est déjà pas mal.
C’est en courant ce matin que m'est venue cette remarque. Comme à mon habitude, c’est tout en admirant le paysage que je me laissais aller à ces rêves éveillés... enfin je dirais plus précisément à ces « projections réalistes », parce que possibles, même si peu probables...
Je constatais que dans la majorité de ces songes, c’est elle que je mets en scène.
Que je tombe sur une biche, qui surprise s’enfuie sans crainte et je me vois la lui montrer, sachant combien cette rencontre sauvage l’attendrira… Qu’au détour du chemin, un coin charmant se révèle et je me sens heureux de l’entendre s’extasier sur la beauté de ma campagne…
C’est en courant ce matin que m'est venue cette remarque. Comme à mon habitude, c’est tout en admirant le paysage que je me laissais aller à ces rêves éveillés... enfin je dirais plus précisément à ces « projections réalistes », parce que possibles, même si peu probables...
Je constatais que dans la majorité de ces songes, c’est elle que je mets en scène.
Que je tombe sur une biche, qui surprise s’enfuie sans crainte et je me vois la lui montrer, sachant combien cette rencontre sauvage l’attendrira… Qu’au détour du chemin, un coin charmant se révèle et je me sens heureux de l’entendre s’extasier sur la beauté de ma campagne…
Toutes ces projections ont systématiquement pour sujet ces petites attentions précieuses que l’on partage à l’occasion de moments simples. Et chaque fois, c’est avec elle que je m’imagine les partager.
Peut-être est-ce dû au fait qu’aucune autre ne l’a remplacée… Et manquant d’imagination, cet autre qui me manque prend alors l’image la plus récente qu’il me reste. Allez savoir. Les méandres de mon âme sont si torturés que je suis loin d'en avoir découvert tous les secrets.
Peut-être est-ce dû au fait qu’aucune autre ne l’a remplacée… Et manquant d’imagination, cet autre qui me manque prend alors l’image la plus récente qu’il me reste. Allez savoir. Les méandres de mon âme sont si torturés que je suis loin d'en avoir découvert tous les secrets.
lundi 23 juin 2014
De la coupe aux pieds...
Soyons honnête, à l'ordinaire, je déteste ça ! Les individus, l'ambiance, ce que ça véhicule, ce que ça cache, le décalage... tout !
Mais là, je reconnais que c'est un peu différent... Alors, je me laisse aller à suivre ce qui tombe à ma portée, et parfois même j'accompagne ça d'une Corona (il n'y en a pas de meilleurs, pour moi)... Je n'irai tout de même pas jusqu'à pas me coucher ou me relever la nuit, faut pas pousser...
Force est de constater qu'il y a du spectacle, de l'engagement, de l'inattendu... c'est indéniable.
En revanche, et bien que je sache les acteurs principaux, enfin la plupart d'entre eux, comment dire... trop incultes pour avoir du goût... je m'interroge sur le genre de mécanisme intellectuel qui doit agir pour s'attifer de pareilles coupes de cheveux !? C'est terriblement affreux ! Et qui sont ces femmes qui se veulent compagne et qui les laissent faire ? Et ces coiffeurs qui acceptent de se fourvoyer dans le grotesque professionnel ? Qu'on les dénonce, qu'ils soient radiés de leur ordre.
L'argent et la célébrité sans la culture révèlent à quel point la bêtise humaine peut s'avérer abyssale. C'en est décoiffant ! Une chance pour eux, qu'ils soient talentueux avec leurs pieds !
Mais là, je reconnais que c'est un peu différent... Alors, je me laisse aller à suivre ce qui tombe à ma portée, et parfois même j'accompagne ça d'une Corona (il n'y en a pas de meilleurs, pour moi)... Je n'irai tout de même pas jusqu'à pas me coucher ou me relever la nuit, faut pas pousser...
Force est de constater qu'il y a du spectacle, de l'engagement, de l'inattendu... c'est indéniable.
En revanche, et bien que je sache les acteurs principaux, enfin la plupart d'entre eux, comment dire... trop incultes pour avoir du goût... je m'interroge sur le genre de mécanisme intellectuel qui doit agir pour s'attifer de pareilles coupes de cheveux !? C'est terriblement affreux ! Et qui sont ces femmes qui se veulent compagne et qui les laissent faire ? Et ces coiffeurs qui acceptent de se fourvoyer dans le grotesque professionnel ? Qu'on les dénonce, qu'ils soient radiés de leur ordre.
L'argent et la célébrité sans la culture révèlent à quel point la bêtise humaine peut s'avérer abyssale. C'en est décoiffant ! Une chance pour eux, qu'ils soient talentueux avec leurs pieds !
dimanche 22 juin 2014
Question d'honnêteté.
Je ne regarde jamais les photos d'avant... j'en suis incapable, depuis tout petit. Excepté celles de cette époque où je n'étais pas encore conscient, ou j'étais encore innocent.
Ces idées... c'est à cause d'hier soir, P est passé pour que l'on aille boire un verre dehors... Pas que j'ai abusé, mais la nuit fut courte. Et puis quand même, trop de clopes et ce rosé (Rosé de Méditerranée. Origine géographique garantie ! Mais de qui se moque-t-on ?) était ignoble (absolument, écrit sans v.) ! Les bords de Seine débordaient de viande saoule qui s’attroupait autour de mauvais groupe de musiques qui enchaînaient de médiocres reprises... Les filles n'étaient pas belles, les mecs grossiers... Aucune élégance, pas de cœur... Je n'ai ressenti aucune ferveur chez tous ces gens qui m'entouraient. Même dans l'amusement, la plupart font semblant, ils jouent un rôle...
Ce sentiment qui va en s'amplifiant d'année en année ne va pas m'aider... Mais, faire à mon tour semblant, alors que j'essaie d'atteindre et d'assumer ma vérité, serait encore plus difficile.
Comment imaginer... un visage, le matin au réveil qu'on ne connaissait qu'à peine la veille ? Voir ce trouble... puis les feintes... je les devine déjà quand ils portent masque... Évidemment, on peut choisir de fuir...
Non ! Sincèrement, je ne m'en sens pas capable.
Bien sûr que je veux du sexe... mais de la beauté avec ! Je peux même dire, qu'à une bonne baise la veille, je préfère l'irradiante douceur d'un visage qui me sourit au réveil...
Ces idées... c'est à cause d'hier soir, P est passé pour que l'on aille boire un verre dehors... Pas que j'ai abusé, mais la nuit fut courte. Et puis quand même, trop de clopes et ce rosé (Rosé de Méditerranée. Origine géographique garantie ! Mais de qui se moque-t-on ?) était ignoble (absolument, écrit sans v.) ! Les bords de Seine débordaient de viande saoule qui s’attroupait autour de mauvais groupe de musiques qui enchaînaient de médiocres reprises... Les filles n'étaient pas belles, les mecs grossiers... Aucune élégance, pas de cœur... Je n'ai ressenti aucune ferveur chez tous ces gens qui m'entouraient. Même dans l'amusement, la plupart font semblant, ils jouent un rôle...
Ce sentiment qui va en s'amplifiant d'année en année ne va pas m'aider... Mais, faire à mon tour semblant, alors que j'essaie d'atteindre et d'assumer ma vérité, serait encore plus difficile.
Comment imaginer... un visage, le matin au réveil qu'on ne connaissait qu'à peine la veille ? Voir ce trouble... puis les feintes... je les devine déjà quand ils portent masque... Évidemment, on peut choisir de fuir...
Non ! Sincèrement, je ne m'en sens pas capable.
Bien sûr que je veux du sexe... mais de la beauté avec ! Je peux même dire, qu'à une bonne baise la veille, je préfère l'irradiante douceur d'un visage qui me sourit au réveil...
Quel con ! Mais, quel con !
vendredi 20 juin 2014
Validation.
Déjà deux nuits, un jour et demi et ce second jour qui bientôt se termine… Je n’ai fait qu’un petit écart, je suis allé chercher quelques provisions en ville… plus précisément au centre commercial des environs, les horaires des petits commerçants ne correspondent pas aux miens… Prenez n’importe quel centre commercial, d’alimentation, où que ce soit dans le monde, et bien, ça pue pareil. C’est formidable cette odeur ! Ne peut-on rien y faire ? Bref, je n’ai pas fait long feu…
Je dois rentrer demain en fin de matinée... déjà !
Mais je recommence jeudi soir prochain, je reviens profiter encore de cette solitude champêtre… Enfin, je ne renoncerai pas à de la compagnie, qui plus est si elle est charmante...
Il est vrai que j'ai une bonne capacité à l'adaptation, mais il est indéniable que je glisserai facilement dans cette vie nature... Voilà une expérience qui valide ce que j’appellerais mon ambition personnelle.
Évidemment, il reste des détails à régler... Quelqu'un aussi doué d'empathie que je le suis, ne peut pas devenir un ermite pur et dur... Ce serait du gâchis !
Je dois rentrer demain en fin de matinée... déjà !
Mais je recommence jeudi soir prochain, je reviens profiter encore de cette solitude champêtre… Enfin, je ne renoncerai pas à de la compagnie, qui plus est si elle est charmante...
Il est vrai que j'ai une bonne capacité à l'adaptation, mais il est indéniable que je glisserai facilement dans cette vie nature... Voilà une expérience qui valide ce que j’appellerais mon ambition personnelle.
Évidemment, il reste des détails à régler... Quelqu'un aussi doué d'empathie que je le suis, ne peut pas devenir un ermite pur et dur... Ce serait du gâchis !
jeudi 19 juin 2014
Expérience.
J’appréhendais un peu, je dois le reconnaître, malgré ces prémonitions que j’ai quant à mon futur style de vie, de me retrouver seul à la campagne ; moi qui le suis déjà à Paris… Durant tout le trajet, je me demandais, qu’elle allait être ma réaction. Ce dont je ne me doutais pas, c’est qu’une épreuve, pire encore, m’attendait.
En effet, en arrivant je compris très vite qu’il n’y avait plus ni téléphone, ni internet... J'étais seul !
Meeeeerde !
En cours de changement d’opérateur... et comme à son habitude pressé de passer à autre chose, mon père avait tout démonté, rangé, plié, avant de partir. Je rageais contre sa façon d’être… Quant à mon téléphone portable, dépourvu de relais WiFi, il m’indiquait que dans une campagne aussi perdue, le réseau 3G devrait être accessible que perché tout en haut du clocher de l’église… Ces facilités dont on a l’usage si communément, prennent leur véritable valeur dès lors que l’on ne peut plus en disposer. Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis un "geek" ; mais… si jamais il s’avérait que c’est justement à l'occasion de ces jours-ci qu’une tentative pour me contacter ait lieu… Et mon journal… si l’envie me venait d’y écrire… je ne pourrais le faire qu’en différé ! Et si...
La soirée et la nuit se passèrent normalement… à mon réveil (le coq...), je veillais comme de coutume, à la nécessaire première sortie de V juste avant d’aller courir… Au retour, quelques étirements, quelques minutes, immobile à regarder la campagne... une bonne douche et un petit déjeuner. Et à nouveau une ballade avec V, plus grande celle-ci…
Finalement, je fais avec, ou plus exactement, sans ! Sans même trop y penser.
Ce calme bucolique me repose. Et aucune onde pour ronger ma cervelle et mes nerfs… Tous ces présumés manques semblent comblés par cette quiétude qui règne ici et qui doucement m’envahit.
Pas tous, cependant, pas celui d’une présence féminine et aimante. Et tout particulièrement à ce moment… Certes, je n’irai pas jusqu’à dire que ce manque me torture affreusement, ni d’ailleurs qu’il n’est mû que par des élans du cœur et de l'esprit… C’est étonnant comme ici, même ça devient presque supportable. À croire que tout ici ralenti.
C’est entendu, je n’appartiens pas à ce genre d’individus qui vivent à cent à l’heure, et bien malgré cela, ici, dans ces conditions, j’ai la sensation de tout à coup vivre au ralenti, profitant presque de façon extatique de ces petites choses qui habituellement paraissent tellement anodines.
Il faut croire que c’est dans le dénuement de ce qui contribue au confort moderne que tout naturellement se réévalue ce qui compte vraiment.
En effet, en arrivant je compris très vite qu’il n’y avait plus ni téléphone, ni internet... J'étais seul !
Meeeeerde !
En cours de changement d’opérateur... et comme à son habitude pressé de passer à autre chose, mon père avait tout démonté, rangé, plié, avant de partir. Je rageais contre sa façon d’être… Quant à mon téléphone portable, dépourvu de relais WiFi, il m’indiquait que dans une campagne aussi perdue, le réseau 3G devrait être accessible que perché tout en haut du clocher de l’église… Ces facilités dont on a l’usage si communément, prennent leur véritable valeur dès lors que l’on ne peut plus en disposer. Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis un "geek" ; mais… si jamais il s’avérait que c’est justement à l'occasion de ces jours-ci qu’une tentative pour me contacter ait lieu… Et mon journal… si l’envie me venait d’y écrire… je ne pourrais le faire qu’en différé ! Et si...
La soirée et la nuit se passèrent normalement… à mon réveil (le coq...), je veillais comme de coutume, à la nécessaire première sortie de V juste avant d’aller courir… Au retour, quelques étirements, quelques minutes, immobile à regarder la campagne... une bonne douche et un petit déjeuner. Et à nouveau une ballade avec V, plus grande celle-ci…
Finalement, je fais avec, ou plus exactement, sans ! Sans même trop y penser.
Ce calme bucolique me repose. Et aucune onde pour ronger ma cervelle et mes nerfs… Tous ces présumés manques semblent comblés par cette quiétude qui règne ici et qui doucement m’envahit.
Pas tous, cependant, pas celui d’une présence féminine et aimante. Et tout particulièrement à ce moment… Certes, je n’irai pas jusqu’à dire que ce manque me torture affreusement, ni d’ailleurs qu’il n’est mû que par des élans du cœur et de l'esprit… C’est étonnant comme ici, même ça devient presque supportable. À croire que tout ici ralenti.
C’est entendu, je n’appartiens pas à ce genre d’individus qui vivent à cent à l’heure, et bien malgré cela, ici, dans ces conditions, j’ai la sensation de tout à coup vivre au ralenti, profitant presque de façon extatique de ces petites choses qui habituellement paraissent tellement anodines.
Il faut croire que c’est dans le dénuement de ce qui contribue au confort moderne que tout naturellement se réévalue ce qui compte vraiment.
mardi 17 juin 2014
Autodérision.
C'est une étrange réflexion que je fais en ce moment. Quelque chose m'a sans doute attendri... alors de retour, pour
un temps, dans mon monde d'émotion, je m’abandonne à quelques pensées.
Il était étrange qu'elle soit toujours là, en
moi, alors que je ne suis, très probablement, plus en elle (l'ai-je été ? si je pousse vers l'absurdité)... Ce souvenir
que j'ai, toujours si vivace… alors que celui qu'elle a doit se résumer à : a disconfort (pain pourrait passer pour prétentieux... veillons à ne pas perdre mon sens de
l'autodérision) in the ass !
Évidemment, il y en aura pour dire qu’en fait, c’est l'Amour que j'aime... et d'autres,
qu'assurément je fais preuve d’une certaine immaturité... et patati
et patata…
Foutaises de manichéens ! Qui préfèrent tout simplifier pour ne pas trop s'en faire...
Ce qui me semble évident, ce que l'univers autour de moi m'indique
clairement, c'est
que rien n'est simple. Qu’un trait, ne suffit pas à définir un caractère, aussi
subtil soit-il. Que l’on sait si peu de chose ! Mes convictions valent
donc bien celles des autres.
Alors, finalement, qu'importe que l'on choisisse de voir les choses de la vie en noir et blanc
ou en couleur, ce qui compte c'est de faire ce choix avec une intime conviction.
Ce sont mes
convictions qui donnent un sens à ma vie, et cette vie qui me donne ce sens de l'autodérision...
vendredi 13 juin 2014
Sourire !
Je m’efforce de sourire, même si mes idées me poussent à
la gravité, parce que sourire fait du bien. C’est vrai ! Je l’ai entendu
l’autre jour au journal télévisé. Mais je le savais déjà, en fait je le sais
depuis toujours. Il a fallu des analyses scientifiques, des expériences
complexes pendant des années, pour démontrer scientifiquement, faire d’un
sentiment une vérité, que sourire est bon pour la santé et pour le moral, et cela
même si c’est un sourire forcé ! D’ailleurs, il est bien rare qu’après
quelques secondes passées à se forcer à sourire, on ne finisse pas tout
naturellement par sourire pour de bon. Et si l’on craint de passer pour un
demeuré, ou que l’on est édenté, on peut se contenter de sourire intérieurement,
ça a le même effet.
Ce matin, pas de tintement de cloches, ni de chant d’oiseaux
ou bruissement de feuilles... mais les bruits de la circulation et ses effluves
nauséabonds ! Je m'étais dit que j’irais courir… mais, j’y ai renoncé… Du
coup, je me suis occupé de tout ce qui pousse sans arrêt, puis dans la foulée
me suis rendu chez ma coiffeuse, histoire de soigner un peu mon apparence. On
ne sait jamais...
Me voici donc tout sourire, sans un poil qui dépasse avec
une coupe toute fraîche et seyante…
Pourquoi ne pas aller m’installer à la terrasse d’un de
ces cafés éphémères sur les quais de seine, munie d’un recueil de poèmes et d’une
paire de lunettes teintées pour regarder les filles légèrement vêtues passer ?
Même si cacher sous un air de dandy intello une nature de loup de Tex Avery, n’est pas très… correct. Quoi
qu’il en soit, de regarder passer les filles, devrait contribuer d’une part (pour
celles qui s’en aperçoivent) à les rassurer sur leur capacité à séduire, au
moins les faire sourire ; d’autre part à tirer vers le haut et sans effort
les commissures de mes lèvres, ce qui, on le sait désormais, est bon pour mon
moral et ma santé.
C’est parti, avec un léger sourire forcé, pour commencer…
Rentre ce ventre !
mercredi 11 juin 2014
Animalité...
Belle course ce matin ! Certes, pas comme au temps
de ma splendeur, où il m’arrivait même de courir avec une raideur particulièrement
localisée que je m’appliquais à camoufler… il faut dire qu’alors je pensais à
elle, enfin plus précisément à ses élégantes et émouvantes singularités… mais,
je m’égare… C’est à cause du coq de la ferme voisine qui ce matin tôt a
commençait à s’époumoner… pour repousser d’éventuels concurrents et aussi pour vanter
la puissance de ses hormones… Je n’en fais pas une maladie… mais, de temps en
temps, l’idée d’une bonne "saillie", pour un vieux
(n’exagérons pas, tout de même) loup comme moi, me remue hormones et
sang ! Veinard de gallinacé ! Tu comprends pourquoi un jour tu
finiras dans une sauce au vin.
En huit jours, la forêt s’est métamorphosée, c’est à
peine si je la reconnais ! Tout s’y redresse, s’érige, semble prêt à
exploser. De ces vaches, au loin, émanent cette odeur forte et caractéristique que
l’on retrouve dans le lait, pas celui des supermarchés, celui acheté à la
ferme. Une odeur à la fois fascinante et écœurante…
Il fait déjà chaud, je transpire à grosses gouttes ;
aucun problème de souffle, malgré ces quelques cigarettes prises hier soir
en arrivant, aucune raideur musculaire ni douleur articulaire… presque le pied !
Salop de coq ! Bon sang, je ne suis pas de bois… enfin,
presque...
Ah ! que tout cela me semble compliqué…
Quoi qu’il en soit, aujourd'hui et demain seront de belles journées, profitons
de cela avant de rentrer.
lundi 9 juin 2014
Du bois...
Reprendre ces habitudes de
diariste s'avère plus difficile que je ne le pensais. C'est comme reprendre la
course de façon régulière... dans les deux cas, il me manque quelque chose... la niaque,
l'émotion, l'envie...
J'imagine qu'arrêter de fumer
ces quelques cigarettes en fin de journée, dès que je me sens euphorique ou
quand je suis trop anxieux, sera tout aussi difficile ?
Et cette allure désormais, ce
corps négligé, empâté, de combien, huit, neuf kilos ? Impossible de m'en débarrasser...
pourtant, je fais tout à pied ! C'est l'apéro, clopes,
grignotage. Mais, bon…
En plus, depuis mon départ aux
USA, j'ai cessé de me raser ! Le résultat est assez singulier... L,I,D et J, aiment ça,
alors moi, ça me va... Mais, y a des trous, y a du blanc, on dirait un loup...
un vieux loup ! Personne ne m'en dit rien, même pas ce vieux renard de P. Il faut dire
que je n'ai jamais eu l'air commode... il y a comme une certaine froideur dans mon attitude, de
celle qu'on ceux qui ne sont pas forcément les plus forts, mais qui peuvent tout
endurer et bien plus longtemps que d’autres... on se méfie… On sent bien que derrière
l'aspect élimé, fatigué, il reste des crocs acérés et quelques mauvais éclats dans
ces yeux las... alors, ça pourrait ne pas être si facile, il pourrait y avoir des
dommages collatéraux... On ne se moque donc pas et on ne vient pas me dire que ça
ne va pas. On me fiche la paix !
… un peu trop même...
J'aimais quand elle était sur
mon dos ! Elle avait une sacrée paire... d'étriers ! J'étais en état
d'éveil permanent, toujours vaillant, jamais fatigué. Je n’avais jamais soif,
jamais faim, sauf d'elle. Ah, fallait voir dans la rue comme les gens nous
regardaient, nous souriaient, se retournaient... enfin, ce n'était peut-être que
pour elle ? Et cette sensation que j'avais d'être affûté.
Va falloir que je me fasse mal,
pour retrouver quelques-unes de ces sensations-là. Mais bon, il ne s'agit pas
de tout recommencer, tout remettre comme c'était. Il faut s'adapter, j'ai
acquis autre chose depuis... ce pouvoir que j'ai de calmer ceux qui sont à mes
côtés, il semble avoir augmenté, bien que je n'ai pas eu l'occasion depuis
longtemps de l'expérimenter, mais je le sens... il y a du recul... un peu plus
d'expérience... Il suffit de voir un de ces séquoias que le feu n'atteint pas. Plus
ça va, plus je me sens de bois... alors qu'en elle, il y avait quelque chose de
minéral. Un de ces grands mélèzes plantés au bord d'un lac, au cœur d’un
paysage minéral de montagne.
Il faut que j'aille chercher ça
de plus en plus loin ! Mais une fois trouvé, je m'aperçois que tout est
resté intact.
Il faut me motiver plus fort
que ça !
mercredi 4 juin 2014
Ma nature.
Quel déluge ce matin ! Sortir V deux minutes n’est pas désagréable, enfin pour moi parce qu’elle, ne traîne pas ! La pluie ici n’est jamais un obstacle pour sortir, mais de là à aller courir… J’irai demain, autour du lac du bois de Vincennes… bien moins sain, mais au moins on y croise beaucoup plus de monde…
Ce paysage dégage quelque chose de puissant, il est d’un vert si dense qu’il absorbe toutes les tensions, toutes les pensées... Au loin, une brume compacte s’élève au-dessus de la canopée… ça sent le vert, ça sent la terre… même le gris du ciel n’arrive pas à rendre ce paysage triste. D’ailleurs, en y réfléchissant, je ne pourrais pas dire que cette campagne autour soit triste ou gaie, ça ne convient pas ! On y perçoit quelque chose de bien plus grand. C’est cette expression qu’à la nature qui donne du sens à ma vie... comme d'autres ont un Dieu… Ici, au milieu d’elle, j'ai cette étonnante sensation, infiniment, que je lui appartiens, que j'en suis une partie. Et ça me fait du bien.
dimanche 1 juin 2014
La Californie...
Parmi les choses qui ont compté ces derniers mois, il y a eu ce voyage entrepris à la deuxième quinzaine d'avril. J'ai emmené L, D et J sur la côte ouest des États-Unis. Un beau voyage, à moitié Road trip, à moitié famille... mon frère y vit avec sa famille.
J'ai loué une voiture confortable en arrivant à San Francisco. Nous y sommes restés le temps de découvrir la ville, bien sûr nous sommes allés voire ces arbres qui ont des milliers d'années à Muir Woods... Puis nous avons longé la côte Pacifique : Monterrey, Carmel, Big Sûr... Puis, Santa Barbara et enfin Los Angeles avant de remonter sur Fresno, par cette fameuse vallée nourricière...
Je crois pouvoir dire que nous étions tous les quatre enchantés, je faisais de mon mieux pour satisfaire à toutes les curiosités, toutes les envies...
À Venice Beach... bien sûr, j'y ai pensé... C'était en Mars, j'avais alors craint pour sa vie ; journalistes et experts pensaient qu'il était probable que le tsunami qui venait de ravager le nord-est du Japon allait faire de même, pile sur cette partie de la côte ouest où elle logeait, à quelques pas seulement de l'océan. J'avais averti comme je pouvais et dans mes pires prévisions, je montais des plans pour aller la chercher dans ce qui serait certainement un chaos de fin du monde... Tout alors était... enfin, me semblait encore possible ; du moins, c'est l'idée à laquelle je m'accrochais, malgré... bref, on s'en fiche de ce que je savais... seul m'importe ce à quoi je croyais...
La seconde partie de notre voyage, nous avons retrouvé mon frère et sa famille. Nous sommes restés en leur compagnie jusqu'à notre départ. Vivant ensemble, ce fut un agréable moment de partage, et je peux dire que chacun se sentait bien.
Le retour fut plus mouvementé. Deux heures après avoir embarqué, on nous annonçait l'annulation du vol... Je passe sur les indécisions, les incertitudes, propres à ces cas de figure, qui peuvent si vous ne vous méfiez pas, rendre ce déjà mauvais moment encore plus désagréable et épuisant... Nous avons squatté dans l'aérogare, toute une nuit et la journée suivante... Mais nous nous sommes bien amusés, nous débrouillant comme des chefs, prenant à l'instinct les bonnes décisions, trouvant les meilleures places pour camper, ayant même obtenu dans la cohue le double de vouchers… Bonne figure et bon cœur attirent souvent la chance... au point même qu'une fois à bord, nous fûmes surclassés par le personnel un peu désorienté par tous ces gens qui faisaient mauvaise figure et exprimaient leur méchante humeur.
Ce camping improvisé remplaça, d'une certaine façon, celui que j'avais prévu dans le Yosemite ; projet abandonné après un conciliabule à quatre qui s'avéra unanimement en faveur de : plus de temps en famille !
Après un retour qui avait duré plus de quarante heures, un voyage qui semblait avoir duré le temps indéfini d'un bonheur... Retrouver toute cette partie figée de ma vie est un peu pénible... Heureusement que subsiste l'espoir de voyages à venir ainsi que celui d'éventuelles, agréables surprises... Il est encore permis de rêver ? Et puis, il paraît que tout a commencé par un rêve... La Californie...
samedi 31 mai 2014
Oser !
Ce n'était pas une surprise, c'était planifié... Mais plus l'échéance approchait, plus on pouvait sentir cette hésitation, cette méfiance enfler et les craintes, que les plus réfractaires au changement ne pouvaient s'empêcher de colporter comme des vérités, se faisaient de plus en plus sombres... Tout à coup, ce que l'on avait jusqu’à présent, sans cesse, décrié s'avérait aujourd'hui posséder toutes les qualités...
Ce nouvel outil informatique remettait en cause tous nos acquis, tous nos réflexes professionnels, alors il n'arrivait pas à la cheville de l'ancien.
Pour ma part, bien qu'un peu anxieux des efforts qu'il allait falloir fournir pour retrouver mes aisances, je dois avouer que j'étais relativement excité par curiosité ainsi que par le challenge à venir.
J'ai la chance d'avoir une capacité d'adaptation assez extraordinaire, et j'aime bien qu'elle soit sollicitée, mise à l'épreuve, de temps en temps...
Mais cette qualité n'a pas que des avantages, à propos de certaines autres choses, sur d'autres terrains... je suis, en effet, capable de rester à supporter l'insupportable. C'est certainement qu'il me manque quelques qualités et parmi elles au moins une essentielle, pour réussir à se distinguer : oser !
Le vrai malheur, c'est d'en avoir conscience, une bien trop fine conscience !
"Une conscience trop fine est plutôt un mal qu'un bien et nuit à la santé de l'âme." Euripide.
Et je me sens comme un prisonnier, qui plus est ignoré, parce qu'enfermé dans un carcan ridicule. Un peu à l'image d'un autiste ou de l'un de ces malades atteints du syndrome du "Locked in".
lundi 26 mai 2014
À suivre...
Par où commencer ? Mes idées se
bousculent... Je sais qu'il faut me calmer, laisser faire, mais c'est plus
facile à dire qu'à faire !
... J'ai repris la clope ! Il y a quelques mois. Je n'en fume que deux ou trois, toujours le soir. Beaucoup plus si c'est à l'occasion d'un verre avec des proches, mais parfois aucune. À l'occasion de ces quelques abus, les premières sont plaisantes, les suivantes, de stupides réflexes... Et le lendemain, toujours, je les regrette. Comme par souci d'équilibre, deux sentiments se contredisent, le premier revendique le plaisir, un laisser-aller au plaisir aussi morbide soit-il... Le second me reproche d'avoir failli... d'avoir mis fin à une œuvre poursuivie treize ans durant !
Ce qui m'ennuie le plus, ce sont des détails, comme cette haleine désagréable et cette odeur sur soi, chez soi... Mais pour l'instant, je m'en accommode, je n'ai personne à embrasser, personne à enlacer !
C'est un peu comme la reprise de ce journal. Reprise... je m'avance un peu ! Disons la résurrection d'une envie ou, peut-être, d'une nature... Quoi qu'il en soit, il faut que j'évite de m'emballer, que je me contente de n'en faire qu'à mon cœur !
Je dois dire que D. y est, involontairement, pour quelque chose. J'ai découvert, lors d'un récent voyage, qu'elle tenait un journal... Déjà, trois gros cahiers, tous semblables, noirs et sobres. Toujours écrits à la main, où qu'elle se trouve, dès que ça la prend. Je suis admiratif !
... J'ai repris la clope ! Il y a quelques mois. Je n'en fume que deux ou trois, toujours le soir. Beaucoup plus si c'est à l'occasion d'un verre avec des proches, mais parfois aucune. À l'occasion de ces quelques abus, les premières sont plaisantes, les suivantes, de stupides réflexes... Et le lendemain, toujours, je les regrette. Comme par souci d'équilibre, deux sentiments se contredisent, le premier revendique le plaisir, un laisser-aller au plaisir aussi morbide soit-il... Le second me reproche d'avoir failli... d'avoir mis fin à une œuvre poursuivie treize ans durant !
Ce qui m'ennuie le plus, ce sont des détails, comme cette haleine désagréable et cette odeur sur soi, chez soi... Mais pour l'instant, je m'en accommode, je n'ai personne à embrasser, personne à enlacer !
C'est un peu comme la reprise de ce journal. Reprise... je m'avance un peu ! Disons la résurrection d'une envie ou, peut-être, d'une nature... Quoi qu'il en soit, il faut que j'évite de m'emballer, que je me contente de n'en faire qu'à mon cœur !
Je dois dire que D. y est, involontairement, pour quelque chose. J'ai découvert, lors d'un récent voyage, qu'elle tenait un journal... Déjà, trois gros cahiers, tous semblables, noirs et sobres. Toujours écrits à la main, où qu'elle se trouve, dès que ça la prend. Je suis admiratif !
Nous en avons
parlé, non pas du contenu, mais de ce que l'on ne sait pas pour quoi, ni
pourquoi cela nous pousse à ça.... j'ai alors découvert en elle
des sentiments que j'ai. J'imagine que cela m'a encouragé à surmonter cette
honte d'avoir arrêté, celle qui vous pousse à la lâcheté plutôt qu'à
recommencer.
Il faut dire que
j'avais perdu le sens du présent... Je tentais de faire de mes désirs la
réalité, je cherchais même, parfois, à orienter l'avenir. Je dois me concentrer
essentiellement sur ma vérité ; la Vérité n'est qu'un leurre...
samedi 24 mai 2014
Cette tendresse désespérée...
Je suis, sans doute, le plus surpris !
C'est en fait, la faute d'une petite bulle d'émotion qui semble avoir réussi à
s'immiscer, bien malgré moi, à travers les mailles de... ces attitudes... de
vie que je m'impose désormais.
Elle éclate à
l'instant me poussant à cela... quelques jours après que le choc a eu lieu,
preuve évidente de l'existence d'une profonde fissure.
Un choc provoqué
par un visage, aperçu dans un film... c'est stupide ! Un film sans intérêt,
hormis cette actrice, sa silhouette, son visage, sa douceur si particulière.
Une actrice que je n'avais jamais vue avant ! Sans que je puisse dire
pourquoi et même que je m'en aperçoive, ce visage éveilla tout doucement
mon intérêt, me charmant au fur et à mesure des scènes... puis, il me bouleversa...
comme l'avait fait un jour celui qu'il venait de me rappeler. C'est
au détour d'un angle, d'une expression ou d'une ombre passante, que je me fis
surprendre... Bon sang ! je n'ai vraiment aucune contenance de caractère !
Perturbé, j'ai
voulu en savoir plus, qui elle était, d'où elle venait... et au fil des photos
observées ces similitudes que j'avais devinées se confirmèrent, me donnant la
sensation à chaque fois de recevoir une décharge électrique.
J'en rêvais la nuit
suivante. Ce visage, tout à la fois, anguleux et d'une extraordinaire douceur,
si volontaire et pourtant si terriblement anxieux ; ce visage, baisait mes
lèvres et mes tempes avec cette tendresse désespérée... qu'aucun autre être n'avait
su m'offrir avant et, j'imagine, qu'aucun autre être ne saura m'offrir...
Il faut que ce
manque soit d'une extraordinaire violence pour être à ce point et après tout ce
temps passé, encore capable de me faire ainsi vaciller.
J'ai compris que je
ne serai jamais celui que je me destinais à être... que quelque chose
d'irréversible s'était produit, m'avait fauché ou plus vraisemblablement, changé...
et qu'il me faut dorénavant penser différemment. Après ces dernières années, passées
dans le silence et l'isolement, j'ai, aujourd'hui, l'impression de sortir d'une
longue dépression, d'un drôle de sommeil. Je prends la mesure de ce
dont je m'extrais avec tant de difficulté... N'ayant d'autre choix
que celui d'accepter d'être à jamais différent, à jamais... marqué !
Je me dis que ce
qui a été vrai et sincère ne peut s'oublier, alors qu'il faudra bien faire
avec... Et que derrière chacune de mes insouciances passagères, une vision, une
odeur, une sensation... pourrait tout à coup me gifler.
jeudi 16 janvier 2014
Question de nature !
Un temps mort qui s'impose, à la manière d'une maladie. Je ne peux que subir... sans peine, sans manque réel, à ma grande surprise ! J'ai même la sensation d'être... presque bien. Un peu comme quand le médecin est passé, qu'il a expliqué... que la crainte a désenflé et qu'il ne reste plus qu'à s'abandonner, à se reconstituer, doucement...
Peut-être est-il temps d'à nouveau me laisser aller ? Aller à vivre. Cela fait combien de temps déjà ? Trois, quatre ans peut-être ? Je ne sais plus ! Pourtant, il y a peu, je comptais encore... Je ne sais plus depuis combien de temps j'attends... qu'au nom de la reconnaissance, les choses me soient exprimées... ni depuis quand, j'ai compris que ce n'est, probablement, qu'un vœu pieux !
Certes, je suis en partie fautif... ne savais-je pas ce qu'il en était ? Ne savais-je pas tout ce qui se passait, ou presque...? Mais voilà, j'aimais ! J'aimais tant, que je me refusais tout jugement, ne m'en tenant qu'à ce que je ressentais profondément, choisissant de ne croire qu'au meilleur de chacun... d'imaginer toutes les justifications possibles ; choisissant d'avaler celles qui m'étaient servies, même indigestes... d'ailleurs, pourquoi prendre la peine de me les servir ? Mais cet exercice d'imagination avait d'effroyables revers !
Que de temps perdu ! De ce temps pourtant plus précieux que jamais, où la vie tend à se contracter... Et toutes ces conséquences dont il me faut bien constater le désastre... Quelle énergie il va falloir désormais, pour me rafistoler !
Cela aurait pu m'être épargné, il ne s'en fallait que d'un peu d’honnêteté, de reconnaissance et d'un soupçon de courage...
Sans doute en ai-je manqué moi-même, de courage... Et pourtant, tous ces faits, cauchemardesques, que j’enfouissais au fur et à mesure de leur découverte, profondément en moi, à force de volonté... d'espoirs aussi ! Peut-être ai-je péché par naïveté, de croire qu'un pareil amour, qu'un pareil espoir, aussi fou et tenace, même malgré quelques cruelles évidences que je n'aurais jamais dû découvrir... ne pouvait finir que par l'emporter... suffirait à tout transformer... Et tous ces mots inscrits ici, en pensant qu'ils seraient saisis, compris... et qu'alors quelque chose serait osé...
Maintenant, avec ce recul qui inéluctablement s'impose, cette décantation... cela semble prendre l'aspect d'un petit drame ; dénué de sens, comme tous les petits drames ; et dont l'extrait tiré, n'en évoquerait que le pire. Et cela me désole, infiniment...
Je dois me restaurer... trouver quelqu'un, ne serait-ce que pour soulager ma chair... puis mon cœur, s'il y a lieu... Mon âme, je m'en charge et je me garderai bien, dorénavant, de l'exposer.
Ni tristesse, ni rancune, quoiqu'un peu d'amertume et d'étonnement, d'incrédibilité même, de m'être à ce point fourvoyé.
Tout cela ne révèle, finalement, que la nature de chacun ! De l'importance que l'on donne à cette conscience que l'on a de l'autre et de soi. Et plus particulièrement, de nos facultés à déterminer notre comportement, à commander nos attitudes...
"Alors, quand toutes les facultés sont suspendues, nous devenons semblables aux démons de l’enfer qui ressentent le remords, mais qui ignorent le repentir." Walter Scott.
Et maintenant que vais-je faire de cette souffrance d'hier ?
La chérir... comme une compagne ?
Quoi qu'il en soit, une sensation de vide m'a absorbé il y a trois ans, cette dépression m'a brisé. Elle a émoussé ma volonté et mon corps s'est effondré... Aujourd'hui, sans doute sous l'effet d'un sursaut d'accord, d'un sursaut d'envie... celui que je suis, ma nature profonde, ne supporte plus celui que je montre.
Je me sens au pied d'une paroi qui se dresse devant moi, et qui m'apparaît dix fois plus vertigineuse que celle que j'ai gravie il y a huit ans ; à moins que ce soit moi, qui soit dix fois plus petit, plus rabougri... Avec personne près de moi, pour comprendre, m'encourager brillamment et surtout, pour s’enorgueillir de me voir tordre mon sort... Je ne parle pas de souhaits, d'intentions ou de ces faciles amitiés et amours virtuels ! Mais de ceux qui s'offrent, fières et sans craindre le péril... De ceux qui savent que seuls les actes comptent.
Alors, je risque d'être un peu juste, de n'avoir pas assez d'énergie pour autre chose... Autre chose d'aussi suivi que ce l'était ici ! Je ne suis pas né mâle alpha, je ne fonctionne qu'au courage, et chez moi, au même titre que les hormones, c'est compté juste...
Mais ne présumons pas de l'avenir... D'un certain point de vue, au regard de ma position, les perspectives ne peuvent qu'être favorables ! Non ?
Le moment est venu de fermer le cahier de cette histoire, même si je le trouve inachevé.
Peut-être est-il temps d'à nouveau me laisser aller ? Aller à vivre. Cela fait combien de temps déjà ? Trois, quatre ans peut-être ? Je ne sais plus ! Pourtant, il y a peu, je comptais encore... Je ne sais plus depuis combien de temps j'attends... qu'au nom de la reconnaissance, les choses me soient exprimées... ni depuis quand, j'ai compris que ce n'est, probablement, qu'un vœu pieux !
Certes, je suis en partie fautif... ne savais-je pas ce qu'il en était ? Ne savais-je pas tout ce qui se passait, ou presque...? Mais voilà, j'aimais ! J'aimais tant, que je me refusais tout jugement, ne m'en tenant qu'à ce que je ressentais profondément, choisissant de ne croire qu'au meilleur de chacun... d'imaginer toutes les justifications possibles ; choisissant d'avaler celles qui m'étaient servies, même indigestes... d'ailleurs, pourquoi prendre la peine de me les servir ? Mais cet exercice d'imagination avait d'effroyables revers !
Que de temps perdu ! De ce temps pourtant plus précieux que jamais, où la vie tend à se contracter... Et toutes ces conséquences dont il me faut bien constater le désastre... Quelle énergie il va falloir désormais, pour me rafistoler !
Cela aurait pu m'être épargné, il ne s'en fallait que d'un peu d’honnêteté, de reconnaissance et d'un soupçon de courage...
Sans doute en ai-je manqué moi-même, de courage... Et pourtant, tous ces faits, cauchemardesques, que j’enfouissais au fur et à mesure de leur découverte, profondément en moi, à force de volonté... d'espoirs aussi ! Peut-être ai-je péché par naïveté, de croire qu'un pareil amour, qu'un pareil espoir, aussi fou et tenace, même malgré quelques cruelles évidences que je n'aurais jamais dû découvrir... ne pouvait finir que par l'emporter... suffirait à tout transformer... Et tous ces mots inscrits ici, en pensant qu'ils seraient saisis, compris... et qu'alors quelque chose serait osé...
Maintenant, avec ce recul qui inéluctablement s'impose, cette décantation... cela semble prendre l'aspect d'un petit drame ; dénué de sens, comme tous les petits drames ; et dont l'extrait tiré, n'en évoquerait que le pire. Et cela me désole, infiniment...
Je dois me restaurer... trouver quelqu'un, ne serait-ce que pour soulager ma chair... puis mon cœur, s'il y a lieu... Mon âme, je m'en charge et je me garderai bien, dorénavant, de l'exposer.
Ni tristesse, ni rancune, quoiqu'un peu d'amertume et d'étonnement, d'incrédibilité même, de m'être à ce point fourvoyé.
Tout cela ne révèle, finalement, que la nature de chacun ! De l'importance que l'on donne à cette conscience que l'on a de l'autre et de soi. Et plus particulièrement, de nos facultés à déterminer notre comportement, à commander nos attitudes...
"Alors, quand toutes les facultés sont suspendues, nous devenons semblables aux démons de l’enfer qui ressentent le remords, mais qui ignorent le repentir." Walter Scott.
Et maintenant que vais-je faire de cette souffrance d'hier ?
La chérir... comme une compagne ?
Quoi qu'il en soit, une sensation de vide m'a absorbé il y a trois ans, cette dépression m'a brisé. Elle a émoussé ma volonté et mon corps s'est effondré... Aujourd'hui, sans doute sous l'effet d'un sursaut d'accord, d'un sursaut d'envie... celui que je suis, ma nature profonde, ne supporte plus celui que je montre.
Je me sens au pied d'une paroi qui se dresse devant moi, et qui m'apparaît dix fois plus vertigineuse que celle que j'ai gravie il y a huit ans ; à moins que ce soit moi, qui soit dix fois plus petit, plus rabougri... Avec personne près de moi, pour comprendre, m'encourager brillamment et surtout, pour s’enorgueillir de me voir tordre mon sort... Je ne parle pas de souhaits, d'intentions ou de ces faciles amitiés et amours virtuels ! Mais de ceux qui s'offrent, fières et sans craindre le péril... De ceux qui savent que seuls les actes comptent.
Alors, je risque d'être un peu juste, de n'avoir pas assez d'énergie pour autre chose... Autre chose d'aussi suivi que ce l'était ici ! Je ne suis pas né mâle alpha, je ne fonctionne qu'au courage, et chez moi, au même titre que les hormones, c'est compté juste...
Mais ne présumons pas de l'avenir... D'un certain point de vue, au regard de ma position, les perspectives ne peuvent qu'être favorables ! Non ?
Le moment est venu de fermer le cahier de cette histoire, même si je le trouve inachevé.
vendredi 6 décembre 2013
En tête
Plus qu'un ami, c'est la féminité qui me manque. Parce qu'une femme est une promesse d'intime et que cela change tout... Plus de foutaises... on ne peut qu'être soi dès lors qu'on aime et qu'on se sait aimé.
Avec elle, pas d'absurdes comparaisons, simplement de l'émulation... L'origine des maux, c'est la comparaison !
Que de temps perdu, cet isolement... par chance, malgré la tristesse de ces dernières années, les déceptions accumulées... quel désir encore d'aimer et surtout, quelle intacte ivresse à la seule vue d'un paysage, d'un ciel et ses nuages ou d'un visage aimé...
Avec elle, pas d'absurdes comparaisons, simplement de l'émulation... L'origine des maux, c'est la comparaison !
Que de temps perdu, cet isolement... par chance, malgré la tristesse de ces dernières années, les déceptions accumulées... quel désir encore d'aimer et surtout, quelle intacte ivresse à la seule vue d'un paysage, d'un ciel et ses nuages ou d'un visage aimé...
jeudi 5 décembre 2013
Révélation !
Hier, en début de soirée... le pire des moments, celui de toutes les tentations... Désœuvré, résistant avec difficulté à l'une d'entre elles... j'allume la télé... Je passe de chaîne en chaîne, tellement de conneries ! Tout à coup, un paysage de neige, de montagnes, de lacs et de mélèzes... Un homme, un trappeur, avec ses chiens, chasse les couguars, les lynx, les loups ou les ours qui s'approchent trop près des fermes ou qui déciment les troupeaux... Je ne sais pas pourquoi, ou plutôt si, je sais très bien pourquoi... je me dis ce doit être le Montana... C'était ça !
Trappeur, quelle vie ! Une cabane en rondins, du bois coupé, un poêle, des outils, des pièges... La forêt, la nature...
Petit, mon grand-père m'emmenait relever les pièges qu'il posait... Sa besace, son manteau, son chapeau, sa serpette tranchante (dont il avait fait le manche) qui battait à sa hanche, l'allure de ses pas précis, dont il cassait sans cesse le rythme en forêt... nous devons toujours surprendre, jamais être surpris, m'apprenait-il. D'où vient le vent ? Écoute ! Là... que sens-tu ? Observe... Je le suivais, admirant sa grande carcasse qui semblait aussi solide que les chênes alentour et j'étais envoûté par les odeurs d'humus et de musc. Parfois, nous stoppions brusquement, il me faisait m'accroupir et nous pouvions patienter de longues minutes sans bouger. Puis, il me regardait, tendait son doigt en silence pour que je le suive du regard et je découvrais, ébahi, une laie et ses marcassins... une biche et son fan... un renard qui filait ou encore, un autre coureur des bois qui lui ne nous avez pas vus... Nous les laissions passer et reprenions notre course à travers bois... Comment ne pas être marqué par de telles expériences ?
Bien sûr, ma campagne n'est pas comparable à l'immensité du Montana, à la rudesse et à la brutalité de la nature sauvage qui règne là-bas... mais toute proportion gardée, on s'y trouve imprégné identiquement...
J'ai eu cette chance, durant les dix premières années de ma vie, d'être marqué par cette vie naturelle... Pas de télé... l’électricité ne servait qu'à éclairer, nous mangions ce que mon grand-père faisait pousser dans le potager et aux champs, glanait ou cueillait dans la forêt ; le gibier qu'il avait chassé ou piégé. On se chauffait au bois, dans les chambres il faisait froid ; on se lavait dans la cuisine à l'évier ou dans une grande bassine et il fallait faire chauffer l'eau sur la cuisinière à bois...
Je pense n'avoir jamais plus était heureux comme à ce moment là. De ce bonheur dont on ne sait même plus que c'en est un, tant on n'y pense même pas...
J'ai gardé de cette époque un instinct puissant que cette vie avait développé, une certaine humilité et un amour de la nature comme celui que l'on voue à sa mère. Je pense pouvoir reconnaître le peu de ceux qui me ressemblent quand bien même, un peu comme moi, ils se sont eux aussi perdus...
Toute ma vie d'avant, bien que ne manquant pas tout à fait de talent, je fus incapable d'avoir une réelle et profonde ambition, sans savoir pourquoi...
Maintenant, je sais, rien ne me convenait... et ce n'est qu'en revenant sur mes pas que j'ai trouvé...
Trappeur, quelle vie ! Une cabane en rondins, du bois coupé, un poêle, des outils, des pièges... La forêt, la nature...
Petit, mon grand-père m'emmenait relever les pièges qu'il posait... Sa besace, son manteau, son chapeau, sa serpette tranchante (dont il avait fait le manche) qui battait à sa hanche, l'allure de ses pas précis, dont il cassait sans cesse le rythme en forêt... nous devons toujours surprendre, jamais être surpris, m'apprenait-il. D'où vient le vent ? Écoute ! Là... que sens-tu ? Observe... Je le suivais, admirant sa grande carcasse qui semblait aussi solide que les chênes alentour et j'étais envoûté par les odeurs d'humus et de musc. Parfois, nous stoppions brusquement, il me faisait m'accroupir et nous pouvions patienter de longues minutes sans bouger. Puis, il me regardait, tendait son doigt en silence pour que je le suive du regard et je découvrais, ébahi, une laie et ses marcassins... une biche et son fan... un renard qui filait ou encore, un autre coureur des bois qui lui ne nous avez pas vus... Nous les laissions passer et reprenions notre course à travers bois... Comment ne pas être marqué par de telles expériences ?
Bien sûr, ma campagne n'est pas comparable à l'immensité du Montana, à la rudesse et à la brutalité de la nature sauvage qui règne là-bas... mais toute proportion gardée, on s'y trouve imprégné identiquement...
J'ai eu cette chance, durant les dix premières années de ma vie, d'être marqué par cette vie naturelle... Pas de télé... l’électricité ne servait qu'à éclairer, nous mangions ce que mon grand-père faisait pousser dans le potager et aux champs, glanait ou cueillait dans la forêt ; le gibier qu'il avait chassé ou piégé. On se chauffait au bois, dans les chambres il faisait froid ; on se lavait dans la cuisine à l'évier ou dans une grande bassine et il fallait faire chauffer l'eau sur la cuisinière à bois...
Je pense n'avoir jamais plus était heureux comme à ce moment là. De ce bonheur dont on ne sait même plus que c'en est un, tant on n'y pense même pas...
J'ai gardé de cette époque un instinct puissant que cette vie avait développé, une certaine humilité et un amour de la nature comme celui que l'on voue à sa mère. Je pense pouvoir reconnaître le peu de ceux qui me ressemblent quand bien même, un peu comme moi, ils se sont eux aussi perdus...
Toute ma vie d'avant, bien que ne manquant pas tout à fait de talent, je fus incapable d'avoir une réelle et profonde ambition, sans savoir pourquoi...
Maintenant, je sais, rien ne me convenait... et ce n'est qu'en revenant sur mes pas que j'ai trouvé...
mercredi 4 décembre 2013
Élémentaire !
J'ai besoin de savoir... que l'on me dise.
Qu'un cahier des charges soit établi, que des plans soient tracés, pas nécessairement précis, mais pas sur la comète pour autant...
J'ai besoin qu'un échéancier soit ouvert, même s'il enchaîne au hasard de petits et grands écarts...
J'ai besoin qu'un échéancier soit ouvert, même s'il enchaîne au hasard de petits et grands écarts...
Que soit affichée une liste, des possibles en vert et des probables en bleu et une autre où seraient reportés en rouge mes acquis et mes avoirs en noir. Tout cela afin de garder des repères et d'éviter que l'on s'égare...
J'accepte que soit définit des règles, qu'elles me soient imposées, ainsi que des devoirs... mais il est juste que soient reconnus mes droits et que l'on m'accorde, au mérite, quelques grâces et avantages...
Qu'il y ait des cloisons dressées ? Tant qu'on y trouve des portes d'espoir...
Épargnez-moi cependant, tous ces contes et histoires à dormir debout... ou cette manière de me bercer trop près du mur... c'est sans effet, je ne réfléchis qu'avec le cœur !
Ainsi, respecté, reconnu, je peux exister. Me sentir homme et libre...
Libre de tout accepter, de vous... et bien plus encore... vous n'avez pas idée !
Voilà qui est élémentaire et qui, de mon point de vue, convient à toutes les situations...
J'accepte que soit définit des règles, qu'elles me soient imposées, ainsi que des devoirs... mais il est juste que soient reconnus mes droits et que l'on m'accorde, au mérite, quelques grâces et avantages...
Qu'il y ait des cloisons dressées ? Tant qu'on y trouve des portes d'espoir...
Épargnez-moi cependant, tous ces contes et histoires à dormir debout... ou cette manière de me bercer trop près du mur... c'est sans effet, je ne réfléchis qu'avec le cœur !
Ainsi, respecté, reconnu, je peux exister. Me sentir homme et libre...
Libre de tout accepter, de vous... et bien plus encore... vous n'avez pas idée !
Voilà qui est élémentaire et qui, de mon point de vue, convient à toutes les situations...
mardi 3 décembre 2013
Patience...
Une journée pour rien... Attente, indécisions, ennui, mais pas d'envies... Le genre de journée où l'on se dit, vivement demain ! J'aurai pu venir ici, mais il y des jours sans, c'est comme ça...
En fin d'après-midi, je me suis enfin décidé à sortir. Je suis allé acheter de cette huile d'olive nouvelle que je ne veux pas rater cette année. On ne la trouve qu'en ce moment, et pas pour longtemps... Celle que j'ai trouvé vient de Sicile. Elle est fruitée verte et divinement ardente, comme je les aime... Diable, serait-ce un lapsus ?
J'ai aussi acheté une baguette paline... Ainsi, j'ai l'essentiel, du pain à la farine de sarrasin, de l'huile d'olive ardente et du fromage de brebis ! Me viennent en tête les images de ce film Le quattro volte, cette ode à la vie simple, dépouillé, naturelle... Il n'y a pas de meilleurs remèdes, de meilleure vie... Alors, en attendant, un petit plaisir pour oublier cette journée... Demain sera un autre jour. Je dois sans cesse me raisonner, j'ai la patience où les poules ont l'œuf !
Le quattro volte.
En fin d'après-midi, je me suis enfin décidé à sortir. Je suis allé acheter de cette huile d'olive nouvelle que je ne veux pas rater cette année. On ne la trouve qu'en ce moment, et pas pour longtemps... Celle que j'ai trouvé vient de Sicile. Elle est fruitée verte et divinement ardente, comme je les aime... Diable, serait-ce un lapsus ?
J'ai aussi acheté une baguette paline... Ainsi, j'ai l'essentiel, du pain à la farine de sarrasin, de l'huile d'olive ardente et du fromage de brebis ! Me viennent en tête les images de ce film Le quattro volte, cette ode à la vie simple, dépouillé, naturelle... Il n'y a pas de meilleurs remèdes, de meilleure vie... Alors, en attendant, un petit plaisir pour oublier cette journée... Demain sera un autre jour. Je dois sans cesse me raisonner, j'ai la patience où les poules ont l'œuf !
Le quattro volte.
lundi 2 décembre 2013
Question de style...
Pas de course, mais quand même du sport. Grand nettoyage, faut qu'ça brille !
D'abord, mon thé, un nouveau, un cadeau... dans un paquet avec un ruban, qu'elle a ouvert pour moi, pour que je le sente, pour m'expliquer ce que c'est et pourquoi... emportée par son plaisir de m'offrir... Et moi qui n'entendais pas bien, et aussi un peu bête, jamais sûr de rien... craignant de l'embarrasser, en pensant trop vite que c'est un cadeau pour moi et qu'en fait ça ne le serait pas... j'ai feint que je n'avais pas bien compris que c'était pour moi... Et pourtant... c'est le seul cadeau que j'ai reçu... et le plaisir que j'ai eu... Mais surtout, il me réajuste sur son rite matinal... c'est déjà un début...
Faut qu'ça brille ! Poussières... évier, lavabo, douche, toilette... Du détergent qui brûle ces petites plaies d'envies sur mes mains... qui pique le nez... Aspirateur... Mon seau carré et mon ballet magique... frotte-frotte... À poils, parce que c'est plus pratique et que chaque fois que je passe devant la glace... eh bien, je m'agite encore plus frénétiquement, j'me démène... j'astique... Il y a sans doute un peu d'exhibitionnisme, refoulé pour me juger n'avoir pas les arguments suffisants, j'imagine... que j'exprime, que je libère, parce qu'il n'y a personne... comme d'autres chantent à tue-tête sous la douche...
Je finis de nettoyer la douche tout en la prenant... je distingue mon savon habituel du détergent-détartrant quand ça brûle... faut que je fasse attention tout de même... Je manque tomber tant ça glisse... Faut se méfier, les accidents domestiques c'est de sous-estimer...
Hum... Ça sent le propre ! Dans mon brumisateur, quelques gouttes de Tea tree pour tuer tous les microbes et de Petitgrain Bigarade pour ces propriétés anti-dépressive...
Quelque chose me chiffonne... Faudrait que je pense à faire les vitres, que je me dis en regardant si les voisins d'en face ne sont pas en train de me reluquer, planqués derrière leurs rideaux... Depuis que je suis là... bref... il faut dire que l'extérieur ne m'attirait pas, et puis je n'ai pas le matériel qui convient...
Pourtant, laveur de carreaux, c'est un boulot qui m'a toujours attiré... pas que ce soit une vocation ! Mais, au cas où j'aurais rien d'autre pour vivre... C'est simple, un seau, une ou deux raclettes, un chiffon, une mobylette et savoir faire de belles circonvolutions sur les baies vitrées, avec style (pas comme j'en vois avec la raie des fesses poilues, apparente)... On voit le résultat tout de suite... À Paris on peut se retrouver suspendu tout en haut des tours... et puis on voit chez les gens... on doit en voir de drôle parfois... Mateur ? Oui aussi, un peu... enfin comme tout le monde... Mais je crois que j'aurais le vertige... comme dans ces rêves où, au bord d'un précipice, on se sent tétanisé... il parait que ça veut dire quelque chose...
Mon style est un peu différent... C'est à cause de la frénésie... habituelle conséquence d'un choc psychique... les émotions sont confuses, difficiles à cerner, à exprimer... Ce mélange d'incertitudes et d'exaltations produit comme des convulsions de sensations et donc de mots... Du lyrisme style télégraphique... de l'exalté sous extasy !
D'abord, mon thé, un nouveau, un cadeau... dans un paquet avec un ruban, qu'elle a ouvert pour moi, pour que je le sente, pour m'expliquer ce que c'est et pourquoi... emportée par son plaisir de m'offrir... Et moi qui n'entendais pas bien, et aussi un peu bête, jamais sûr de rien... craignant de l'embarrasser, en pensant trop vite que c'est un cadeau pour moi et qu'en fait ça ne le serait pas... j'ai feint que je n'avais pas bien compris que c'était pour moi... Et pourtant... c'est le seul cadeau que j'ai reçu... et le plaisir que j'ai eu... Mais surtout, il me réajuste sur son rite matinal... c'est déjà un début...
Faut qu'ça brille ! Poussières... évier, lavabo, douche, toilette... Du détergent qui brûle ces petites plaies d'envies sur mes mains... qui pique le nez... Aspirateur... Mon seau carré et mon ballet magique... frotte-frotte... À poils, parce que c'est plus pratique et que chaque fois que je passe devant la glace... eh bien, je m'agite encore plus frénétiquement, j'me démène... j'astique... Il y a sans doute un peu d'exhibitionnisme, refoulé pour me juger n'avoir pas les arguments suffisants, j'imagine... que j'exprime, que je libère, parce qu'il n'y a personne... comme d'autres chantent à tue-tête sous la douche...
Je finis de nettoyer la douche tout en la prenant... je distingue mon savon habituel du détergent-détartrant quand ça brûle... faut que je fasse attention tout de même... Je manque tomber tant ça glisse... Faut se méfier, les accidents domestiques c'est de sous-estimer...
Hum... Ça sent le propre ! Dans mon brumisateur, quelques gouttes de Tea tree pour tuer tous les microbes et de Petitgrain Bigarade pour ces propriétés anti-dépressive...
Quelque chose me chiffonne... Faudrait que je pense à faire les vitres, que je me dis en regardant si les voisins d'en face ne sont pas en train de me reluquer, planqués derrière leurs rideaux... Depuis que je suis là... bref... il faut dire que l'extérieur ne m'attirait pas, et puis je n'ai pas le matériel qui convient...
Pourtant, laveur de carreaux, c'est un boulot qui m'a toujours attiré... pas que ce soit une vocation ! Mais, au cas où j'aurais rien d'autre pour vivre... C'est simple, un seau, une ou deux raclettes, un chiffon, une mobylette et savoir faire de belles circonvolutions sur les baies vitrées, avec style (pas comme j'en vois avec la raie des fesses poilues, apparente)... On voit le résultat tout de suite... À Paris on peut se retrouver suspendu tout en haut des tours... et puis on voit chez les gens... on doit en voir de drôle parfois... Mateur ? Oui aussi, un peu... enfin comme tout le monde... Mais je crois que j'aurais le vertige... comme dans ces rêves où, au bord d'un précipice, on se sent tétanisé... il parait que ça veut dire quelque chose...
Mon style est un peu différent... C'est à cause de la frénésie... habituelle conséquence d'un choc psychique... les émotions sont confuses, difficiles à cerner, à exprimer... Ce mélange d'incertitudes et d'exaltations produit comme des convulsions de sensations et donc de mots... Du lyrisme style télégraphique... de l'exalté sous extasy !
Il y a longtemps que je ne m'étais pas senti exalté... Chez moi ça peut atteindre un tel degré que ça me brûle les calories... Ça "booste" mon imagination, au point que je n'ai plus besoin de dormir, de sucrerie, d'alcool, de rien d'autre que ce qui m'est essentiel, primordial...
dimanche 1 décembre 2013
Un geste...
Deux heures plus tard... Je me dis que ce petit jeu n'en est pas un. De parfois transcrire la partie émergente de mes agitations est une sorte d'exutoire, positif... Cela permet à la part plus profonde de persévérer dans l'affinage... Rien n'est facile, pour continuer, il faut savoir se défouler, se purger de la scorie.
L'esprit un peu plus limpide, j'essaie de traduire ce que j'ai enregistré. C'est abstrait... normal, du temps est passé. Qu'a perçu mon âme ? Plus de calme... Certes, un peu de réserves... Mais le fond, celui que j'avais percé à jour, reste le même... comment aurait-il pu en être autrement ? J'ai senti que je pouvais toujours y avoir accès, qu'il m'était même plus accessible qu'avant... qu'il faudrait un peu de temps évidemment. Ce n'est qu'une sensation, mais elle me vient de ce sens qui me trompe rarement.
Une image, cette façon de faire signe au revoir, bicyclette enfourchée, un pied-à-terre, haut du corps retourné et bras droit tendu haut, très haut...
Un geste pas sans effort, un geste émouvant...
L'esprit un peu plus limpide, j'essaie de traduire ce que j'ai enregistré. C'est abstrait... normal, du temps est passé. Qu'a perçu mon âme ? Plus de calme... Certes, un peu de réserves... Mais le fond, celui que j'avais percé à jour, reste le même... comment aurait-il pu en être autrement ? J'ai senti que je pouvais toujours y avoir accès, qu'il m'était même plus accessible qu'avant... qu'il faudrait un peu de temps évidemment. Ce n'est qu'une sensation, mais elle me vient de ce sens qui me trompe rarement.
Une image, cette façon de faire signe au revoir, bicyclette enfourchée, un pied-à-terre, haut du corps retourné et bras droit tendu haut, très haut...
Un geste pas sans effort, un geste émouvant...
Et puis, je n'arrête pas de gamberger...
J'ai remis à demain... une nuit médiocre et ce besoin, le premier matin de mes repos, de traîner au lit jusque neuf heures ; qui plus est, le premier du mois de décembre... et un dimanche ! Je déteste les dimanches...
Et puis, je n'arrête pas de gamberger...
J'ai classé quelques papiers... Enfin, j'ai ouvert le courrier qui traîne depuis... je jette les enveloppes et empile le reste dans une boite... je déteste ça !
On vit dans un monde où, au nom d'une soi-disant liberté, on a choisit de tout empiler... les lois, les procédures, les obligations, les devoirs, les droits... alors, forcément, ça finit par dysfonctionner.
Comme ce *µ%°#& de Windows qui bug depuis la dernière mise à jour... mais pourquoi j'ai pas pris un Mac ?
... Et cette poussière... Il faudrait que je fasse le ménage... Pff... on verra demain matin ; de toute façon, c'est mieux de le faire avant de se doucher... Je ne suis pas encore lavé... Ok ! Mais on est déjà l'après-midi... et puis, j'ai d'autres choses à penser, bien plus importantes ! Enfin... importantes pour moi...
Et puis, je n'arrête pas de gamberger...
15h00, un sandwich, debout dans la cuisine... pas lavé, coiffé comme un dessous-de-bras... Non ! Je ne pue pas... j'ai cette chance. Enfin, pas après trois jours... Ce qui fait qu'il faudra au moins trois jours de plus que pour un autre, pour que les voisins soient alertés par l'odeur... Je me fais pitié... parfois.
Et là... dans mes cheveux, quelques peaux sèches... comme des pellicules, c'est dégueulasse ! Bon sang, que ça peut m'exaspérer ce genre de choses !
C'est nerveux m'a dit le toubib...
Pourvu que mes nerfs n'aient pas aussi bousillé quelque chose à l'intérieur !
... Une sorte d'eczéma... plutôt bénin... Mais, dites-moi... vous ne seriez pas dépressif, des fois ?
De quoi j'me mêle ? File-moi donc un truc pour la tête, l'extérieur ! L'intérieur, je m'en occupe !
Et puis, je n'arrête pas de gamberger...
J'ai classé quelques papiers... Enfin, j'ai ouvert le courrier qui traîne depuis... je jette les enveloppes et empile le reste dans une boite... je déteste ça !
On vit dans un monde où, au nom d'une soi-disant liberté, on a choisit de tout empiler... les lois, les procédures, les obligations, les devoirs, les droits... alors, forcément, ça finit par dysfonctionner.
Comme ce *µ%°#& de Windows qui bug depuis la dernière mise à jour... mais pourquoi j'ai pas pris un Mac ?
... Et cette poussière... Il faudrait que je fasse le ménage... Pff... on verra demain matin ; de toute façon, c'est mieux de le faire avant de se doucher... Je ne suis pas encore lavé... Ok ! Mais on est déjà l'après-midi... et puis, j'ai d'autres choses à penser, bien plus importantes ! Enfin... importantes pour moi...
Et puis, je n'arrête pas de gamberger...
15h00, un sandwich, debout dans la cuisine... pas lavé, coiffé comme un dessous-de-bras... Non ! Je ne pue pas... j'ai cette chance. Enfin, pas après trois jours... Ce qui fait qu'il faudra au moins trois jours de plus que pour un autre, pour que les voisins soient alertés par l'odeur... Je me fais pitié... parfois.
Et là... dans mes cheveux, quelques peaux sèches... comme des pellicules, c'est dégueulasse ! Bon sang, que ça peut m'exaspérer ce genre de choses !
C'est nerveux m'a dit le toubib...
Pourvu que mes nerfs n'aient pas aussi bousillé quelque chose à l'intérieur !
... Une sorte d'eczéma... plutôt bénin... Mais, dites-moi... vous ne seriez pas dépressif, des fois ?
De quoi j'me mêle ? File-moi donc un truc pour la tête, l'extérieur ! L'intérieur, je m'en occupe !
Et puis, je n'arrête pas de gamberger...
Franchement, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors... Je boirais bien un café, ou je discuterais bien avec quelqu'un... Comme l'autre soir, enfin j'me comprends... Tout le reste... n'a aucun sens.
À vouloir pousser plus loin ce petit jeu, je me trouve tout-à-coup être un peu... limite. Allez, c'est plus sage que je m'arrête là.
Franchement, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors... Je boirais bien un café, ou je discuterais bien avec quelqu'un... Comme l'autre soir, enfin j'me comprends... Tout le reste... n'a aucun sens.
À vouloir pousser plus loin ce petit jeu, je me trouve tout-à-coup être un peu... limite. Allez, c'est plus sage que je m'arrête là.
Et puis, je n'arrête pas de gamberger...
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