N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! Pour autant, n'en penser pas moins !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! Plutôt compter mes plaies passées !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! Même si encore... un sourire suffira !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
N'écrire rien que je puisse regretter ! N'écrire rien que je puisse regretter !
(journal de mes sensations)
mardi 17 septembre 2013
lundi 16 septembre 2013
Apophtegme.
"Si je ne chante qu'en pensée, c'est parce que mon oreille est juste !"
Voilà je pense, ce qui résumerait tout ce que j'ai écrit ici.
Voilà je pense, ce qui résumerait tout ce que j'ai écrit ici.
dimanche 15 septembre 2013
Le charme miraculé.
Ce matin, plus sombre que jamais, je fais tout par
automatisme avec en tête toujours le pire... Rompu aux coups tordus,
j'anticipe... me fais mal, pour m'accoutumer à la souffrance. La douleur a cette
habileté de savoir se faire oublier pour vous surprendre à nouveau, vous couper
le souffle...
I arrive de Nairobi, ce matin tôt. Je ne pourrai pas la voir et l'écouter raconter ses aventures... De son séjour, elle m'a envoyé quelques photos, dont une où elle enlace une girafe... Un de mes rêves... Je suis heureux pour elle.
J'adore les girafes... cet animal me fascine et m'émeut, plus que tout autre. Gracieuse et si fragile, elle a ce regard où affleure l'âme... Peut-être parce que tout en elle relève du défi, de l'exploit... Elle cumule tous les handicaps, survie à la limite de la rupture, avec cette même élégance qu'a une danseuse épuisée.
De mémoire, une seule personne réussissait à m'émouvoir plus que ne le fait une girafe...
À ceux qui s'interrogent sur la possibilité que les animaux aient une âme, je leur conseille d'observer attentivement une girafe... impensable qu'après on puisse encore en douter.
Il paraît qu'elle dort très peu, désarmée, proie facile, elle est condamnée à anticiper... Et quel cœur elle doit posséder pour alimenter un esprit si haut perché ! Si son charme semble n'avoir pour équivalence que l'humilité, c'est peut-être parce qu'avant même son premier pas, son premier souffle, elle chute au risque de se rompre le cou. Ce qui laisse à penser que toutes les girafes sont des miraculées.
Le mot girafe vient de l'arabe zarãfah qui signifie "charmante".
La girafe ou le charme miraculé.
I arrive de Nairobi, ce matin tôt. Je ne pourrai pas la voir et l'écouter raconter ses aventures... De son séjour, elle m'a envoyé quelques photos, dont une où elle enlace une girafe... Un de mes rêves... Je suis heureux pour elle.
J'adore les girafes... cet animal me fascine et m'émeut, plus que tout autre. Gracieuse et si fragile, elle a ce regard où affleure l'âme... Peut-être parce que tout en elle relève du défi, de l'exploit... Elle cumule tous les handicaps, survie à la limite de la rupture, avec cette même élégance qu'a une danseuse épuisée.
De mémoire, une seule personne réussissait à m'émouvoir plus que ne le fait une girafe...
À ceux qui s'interrogent sur la possibilité que les animaux aient une âme, je leur conseille d'observer attentivement une girafe... impensable qu'après on puisse encore en douter.
Il paraît qu'elle dort très peu, désarmée, proie facile, elle est condamnée à anticiper... Et quel cœur elle doit posséder pour alimenter un esprit si haut perché ! Si son charme semble n'avoir pour équivalence que l'humilité, c'est peut-être parce qu'avant même son premier pas, son premier souffle, elle chute au risque de se rompre le cou. Ce qui laisse à penser que toutes les girafes sont des miraculées.
Le mot girafe vient de l'arabe zarãfah qui signifie "charmante".
La girafe ou le charme miraculé.
samedi 14 septembre 2013
En vrille.
Hier ? Un de ces jours comme on en a tous...
Aujourd'hui ? Ça se confirme ! Plusieurs raisons à ce mal-être... Je pense
qu'une ne suffirait plus...
Mon imagination, la sensibilité de ma perception, mon instinct... sont tout autant des atouts que des handicaps. Des armes à double tranchant...
Mes derniers messages à N,L ou D, et d'autres aussi... restent sans réponse. Quand enfin, j'arrive à contacter l'un d'eux, il me dit être désolé, prétexte embarrassé toutes sortes de raisons qui me laissent perplexe...
Plus particulièrement, celle-ci : "Tu sais bien qu'il m'arrive d'être comme ça... que c'est dans ma nature.", cela me m'est hors de moi. Oui, je sais que c'est dans la nature humaine, d'avant tout se préoccuper de sa petite personne... Je n'y échappe pas non plus... Et que, penser à l'autre, tout particulièrement quand on n’a pas besoin de lui, demande en fait un petit effort. Et cet effort est, de mon point de vue, le meilleur indicateur de ces sentiments que l'on dit éprouver pour lui... Quant à cette excuse : "je ne le fais pas exprès..." elle m'exaspère plus encore... encore heureux ! Et justement, c'est bien là toute l'indélicatesse...
D'un autre côté, ce n'est pas si terrible... Il ne s'agit là que d'un problème de forme... Mais à force de ne pas les mettre, ces formes... on finit par faire douter l'autre, du fond.
Tout cela, n'est en soit, pas très grave ; s'il n'y avait cette imagination que j'ai... tellement réaliste et bien construite... et ma capacité à associer avec une diabolique précision des éléments du passé... de bâtir des possibilités censées... et cette perception que j'ai alors de mes œuvres, les vivant virtuellement, jusqu'à m'y égarer... déboussoler mon instinct qui me préconise alors les grands moyens... Pour sortir d'une vrille, on se braque ! Avec pour conséquence des effets cataclysmiques... L'impacte psychologique, qui réveille les anciens réflexes d'une vie à se défendre... Et ce sentiment de culpabilité parce qu'au final, on n'a pas été capable... L'impact physique, où toutes sortes de maux m'envahissent... le cuir chevelu me démange jusqu'au sang... le dos se contracte... l'estomac me pèse... la tête se perd... et ces sueurs froides la nuit...
Alors naissent ces idées de lâcheté, de m'enfuir en ne donnant plus jamais signe de vie. Disparaître, dans un nouvel univers qui ne pourra qu'être meilleur, puisqu'il n'y aura rien à attendre, et que tous ceux qui me feront des reproches à tort, je n'hésiterai pas à leur faire un sort... Mais, en suis-je seulement capable ?
J'ai parfois le sentiment amer d'être seul à m'efforcer de comprendre et de tenir compte des travers de chacun ; alors que tous ne considèrent jamais les miens !
C'est prétentieux, mais je ne suis pas parfait, et c'est comme je le sens, ces derniers jours... Cela ne m'est pas tombé dessus hier, ça fermente depuis un moment... Cyclothymique ? Peut-être... mais pas sans raison, et pas sans combattre...
Alors qu'il suffit de communiquer !
Bon, je suis dans un sale état... à un tel point, que je me suis surpris à essayer de me convaincre que cela ne servait à rien d'en faire état ici ?! C'est dire...
Je sais... c'est l'ondulation de la vie, aujourd'hui, c'est le creux de la vague...
Mon imagination, la sensibilité de ma perception, mon instinct... sont tout autant des atouts que des handicaps. Des armes à double tranchant...
Mes derniers messages à N,L ou D, et d'autres aussi... restent sans réponse. Quand enfin, j'arrive à contacter l'un d'eux, il me dit être désolé, prétexte embarrassé toutes sortes de raisons qui me laissent perplexe...
Plus particulièrement, celle-ci : "Tu sais bien qu'il m'arrive d'être comme ça... que c'est dans ma nature.", cela me m'est hors de moi. Oui, je sais que c'est dans la nature humaine, d'avant tout se préoccuper de sa petite personne... Je n'y échappe pas non plus... Et que, penser à l'autre, tout particulièrement quand on n’a pas besoin de lui, demande en fait un petit effort. Et cet effort est, de mon point de vue, le meilleur indicateur de ces sentiments que l'on dit éprouver pour lui... Quant à cette excuse : "je ne le fais pas exprès..." elle m'exaspère plus encore... encore heureux ! Et justement, c'est bien là toute l'indélicatesse...
D'un autre côté, ce n'est pas si terrible... Il ne s'agit là que d'un problème de forme... Mais à force de ne pas les mettre, ces formes... on finit par faire douter l'autre, du fond.
Tout cela, n'est en soit, pas très grave ; s'il n'y avait cette imagination que j'ai... tellement réaliste et bien construite... et ma capacité à associer avec une diabolique précision des éléments du passé... de bâtir des possibilités censées... et cette perception que j'ai alors de mes œuvres, les vivant virtuellement, jusqu'à m'y égarer... déboussoler mon instinct qui me préconise alors les grands moyens... Pour sortir d'une vrille, on se braque ! Avec pour conséquence des effets cataclysmiques... L'impacte psychologique, qui réveille les anciens réflexes d'une vie à se défendre... Et ce sentiment de culpabilité parce qu'au final, on n'a pas été capable... L'impact physique, où toutes sortes de maux m'envahissent... le cuir chevelu me démange jusqu'au sang... le dos se contracte... l'estomac me pèse... la tête se perd... et ces sueurs froides la nuit...
Alors naissent ces idées de lâcheté, de m'enfuir en ne donnant plus jamais signe de vie. Disparaître, dans un nouvel univers qui ne pourra qu'être meilleur, puisqu'il n'y aura rien à attendre, et que tous ceux qui me feront des reproches à tort, je n'hésiterai pas à leur faire un sort... Mais, en suis-je seulement capable ?
J'ai parfois le sentiment amer d'être seul à m'efforcer de comprendre et de tenir compte des travers de chacun ; alors que tous ne considèrent jamais les miens !
C'est prétentieux, mais je ne suis pas parfait, et c'est comme je le sens, ces derniers jours... Cela ne m'est pas tombé dessus hier, ça fermente depuis un moment... Cyclothymique ? Peut-être... mais pas sans raison, et pas sans combattre...
Alors qu'il suffit de communiquer !
Bon, je suis dans un sale état... à un tel point, que je me suis surpris à essayer de me convaincre que cela ne servait à rien d'en faire état ici ?! C'est dire...
jeudi 12 septembre 2013
Journée de détente...
Une sensation, diffuse, persistante et plaisante. Le sentiment qu'elle est rentrée... Mais peut-être n'est-ce la qu'un rêve que j'ai fait... La conséquence de m'être reposé ce premier matin où je n'avais pas à me lever.
J'ai émergé à neuf heures, ne me suis douché qu'à quatorze et me suis décidé à sortir passé quinze... Je devais sourire puisque tout le monde me souriait...
Il se pourrait que dans cette mollesse du laisser-aller, cet état cotonneux, sensations, émotions et idées se soient mélangées au point que je ne sais plus distinguer ce qui est la réalité de ce que je souhaiterai.
Hum... Je vais m'adonner à mon vice et tenter d'ouvrir mon esprit, pour voir si j'arrive à contraster un peu le sujet... Sinon, cela aura toujours contribué à me détendre un peu plus.
J'ai émergé à neuf heures, ne me suis douché qu'à quatorze et me suis décidé à sortir passé quinze... Je devais sourire puisque tout le monde me souriait...
Il se pourrait que dans cette mollesse du laisser-aller, cet état cotonneux, sensations, émotions et idées se soient mélangées au point que je ne sais plus distinguer ce qui est la réalité de ce que je souhaiterai.
Hum... Je vais m'adonner à mon vice et tenter d'ouvrir mon esprit, pour voir si j'arrive à contraster un peu le sujet... Sinon, cela aura toujours contribué à me détendre un peu plus.
Un billet pour Marie-Claire...
Hier, découragé par cette maussade journée et épuisé
par ma dernière matinée, je me suis couché tôt, avec un bouquin... Comme ces
gens qui ne reçoive que peu d'appels, je garde toujours à mes côtés mon
téléphone... on ne sait jamais... ce serait idiot de rater le seul
appel...
Je fus soudain intrigué par le fait qu'il s'allumait sans sonner. Regardant de plus prés, ce qu'il en était, je découvris une multitude de notifications en provenance de l'un de ces réseaux sociaux.
Intrigué, je me connectais et essayais de comprendre ce qui se passait. À priori, c'était une conversation entre plusieurs intervenants, je ne saisissais pas bien de quoi il retournait, mais comprenais que le centre de leur conversation était Marie Marie Poésie... c'est à ce moment qu'elle s'adressa à moi... Forcément, je fus surpris... Je n'arrive pas à me faire à ce réseau, tous ses outils me paraissent terriblement alambiqués, tout y est complexe, on a le sentiment de ne rien contrôler... mais pour avoir observé ceux qui ont plus d'expérience que moi dans ce domaine et tout particulièrement Marie Marie Poésie, je me suis aperçu que c'était un excellent moyen pour avoir plus de lecteurs... Bref... surpris, je lui réponds que j'apprends à utiliser ce fichu bazar... et penaud, me sens un peu comme ayant été pris la main dans le sac... La conversation était publique, je n'avais commis aucun impair, sinon celui de me déconnecter, pensant sur le moment avoir été involontairement indiscret...
En m'endormant, les choses devinrent plus claires... Suivant régulièrement ses blogs, j'avais bien remarqué ce dernier billet ou elle retranscrivait un poème érotique d'une femme qui se mit à écrire et fut publié que sur la fin de sa vie. Comme elle aime le faire, elle y avait associé une photographie choisie... Sur ce blog, c'est sa patte, sa touche artistique, elle associe de beaux textes d'auteurs a de belles images d’artistes, et ce, toujours avec justesse et élégance. En l’occurrence, il s'agissait d'une photo noir et blanc représentant un couple dont on ne voyait que les bustes et bassins, la femme derrière l'homme qui faisait face et donc exposait son pénis, dans cet état naissant où l'on saisit le pouvoir qu'à l'idée sur la chair... Je l'avais noté parce qu'il faut bien l'avouer, bien que le pénis soit le sujet le plus communément représenté dans l'histoire de l'humanité, il est de nos jours tabou, presque un malaise... allez savoir pourquoi ! Mais passons ; la contradiction, l'hypocrisie sont des qualités propres à l'homme...
Quand bien même il y a dans un pénis en érection quelque chose... d'intrusif... moralement... comment en serait-il autrement, c'est naturellement sa fonction première... celui-ci se trouvait dans cet état intermédiaire de plutôt suggérer ce qui allait suivre... Plus attiré par le sexe opposé, je dois convenir que le sujet n'était pas déplaisant... et que dans son ensemble la photo était aussi émoustillante que le texte... Les billets de son blog se trouvant conjointement publiés sur ce fameux réseau social... la sensualité mâle de son dernier billet n'a pas dû plaire à tout le monde ! Toujours est-il qu'en visitant ses pages dans la matinée, je constatais que tout le contenu en avait été effacé par les administrateurs du réseau que je ne nommerai pas... Pas uniquement la publication incriminée, mais tout l'historique...
Rien qu'à l'idée que mon blog puisse être effacé, je suis glacé... Je n'ose imaginer ce que peut ressentir Marie Marie Poésie...
Sans chercher à polémiquer à propos des règles communautaires légiférant ce site, je suis étonné que la représentation d'un pénis, dans tous ses états, soit censurée alors même que sont autorisés les publicités pour des sites de rencontres dont le but n'est pas uniquement suggéré... pour des sites de jeux violents où il n'est question que de tuer... d'autres encore, qui s'avèrent n'être qu'escroqueries... sans parler d'un, toujours sous-jacent, prosélytisme... Et, plus que tout, que la surveillance du respect de ces règles soi-disant communautaires, repose, même pour partie, sur le principe de la délation et qu'elle soit même encouragée... Quelle hypocrisie !
Il me semble avoir appris en cours d'histoire et de philosophie que l'enfer commence dès lors que l'on censure les artistes. Et si de nos jours il existe encore des individus incapables de distinguer l'art de la pornographie, la culture du prosélytisme... ils sont moins responsables que tous ceux qui, pour des raisons de pouvoir et de cupidité, nous servent des mièvreries abrutissantes dans tous les médias, nous faisant croire que c'est parce que l'on aime ça...
Que son dernier billet est fait les frais d'une dénonciation c'est déjà, en soit insupportable ; mais qu'un petit responsable de service, avec un petit pouvoir, est prit la décision d'effacer son travail, c'est un scandale ! Tous ces petits ambitieux à qui l'on a confié un peu de pouvoir et qui s'enorgueillissent plutôt que d'en profiter pour s'ouvrir à l'humilité, c'est le cancer de notre société.
Marie Marie Poésie ne prônait ici, que la poésie... Pour une photo où l'on voit une bite, elle est bannie, virtuellement lapidée... on peut donner des leçons...
Alors que les administrateurs de ce réseau sont incapables (!) de faire respecter l'âge légal minimum de leurs adhérents, les exposants par le fait, à une poignée de prédateurs tordus, mais bien sous tous rapports...
Il y aurait de quoi rire si ce n'était répété à l'excès dans toutes les strates de nos sociétés, y compris chez celles qui se prévalent pourtant détentrices de la morale, divine ou universelle, susceptible de sauver notre âme...
Ses blogs :
PoésiEtmoi PoésiEmois
M@claire ADDAX.
Je fus soudain intrigué par le fait qu'il s'allumait sans sonner. Regardant de plus prés, ce qu'il en était, je découvris une multitude de notifications en provenance de l'un de ces réseaux sociaux.
Intrigué, je me connectais et essayais de comprendre ce qui se passait. À priori, c'était une conversation entre plusieurs intervenants, je ne saisissais pas bien de quoi il retournait, mais comprenais que le centre de leur conversation était Marie Marie Poésie... c'est à ce moment qu'elle s'adressa à moi... Forcément, je fus surpris... Je n'arrive pas à me faire à ce réseau, tous ses outils me paraissent terriblement alambiqués, tout y est complexe, on a le sentiment de ne rien contrôler... mais pour avoir observé ceux qui ont plus d'expérience que moi dans ce domaine et tout particulièrement Marie Marie Poésie, je me suis aperçu que c'était un excellent moyen pour avoir plus de lecteurs... Bref... surpris, je lui réponds que j'apprends à utiliser ce fichu bazar... et penaud, me sens un peu comme ayant été pris la main dans le sac... La conversation était publique, je n'avais commis aucun impair, sinon celui de me déconnecter, pensant sur le moment avoir été involontairement indiscret...
En m'endormant, les choses devinrent plus claires... Suivant régulièrement ses blogs, j'avais bien remarqué ce dernier billet ou elle retranscrivait un poème érotique d'une femme qui se mit à écrire et fut publié que sur la fin de sa vie. Comme elle aime le faire, elle y avait associé une photographie choisie... Sur ce blog, c'est sa patte, sa touche artistique, elle associe de beaux textes d'auteurs a de belles images d’artistes, et ce, toujours avec justesse et élégance. En l’occurrence, il s'agissait d'une photo noir et blanc représentant un couple dont on ne voyait que les bustes et bassins, la femme derrière l'homme qui faisait face et donc exposait son pénis, dans cet état naissant où l'on saisit le pouvoir qu'à l'idée sur la chair... Je l'avais noté parce qu'il faut bien l'avouer, bien que le pénis soit le sujet le plus communément représenté dans l'histoire de l'humanité, il est de nos jours tabou, presque un malaise... allez savoir pourquoi ! Mais passons ; la contradiction, l'hypocrisie sont des qualités propres à l'homme...
Quand bien même il y a dans un pénis en érection quelque chose... d'intrusif... moralement... comment en serait-il autrement, c'est naturellement sa fonction première... celui-ci se trouvait dans cet état intermédiaire de plutôt suggérer ce qui allait suivre... Plus attiré par le sexe opposé, je dois convenir que le sujet n'était pas déplaisant... et que dans son ensemble la photo était aussi émoustillante que le texte... Les billets de son blog se trouvant conjointement publiés sur ce fameux réseau social... la sensualité mâle de son dernier billet n'a pas dû plaire à tout le monde ! Toujours est-il qu'en visitant ses pages dans la matinée, je constatais que tout le contenu en avait été effacé par les administrateurs du réseau que je ne nommerai pas... Pas uniquement la publication incriminée, mais tout l'historique...
Rien qu'à l'idée que mon blog puisse être effacé, je suis glacé... Je n'ose imaginer ce que peut ressentir Marie Marie Poésie...
Sans chercher à polémiquer à propos des règles communautaires légiférant ce site, je suis étonné que la représentation d'un pénis, dans tous ses états, soit censurée alors même que sont autorisés les publicités pour des sites de rencontres dont le but n'est pas uniquement suggéré... pour des sites de jeux violents où il n'est question que de tuer... d'autres encore, qui s'avèrent n'être qu'escroqueries... sans parler d'un, toujours sous-jacent, prosélytisme... Et, plus que tout, que la surveillance du respect de ces règles soi-disant communautaires, repose, même pour partie, sur le principe de la délation et qu'elle soit même encouragée... Quelle hypocrisie !
Il me semble avoir appris en cours d'histoire et de philosophie que l'enfer commence dès lors que l'on censure les artistes. Et si de nos jours il existe encore des individus incapables de distinguer l'art de la pornographie, la culture du prosélytisme... ils sont moins responsables que tous ceux qui, pour des raisons de pouvoir et de cupidité, nous servent des mièvreries abrutissantes dans tous les médias, nous faisant croire que c'est parce que l'on aime ça...
Que son dernier billet est fait les frais d'une dénonciation c'est déjà, en soit insupportable ; mais qu'un petit responsable de service, avec un petit pouvoir, est prit la décision d'effacer son travail, c'est un scandale ! Tous ces petits ambitieux à qui l'on a confié un peu de pouvoir et qui s'enorgueillissent plutôt que d'en profiter pour s'ouvrir à l'humilité, c'est le cancer de notre société.
Marie Marie Poésie ne prônait ici, que la poésie... Pour une photo où l'on voit une bite, elle est bannie, virtuellement lapidée... on peut donner des leçons...
Alors que les administrateurs de ce réseau sont incapables (!) de faire respecter l'âge légal minimum de leurs adhérents, les exposants par le fait, à une poignée de prédateurs tordus, mais bien sous tous rapports...
Il y aurait de quoi rire si ce n'était répété à l'excès dans toutes les strates de nos sociétés, y compris chez celles qui se prévalent pourtant détentrices de la morale, divine ou universelle, susceptible de sauver notre âme...
Ses blogs :
PoésiEtmoi PoésiEmois
M@claire ADDAX.
mardi 10 septembre 2013
En mon âme et conscience.
Hier, au cours de cette première journée maussade qui,
avec la circulation de ces deux derniers jours, nous fait bien sentir que la
rentrée a encore eu lieu cette année... Cette voisine, rencontrée il y a déjà
longtemps, me contacte pour me demander un service. La
dernière fois que nous nous étions vus, c'était il y a plus de deux mois, et cela n'allait pas fort... Elle
déménage, dans des conditions un peu délicates et me demande si je peux lui
garder quelques affaires en attendant que sa situation soit stabilisée... Nous
convenons d'un rendez-vous dans la soirée pour que je récupère les caisses dont
il est question. Je monte chez elle et découvre son appartement, bien mieux
exposé que le mien, avec une vue splendide sur Paris... Il est vide, mis à part
deux valises, un couchage d'appoint et les deux caisses à descendre dans mon
box.
La vue me fascine... et le silence... parce qu'il donne
sur cour... je suis envieux... ce ciel sur les toits de Paris, splendide !
Nous descendons ses affaires et elle m'invite à boire un
verre pour me remercier.
Un peu plus tôt, allongé sur mon lit, j'écrivais être
bien décidé à me faire plaisir... Et franchement, elle possède tout ce qu'il
faut pour me satisfaire... avec en plus, cette fois-ci, une légèreté que je ne
lui connaissais pas avant. Elle m'apprend que son dernier employeur vient
aujourd'hui même de lui confirmer son embauche définitive... Elle m'offre un
autre verre pour fêter la fin d'une morbide incertitude... son horizon
s’éclaircit, son âme aussi...
Il eût peut-être suffi que j'aille dîner avec elle,
plutôt que de rentrer... Les circonstances étaient sans doute favorables... mais
définitivement, je ne suis pas un opportuniste !
Quand bien même, j'évite de me faire des illusions
concernant mon propre avenir... je reste solide et en accord avec ce que j'écris
ici. Cette morale vis-à-vis de moi-même, c'est ce qui me permet de regarder les
autres dans les yeux, sans ciller. C'est ce qui m'élève... Que mon instinct soit puissant, que rôde en moi l'animal... c'est encore mon âme qui
commande ! Et c'est une qualité dont je peux m'enorgueillir, sans nuire...
Alors, ce ne sont pas quelques probables nuits de plaisir, même partagé, qui
pourraient me faire oublier ce vers quoi, ou qui, mon âme tend...
En contrepartie, j'en ai tiré quelques scrupules...
j'ai eu la sensation de la laisser tomber pour cette soirée un peu spéciale pour
elle, et puis il y a cette crainte qu'elle se sente blessée par mon apparemment manque
d'intérêt. Alors même qu'au sortir de ses difficultés elle a certainement besoin
que sa toute récente confiance en elle soit confortée...
J'imagine que mon attitude telle que je l'exprime ici,
peut paraître à certain, désuète, voir bête... je leur rétorquerai que je ne suis
pas si fort que cela m'en donne l'air, ce n'est qu'une question de conscience et
de foi... Toutes deux me procurent une sérénité bien plus profonde et durable
que celle obtenue en cédant à mes pulsions, à mes envies passagères...
Qu'il n'y a aucun paradoxe à ce qu'à côté je prône la
volupté dans tous les sens, jusqu'à l’excès... et tous les paradis qui peuvent y
contribuer, fussent-ils artificiels. Tant qu'ils n'amochent pas ma conscience et
mon âme.
"Chaque action parfaite s'accompagne de volupté."
André Gide.
C'est ce que je ressentais en rentrant chez moi, hier
soir ; et encore aujourd'hui, en écrivant ce billet... Et peut-être un de ces jours...
lundi 9 septembre 2013
Mon Printemps arabe, à moi...
Quel temps ici à Paris ! Gris, pluvieux, froid ; le
pendant de mon état... Je n'ai qu'une envie, me nicher sous ma couette et ne
penser à rien...
Je note un changement dans ma manière d'être ! J'ai débranché mon ordinateur portable qui trône invariablement sur mon bureau... et me suis mis au lit avec, pour écrire ceci. Ce n'est pas commun... chez moi.
En général, je suis plutôt du genre à m'astreindre à toutes sortes de règles et principes. Quand on est au lit c'est pour y faire des trucs qui se font allongés... assis... etc. Vous avez saisi ? Et debout, pareil ! Simple, logique, évident, confortable, rassurant. Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose... Et là, avec, allez, une hésitation de dix secondes... j'ai tout débranché, sorti ma couette, l'ai étendue sur mon lit, m'y suis enfoui avec mon ordi. J'ai monté une pyramide avec mes deux oreillers et mon polochon, me suis installé en position semi-allongée, semi-assise, avec posé sur mon bas ventre mon précieux en mode wifi... Je me demande si cela est bien clair ? Bref, il ronronne imperceptiblement et m'envahit très localement, d'une douce et agréable chaleur. Pourquoi donc ne l'ai-je pas fait avant ? Je ne manquais pourtant pas d'exemples, lorsqu'elle pratiquait ses rituels matinaux... Mais je concède volontiers aux autres ce que je ne m'accorde pas. Enfin, ce sera bientôt du passé, je vis mon Printemps arabe à moi...
Depuis le début de cette année, j'ai pris des libertés notables avec mes principes d'avant. Et, jusqu'à présent, je n'y trouve que des avantages.
Un bémol cependant, c'est à priori moins pratique... J'ai un peu de mal à trouver la bonne distance, et cette douce chaleur... cette position, me portent plus à la lascivité qu'à la réflexion, à l'endormissement qu'à l'action. Je sens, malgré cela que je vais vite prendre goût à ces laissés-aller... Cela devait être dans ma nature profonde, c'est fou comme on ne sait pas s'écouter.
Donc, je cours moins, et surtout plus quand il pleut... je m'adonne à l'Oaxaca... bois des bières mexicaines de temps en temps : mange n'importe quoi, n'importe quand... je ne me coiffe plus, et il m'est même arrivé de ne pas me laver deux jours durant... Je fais laver mon linge... Et passe un coup de propre quand quelqu'un vient... Je m'abandonne à toutes les voluptés à ma portée, certes, encore sans complice... mais je ne désespère pas...
J'accède directement et sans condition à ce paradis promis aux Hashashin, sans passer par Alarut... et avec pour seule et unique éthique, le plaisir !
Je suis bien décidé à me faire du bien...
Le problème, c'est que là, tout de suite, j'ai envie de fruits ; et bien entendu, je n'en ai pas... Il va donc falloir que je sorte, ou que je m'en passe...
Je note un changement dans ma manière d'être ! J'ai débranché mon ordinateur portable qui trône invariablement sur mon bureau... et me suis mis au lit avec, pour écrire ceci. Ce n'est pas commun... chez moi.
En général, je suis plutôt du genre à m'astreindre à toutes sortes de règles et principes. Quand on est au lit c'est pour y faire des trucs qui se font allongés... assis... etc. Vous avez saisi ? Et debout, pareil ! Simple, logique, évident, confortable, rassurant. Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose... Et là, avec, allez, une hésitation de dix secondes... j'ai tout débranché, sorti ma couette, l'ai étendue sur mon lit, m'y suis enfoui avec mon ordi. J'ai monté une pyramide avec mes deux oreillers et mon polochon, me suis installé en position semi-allongée, semi-assise, avec posé sur mon bas ventre mon précieux en mode wifi... Je me demande si cela est bien clair ? Bref, il ronronne imperceptiblement et m'envahit très localement, d'une douce et agréable chaleur. Pourquoi donc ne l'ai-je pas fait avant ? Je ne manquais pourtant pas d'exemples, lorsqu'elle pratiquait ses rituels matinaux... Mais je concède volontiers aux autres ce que je ne m'accorde pas. Enfin, ce sera bientôt du passé, je vis mon Printemps arabe à moi...
Depuis le début de cette année, j'ai pris des libertés notables avec mes principes d'avant. Et, jusqu'à présent, je n'y trouve que des avantages.
Un bémol cependant, c'est à priori moins pratique... J'ai un peu de mal à trouver la bonne distance, et cette douce chaleur... cette position, me portent plus à la lascivité qu'à la réflexion, à l'endormissement qu'à l'action. Je sens, malgré cela que je vais vite prendre goût à ces laissés-aller... Cela devait être dans ma nature profonde, c'est fou comme on ne sait pas s'écouter.
Donc, je cours moins, et surtout plus quand il pleut... je m'adonne à l'Oaxaca... bois des bières mexicaines de temps en temps : mange n'importe quoi, n'importe quand... je ne me coiffe plus, et il m'est même arrivé de ne pas me laver deux jours durant... Je fais laver mon linge... Et passe un coup de propre quand quelqu'un vient... Je m'abandonne à toutes les voluptés à ma portée, certes, encore sans complice... mais je ne désespère pas...
J'accède directement et sans condition à ce paradis promis aux Hashashin, sans passer par Alarut... et avec pour seule et unique éthique, le plaisir !
Je suis bien décidé à me faire du bien...
Le problème, c'est que là, tout de suite, j'ai envie de fruits ; et bien entendu, je n'en ai pas... Il va donc falloir que je sorte, ou que je m'en passe...
dimanche 8 septembre 2013
Allez savoir ce qui se passe durant le sommeil...
Profitant de ma sieste pour songer au sommeil, de l'importance de ce qui s'y passe, je me remémore ses réveils... Et je comprends soudain... ce qui se passait...
Ses réveils si lumineux, où je lui voyais un visage si doux et diaphane qu'il donnait l'impression qu'elle naissait... cette tendresse naïve qu'elle offrait en ouvrant les yeux ; et ce premier souffle tiède et extraordinairement rassurant, que seules les femmes ont le pouvoir d'offrir avec leur premier baiser... Puis, cet incroyable contraste, lorsque peurs et ombres et toutes ses chimères la rattrapaient, l'envahissait, et la chassait au plus profond d'elle-même...
Que sa nuit ait été agitée, qu'elle fût visitée par ses fantômes... à un moment, pendant son sommeil, lorsque tout s'éteint, que l'innocence règne enfin... Sa vraie lumière, une délicate lueur d'insouciance, joyeuse et dansante, comme profitant de l'absence des inquiets... apparaît alors visitant son palais, ouvrant tout en grand, pour qu'entre l'air et la lumière... laissant partout les rideaux flotter au vent et sur son front matinal, de jolis signes évanescents indiquant qu'elle est là... qu'elle est prisonnière...
Quelque chose ne cesse de sonner... Mais, bon sang ! c'est mon téléphone... Quel réveil ! J'étais... à Christiania ; je cherchais une sirène... des individus beaux et presque nus, dont j'étais incapable de distinguer les hommes des femmes, m'invitaient à moissonner gaiement avec eux, un drôle de champs... une blonde sylphide m'offrait un grand verre de bière...
Mais ? Que me fait ma lumière ?
Ses réveils si lumineux, où je lui voyais un visage si doux et diaphane qu'il donnait l'impression qu'elle naissait... cette tendresse naïve qu'elle offrait en ouvrant les yeux ; et ce premier souffle tiède et extraordinairement rassurant, que seules les femmes ont le pouvoir d'offrir avec leur premier baiser... Puis, cet incroyable contraste, lorsque peurs et ombres et toutes ses chimères la rattrapaient, l'envahissait, et la chassait au plus profond d'elle-même...
Que sa nuit ait été agitée, qu'elle fût visitée par ses fantômes... à un moment, pendant son sommeil, lorsque tout s'éteint, que l'innocence règne enfin... Sa vraie lumière, une délicate lueur d'insouciance, joyeuse et dansante, comme profitant de l'absence des inquiets... apparaît alors visitant son palais, ouvrant tout en grand, pour qu'entre l'air et la lumière... laissant partout les rideaux flotter au vent et sur son front matinal, de jolis signes évanescents indiquant qu'elle est là... qu'elle est prisonnière...
Quelque chose ne cesse de sonner... Mais, bon sang ! c'est mon téléphone... Quel réveil ! J'étais... à Christiania ; je cherchais une sirène... des individus beaux et presque nus, dont j'étais incapable de distinguer les hommes des femmes, m'invitaient à moissonner gaiement avec eux, un drôle de champs... une blonde sylphide m'offrait un grand verre de bière...
Mais ? Que me fait ma lumière ?
De l'importance du premier silence.
La plupart du temps, c'est le matin que ça me vient...
Pendant ce silence qui suit le levé ; ce silence qui vous dispose pour la
journée...
Seul, aucun problème ! Si l'on est deux... bon sang ! ça fait un temps infini que... à deux, c'était souvent moi qui rompais ce précieux silence, par crainte qu'elle me croie dans un tout autre état... après le tumulte du sommeil. J'aurais sans doute dû m'en tenir à un sourire et un baiser ; le plus tendre possible, comme pour tout lui signifier... plutôt que causer.
Avec d'autres, proches, mais moins intimes, c'est plus difficile. Il y a ceux qui vous exaspèrent avec tout un tas d'histoires qui vous indiffèrent, et tout particulièrement à ce moment précis. Et il y a ceux qui ne disent mot, parce qu'ils font la gueule... ce sont les pires ! Même si, en apparence ils respectent ce silence dont vous avez besoin. Ce sont les pires parce qu'ils émettent des ondes si négatives, si pesantes, que ce silence nécessaire est submergé par une idée lancinante, tonitruante : les fuir, et les haïr.
Avec un peu d'empathie, on peut se débarrasser des premiers, tandis que les seconds, si on les laisse faire, ils vous fichent votre matinée et même votre journée en l'air. Mais, quel effort cela requiert pour essayer de les désarmer, de leur faire esquisser un sourire... tout en prenant sur soi.
C'est à cause de ceux-là que je me montrais parfois plus bavard que je ne le suis réellement... craignant que l'intime, encore fragile au sortir du sommeil, se méprenne sur mon humeur qui aurait pu lui paraître un peu trop songeuse, et qu'elle s'en trouve chagrinée.
Depuis, avec cette solitude j'ai, me semble-t-il, perdu cette crainte que l'autre se méprenne... Du coup, étant plus en accord avec moi-même, j'ai la sensation d'être plus lisible... Ma nature plus forte que mes humeurs est plutôt stable ; une journée et une nuit n'effacent pas plus mes soucis que mes sourires... mais j'ai cependant besoin d'instants de silence, et tout particulièrement de ce premier silence, pour profiter au moment de l'éveil de mes sens, de la pureté des premières sensations... de leur limpidité que rien encore n'a troublée.
Seul, aucun problème ! Si l'on est deux... bon sang ! ça fait un temps infini que... à deux, c'était souvent moi qui rompais ce précieux silence, par crainte qu'elle me croie dans un tout autre état... après le tumulte du sommeil. J'aurais sans doute dû m'en tenir à un sourire et un baiser ; le plus tendre possible, comme pour tout lui signifier... plutôt que causer.
Avec d'autres, proches, mais moins intimes, c'est plus difficile. Il y a ceux qui vous exaspèrent avec tout un tas d'histoires qui vous indiffèrent, et tout particulièrement à ce moment précis. Et il y a ceux qui ne disent mot, parce qu'ils font la gueule... ce sont les pires ! Même si, en apparence ils respectent ce silence dont vous avez besoin. Ce sont les pires parce qu'ils émettent des ondes si négatives, si pesantes, que ce silence nécessaire est submergé par une idée lancinante, tonitruante : les fuir, et les haïr.
Avec un peu d'empathie, on peut se débarrasser des premiers, tandis que les seconds, si on les laisse faire, ils vous fichent votre matinée et même votre journée en l'air. Mais, quel effort cela requiert pour essayer de les désarmer, de leur faire esquisser un sourire... tout en prenant sur soi.
C'est à cause de ceux-là que je me montrais parfois plus bavard que je ne le suis réellement... craignant que l'intime, encore fragile au sortir du sommeil, se méprenne sur mon humeur qui aurait pu lui paraître un peu trop songeuse, et qu'elle s'en trouve chagrinée.
Depuis, avec cette solitude j'ai, me semble-t-il, perdu cette crainte que l'autre se méprenne... Du coup, étant plus en accord avec moi-même, j'ai la sensation d'être plus lisible... Ma nature plus forte que mes humeurs est plutôt stable ; une journée et une nuit n'effacent pas plus mes soucis que mes sourires... mais j'ai cependant besoin d'instants de silence, et tout particulièrement de ce premier silence, pour profiter au moment de l'éveil de mes sens, de la pureté des premières sensations... de leur limpidité que rien encore n'a troublée.
samedi 7 septembre 2013
Sans importance...
Je ferme les yeux... m'allonge tant que je peux dans
mon fauteuil... ce sommeil qui appel et insiste quand on se lève trop tôt... ce
n'est plus de la fatigue, c'est juste que le compte n'y est pas.
Comment ne pas y penser ? D'un autre côté, pourquoi cela aurait-il changé ? Lorsqu'il était naturel que je m’inquiète, c'était déjà comme ça... avec moi ! Forcément, ça vous marque... comment perdre le réflexe de se poser ces questions... auxquelles on ne trouve pas de réponses... du moins, de celles que l'on se sente capable d'admettre... hormis peut-être, celle-ci, lapidaire, édifiante sinon désolante, de n'être qu'un con !
Sans doute me suis-je assoupi quelques minutes... cette inquiètude a doucement pris un aspect fantasmagorique... plus tout à fait idée, pas tout à fait cauchemar, un fort désagréable entre-deux...
Je m'en extrais avec la conscience incertaine... quand bien même ce ne sont là que des présomptions... cette résurgence, tout de même ? Bien sûr, j'ai un instinct puissant et bien évidemment, puisqu'il s'agit de moi, j'en doute... Mais tous les doutes ne se ressemblent pas, ceux-là sont différents, moins immanents... pour être, en partie, la conséquence d'une maladie que je ne connaissais pas... avant.
C'est fou comme, dès qu'un trouble persiste sans raison... évidente ou probable ; resurgissent les stigmates de ce cancer de l'âme...
Comment ne pas y penser ? D'un autre côté, pourquoi cela aurait-il changé ? Lorsqu'il était naturel que je m’inquiète, c'était déjà comme ça... avec moi ! Forcément, ça vous marque... comment perdre le réflexe de se poser ces questions... auxquelles on ne trouve pas de réponses... du moins, de celles que l'on se sente capable d'admettre... hormis peut-être, celle-ci, lapidaire, édifiante sinon désolante, de n'être qu'un con !
Sans doute me suis-je assoupi quelques minutes... cette inquiètude a doucement pris un aspect fantasmagorique... plus tout à fait idée, pas tout à fait cauchemar, un fort désagréable entre-deux...
Je m'en extrais avec la conscience incertaine... quand bien même ce ne sont là que des présomptions... cette résurgence, tout de même ? Bien sûr, j'ai un instinct puissant et bien évidemment, puisqu'il s'agit de moi, j'en doute... Mais tous les doutes ne se ressemblent pas, ceux-là sont différents, moins immanents... pour être, en partie, la conséquence d'une maladie que je ne connaissais pas... avant.
C'est fou comme, dès qu'un trouble persiste sans raison... évidente ou probable ; resurgissent les stigmates de ce cancer de l'âme...
vendredi 6 septembre 2013
Une pause, sans compromission... au Pause Café de Bastille.
Des problèmes de lignes téléphoniques et donc d'accès
internet... Ma campagne reste un coin mal desservi par la technologie. Et
considérant le nombre d'habitants, ça ne va pas s'améliorer avant un moment.
En revanche, je suis allé courir les deux matins où
je m'y trouvais. J'en étais épuisé le reste de la journée, mais cela m'a fait du
bien.
À peine rentré, mon sac pausé hier que P. me
proposait que nous sortions dîner. Le temps d'une douche et il passait me
prendre avec l'envie d'aller au Pause Café, rue de Charonne... Je m'amuse à lui
dire ce qu'il se raconte sur cette cantine à la mode... Et que s'il y a toujours
autant de femmes, elles n'y viennent absolument pas pour y chercher un homme...
Ce qui n'est pas une évidence pour P... Étonné de ce que je lui répète, il passe
son temps à observer les comportements et attitudes de chacune autour... Il
hésite, n'est pas convaincu ; mais constate avec dépit qu'il est tout à fait
transparent, qu'aucune ne semble l'avoir remarqué...
Pour ma part, je ne sais pas vraiment ce qu'il en
est, et je m'en fiche un peu... Je constate que beaucoup sont jolies, trop
peut-être... En attendant, je m'amuse de la déconvenue de P. qui ne cesse de se
demander ce qu'il en est... trouvant ici du pour... puis tout à coup, là, du
contre... bref, ayant un os trop dur à ronger.
La table à ma droite, trois jeunes femmes ; je dirais
la trentaine ; parlant de leurs collègues de bureau... À mes côtés, une Noire
portant cheveux courts et joli visage rond et son amie, blonde très pâle au
visage tout en longueur... mais, je ne les ai pas bien observées compte tenu de
leur position et surtout parce qu'en face, je remarquais un regard d'une
exceptionnelle clarté. Un carré châtain foncé, long et ondulé ; une allure
simple et classique, bon chic, bon genre... Elle est jolie, une petite bouche
aux lèvres bien dessinées, des dents blanches, un teint lumineux... elle parle
et rit avec une belle aisance. S'exprime de manière intelligente et cultivée,
sans pour autant se prendre au sérieux... Des études littéraires, sans doute...
Elle semble dotée d'une perpétuelle joyeuse humeur, et d'un véritable sens de
l'humour.
Nos regards se croisent et s'arrêtent... se fixant
durant... dix secondes... non j'exagère, cinq, peut-être... Surpris, je soutiens, puis lâche le premier,
par élégance... mais y reviens... Toute la soirée, nos regards se fixeront plus
qu'ils ne se croiseront... Dans ce regard, rien d'autre qu'un intérêt
délicatement insistant, léger et très présent en même temps...
Peut-être, qu'il aurait suffi, à l'occasion d'une
pause dans leur conversation, que je lui fasse un signe... que je soutinsse plus
longtemps ou avec plus d'insistance son regard, si limpide ! Peut-être aurai-je
dû la suivre lorsqu'elle s'est absentée... Peut-être aussi ai-je pris mon envie,
pour une évidence... Ce dont je suis certain, c'est qu'il y avait quelque
chose...
Quoi qu'il en soit, rien qu'en l'état ce fut une
agréable rencontre. Bien sûr, elle possédait tout ce qui m'attire ; je ne parle
pas de son physique, plus deviné qu'observé ; mince de taille moyenne, avec des
poignets fins et de petites mains élégantes et délicates, qui laisse supposer un
corps élancé ; mais plutôt de son âme.
Notre dîner terminé, je ne pestais pas contre la
longueur du service... Nous avons fini par payer et... nous en aller. À aucun
moment, P ne semble s'être aperçu que ma principale préoccupation de la soirée
avait été cette jeune femme à la table à côté... S'il avait saisi ce qui se
passait, sans doute aurait-il forcé le contact, à sa façon... méthode efficace,
certes, mais si peu élégante ; et surtout ne pouvant empêcher son ego de tirer
la couverture à lui, au cas où... Très certainement, j'aurai fait la
connaissance de cette jeune femme qui n'était pas insensible à certains de mes
charmes... Mais P est tellement l'inverse de ce que je peux être, que son
attitude lorsqu'il joue ainsi... me contracte, me met mal à l'aise et m'incite
plus à m'excuser pour lui, qu'à être moi-même... Il ne cherche pas à donner aux
choses de la vie, un peu plus de couleur, de beauté... il ne cherche qu'à en
profiter, voir en abuser, dans l'unique but de se satisfaire. Il considère que
les relations femme homme, ne sont que l'occasion d'opportunités que l'on
réussit ou non a transformer en essai...
Mon approche est différente... certes, du coup, les
essais sont probablement moins fréquents... Mais j'ai la sensation que certaines
rencontres se suffisent en elles-mêmes. Et qu'à vouloir toutes les
"transformer", il faut être alors disposé à toutes les compromissions ainsi qu'à
leurs cortèges de remords qui doucement mais surement, vous empoisonne... Pire encore, il faut
aussi accepter le risque de souiller, d’humilier, d'abuser... cet autre, convoité.
Vous vous croisez... vous vous regardez... vous
saisissez soudain ce que sont les attirances, les phéromones et leurs effets...
Que parmi tous ceux que l'on croise dans l'indifférence, il y a des individus
avec qui tout semble extraordinairement possible... qu'il en existe
!
Pour moi, chacun de ces instants peut déjà être un
tout se suffisant à lui-même. Et pas uniquement au nom de mon intégrité, mais
aussi par beauté...
Maintenant, si le hasard nous mettait à nouveau l'un
en face de l'autre, cela serait suffisamment exceptionnel pour que je cherche à
en savoir plus sur elle... sans pour autant la compromettre, ou me compromettre
!
mardi 3 septembre 2013
Passer pour demeuré plutôt que pour un fat !
Hier, une amie helvète de passage à Paris m'invite à
prendre un verre en fin d'après-midi... Une lectrice devenue amie, nous ne nous
sommes rencontrés que deux fois, mais comme je lui disais, les "inadaptés" se
reconnaissent tout de suite... Nous échangeons quelques mails, plutôt concise
voir minimaliste, elle s'amuse, au fil de nos rares échanges, à m'envoyer des
références sous forme de rébus se rapportant à ce qui l'a interpellé dans ce que
j'ai écrit...
Une bien agréable fin d'après-midi, qui fut cependant, une fois de plus, l'occasion pour moi, de constater mon incapacité à tenir une conversation intelligible, argumentée, avec une introduction, des exemples et une conclusion. De ma difficulté à accéder à mes données intellectuelles, culturelles ou même de vie courante...
Comme j'envie ces gens qui citent à tout va tel ou tel écrivain, nomment les peintres et leurs œuvres, des cinéastes... des artistes en tout genre, ont toujours une référence pertinente... Même si, certainement par jalousie, par réaction, je les soupçonne de ne se préoccuper de toutes ces informations que par vanité, et de n'avoir presque jamais de sentiment propre à propos de ce dont ils parlent avec manières et intentions...
Pour ma part, certes, il doit aussi y avoir un peu de fainéantise à ne pas apprendre par cœur, par exemple, quelques fines et remarquables citations de ces auteurs qui m'enchantent... mais qu'en ferais-je ? Et puis, ma conscience, ma sensibilité, supporte mieux de passer pour un demeuré, plutôt que pour un fat !
Chaque fois que je suis en présence d'un autre, inconsciemment je m'emploie à communiquer avec lui, autrement... Mes sens prévalent sur ce que j'entends, sur ce que je dis. Ma perception extra-sensorielle interfère le processus de la parole, exacerbe la sensibilité de mes autres sens... bref, c'est un joyeux chaos apparemment orchestré par mon instinct ; sorte d'animal aussi imprévisible qu'halluciné, mais maître incontesté des lieux... Mon esprit, alors submergé par des informations codées différemment, incapable de tout traiter en temps réel ; enregistre, traduit, mémorise, répertorie et classifie. Dessinant doucement, avec une diabolique précision, la carte émotive et psychologique de l'entité qui communique avec la mienne. Tout cela ralentissant du coup toutes autres opérations, ainsi que tout accès à la mémoire...
Bien que conscient de ce fonctionnement hors norme, je ne peux m'empêcher d'essayer de communiquer avec les outils ordinaires... et cela donne quelque chose que j'imagine particulièrement abstrait pour ne pas dire abscons ; je m'embrouille, perds le fil, finis la plupart du temps par abandonner pour reprendre une autre idée qui me vient ; une prolixité entrecoupée de grands silences, d'égarements, à peine embarrassés... Parce que finalement, je sens plus que je ne sais, que le message principal est passé ; comme par enchantement...
Je me souviens de ces conversations que nous avions lors de ces repas que nous partagions...
Elle, dont l'esprit est si pragmatiquement organisé, contrôlé, ou même la folie y est organisée (sauf peut-être l'intérêt et l'empathie qu'elle a pour les chiens)... sachant toujours choisir les mots les plus appropriés à l'idée qu'elle veut donner, fussent-ils d'une autre langue que la sienne... Sans doute ai-je atteint, au cours de certains de nos échanges, des sommets d'incohérence ?
Pour ma défense, je dirai que mes sens étaient si entièrement sollicités... elle était un tel gisement d'émotion, la promesse d'une moisson si abondante... que chaque fois, en sa présence, je m'emballais, dépassais dangereusement les limites de surchauffe. Et bien que cela fût imperceptible extérieurement, j'étais intérieurement, en état de fusion nucléaire... Au point d'être, par un effet "extraphysique" pas encore connu des scientifiques, propulsé dans une autre dimension, un autre monde, où je me trouvais être un peintre réalisant d'elle le plus gigantesque des portraits. Une fidèle représentation d'elle, ou tout admirateur n'y voyait qu'une magnifique Voie lactée...
Elle devait et doit encore me prendre pour un sacré demeuré...
Comment voulez-vous que l'on me prenne au sérieux avec de pareilles idées ? Même moi, lors de mes rares moments de lucidité, je dois admettre que je me trouve un peu barré. Certes, les psychotropes ne doivent pas contribuer à ce que, mes instants de clairvoyances soient plus fréquents. Mais qu'importe, tant qu'il m'en reste assez pour m'occuper d'un potager, de quelques poulettes... d'une ou deux biquettes, et pour couper du bois pour me chauffer... Eh bien, ça ira bien. Ah, j'oubliais, une bonne étoile aussi, c'est primordiale une belle étoile pour veiller sur elle et qu'elle veille sur moi, et sur les chiens...
Bon, il est temps d'y aller ! Je vais passer deux jours à la campagne, pour me changer les idées... enfin, pas toutes.
Une bien agréable fin d'après-midi, qui fut cependant, une fois de plus, l'occasion pour moi, de constater mon incapacité à tenir une conversation intelligible, argumentée, avec une introduction, des exemples et une conclusion. De ma difficulté à accéder à mes données intellectuelles, culturelles ou même de vie courante...
Comme j'envie ces gens qui citent à tout va tel ou tel écrivain, nomment les peintres et leurs œuvres, des cinéastes... des artistes en tout genre, ont toujours une référence pertinente... Même si, certainement par jalousie, par réaction, je les soupçonne de ne se préoccuper de toutes ces informations que par vanité, et de n'avoir presque jamais de sentiment propre à propos de ce dont ils parlent avec manières et intentions...
Pour ma part, certes, il doit aussi y avoir un peu de fainéantise à ne pas apprendre par cœur, par exemple, quelques fines et remarquables citations de ces auteurs qui m'enchantent... mais qu'en ferais-je ? Et puis, ma conscience, ma sensibilité, supporte mieux de passer pour un demeuré, plutôt que pour un fat !
Chaque fois que je suis en présence d'un autre, inconsciemment je m'emploie à communiquer avec lui, autrement... Mes sens prévalent sur ce que j'entends, sur ce que je dis. Ma perception extra-sensorielle interfère le processus de la parole, exacerbe la sensibilité de mes autres sens... bref, c'est un joyeux chaos apparemment orchestré par mon instinct ; sorte d'animal aussi imprévisible qu'halluciné, mais maître incontesté des lieux... Mon esprit, alors submergé par des informations codées différemment, incapable de tout traiter en temps réel ; enregistre, traduit, mémorise, répertorie et classifie. Dessinant doucement, avec une diabolique précision, la carte émotive et psychologique de l'entité qui communique avec la mienne. Tout cela ralentissant du coup toutes autres opérations, ainsi que tout accès à la mémoire...
Bien que conscient de ce fonctionnement hors norme, je ne peux m'empêcher d'essayer de communiquer avec les outils ordinaires... et cela donne quelque chose que j'imagine particulièrement abstrait pour ne pas dire abscons ; je m'embrouille, perds le fil, finis la plupart du temps par abandonner pour reprendre une autre idée qui me vient ; une prolixité entrecoupée de grands silences, d'égarements, à peine embarrassés... Parce que finalement, je sens plus que je ne sais, que le message principal est passé ; comme par enchantement...
Je me souviens de ces conversations que nous avions lors de ces repas que nous partagions...
Elle, dont l'esprit est si pragmatiquement organisé, contrôlé, ou même la folie y est organisée (sauf peut-être l'intérêt et l'empathie qu'elle a pour les chiens)... sachant toujours choisir les mots les plus appropriés à l'idée qu'elle veut donner, fussent-ils d'une autre langue que la sienne... Sans doute ai-je atteint, au cours de certains de nos échanges, des sommets d'incohérence ?
Pour ma défense, je dirai que mes sens étaient si entièrement sollicités... elle était un tel gisement d'émotion, la promesse d'une moisson si abondante... que chaque fois, en sa présence, je m'emballais, dépassais dangereusement les limites de surchauffe. Et bien que cela fût imperceptible extérieurement, j'étais intérieurement, en état de fusion nucléaire... Au point d'être, par un effet "extraphysique" pas encore connu des scientifiques, propulsé dans une autre dimension, un autre monde, où je me trouvais être un peintre réalisant d'elle le plus gigantesque des portraits. Une fidèle représentation d'elle, ou tout admirateur n'y voyait qu'une magnifique Voie lactée...
Elle devait et doit encore me prendre pour un sacré demeuré...
Comment voulez-vous que l'on me prenne au sérieux avec de pareilles idées ? Même moi, lors de mes rares moments de lucidité, je dois admettre que je me trouve un peu barré. Certes, les psychotropes ne doivent pas contribuer à ce que, mes instants de clairvoyances soient plus fréquents. Mais qu'importe, tant qu'il m'en reste assez pour m'occuper d'un potager, de quelques poulettes... d'une ou deux biquettes, et pour couper du bois pour me chauffer... Eh bien, ça ira bien. Ah, j'oubliais, une bonne étoile aussi, c'est primordiale une belle étoile pour veiller sur elle et qu'elle veille sur moi, et sur les chiens...
Bon, il est temps d'y aller ! Je vais passer deux jours à la campagne, pour me changer les idées... enfin, pas toutes.
dimanche 1 septembre 2013
Se méfier des présomptions...
Eh bien non ! Je n'avais émis qu'une présomption.
Certes, j'ai comaté une petite heure dans la voiture, mais je n'ai pas bavé et,
afin d'éviter le lavage de cerveau, j'avais mis mes écouteurs et écouté de la
musique... Ensuite, toutes étaient tellement contentes de ne pas avoir à faire
le trajet en transport en commun, que c'était un plaisir de voir leur
soulagement et d'entendre leurs remerciements.
Arrivés, nous avons goûté les produits du terroir qu'elles avaient rapporté, et nous sommes raconté nos péripéties...
"La présomption est notre maladie naturelle et originelle."
Michel Eyquem de Montaigne...
Arrivés, nous avons goûté les produits du terroir qu'elles avaient rapporté, et nous sommes raconté nos péripéties...
"La présomption est notre maladie naturelle et originelle."
Michel Eyquem de Montaigne...
Fatigue et hésitations...
Pas plus le temps que l'envie aujourd'hui ! Je vais passer mon temps libre sur les routes et ça me casse les... pieds. Je le fais avec bon cœur, mais à cet instant, alors que je ne suis pas encore rentré, que ma journée de travail semble ne pas vouloir s’achever... eh bien ça ne m'emballe pas comme programme... J'aurais préféré me laisser aller à une sieste bien méritée, m'abandonner, non sans volupté, à mon rêve préféré...
Une idée, peut-être, attendre en faisant ma sieste dans la voiture... Une heure et demie... L'inconvénient, ce sont les annonces qui passent en boucle dans le parking... répétant toutes les cinq ou dix minutes, qu'il ne faut rien laisser de visible dans son véhicule, et bien retenir le numéro de la place où l'on s'est stationné.
En une heure de somnolence, on en sort hébété, le cerveau complètement rincé, n'ayant plus qu'une idée en tête : qu'il ne faut pas oublier où l'on s'est caché... Sans compter la possibilité d'être reconnu, alors que l'on comate la tête renversée, un filet de bave qui coule vers l'oreille... Ça ne fait pas bon effet dans le cadre des relations professionnelles.
Ça me fait réfléchir... j'hésite encore...
La journée va me semblait longue...
Une idée, peut-être, attendre en faisant ma sieste dans la voiture... Une heure et demie... L'inconvénient, ce sont les annonces qui passent en boucle dans le parking... répétant toutes les cinq ou dix minutes, qu'il ne faut rien laisser de visible dans son véhicule, et bien retenir le numéro de la place où l'on s'est stationné.
En une heure de somnolence, on en sort hébété, le cerveau complètement rincé, n'ayant plus qu'une idée en tête : qu'il ne faut pas oublier où l'on s'est caché... Sans compter la possibilité d'être reconnu, alors que l'on comate la tête renversée, un filet de bave qui coule vers l'oreille... Ça ne fait pas bon effet dans le cadre des relations professionnelles.
Ça me fait réfléchir... j'hésite encore...
La journée va me semblait longue...
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