Hier soir, afin de profiter de ma soirée malgré la maladie sournoise, je me suis envoyé dans le cornet deux, trois cachets... Du coup, artificiellement en forme j'ai suivi le mouvement, voir même précédé...
Couché à trois heures du matin ! Pas vu le temps passer. Mais que d'idées en commun...
Cependant, j'ai horreur de me coucher si tard ! Passé minuit, je dois être au lit, c'est plus fort que moi, autrement c'est contre ma nature... La nuit, pour moi, c'est fait pour dormir, un point c'est tout. Je ne renâcle pas à dormir aussi les jours où tout est gris...
Évidemment, ce matin, ce n'était pas le meilleur matin qui soit. La bouche pâteuse, l'haleine douteuse, le teint cireux... Étrangement, le mélange de la veille semble avoir eu raison des miasmes qui m'assaillaient.
Après mes occupations matinales d'usage, je me suis installé douillettement avec un bon bouquin. J'adore, lors de ces moments de faiblesse, cette sensation un rien fébrile et tiède qui vous envahit doucement jusqu'aux frissons...
Mon bouquin du moment, le Journal particulier 1935 de Paul Léautaud. 1933, trop exclusivement érotique, m'avait laissé sur ma faim... Celui-ci semble plus complet quant aux sentiments de l'auteur... Évoquer mes lectures n'est pas dans mes habitudes, excepté quand j'y trouve des similitudes avec ce qu'il m'est arrivé de ressentir un jour. Et concernant, celle-ci, je suis servi. En 1935, Léautaud devenu contre toute attente, amoureux fou de Marie Dormoy, s'avère désorienté par cette passion aussi soudaine que vive et par la jalousie qui l'envahit alors. Et là, au fil de ses commentaires, resurgissent des sentiments vécus, de frappantes similitudes...
M.D. mène une vie de femme affairée et mondaine. Elle fréquente en particulier deux hommes avec qui elle entretient des relations ambiguës, du moins aux yeux de Léautaud, puisqu'il s'agit de son journal... Bien entendu, M.D. s'insurge et paraît même souffrir des allusions permanentes de Léautaud. "Elle a trouvé là, toujours avec raison, que je cherche vraiment toujours l'impossible pour me tourmenter. Ce doit être en effet chez moi imagination maladive, car, lorsque je suis avec elle, que je l'écoute, que je la regarde, je perds presque complètement mes soupçons. Mais sitôt seul chez moi, tout me reprend, à tout examiner." Paul Lèautaud. Journal particulier.1935.
On apprend, par les éditeurs, que les relations qu'entretenait M.D. avec ses deux autres hommes, n'était pas forcément très claires... Mais que ses sentiments pour Léautaud, étaient indéniables...
(journal de mes sensations)
samedi 9 février 2013
vendredi 8 février 2013
Et voilà...
De retour de ma balade, les yeux me piquent et pleurent ; mon oreille gauche, celle du cœur, bourdonne, m'assourdissant depuis mon levé... Pas comme quand elle m'indique qu'une Aimée pense à moi, ni comme ces acouphènes devenus habituels. Elle semble bouchée comme si de l'eau y était restée, le tympan paraît subir une pression qui viendrait de l’intérieur sans pour autant que cela soit douloureux... Je n'irais pas jusqu'à dire que je vacille, mais j'ai de petits vertiges... Tout à l'heure, j'ai parlé trop vite, quant à ma résistance aux petits tracas... Est-ce un rhume qui m'attaque ?
Dans les histoires de cœur, on ne sort victorieux, qu'à deux !
Ma journée ! Premier matin à ne pas être obligé de me lever... Je traîne avec un livre, puis me lève, prépare mon thé. Revient m'agenouiller... Gémis... Combien de temps encore ? Décidé à reprendre vie, je m'offre une cure. De celles que je suivais, avant.
La base, le Ginseng par cure de trente jours, trois quatre fois par an. Et une de Chlorure de magnésium, un sachet dilué dans un litre d'eau. N'en boire qu'un verre chaque jour, le matin à jeun... Pas plus ! Une fois, j'ai conseillé ce remède de bonne santé à la seule personne intime qui me reste aujourd'hui. Je l'avais averti de ne pas céder à son exagération naturelle... Elle avait bien entendu oublié, a bu d'une traite le litre et a passé la journée installée dans ses toilettes... Entre autres propriétés bienfaisantes, il a celle d'être un peu laxative, rien de fâcheux si l'on respecte la posologie préconisée, soit pour un litre, dix prises... Vingt jours de cure deux à trois fois par an.
Je ne vais que rarement chez le médecin et je ne fais pas mon âge, on me donne toujours une petite dizaine d'années de moins... Est-ce dû à cela ? Ce qui est certain, c'est que cela a contribué avec ma bonne nature, à compenser tous mes excès... Toujours est-il que j'avais, pour je ne sais quelles raisons... abandonné ces cures depuis deux, trois ans... Je les reprends, parce que j'en éprouve le besoin... C'est peut-être déjà un progrès que d'éprouver... ?
"La seule personne intime qui me reste aujourd'hui." N. ! Nous nous connaissons depuis... depuis toujours il me semble. Que dire ? Elle est ma famille, et comme dans toute famille, ça n'a pas toujours été rose. Nous avons construit, nous avons détruit... Tenté de réparer autant de fois... Et maintenant nous faisons de l'archéologie... avec une identique et commune passion, réservée, respectueuse et intelligente. Notre intimité est platonique... elle est une communion d'âme. Nous avons trouvé un équilibre singulier, pas commun et qui a nécessité de la part de chacun de nous une belle et grande ouverture d'esprit et de cœur.
Une fois, lors d'une explication, qui d’ailleurs n'en était pas une, en cela qu'il ne m'en fût jamais donné aucune... Il me fût demandé, pourquoi ne serait-il pas possible d'avoir le même genre de relations que j'avais avec N... J'avais bien compris le message, du statut d'amoureux j'étais passé à celui d'amant... Qui plus est, je n'étais pas le seul, peut-être même ne l'avais-je jamais été... Avec le temps, cette situation devenant intenable, pour elle et-ou sa conscience, elle cherchait la possibilité d'un compromis... Mais, satisfaisant pour qui ? J'imagine qu'avec plus de... franchise, tout eut été différent. Pénible sur le coup, il est vrai... Il n'y avait pourtant là, pas d'autre enjeu que l'amour propre !
Le temps, des évènements heureux et d'autres malheureux... ont fait qu'avec N., notre amour propre respectif, nous avons appris à nous en méfier. Ce genre de relations n'arrive pas comme ça ! Il faut persévérer et sans doute, plus encore. Il faut avoir de bonnes raisons, nous en avions au moins, quatre ! Il faut aussi une immense honnêteté, beaucoup de respect l'un pour l'autre... Même si, N. n'était pas tout à fait la femme qu'il me fallait (et inversement) ; et même si cette autre adorée l'était assurément (mais, a priori, pas inversement), du moins, pour cette seconde vie que j'entamais... D'ailleurs, quoi d'autre ici, derrière toutes mes obsessions exposées, que la démonstration de cela, de mes convictions ?
Si N. n'avait pas les moyens de m'apporter cet essentiel, elle m'a en revanche offert plus de mille et une merveilles... À sa décharge, avais-je seulement conscience de cet essentiel ? Tout comme elle... C'est là, sans doute, l'histoire de notre rencontre... Inconsciemment, nous nous cherchions déjà nous même... Bien que venant de mondes différents, nous avions le même noyau et la même quête. Nous nous sommes percutés... Le reste n'est qu'une histoire humaine de courage, de résistance, de sacrifices et de générosité...
N. était excessive en tout, je ne l'étais en rien. Elle était instable aux vents, j'étais une île, immuable mais submersible... J'avais besoin de m'élever, il lui fallait s'ancrer. Nous avons survécu à tant de tempêtes... Et même s'il y eut de mauvais coups entre nous, ils ne venaient jamais de nous.
Je connais, mieux que bon nombre, ce qui se cache derrière ce que l'on nomme la fatalité, l'inéluctable. J'y éprouve encore aujourd’hui, ma persévérance calme et acharnée... Mon arme contre la bêtise ! Mais, il faut savoir que dans les histoires de cœur, on ne sort victorieux qu'à deux !
Aller, il faut que je me prépare, quelques courses chez ce traiteur Crétois de la rue du Faubourg Saint Antoine (l'un des meilleurs), pour l’appétitif de ce soir. N. nous invite, pour le dîner, avec mon plus vieil ami et sa tendre épouse, qui fut aussi l'une de mes toutes premières amoureuses d'adolescent... (cf. Correspondances et Correspondances 2)... Voilà longtemps que je rêvais d'utiliser à mon tour cette abréviation que l'on trouve dans les livres. "cf.", confer, indication qui pousse le lecteur à ce reporter à un autre passage du texte ou à un autre livre ou billet.
La base, le Ginseng par cure de trente jours, trois quatre fois par an. Et une de Chlorure de magnésium, un sachet dilué dans un litre d'eau. N'en boire qu'un verre chaque jour, le matin à jeun... Pas plus ! Une fois, j'ai conseillé ce remède de bonne santé à la seule personne intime qui me reste aujourd'hui. Je l'avais averti de ne pas céder à son exagération naturelle... Elle avait bien entendu oublié, a bu d'une traite le litre et a passé la journée installée dans ses toilettes... Entre autres propriétés bienfaisantes, il a celle d'être un peu laxative, rien de fâcheux si l'on respecte la posologie préconisée, soit pour un litre, dix prises... Vingt jours de cure deux à trois fois par an.
Je ne vais que rarement chez le médecin et je ne fais pas mon âge, on me donne toujours une petite dizaine d'années de moins... Est-ce dû à cela ? Ce qui est certain, c'est que cela a contribué avec ma bonne nature, à compenser tous mes excès... Toujours est-il que j'avais, pour je ne sais quelles raisons... abandonné ces cures depuis deux, trois ans... Je les reprends, parce que j'en éprouve le besoin... C'est peut-être déjà un progrès que d'éprouver... ?
"La seule personne intime qui me reste aujourd'hui." N. ! Nous nous connaissons depuis... depuis toujours il me semble. Que dire ? Elle est ma famille, et comme dans toute famille, ça n'a pas toujours été rose. Nous avons construit, nous avons détruit... Tenté de réparer autant de fois... Et maintenant nous faisons de l'archéologie... avec une identique et commune passion, réservée, respectueuse et intelligente. Notre intimité est platonique... elle est une communion d'âme. Nous avons trouvé un équilibre singulier, pas commun et qui a nécessité de la part de chacun de nous une belle et grande ouverture d'esprit et de cœur.
Une fois, lors d'une explication, qui d’ailleurs n'en était pas une, en cela qu'il ne m'en fût jamais donné aucune... Il me fût demandé, pourquoi ne serait-il pas possible d'avoir le même genre de relations que j'avais avec N... J'avais bien compris le message, du statut d'amoureux j'étais passé à celui d'amant... Qui plus est, je n'étais pas le seul, peut-être même ne l'avais-je jamais été... Avec le temps, cette situation devenant intenable, pour elle et-ou sa conscience, elle cherchait la possibilité d'un compromis... Mais, satisfaisant pour qui ? J'imagine qu'avec plus de... franchise, tout eut été différent. Pénible sur le coup, il est vrai... Il n'y avait pourtant là, pas d'autre enjeu que l'amour propre !
Le temps, des évènements heureux et d'autres malheureux... ont fait qu'avec N., notre amour propre respectif, nous avons appris à nous en méfier. Ce genre de relations n'arrive pas comme ça ! Il faut persévérer et sans doute, plus encore. Il faut avoir de bonnes raisons, nous en avions au moins, quatre ! Il faut aussi une immense honnêteté, beaucoup de respect l'un pour l'autre... Même si, N. n'était pas tout à fait la femme qu'il me fallait (et inversement) ; et même si cette autre adorée l'était assurément (mais, a priori, pas inversement), du moins, pour cette seconde vie que j'entamais... D'ailleurs, quoi d'autre ici, derrière toutes mes obsessions exposées, que la démonstration de cela, de mes convictions ?
Si N. n'avait pas les moyens de m'apporter cet essentiel, elle m'a en revanche offert plus de mille et une merveilles... À sa décharge, avais-je seulement conscience de cet essentiel ? Tout comme elle... C'est là, sans doute, l'histoire de notre rencontre... Inconsciemment, nous nous cherchions déjà nous même... Bien que venant de mondes différents, nous avions le même noyau et la même quête. Nous nous sommes percutés... Le reste n'est qu'une histoire humaine de courage, de résistance, de sacrifices et de générosité...
N. était excessive en tout, je ne l'étais en rien. Elle était instable aux vents, j'étais une île, immuable mais submersible... J'avais besoin de m'élever, il lui fallait s'ancrer. Nous avons survécu à tant de tempêtes... Et même s'il y eut de mauvais coups entre nous, ils ne venaient jamais de nous.
Je connais, mieux que bon nombre, ce qui se cache derrière ce que l'on nomme la fatalité, l'inéluctable. J'y éprouve encore aujourd’hui, ma persévérance calme et acharnée... Mon arme contre la bêtise ! Mais, il faut savoir que dans les histoires de cœur, on ne sort victorieux qu'à deux !
Aller, il faut que je me prépare, quelques courses chez ce traiteur Crétois de la rue du Faubourg Saint Antoine (l'un des meilleurs), pour l’appétitif de ce soir. N. nous invite, pour le dîner, avec mon plus vieil ami et sa tendre épouse, qui fut aussi l'une de mes toutes premières amoureuses d'adolescent... (cf. Correspondances et Correspondances 2)... Voilà longtemps que je rêvais d'utiliser à mon tour cette abréviation que l'on trouve dans les livres. "cf.", confer, indication qui pousse le lecteur à ce reporter à un autre passage du texte ou à un autre livre ou billet.
jeudi 7 février 2013
Inventaire.
J'ai déjà oublié mes bonnes résolutions pour cette année !
Ah oui, Trouver du bois ! Quelle sagesse ?! Il faut croire que malgré mon retranchement, je progresse. Je savais déjà que toutes bonnes résolutions étaient vaines, que je les aurais oubliées avant la fin du mois suivant.
Alors, alimenter ma fièvre... Il y a bien quelques expédients qui me tentent... Mais de tous ceux que je connaisse, et j'en connais... Un seul vaut toutes les peines ! La chimie organique ! Moi, je marche à la lulibérine, à la sérotonine ! Il me faut ma dose de dopamine, des endorphines en cachets... Et même si ce n'est pas la tasse de thé de celui qui cherche à s'éveiller, il me faut ma dose d'ocytocine ! Je suis accro ! Je ne dédaigne pas non plus, une bonne rasade d'adrénaline, ça me donne le sentiment d'être invincible...
Voilà mon bois !
Pour dès que j'aurai fini de traverser ce désert. Si je trouve la sortie. En attendant, je faisais un état des lieux, un inventaire des outils en état de marche.
Physiquement, le verdict et plutôt, stricte : à la ramasse ! Faut être objectif. Près de deux ans de laisser aller, de désintérêt, d'envie de dormir, de cachets (?) et de petits verres (Ah ça, oui)... La preuve, à peine ai-je voulu me reprendre en main, sérieusement, une petite course de rien... L'accident ! Des proches me disent, dépression, problème d'émotions, sentiments de trahison ! Accumulation... Désert, Goulag, Prison...
Ma libido ? En ai-je eu une ? Déchiquetée, en lambeaux... J'ai beau pérorer au sujet d'une future quête de conquêtes... C'est pour me vanter... cacher cet abysse ou, me rassurer par la méthode Coué. Je sais bien, que si j'avais eu un peu plus confiance en elle... eh bien, ma voisine, par exemple... je lui aurai montré mon désir pour ce qu'elle cache avec affectation et comment monter les escaliers à deux en un seul souffle... Ça n'engage à rien ce genre d'exercice, nous ne sommes que des êtres humains consentant avec des pulsions communes... Mais, pour ma part, ce n'est plus qu'un drame, un chantier de démolition... Franchement, je ne sais pas par où commencer et, je n'aime pas décevoir.
À part ça, j'ai toujours de la bonne musique, variée... Je pourrai me remettre à faire des omelettes... j'avais un bon coup de poignet pour battre les oeufs... Ni sous-entendus, ni d'amalgame ici... Je n'ai pas la tête à ça !
Je pense qu'une fois en confiance, ma conversation peut s’avérer intéressante, singulière même. Je sens que j'ai toujours cette empathie, même si, dorénavant je m'en méfie, pour avoir constaté combien elle pouvait m'empoisonner la vie... Et aussi, cette drôle de capacité à faire, du mieux que je puisse, pour l'autre, avec la discrétion de celui qui sait que recevoir c'est bien plus difficile que de donner... Et qui se trouve toujours embarrassé qu'on lui dise, merci...
Bon, pour ces "avantages" énoncés ci-dessus, vous aurez noté, cette certaine incertitude ? C'est que je n'ai pas eu l’occasion d'en user depuis... Ainsi qu'ils dépendent, pour l'essentiel, de la nature du sentiment qui alors m'envahit...
Pas très convaincant tout ça ! Bien sûr en le lisant on se dit que, mais si... c'est pas mal, quand même... Mais, j'ai bien conscience que, tout ça, c'est bien en plus du reste, pas à la place.
Alors forcément, mon amour propre en prend un coup... Je suis à sec !
Bon sang, je ne suis pas sorti de ce désert ! À moins que ce ne soit moi, ce désert ? Sous le sable, ma luxuriante forêt... pétrifiée !
Ah oui, Trouver du bois ! Quelle sagesse ?! Il faut croire que malgré mon retranchement, je progresse. Je savais déjà que toutes bonnes résolutions étaient vaines, que je les aurais oubliées avant la fin du mois suivant.
Alors, alimenter ma fièvre... Il y a bien quelques expédients qui me tentent... Mais de tous ceux que je connaisse, et j'en connais... Un seul vaut toutes les peines ! La chimie organique ! Moi, je marche à la lulibérine, à la sérotonine ! Il me faut ma dose de dopamine, des endorphines en cachets... Et même si ce n'est pas la tasse de thé de celui qui cherche à s'éveiller, il me faut ma dose d'ocytocine ! Je suis accro ! Je ne dédaigne pas non plus, une bonne rasade d'adrénaline, ça me donne le sentiment d'être invincible...
Voilà mon bois !
Pour dès que j'aurai fini de traverser ce désert. Si je trouve la sortie. En attendant, je faisais un état des lieux, un inventaire des outils en état de marche.
Physiquement, le verdict et plutôt, stricte : à la ramasse ! Faut être objectif. Près de deux ans de laisser aller, de désintérêt, d'envie de dormir, de cachets (?) et de petits verres (Ah ça, oui)... La preuve, à peine ai-je voulu me reprendre en main, sérieusement, une petite course de rien... L'accident ! Des proches me disent, dépression, problème d'émotions, sentiments de trahison ! Accumulation... Désert, Goulag, Prison...
Ma libido ? En ai-je eu une ? Déchiquetée, en lambeaux... J'ai beau pérorer au sujet d'une future quête de conquêtes... C'est pour me vanter... cacher cet abysse ou, me rassurer par la méthode Coué. Je sais bien, que si j'avais eu un peu plus confiance en elle... eh bien, ma voisine, par exemple... je lui aurai montré mon désir pour ce qu'elle cache avec affectation et comment monter les escaliers à deux en un seul souffle... Ça n'engage à rien ce genre d'exercice, nous ne sommes que des êtres humains consentant avec des pulsions communes... Mais, pour ma part, ce n'est plus qu'un drame, un chantier de démolition... Franchement, je ne sais pas par où commencer et, je n'aime pas décevoir.
À part ça, j'ai toujours de la bonne musique, variée... Je pourrai me remettre à faire des omelettes... j'avais un bon coup de poignet pour battre les oeufs... Ni sous-entendus, ni d'amalgame ici... Je n'ai pas la tête à ça !
Je pense qu'une fois en confiance, ma conversation peut s’avérer intéressante, singulière même. Je sens que j'ai toujours cette empathie, même si, dorénavant je m'en méfie, pour avoir constaté combien elle pouvait m'empoisonner la vie... Et aussi, cette drôle de capacité à faire, du mieux que je puisse, pour l'autre, avec la discrétion de celui qui sait que recevoir c'est bien plus difficile que de donner... Et qui se trouve toujours embarrassé qu'on lui dise, merci...
Bon, pour ces "avantages" énoncés ci-dessus, vous aurez noté, cette certaine incertitude ? C'est que je n'ai pas eu l’occasion d'en user depuis... Ainsi qu'ils dépendent, pour l'essentiel, de la nature du sentiment qui alors m'envahit...
Pas très convaincant tout ça ! Bien sûr en le lisant on se dit que, mais si... c'est pas mal, quand même... Mais, j'ai bien conscience que, tout ça, c'est bien en plus du reste, pas à la place.
Alors forcément, mon amour propre en prend un coup... Je suis à sec !
Bon sang, je ne suis pas sorti de ce désert ! À moins que ce ne soit moi, ce désert ? Sous le sable, ma luxuriante forêt... pétrifiée !
mercredi 6 février 2013
Au fil d'une idée...
Elle est toujours là... affleurant mes émotions.
Je peux la sentir à tout instant.
J'ai même fini par savoir la caresser,
Sans l'éveiller.
Pour me rassurer... savoir où elle est.
La perdre ? Je ne m'en remettrai pas.
Enfin, c'est ce que je crois.
Je garde sur elle une main sans poids, un souffle.
Qu'elle s'éveille, et je crois que je n'y survivrai pas.
Parce qu'alors, elle me disloque, elle m'éparpille...
L'effort qu'il me faut pour me rassembler...
En équilibre, entre peine et larmes.
Je tente sans succès de tromper mon temps,
De m'inventer un autre qui brillerait, attirerait...
Ça me maintient.
Mais, ma force secrète,
C'est que si j'y crois, ça arrivera.
Je ne retiens que le "une" dans, chance de gagner.
Sur...? J'ai oublié combien nous étions à jouer.
De toute façon, depuis, mon billet est payé,
Alors autant rêver gagner.
Et pour rêver, ça, je ne suis pas mal né.
Tout cet irréel qu'en orfèvre je crée et qui croît...
Fini par former en son centre un point, infime noyau.
Qui ne cesse de se densifier. Jusqu'à un jour devenir...
Si dense, qu'il prendra l'aspect du réel, qu'il deviendra réel !
Si le réel peut ne plus être qu'une idée,
C'est forcément que l'inverse est aussi vrai ?
C'est vrai, il m'arrive parfois de douter.
Mais, je me suis maintenant bien trop dépouillé,
Pour revenir sur mes pas, me ranger avec la raison,
Pour oublier ou perdre, cette idée.
Et puis, je sens qu'il n'y a peut-être plus d'enjeu, alors...
Alors ? Tout peut arriver.
Avec cette idée à demi ensommeillée...
Je suis en équilibre entre deux mondes.
N'appartenant plus vraiment à l'un,
Pas plus que je ne souhaite appartenir à l'autre.
Dans un entre deux, qui ne fait pas tout à fait un,
Et qui n'existerait pas sans les deux autres...
Mais auquel, je crois bien que j'appartiens...
À l'image de cette idée, qui ne peut exister,
Qu'entre deux...
Alors, si l'un venait à disparaître ?
Combien de temps réussirai-je à la faire durer ?
Je peux la sentir à tout instant.
J'ai même fini par savoir la caresser,
Sans l'éveiller.
Pour me rassurer... savoir où elle est.
La perdre ? Je ne m'en remettrai pas.
Enfin, c'est ce que je crois.
Je garde sur elle une main sans poids, un souffle.
Qu'elle s'éveille, et je crois que je n'y survivrai pas.
Parce qu'alors, elle me disloque, elle m'éparpille...
L'effort qu'il me faut pour me rassembler...
En équilibre, entre peine et larmes.
Je tente sans succès de tromper mon temps,
De m'inventer un autre qui brillerait, attirerait...
Ça me maintient.
Mais, ma force secrète,
C'est que si j'y crois, ça arrivera.
Je ne retiens que le "une" dans, chance de gagner.
Sur...? J'ai oublié combien nous étions à jouer.
De toute façon, depuis, mon billet est payé,
Alors autant rêver gagner.
Et pour rêver, ça, je ne suis pas mal né.
Tout cet irréel qu'en orfèvre je crée et qui croît...
Fini par former en son centre un point, infime noyau.
Qui ne cesse de se densifier. Jusqu'à un jour devenir...
Si dense, qu'il prendra l'aspect du réel, qu'il deviendra réel !
Si le réel peut ne plus être qu'une idée,
C'est forcément que l'inverse est aussi vrai ?
C'est vrai, il m'arrive parfois de douter.
Mais, je me suis maintenant bien trop dépouillé,
Pour revenir sur mes pas, me ranger avec la raison,
Pour oublier ou perdre, cette idée.
Et puis, je sens qu'il n'y a peut-être plus d'enjeu, alors...
Alors ? Tout peut arriver.
Avec cette idée à demi ensommeillée...
Je suis en équilibre entre deux mondes.
N'appartenant plus vraiment à l'un,
Pas plus que je ne souhaite appartenir à l'autre.
Dans un entre deux, qui ne fait pas tout à fait un,
Et qui n'existerait pas sans les deux autres...
Mais auquel, je crois bien que j'appartiens...
À l'image de cette idée, qui ne peut exister,
Qu'entre deux...
Alors, si l'un venait à disparaître ?
Combien de temps réussirai-je à la faire durer ?
mardi 5 février 2013
Attachement et désir... je suis pour.
Je m'étonne de cette capacité que j'ai à écrire pour ne rien dire, et me demande ce que ce serait si j'avais dans les bras cette muse tellement attendue.
Ce qui, somme toute, est plus positif que de m'interroger sur lesquels de tous ces billets, d'avant ou d'après, me donnent plus assurément le visage du parfait niais ?
Je viens de lire un article sur le Bouddhisme et plus particulièrement sur le non-attachement. Autant je crois en la nécessité du détachement matériel, autant je suis bien plus réservé quant à celui qui concerne les vivants.
Pas de tous, bien entendu, je n'en ai ni la vocation, ni la prétention ! Quelques-uns, dont une au moins, seront suffisants. Comment ne pas aimer ? Et pourquoi ? Pour ne pas souffrir ? Ce serait se priver de biens belles sensations. Je préfère de loin une vie d'écartelé, par des émotions aussi fortes que contraires, pouvoir aimer à la folie et, être à mon tour aimé, même si ce n'est pas à la folie. L'altruisme en amour ne vaut que pour dieu, enfin c'est ce que disent les croyants... entre êtres vivants, l'amour ne peut se nourrir que de lui-même, il lui faut être réciproque. Une fois, il me fut reproché de donner (d'aimer) de manière intéressée, dans l'attente d'un retour. Ce qui était faux, je le faisais spontanément sans même y penser... et vrai, bien entendu, que j'espérais être, moi aussi, aimé en retour... Où est le vice de forme ? Attendre d'être aimé à son tour par celui qu'on aime, ou se voir reprocher par l'aimé d'attendre qu'il vous aime en retour ? À moins, peut-être, qu'en aimant un autre, qui ne l'aime pas, parce qu'il... ne peut pas... ou pour je ne sais quelle autre forcément bonne raison ; il considère que l'amour que lui offre l'un n'est que le juste retour de celui qu'il porte à cet autre... Le premier n'a qu'à s'en contenter, lui-même s'en contente bien... Tordu ?! Les méandres de l'âme et de la conscience humaine sont sources de tant d'étonnements... Mais ne possédons-nous pas tous, nos parts d'ombres et ne nous arrive-t-il pas, à tous, d'y céder parfois ? Sans compter que cela peut-être encore plus compliqué, mais à quoi bon... L'autre fois, j'évoquais la violence, et cette fascination que j'avais pour elle ; sans doute que dans des circonstances différentes, avec une autre éducation dans un autre environnement... j'aurai été plus en proie à cette violence, peut-être même, l'un de ses plus redoutables instruments, plutôt que cet observateur capable de la contrôler...
Pour ma part, je suis plutôt disposé à l'attachement à quelques-uns ainsi qu'au désir d'une... Et je ne veux rien changer. Y compris si le prix à payer, c'est la souffrance... Même les sages paroles du Dalaï-Lama, ne me convaincront pas d'y renoncer.
J'en profite pour rappeler à la nature, si tant est qu'elle puisse m'entendre, qu'à ce sujet, mon compte est largement créditeur ! Et que, m'en remettant à sa grande bienveillance, j’apprécierai d'en toucher les intérêts... Une muse ?! avec qui nous concrétiserions notre amour et notre désir de l'un pour l'autre, deux à trois fois par semaine... me comblerait. Il ne s'agit pas là de pinailler sur quelques détails secondaires et bassement pragmatiques, je suis attaché à ma solitude, elle est nécessaire à mon travail, à mon équilibre...
Pardon ? ("Plaît-il ?", eut été mieux, mais aussi plus invraisemblable)
Ah ! On m'indique, non sans brusquerie, que ça ne se passe pas comme ça ! Que j'ai un peu trop tendance à prendre mes désirs pour des possibles...
On peut être niais et persister dans cet art. Le principal étant, finalement, d'œuvrer.
Ce qui, somme toute, est plus positif que de m'interroger sur lesquels de tous ces billets, d'avant ou d'après, me donnent plus assurément le visage du parfait niais ?
Je viens de lire un article sur le Bouddhisme et plus particulièrement sur le non-attachement. Autant je crois en la nécessité du détachement matériel, autant je suis bien plus réservé quant à celui qui concerne les vivants.
Pas de tous, bien entendu, je n'en ai ni la vocation, ni la prétention ! Quelques-uns, dont une au moins, seront suffisants. Comment ne pas aimer ? Et pourquoi ? Pour ne pas souffrir ? Ce serait se priver de biens belles sensations. Je préfère de loin une vie d'écartelé, par des émotions aussi fortes que contraires, pouvoir aimer à la folie et, être à mon tour aimé, même si ce n'est pas à la folie. L'altruisme en amour ne vaut que pour dieu, enfin c'est ce que disent les croyants... entre êtres vivants, l'amour ne peut se nourrir que de lui-même, il lui faut être réciproque. Une fois, il me fut reproché de donner (d'aimer) de manière intéressée, dans l'attente d'un retour. Ce qui était faux, je le faisais spontanément sans même y penser... et vrai, bien entendu, que j'espérais être, moi aussi, aimé en retour... Où est le vice de forme ? Attendre d'être aimé à son tour par celui qu'on aime, ou se voir reprocher par l'aimé d'attendre qu'il vous aime en retour ? À moins, peut-être, qu'en aimant un autre, qui ne l'aime pas, parce qu'il... ne peut pas... ou pour je ne sais quelle autre forcément bonne raison ; il considère que l'amour que lui offre l'un n'est que le juste retour de celui qu'il porte à cet autre... Le premier n'a qu'à s'en contenter, lui-même s'en contente bien... Tordu ?! Les méandres de l'âme et de la conscience humaine sont sources de tant d'étonnements... Mais ne possédons-nous pas tous, nos parts d'ombres et ne nous arrive-t-il pas, à tous, d'y céder parfois ? Sans compter que cela peut-être encore plus compliqué, mais à quoi bon... L'autre fois, j'évoquais la violence, et cette fascination que j'avais pour elle ; sans doute que dans des circonstances différentes, avec une autre éducation dans un autre environnement... j'aurai été plus en proie à cette violence, peut-être même, l'un de ses plus redoutables instruments, plutôt que cet observateur capable de la contrôler...
Pour ma part, je suis plutôt disposé à l'attachement à quelques-uns ainsi qu'au désir d'une... Et je ne veux rien changer. Y compris si le prix à payer, c'est la souffrance... Même les sages paroles du Dalaï-Lama, ne me convaincront pas d'y renoncer.
J'en profite pour rappeler à la nature, si tant est qu'elle puisse m'entendre, qu'à ce sujet, mon compte est largement créditeur ! Et que, m'en remettant à sa grande bienveillance, j’apprécierai d'en toucher les intérêts... Une muse ?! avec qui nous concrétiserions notre amour et notre désir de l'un pour l'autre, deux à trois fois par semaine... me comblerait. Il ne s'agit pas là de pinailler sur quelques détails secondaires et bassement pragmatiques, je suis attaché à ma solitude, elle est nécessaire à mon travail, à mon équilibre...
Pardon ? ("Plaît-il ?", eut été mieux, mais aussi plus invraisemblable)
Ah ! On m'indique, non sans brusquerie, que ça ne se passe pas comme ça ! Que j'ai un peu trop tendance à prendre mes désirs pour des possibles...
On peut être niais et persister dans cet art. Le principal étant, finalement, d'œuvrer.
lundi 4 février 2013
Mon ressassement...
Dernière séance de kinésithérapie... Je lui ai avoué, moi qui jusque-là ne m'étais pas confié, que j'allais dorénavant être un peu perdu, qu'elle avait été un repère, au cours de ces dernières semaines... Elle m'a dit que je pouvais passer quand je voulais pour une petite pause café, je crois qu'elle était étonnée, qu'elle ne savait pas quoi répondre... Et surtout, de ne pas hésiter, après avoir repris la course, de revenir la voir à la moindre douleur trop persistante, différente de celle dont je me plains maintenant...
Mon tendon s'est rétracté et a perdu toute souplesse, la lui rendre sera long et douloureux...
Cette perspective, proche et réelle, ne m'emballe pas. J'ai le sentiment de ne faire que ça, des efforts de patience, d'espérance. Au prix d'une perpétuelle souffrance...
De préférer vivre mon ressassement imaginaire ou visionnaire, plutôt que d'accepter l'inconcevable... de toutes sortes d'idées, saugrenues ou probables, toutes désagréables. De choisir le déni parce que le réel m'est tellement insensé.
Je sais aussi que, sinon demain, dans deux ou trois jours, je hisserai à nouveau mon sac d'espoirs non exhaussés sur mon épaule et repartirai...
Même si intimement je sens plus que je ne sais, que de toute façon, ça n'ira pas en s'arrangeant... Au fil de mes boucles, je me débarrasse de ce qui me paraît superflu, pour ne garder que ce qui me semble essentiel, peut-être parce que je n'en peux plus... ou que j'ai entamé mon retour vers le dénuement ?
"Mon" essentiel ! Parce qu'il faut bien reconnaître qu'en l'état, rien ne semble indiquer qu'aux yeux de l'autre, ça le soit aussi ! Alors, pour vaincre l'inexorable dépit, je projette, je bâtis, un monde, simple et lumineux où, moi, j'y vois plus clair.
Mon tendon s'est rétracté et a perdu toute souplesse, la lui rendre sera long et douloureux...
Cette perspective, proche et réelle, ne m'emballe pas. J'ai le sentiment de ne faire que ça, des efforts de patience, d'espérance. Au prix d'une perpétuelle souffrance...
De préférer vivre mon ressassement imaginaire ou visionnaire, plutôt que d'accepter l'inconcevable... de toutes sortes d'idées, saugrenues ou probables, toutes désagréables. De choisir le déni parce que le réel m'est tellement insensé.
Je sais aussi que, sinon demain, dans deux ou trois jours, je hisserai à nouveau mon sac d'espoirs non exhaussés sur mon épaule et repartirai...
Même si intimement je sens plus que je ne sais, que de toute façon, ça n'ira pas en s'arrangeant... Au fil de mes boucles, je me débarrasse de ce qui me paraît superflu, pour ne garder que ce qui me semble essentiel, peut-être parce que je n'en peux plus... ou que j'ai entamé mon retour vers le dénuement ?
"Mon" essentiel ! Parce qu'il faut bien reconnaître qu'en l'état, rien ne semble indiquer qu'aux yeux de l'autre, ça le soit aussi ! Alors, pour vaincre l'inexorable dépit, je projette, je bâtis, un monde, simple et lumineux où, moi, j'y vois plus clair.
dimanche 3 février 2013
Bibliothèque.
Je flotte un peu, depuis quelque temps. Je manque de sens et me sens donc incapable d'en donner à ce que je fais... État que je connais... auquel, ne résiste qu'une idée... Même ici, au milieu de ma banquise, elle s'impose et me guide...
Hier, nous sommes allés J. et moi nous balader. Comme le temps était mauvais, j'ai préféré ne pas trop m'éloigner. Direction l'autre côté de la Seine, le parc au pied de Bercy pour emprunter cette passerelle vers la BnF. Une fois en haut de ces marches qui bordent le fleuve, rien n'arrête le regard... Au milieu de la passerelle, au loin à gauche, Notre Dame veille sur les cyclistes qui passent à ses pieds...
Personne dehors, et le gigantisme qui au fur et à mesure que l'on approche se révèle... minimaliste et aérien. J. a adoré, même si elle aurait préféré qu'il y ait dans les salles de lecture, plus de bois et de cuir et surtout, ces petites lampes vertes en laiton et en verre, individuelles, comme dans ces salles d'anciennes bibliothèques. Il est vrai que le marron et le vert associés, créent cette ambiance si particulière, propice à la lecture... Le jardin au centre, est une vraie réussite, il est le point de fuite des tensions et favorise la concentration... Comment ne pas être impressionné par ces Grands Pins aux troncs rouille et tellement élancés qu'il faut les haubaner...
De retour, de la glace tombait du ciel et une lumière blafarde nous enveloppait, nous étions seuls sur cette passerelle de bois, et avions la sensation d'être sur le pont d'un bateau au large de Skagen.
Nous avons fait quelques courses pour faire des crêpes... N. et D. nous ont rejoints... Sirop d'érable, sucre et citron pour l’assaisonnement, vin blanc et cidre, pour l'air de fête...
Aujourd'hui, j'ai lu d'une traite, ce petit livre acheté à la librairie de la bibliothèque, je ne peux pas résister... C'est une lettre qui fut écrite à Jorge Semprùn en févier 1943, par Claude-Edmonde Magny. "Lettre sur le pouvoir d'écrire", dont l'essentiel tient dans l'une de ses phrases : "Nul ne peut écrire s'il n'a le coeur pur, c'est-à-dire s'il n'est assez dépris de soi..."
Quelle torture ! Le suis-je assez ?
vendredi 1 février 2013
Ce qui me pousse...
La kiné. m'avait dit que ce serait long, je ne pensais pas que ce le serait autant... Et pourtant, je devrais être habitué à ces blessures qui ne cicatrisent jamais tout à fait... J'ai là, en pleine poitrine, une meurtrissure béante, que moi seul sache voir. Une douce douleur qui s'insinue jusque dans l'âme, s'y nichant entre sens et mémoire.
Cette douleur au genou, il n'a fallu que quatre mois pour qu'elle devienne mienne, fasse partie de mon corps... Mais je ne la veux plus, alors je me force, de la tordre, de la détendre... pour reprendre possession de mon articulation. Je gémis comme un animal, mais je m'applique et ne lui laisse aucun répit. Je n'aurai de cesse de la chasser... Je veux à nouveau courir ma campagne, y croiser cet animal sauvage et solitaire aux grands yeux craintifs, sentir l'odeur musquée de sa peur soudaine. Je veux au printemps pouvoir m'emplir, les poumons, le sang, jusque la plus infime de mes cellules, des parfums et biens faits de cette nature qui m'a toujours tout donné. Je veux courir sous le bleu et le blanc, dans le vert et le vent, sur le brun sableux de ma terre.
Alors que cette autre douleur, tellement plus profonde, m'appartenant indéfiniment, je la chéris, même si parfois je la repousse par nécessité de reprendre souffle. Je la cajole, la protège, veille sur elle... peut-être parce que je sens qu'elle est l'ultime lien avec cet autre que je suis au plus profond de moi... Cette douleur, j'ai bien peur que si je m'acharnais à la chasser, à la bannir, elle aussi... J'ai bien peur qu'alors je me perde, moi aussi !
Je ne suis qu'un de ces rares solitaires, coureur des bois attentif à tout ce qui l'entour, à chaque souffle de vie, jusqu'au plus imperceptible... Solitaire, qu'un puissant instinct pousse à rechercher ses semblables... seuls êtres auprès desquels il peut, enfin, être lui-même...
Cette douleur au genou, il n'a fallu que quatre mois pour qu'elle devienne mienne, fasse partie de mon corps... Mais je ne la veux plus, alors je me force, de la tordre, de la détendre... pour reprendre possession de mon articulation. Je gémis comme un animal, mais je m'applique et ne lui laisse aucun répit. Je n'aurai de cesse de la chasser... Je veux à nouveau courir ma campagne, y croiser cet animal sauvage et solitaire aux grands yeux craintifs, sentir l'odeur musquée de sa peur soudaine. Je veux au printemps pouvoir m'emplir, les poumons, le sang, jusque la plus infime de mes cellules, des parfums et biens faits de cette nature qui m'a toujours tout donné. Je veux courir sous le bleu et le blanc, dans le vert et le vent, sur le brun sableux de ma terre.
Alors que cette autre douleur, tellement plus profonde, m'appartenant indéfiniment, je la chéris, même si parfois je la repousse par nécessité de reprendre souffle. Je la cajole, la protège, veille sur elle... peut-être parce que je sens qu'elle est l'ultime lien avec cet autre que je suis au plus profond de moi... Cette douleur, j'ai bien peur que si je m'acharnais à la chasser, à la bannir, elle aussi... J'ai bien peur qu'alors je me perde, moi aussi !
Je ne suis qu'un de ces rares solitaires, coureur des bois attentif à tout ce qui l'entour, à chaque souffle de vie, jusqu'au plus imperceptible... Solitaire, qu'un puissant instinct pousse à rechercher ses semblables... seuls êtres auprès desquels il peut, enfin, être lui-même...
jeudi 31 janvier 2013
Violence...
J'ai un vice qu'il faut que j'avoue...
Enfin, quand je dis un vice, il ne faut pas entendre par là un comportement obscène qui devrait rester inavouable... Non, ceux-là je me garde bien, de les avouer ! Il s'agit d'un vice au sens où il contraste avec la personnalité que j'affiche ici... Je pense que cela remonte à mon grand-père maternel.
Il ne manquait jamais un combat de boxe. Lorsqu'il y en avait un qui était retransmis à la télévision, le soir, il mettait sa casquette, enfilait son paletot et partait au café épicerie, c'est là que se trouvait le seul poste de télévision du village. Et, bien que cela soit flou dans mon esprit, je crois bien qu'une fois il m'a emmené avec lui...
Toute ma vie, j'ai suivi, en dilettante, ce qu'il se passait dans le monde de la boxe. J'ai même pratiqué quelque temps, mais cela me donnait des maux de tête, et je ne supporte pas d'avoir mal à la tête...
Puis, il y a quelques années, j'ai découvert, le K1 devenu aujourd'hui, le M.M.A. (enfin, je crois qu'il y a eu d'autres étapes...) comprenez : Mixed Martial Art, Combat libre, en Français. Beaucoup plus sauvage que la boxe Anglaise. Les règles sont simples, il n'y en a pas ! J’exagère à peine, disons qu'elles se comptent sur les doigts d'une main. Des gants de boxe mitaines, laissant les doigts libres pour attraper l'adversaire, un protège dent et une coquille, voilà tout l'attirail autorisé. Évidemment, il faut aussi une allure à faire peur, pas fait pour les "dandys"... Le tout dans une cage de grillage de forme octogonale avec tout autour, 10 000 à 50 000 spectateurs, qui hurlent dans une ambiance d'apocalypse...
Combat libre, c'est-à-dire en utilisant les pieds-poings, coudes-genoux, (Muay Thai Kickboxing...) sauf les coups de tête qui sont interdits, mais aussi la Lutte, avec toutes ses prises de blocage de membres et d'étranglements, ou Jiu-jitsu, art de la soumission, s'avère finalement, être l'arme la plus redoutable.
Les combats en trois à cinq reprises, selon l'enjeu, de cinq minutes chacune. Cinq minutes, ceux qui pratiquent un art martial savent que c'est terriblement long.
C'est ultra-violent, sanglant. Les KO sont communs, les plaies ouvertes, bosses et oedèmes de toutes sortes sont courants et, il arrive aussi qu'il y ait des articulations déboîtées, des membres cassés ! Ah... j'en frisonne d’horreur... Je ne connais rien de plus violent, nous sommes pourtant encore loin de ce qu'appréciaient nos ancêtres Romains, mais on s'en approche...
Ce "sport" de combat n'est pas aux Jeux Olympiques... En l'état, je ne vois pas comment il pourrait l'être ? Sans parler de la forme physique exceptionnelle des combattants et de leur résistance, inhumaine, à l'effort, aux coups, à la douleur... suspecte ! Attention, je ne remets pas en cause leur courage, respect...
Sincèrement, je ne peux pas dire que j'aime ça... Mais j'avoue que je suis, littéralement, fasciné ! Fasciné par cette violence sans haine ou presque... Fasciné, par sa pureté.
Cela passe toujours le soir tard, et je suis toujours couché à ce moment-là. Au fil du combat, je me tortille, m'arc boute... me tends... me détends, me retends... m'empoigne... me tords... De temps en temps je détourne le regard, pour fuir le paroxysme... reprendre mon souffle... Je vis ces combats si intensément, que je finis en sueur, presque fébrile... je m'imagine les yeux injectés de sang...
Plus qu'un plaisir, c'est une torture que je m'inflige... Mes tensions, physiques et psychiques, après l'émission, sont telles que j'ai souvent du mal à trouver le sommeil. Il faut dire, petite parenthèse, que les commentateurs sont, eux aussi, particulièrement crispants...
Depuis ce premier combat vu en noir et blanc avec mon grand-père, j'ai développé un intérêt particulier pour ce "sport", ce spectacle, qui ne m'a jamais quitté. Sans pourtant faire de moi un passionné, à l'image de ces individus qui connaissent les noms de tous les combattants, les dates des combats qui ont compté, etc. C'est devenu au fil du temps quelque chose qui, tout à la fois m'attire et me révulse. Un sentiment masochiste ? En tout cas l'un des sujets qui excite ma curiosité. Pourquoi cela me procure de si étranges sensations ? Et pourquoi une telle hypocrisie pour le nommer, pour en parler ? Je cherchais et cherche encore dans tous ces combats, la noblesse dont parlent tous les passionnés. Est-ce parce que c'est là l'expression concrète de sentiments que l'on a tous, en nous ? Un besoin enfui dans le cerveau reptilien que, dans l'intérêt collectif, l'on assouvirait par procuration de ces combattants sous contrôle... sans effort ni douleur, et sans crainte ? Des combats spectacles, comme inhibiteur social, dont on intensifierait la violence en fonction de celle, sous-jacente, de notre société...
La violence m'intrigue, elle est en moi comme en chacun de nous. Je l'ai toujours contrôlée, je l'ai toujours observée, elle m'a tout de même surpris quelques fois... Nul n'est à l'abri, elle est partout et je n'en connais pas de plus puissante que celle qu'il y a dans ces sensations que l'on ressent quand on aime.
Voilà de quoi vous passer l'envie d’occire l'un de vos congénères : Inhibiteur.
Enfin, quand je dis un vice, il ne faut pas entendre par là un comportement obscène qui devrait rester inavouable... Non, ceux-là je me garde bien, de les avouer ! Il s'agit d'un vice au sens où il contraste avec la personnalité que j'affiche ici... Je pense que cela remonte à mon grand-père maternel.
Il ne manquait jamais un combat de boxe. Lorsqu'il y en avait un qui était retransmis à la télévision, le soir, il mettait sa casquette, enfilait son paletot et partait au café épicerie, c'est là que se trouvait le seul poste de télévision du village. Et, bien que cela soit flou dans mon esprit, je crois bien qu'une fois il m'a emmené avec lui...
Toute ma vie, j'ai suivi, en dilettante, ce qu'il se passait dans le monde de la boxe. J'ai même pratiqué quelque temps, mais cela me donnait des maux de tête, et je ne supporte pas d'avoir mal à la tête...
Puis, il y a quelques années, j'ai découvert, le K1 devenu aujourd'hui, le M.M.A. (enfin, je crois qu'il y a eu d'autres étapes...) comprenez : Mixed Martial Art, Combat libre, en Français. Beaucoup plus sauvage que la boxe Anglaise. Les règles sont simples, il n'y en a pas ! J’exagère à peine, disons qu'elles se comptent sur les doigts d'une main. Des gants de boxe mitaines, laissant les doigts libres pour attraper l'adversaire, un protège dent et une coquille, voilà tout l'attirail autorisé. Évidemment, il faut aussi une allure à faire peur, pas fait pour les "dandys"... Le tout dans une cage de grillage de forme octogonale avec tout autour, 10 000 à 50 000 spectateurs, qui hurlent dans une ambiance d'apocalypse...
Combat libre, c'est-à-dire en utilisant les pieds-poings, coudes-genoux, (Muay Thai Kickboxing...) sauf les coups de tête qui sont interdits, mais aussi la Lutte, avec toutes ses prises de blocage de membres et d'étranglements, ou Jiu-jitsu, art de la soumission, s'avère finalement, être l'arme la plus redoutable.
Les combats en trois à cinq reprises, selon l'enjeu, de cinq minutes chacune. Cinq minutes, ceux qui pratiquent un art martial savent que c'est terriblement long.
C'est ultra-violent, sanglant. Les KO sont communs, les plaies ouvertes, bosses et oedèmes de toutes sortes sont courants et, il arrive aussi qu'il y ait des articulations déboîtées, des membres cassés ! Ah... j'en frisonne d’horreur... Je ne connais rien de plus violent, nous sommes pourtant encore loin de ce qu'appréciaient nos ancêtres Romains, mais on s'en approche...
Ce "sport" de combat n'est pas aux Jeux Olympiques... En l'état, je ne vois pas comment il pourrait l'être ? Sans parler de la forme physique exceptionnelle des combattants et de leur résistance, inhumaine, à l'effort, aux coups, à la douleur... suspecte ! Attention, je ne remets pas en cause leur courage, respect...
Sincèrement, je ne peux pas dire que j'aime ça... Mais j'avoue que je suis, littéralement, fasciné ! Fasciné par cette violence sans haine ou presque... Fasciné, par sa pureté.
Cela passe toujours le soir tard, et je suis toujours couché à ce moment-là. Au fil du combat, je me tortille, m'arc boute... me tends... me détends, me retends... m'empoigne... me tords... De temps en temps je détourne le regard, pour fuir le paroxysme... reprendre mon souffle... Je vis ces combats si intensément, que je finis en sueur, presque fébrile... je m'imagine les yeux injectés de sang...
Plus qu'un plaisir, c'est une torture que je m'inflige... Mes tensions, physiques et psychiques, après l'émission, sont telles que j'ai souvent du mal à trouver le sommeil. Il faut dire, petite parenthèse, que les commentateurs sont, eux aussi, particulièrement crispants...
Depuis ce premier combat vu en noir et blanc avec mon grand-père, j'ai développé un intérêt particulier pour ce "sport", ce spectacle, qui ne m'a jamais quitté. Sans pourtant faire de moi un passionné, à l'image de ces individus qui connaissent les noms de tous les combattants, les dates des combats qui ont compté, etc. C'est devenu au fil du temps quelque chose qui, tout à la fois m'attire et me révulse. Un sentiment masochiste ? En tout cas l'un des sujets qui excite ma curiosité. Pourquoi cela me procure de si étranges sensations ? Et pourquoi une telle hypocrisie pour le nommer, pour en parler ? Je cherchais et cherche encore dans tous ces combats, la noblesse dont parlent tous les passionnés. Est-ce parce que c'est là l'expression concrète de sentiments que l'on a tous, en nous ? Un besoin enfui dans le cerveau reptilien que, dans l'intérêt collectif, l'on assouvirait par procuration de ces combattants sous contrôle... sans effort ni douleur, et sans crainte ? Des combats spectacles, comme inhibiteur social, dont on intensifierait la violence en fonction de celle, sous-jacente, de notre société...
La violence m'intrigue, elle est en moi comme en chacun de nous. Je l'ai toujours contrôlée, je l'ai toujours observée, elle m'a tout de même surpris quelques fois... Nul n'est à l'abri, elle est partout et je n'en connais pas de plus puissante que celle qu'il y a dans ces sensations que l'on ressent quand on aime.
Voilà de quoi vous passer l'envie d’occire l'un de vos congénères : Inhibiteur.
mercredi 30 janvier 2013
Dérapage...
Ce matin, je suis attentif à ce qui se passe autour de moi... Ça m'arrive parfois, comme les baleines remontent prendre leur respiration. Et je dois dire que cela me fait relativiser ce jugement que je porte sur mes nombreuses faiblesses...
Tous ces motifs d'agitations... ces fallacieux arguments... ces mesquines préoccupations... quelles futilités, quel égotisme... Certes, les miens à leurs yeux ne valent sans doute pas mieux, mais il me semble qu'à la différence d'un grand nombre d'entre eux, j'en ai conscience et au moins, je m’évertue à ne pas me prendre au sérieux, sinon à les corriger. Le plus dramatique, c'est qu'à les observer je me rends compte que presque tous, agissent et avancent masqués. Très peu sont vrais, naturels, acceptent de n'être qu'eux. Soit ils surjouent, soit ils se cachent, mais, pas plus que moi, ils n'osent, sinon par provocation avec pour unique intention de se distinguer...
Alors comment penser qu'une prise de conscience commune, soit un jour possible ? Chacun y va de son propre intérêt... mais aucun ne sait ce qu'il veut ! Et sur qui compter ? L'église a pêché par orgueil, asphyxiée par ses propres dogmes ; quant à l'Etat Providence, il ne cesse de démontrer par son simulacre de démocratie organisé en grandes pitreries médiatisées, que les seules valeurs qui comptent aujourd'hui sont, l'opportunisme outrancier et l'hypocrisie. Les lois sont désormais imposées par les minorités, plutôt que travailler à des consensus pour unir et rassembler, on reconnaît à tour de bras tous ces petits royaumes orgueilleux, traînés par des dirigeants dont seul l'ego est exceptionnel et qui ne désirent qu'une chose, être médiatisés, dernier gage indispensable pour prouver la pertinence de leur pouvoir... À ce petit jeu, quand il s'agira de fédérer, il faudra qu'elle ou il, en ait une sacré paire, et pas seulement...
Mais qu'est-ce que je raconte !?
Un coup de chauffe à entendre autour de moi, tant de niaiseries.
Heureusement, je vais pouvoir me reposer trois jours durant, et aussi m'appliquer à essayer de faire plier ce genou récalcitrant... Lui aussi, me fait grimacer, mais il paraît que c'est bon pour l’élasticité de la peau...
On ne sait jamais, des fois que je passe à la télé... dans "Avis de recherche" !
Tous ces motifs d'agitations... ces fallacieux arguments... ces mesquines préoccupations... quelles futilités, quel égotisme... Certes, les miens à leurs yeux ne valent sans doute pas mieux, mais il me semble qu'à la différence d'un grand nombre d'entre eux, j'en ai conscience et au moins, je m’évertue à ne pas me prendre au sérieux, sinon à les corriger. Le plus dramatique, c'est qu'à les observer je me rends compte que presque tous, agissent et avancent masqués. Très peu sont vrais, naturels, acceptent de n'être qu'eux. Soit ils surjouent, soit ils se cachent, mais, pas plus que moi, ils n'osent, sinon par provocation avec pour unique intention de se distinguer...
Alors comment penser qu'une prise de conscience commune, soit un jour possible ? Chacun y va de son propre intérêt... mais aucun ne sait ce qu'il veut ! Et sur qui compter ? L'église a pêché par orgueil, asphyxiée par ses propres dogmes ; quant à l'Etat Providence, il ne cesse de démontrer par son simulacre de démocratie organisé en grandes pitreries médiatisées, que les seules valeurs qui comptent aujourd'hui sont, l'opportunisme outrancier et l'hypocrisie. Les lois sont désormais imposées par les minorités, plutôt que travailler à des consensus pour unir et rassembler, on reconnaît à tour de bras tous ces petits royaumes orgueilleux, traînés par des dirigeants dont seul l'ego est exceptionnel et qui ne désirent qu'une chose, être médiatisés, dernier gage indispensable pour prouver la pertinence de leur pouvoir... À ce petit jeu, quand il s'agira de fédérer, il faudra qu'elle ou il, en ait une sacré paire, et pas seulement...
Mais qu'est-ce que je raconte !?
Un coup de chauffe à entendre autour de moi, tant de niaiseries.
Heureusement, je vais pouvoir me reposer trois jours durant, et aussi m'appliquer à essayer de faire plier ce genou récalcitrant... Lui aussi, me fait grimacer, mais il paraît que c'est bon pour l’élasticité de la peau...
On ne sait jamais, des fois que je passe à la télé... dans "Avis de recherche" !
mardi 29 janvier 2013
Sacré voyage...
Ce matin je passe prendre D. en allant bosser. Elle part pour son poste à Londres. Je lui dit qu'il faut qu'elle aille là, et aussi à cet endroit, et encore ici... Je m'aperçois que je l'envoie sur les traces de mon dernier séjour dans cette ville... Ne sachant plus les noms exacts, j'abrège et propose de lui envoyer un message après avoir consulté une carte.
Google map ! Carte et ballade virtuelle... Et là, c'est la claque !
Je pars de Passfield Hall, je regarde ce bâtiment que l'on pouvait voir de notre fenêtre... Suis le chemin que nous faisions tous les matins à jeun, contournant avec toujours le même plaisir, Gordon Square et, quittant ce quartier des Écoles et Universités par Byng PI, passe devant cette épicerie "Organic Planet" sur Torrington PI, où nous faisions nos courses en rentrant le soir... Un peu plus loin nous récupérions Tottenham Court Rd. jusque la station de métro du même nom. Puis, Charing Cross Rd... Je m'arrête devant chez "Fowles", librairie avec cet ancien bar à l'étage, où nous prenions notre petit-déjeuner chaque matin et nous y retrouvions chaque soir... Ils servaient entre autres, un café allongé de lait de soja chauffé à la vapeur sous pression, formant une mousse délicieusement légère et parfumée ... un plaisir. Le bâtiment, où je la laissais... Il y a un échafaudage, mais je le reconnais... Un peu plus bas, ce marchand ambulant où l'on prenait un shoot de wheatgrass... Old Compton St., puis Brewer St. avec sur Golden Square, cette boulangerie Nordique... Entre Soho et Covent Garden... Bien sûr, depuis trois ans des choses ont changé, "Woolworth" à fermé... mais je suis capable de retrouver mes sensations du moment... et même d'en ressentir certaines, fort particulières, avec une telle intensité que je m'en trouve le souffle coupé, les traits tirés, les yeux mouillés... subitement égaré.
Comment cela peut encore aujourd'hui être si fort... être si... douloureux, il n'y a pas d'autre mots, même si je n'associe pas ses souvenirs à un malheur ?
Impossible de faire une synthèse de ce qu'elle devrait aller voir... et puis j'imagine que chacun de ces endroits est en fait, très ordinaires. Ils n'ont d'exceptionnels que ces émotions, encore intactes, qui plus de trois ans après, me giflent d'une force...
J'ai arrêté de fumer, j'ai fait des boulots pénibles, dans des conditions physiques très difficiles, d'autres où la pression psychologique exercée sur moi fut telle que j'en ai fait un ulcère, sans jamais cependant, avoir cédé... J'ai même réalisés quelques exploits, certes, de ceux qui sont à la portée d'un homme ordinaire et, je suis souvent arrivé là où on ne m'attendait pas... Bref, je ne pense pas être un individu dénué de toute volonté... Et pourtant, à cet instant je me sens emporté par des sentiments si incontrôlables dans leur intensité, qu'ils me balayent, comme un vulgaire fétu de paille... Déjà un sacré voyage, qui bien que virtuel, c'est avéré éprouvant... alors comment envisager d'y aller ?
Google map ! Carte et ballade virtuelle... Et là, c'est la claque !
Je pars de Passfield Hall, je regarde ce bâtiment que l'on pouvait voir de notre fenêtre... Suis le chemin que nous faisions tous les matins à jeun, contournant avec toujours le même plaisir, Gordon Square et, quittant ce quartier des Écoles et Universités par Byng PI, passe devant cette épicerie "Organic Planet" sur Torrington PI, où nous faisions nos courses en rentrant le soir... Un peu plus loin nous récupérions Tottenham Court Rd. jusque la station de métro du même nom. Puis, Charing Cross Rd... Je m'arrête devant chez "Fowles", librairie avec cet ancien bar à l'étage, où nous prenions notre petit-déjeuner chaque matin et nous y retrouvions chaque soir... Ils servaient entre autres, un café allongé de lait de soja chauffé à la vapeur sous pression, formant une mousse délicieusement légère et parfumée ... un plaisir. Le bâtiment, où je la laissais... Il y a un échafaudage, mais je le reconnais... Un peu plus bas, ce marchand ambulant où l'on prenait un shoot de wheatgrass... Old Compton St., puis Brewer St. avec sur Golden Square, cette boulangerie Nordique... Entre Soho et Covent Garden... Bien sûr, depuis trois ans des choses ont changé, "Woolworth" à fermé... mais je suis capable de retrouver mes sensations du moment... et même d'en ressentir certaines, fort particulières, avec une telle intensité que je m'en trouve le souffle coupé, les traits tirés, les yeux mouillés... subitement égaré.
Comment cela peut encore aujourd'hui être si fort... être si... douloureux, il n'y a pas d'autre mots, même si je n'associe pas ses souvenirs à un malheur ?
Impossible de faire une synthèse de ce qu'elle devrait aller voir... et puis j'imagine que chacun de ces endroits est en fait, très ordinaires. Ils n'ont d'exceptionnels que ces émotions, encore intactes, qui plus de trois ans après, me giflent d'une force...
J'ai arrêté de fumer, j'ai fait des boulots pénibles, dans des conditions physiques très difficiles, d'autres où la pression psychologique exercée sur moi fut telle que j'en ai fait un ulcère, sans jamais cependant, avoir cédé... J'ai même réalisés quelques exploits, certes, de ceux qui sont à la portée d'un homme ordinaire et, je suis souvent arrivé là où on ne m'attendait pas... Bref, je ne pense pas être un individu dénué de toute volonté... Et pourtant, à cet instant je me sens emporté par des sentiments si incontrôlables dans leur intensité, qu'ils me balayent, comme un vulgaire fétu de paille... Déjà un sacré voyage, qui bien que virtuel, c'est avéré éprouvant... alors comment envisager d'y aller ?
![]() |
| L'essentiel du plaisir était dans l'arrière plan... |
lundi 28 janvier 2013
Ça me désole !
Je ne pensais pas arriver là aujourd'hui ! Pour une raison que j'ai déjà oubliée je n'ai pas fait de sieste, alors ma journée me tire un peu en arrière et me donne surtout cette envie de rien...
Et puis voilà trois mois et demi que je ne coure plus. Jamais depuis que j'ai commencé je ne m'étais arrêté aussi longtemps.
C'est comme de cuisiner. Voilà un peu plus de deux ans que je ne le fais plus... Je n'y arrive plus. Je le faisais toujours seul jusqu'au jour où j'étais deux, mais deux comme un seul... Depuis, bien plus d'une moitié me manque. J'ai perdu le goût de manger, me nourrir me contente...
Il y a d'autres choses que je ne fais plus... et je ne suis même plus persuadé d'en avoir à nouveau envie.
Et ce genou... il n'y a plus d’inflammation, mais il faut maintenant réapprendre aux tendons à s'étendre, les détendre... ça fait un mal de chien. Cette position assise sur les talons, m'est encore impossible... Mes muscles ne répondent plus comme avant, s'il me fallait monter six étages, même sans personne à porter, je craindrais de ne pas y arriver sans flancher une fois ou deux. D'ailleurs, il me suffit de me regarder, pour que ça me désole !
Avant de plaire encore faut-il se plaire... Il va falloir se bousculer.
C'est étrange comme on peut perdre facilement le goût de certaines choses et si péniblement celui de certaines autres...
J'ai la sensation parfois d'être victime d'une malédiction, qui me condamnerait à ne jamais m'achever...
Chez moi la fatigue exacerbe mon désespoir, me donne des idées noires, comme des trous...
Une chance que j'y sois rompu... Une soupe, une douche et, au lit...
Et puis voilà trois mois et demi que je ne coure plus. Jamais depuis que j'ai commencé je ne m'étais arrêté aussi longtemps.
C'est comme de cuisiner. Voilà un peu plus de deux ans que je ne le fais plus... Je n'y arrive plus. Je le faisais toujours seul jusqu'au jour où j'étais deux, mais deux comme un seul... Depuis, bien plus d'une moitié me manque. J'ai perdu le goût de manger, me nourrir me contente...
Il y a d'autres choses que je ne fais plus... et je ne suis même plus persuadé d'en avoir à nouveau envie.
Et ce genou... il n'y a plus d’inflammation, mais il faut maintenant réapprendre aux tendons à s'étendre, les détendre... ça fait un mal de chien. Cette position assise sur les talons, m'est encore impossible... Mes muscles ne répondent plus comme avant, s'il me fallait monter six étages, même sans personne à porter, je craindrais de ne pas y arriver sans flancher une fois ou deux. D'ailleurs, il me suffit de me regarder, pour que ça me désole !
Avant de plaire encore faut-il se plaire... Il va falloir se bousculer.
C'est étrange comme on peut perdre facilement le goût de certaines choses et si péniblement celui de certaines autres...
J'ai la sensation parfois d'être victime d'une malédiction, qui me condamnerait à ne jamais m'achever...
Chez moi la fatigue exacerbe mon désespoir, me donne des idées noires, comme des trous...
Une chance que j'y sois rompu... Une soupe, une douche et, au lit...
dimanche 27 janvier 2013
Mes aventures d'une journée.
Hier, en rentrant du travail, je croise dans le hall de l'immeuble cette charmante voisine dont je n'avais plus de nouvelle. Précédée d'un jeune homme que je reconnais immédiatement comme son fils. Elle l'appelle alors, et me présente à lui aimablement... Je m'enquiers de comment elle va et lui fais part de mon étonnement de n'avoir plus de ses nouvelles. Elle me dit avoir été malade... par délicatesse, je m'empresse de la libérer, de la rendre à son fils qui l'attend un peu à l'écart...
Rien ne l'obligeait à me présenter ainsi... J'imagine qu'elle me contactera prochainement...
Au cours de ma sieste, deux messages de L. qui s'interroge quant à sa relation intime... L. est une artiste, qui ne s'est pas encore trouvée. Peut-être n'est-elle pas encore disposée à tout oser... Et cette difficulté à exister complique la nature de ses relations avec ceux qui comptent pour elle. Il y a peu, alors que j'évoquais avec elle mes cicatrices et que je lui montrais celle qui ne se referme pas... elle m'avoua qu'à ce sujet, c'est la colère qui chez elle, ne tarissait pas ! L. est une personne fragile et attachante qui dès qu'elle a décidé de se donner et avant même de l'avoir fait, considère qu'un pacte a été signé... Et puis, j'ai ma part de responsabilité, trop heureux, enthousiaste, à l'époque j'avais peut-être parlé trop vite de probables projets... Ce qui me touche, c'est qu'une colère qui ne s'éteint pas au bout de tant de temps et après si peu d'échange, il faut bien le dire, ne peut être que l'expression d'un sentiment puissant et profond, mue par un singulier instinct... Elle n'en dit pas plus, parce qu'il n'y avait rien de constructif à en dire et, peut-être aussi, parce qu'elle avait senti combien le sujet pouvait m'émouvoir...
Un peu plus tard, un des laconiques messages dont P. s'est fait le spécialiste : t'es là ? Nous sommes allé dîner chez "Les Philosophes", j'aime bien ce bistrot, son patron est un ardent défenseur du "fait maison", du coup, on sait ce que l'on mange et c'est bon. J'ai remarqué que dans les restaurants qui offrent un rapport qualité-prix au-dessus de la moyenne, on y trouve plus de femmes ! Ce qui augmente la valeur ajoutée de l'endroit... P. gentleman raté mais parfait obsédé, n'en rate jamais une. Récupérant le bonnet tombé de sa voisine, profite de l'effort pour entamer la conversation... Remerciement de la voisine en question ce à quoi P. la félicite pour sa politesse si rare à Paris. Le voisin de table intervient alors, goguenard, demandant en quoi les Parisiens seraient si mal polis. D'une voix nous lui faisons savoir notre sentiment en argumentant qu'en plus, ils ne valent pas mieux que leurs chauffeurs de Taxi... Le type nous demande si on lui trouve une tête de chauffeur de Taxi, ce à quoi en une belle et vive répartie nous lui répondons que, oui ! Dégarnie, une tête ronde est toute fripée comme une vielle pomme Reinette avec une grosse paire de moustaches et des mimiques incessantes à effrayer les petites filles. Lorsqu'on lui a demandé s'il était Parisien, son : "oui, presque...", nous a bien fait rigolé, il a tenté de s'en sortir par souci d'honneur devant sa poule maquillée, mais il était déstabilisé et P. était lancé... à ce stade, impossible de placer un mot, on dirait Fabrice Luchini... la seule solution un sceau d'eau... Quant à elle, en plus d'avoir deviné sa nature, on pouvait sentir sa gêne. Bon, il faut reconnaître qu'il était de bonne constitution le personnage en question, la joute restait amicale et prit fin à l'arrivée de son dessert...
P., qui a de la suite dans les idées, reprit le cours de sa conversation avec la demoiselle, un peu saisie de s'être trouvée projetée sur la scène, et lui sorti, sérieusement :
- Où en étions-nous déjà, n'étions nous pas devenu presque intimes ?
Fou rire...
On est rentré, se regarder un film, chez moi. Il avait emmené avec lui une petite quantité de ces "gâteries" de nos vingt ans, acquise dans ce pays Batave qu'il avait, pour raisons professionnelles et sans rapport aucun avec lesdites bricoles susnommées, récemment visité... Bien que devant me lever tôt pour travailler, j'ai accepté un petit intermède... Qu'est-ce que c'est bête, les garçons... on a quand même bien rigolé une fois encore.
Le réveil ne fut pas plus difficile que les précédents et, pour tout avouer, j'ai depuis, une étrange forme et bonne humeur... Détendu.
Il faudra qu'on remette ça... nous pourrions revisiter ainsi, mon quartier, notre quartier d'étudiant, à pied, bien entendu...
Franchement, à bien y regarder, j'ai une vie enviable ? Une belle insouciance, pour un rien, renouvelée...
Vous ai-je dit qu'étant petit, j'étais tombé et que depuis...
Rien ne l'obligeait à me présenter ainsi... J'imagine qu'elle me contactera prochainement...
Au cours de ma sieste, deux messages de L. qui s'interroge quant à sa relation intime... L. est une artiste, qui ne s'est pas encore trouvée. Peut-être n'est-elle pas encore disposée à tout oser... Et cette difficulté à exister complique la nature de ses relations avec ceux qui comptent pour elle. Il y a peu, alors que j'évoquais avec elle mes cicatrices et que je lui montrais celle qui ne se referme pas... elle m'avoua qu'à ce sujet, c'est la colère qui chez elle, ne tarissait pas ! L. est une personne fragile et attachante qui dès qu'elle a décidé de se donner et avant même de l'avoir fait, considère qu'un pacte a été signé... Et puis, j'ai ma part de responsabilité, trop heureux, enthousiaste, à l'époque j'avais peut-être parlé trop vite de probables projets... Ce qui me touche, c'est qu'une colère qui ne s'éteint pas au bout de tant de temps et après si peu d'échange, il faut bien le dire, ne peut être que l'expression d'un sentiment puissant et profond, mue par un singulier instinct... Elle n'en dit pas plus, parce qu'il n'y avait rien de constructif à en dire et, peut-être aussi, parce qu'elle avait senti combien le sujet pouvait m'émouvoir...
Un peu plus tard, un des laconiques messages dont P. s'est fait le spécialiste : t'es là ? Nous sommes allé dîner chez "Les Philosophes", j'aime bien ce bistrot, son patron est un ardent défenseur du "fait maison", du coup, on sait ce que l'on mange et c'est bon. J'ai remarqué que dans les restaurants qui offrent un rapport qualité-prix au-dessus de la moyenne, on y trouve plus de femmes ! Ce qui augmente la valeur ajoutée de l'endroit... P. gentleman raté mais parfait obsédé, n'en rate jamais une. Récupérant le bonnet tombé de sa voisine, profite de l'effort pour entamer la conversation... Remerciement de la voisine en question ce à quoi P. la félicite pour sa politesse si rare à Paris. Le voisin de table intervient alors, goguenard, demandant en quoi les Parisiens seraient si mal polis. D'une voix nous lui faisons savoir notre sentiment en argumentant qu'en plus, ils ne valent pas mieux que leurs chauffeurs de Taxi... Le type nous demande si on lui trouve une tête de chauffeur de Taxi, ce à quoi en une belle et vive répartie nous lui répondons que, oui ! Dégarnie, une tête ronde est toute fripée comme une vielle pomme Reinette avec une grosse paire de moustaches et des mimiques incessantes à effrayer les petites filles. Lorsqu'on lui a demandé s'il était Parisien, son : "oui, presque...", nous a bien fait rigolé, il a tenté de s'en sortir par souci d'honneur devant sa poule maquillée, mais il était déstabilisé et P. était lancé... à ce stade, impossible de placer un mot, on dirait Fabrice Luchini... la seule solution un sceau d'eau... Quant à elle, en plus d'avoir deviné sa nature, on pouvait sentir sa gêne. Bon, il faut reconnaître qu'il était de bonne constitution le personnage en question, la joute restait amicale et prit fin à l'arrivée de son dessert...
P., qui a de la suite dans les idées, reprit le cours de sa conversation avec la demoiselle, un peu saisie de s'être trouvée projetée sur la scène, et lui sorti, sérieusement :
- Où en étions-nous déjà, n'étions nous pas devenu presque intimes ?
Fou rire...
On est rentré, se regarder un film, chez moi. Il avait emmené avec lui une petite quantité de ces "gâteries" de nos vingt ans, acquise dans ce pays Batave qu'il avait, pour raisons professionnelles et sans rapport aucun avec lesdites bricoles susnommées, récemment visité... Bien que devant me lever tôt pour travailler, j'ai accepté un petit intermède... Qu'est-ce que c'est bête, les garçons... on a quand même bien rigolé une fois encore.
Le réveil ne fut pas plus difficile que les précédents et, pour tout avouer, j'ai depuis, une étrange forme et bonne humeur... Détendu.
Il faudra qu'on remette ça... nous pourrions revisiter ainsi, mon quartier, notre quartier d'étudiant, à pied, bien entendu...
Franchement, à bien y regarder, j'ai une vie enviable ? Une belle insouciance, pour un rien, renouvelée...
Vous ai-je dit qu'étant petit, j'étais tombé et que depuis...
samedi 26 janvier 2013
Stoïque par accident...
Je sors de ma sieste, de cet exercice quotidien de lâcher prise...
Stoïcien avant même de le savoir... J'opte pour l'apatheia et m'attache à suivre les préceptes éclairés de Maître Eckhart : "rien vouloir, rien savoir, rien avoir". J'y arrive fort bien pour les deux derniers, c'est le premier qui me pose quelques problèmes, parfois... Mais, plus que ces principes théoriques, j'ai parfois une telle confiance en la vie, en mes intimes convictions, que je m'y abandonne, dans cette "tranquillité" qui me caractérise... Un don de la nature, que tous ceux qui m'ont un jour approché peuvent confirmer. À commencer par ces maîtres et maîtresses d'école, un rien moqueur, qui tout au long de ma vie scolaire, ne s'en sont pas privés... à moins qu'ils n'évoquaient mes "absences" pendant leurs cours ?
Ça m'est arrivé tout petit, alors que je m'obstinais désespérément à relacer une de mes chaussures (sans doute un signe de ma destinée, n'ayant su faire mes lacets que bien plus tard), je fus violemment poussé par derrière et m’ouvris le crâne au niveau de la fontanelle sur un gigantesque radiateur de fonte très dure et brûlant... Mon bonnet alors tout blanc, ne le redevint jamais... Depuis j'ai développé une faculté étonnante à méditer, profondément... Est-ce que ma dyslexie fut, elle aussi la conséquence de cet accident, je ne saurai l'assurer... D'ailleurs, il n'y a rien que je ne sache assurer, depuis...
A-t-on attrapé le coupable ? De quelle couleur étaient mes lacets ? Y avait-il de la cervelle par terre ? Est-ce que l'ambulancier a branché la sirène en m'emmenant à l'hôpital ? M'a-t-on posées des agrafes ou recousu avec du fil blanc ? Tant de questions auxquelles je ne sais répondre... Sans doute mon attention d'alors était déjà ailleurs...
À moins que ce ne soit tous ces mauvais coups du sort, bien qu'aucun ne fût vraiment grave, mais qui à force de toujours tomber au même endroit créèrent chez moi, cette capacité à l'absence... Développèrent ma nature stoïque ? Disciple malgré moi de Zénon, comme-ci une de ces intimes convictions m'avait soufflé dans quel sens coule la vie... Charge à moi, désormais, d'en comprendre le sens...
Montaigne, que la vie malmena terriblement... eut cette remarque : "C'est quelque chose de tendre que la vie, et aisée à troubler.". Ajoutant que malgré tout, il aimait la vie.
La lisant, je ressens profondément la nécessité du lâcher prise, du laisser être, devant le caractère inéluctable et imprévisible des choses de la vie... Et, cette "tranquillité", fidèle compagne qui souvent m'étreint, me fait remplacer avec une étonnante spontanéité, "la vie" par, "cette femme" ou, celle que je prénomme par discrétion et avec tendresse, "elle"...
Stoïcien avant même de le savoir... J'opte pour l'apatheia et m'attache à suivre les préceptes éclairés de Maître Eckhart : "rien vouloir, rien savoir, rien avoir". J'y arrive fort bien pour les deux derniers, c'est le premier qui me pose quelques problèmes, parfois... Mais, plus que ces principes théoriques, j'ai parfois une telle confiance en la vie, en mes intimes convictions, que je m'y abandonne, dans cette "tranquillité" qui me caractérise... Un don de la nature, que tous ceux qui m'ont un jour approché peuvent confirmer. À commencer par ces maîtres et maîtresses d'école, un rien moqueur, qui tout au long de ma vie scolaire, ne s'en sont pas privés... à moins qu'ils n'évoquaient mes "absences" pendant leurs cours ?
Ça m'est arrivé tout petit, alors que je m'obstinais désespérément à relacer une de mes chaussures (sans doute un signe de ma destinée, n'ayant su faire mes lacets que bien plus tard), je fus violemment poussé par derrière et m’ouvris le crâne au niveau de la fontanelle sur un gigantesque radiateur de fonte très dure et brûlant... Mon bonnet alors tout blanc, ne le redevint jamais... Depuis j'ai développé une faculté étonnante à méditer, profondément... Est-ce que ma dyslexie fut, elle aussi la conséquence de cet accident, je ne saurai l'assurer... D'ailleurs, il n'y a rien que je ne sache assurer, depuis...
A-t-on attrapé le coupable ? De quelle couleur étaient mes lacets ? Y avait-il de la cervelle par terre ? Est-ce que l'ambulancier a branché la sirène en m'emmenant à l'hôpital ? M'a-t-on posées des agrafes ou recousu avec du fil blanc ? Tant de questions auxquelles je ne sais répondre... Sans doute mon attention d'alors était déjà ailleurs...
À moins que ce ne soit tous ces mauvais coups du sort, bien qu'aucun ne fût vraiment grave, mais qui à force de toujours tomber au même endroit créèrent chez moi, cette capacité à l'absence... Développèrent ma nature stoïque ? Disciple malgré moi de Zénon, comme-ci une de ces intimes convictions m'avait soufflé dans quel sens coule la vie... Charge à moi, désormais, d'en comprendre le sens...
Montaigne, que la vie malmena terriblement... eut cette remarque : "C'est quelque chose de tendre que la vie, et aisée à troubler.". Ajoutant que malgré tout, il aimait la vie.
La lisant, je ressens profondément la nécessité du lâcher prise, du laisser être, devant le caractère inéluctable et imprévisible des choses de la vie... Et, cette "tranquillité", fidèle compagne qui souvent m'étreint, me fait remplacer avec une étonnante spontanéité, "la vie" par, "cette femme" ou, celle que je prénomme par discrétion et avec tendresse, "elle"...
vendredi 25 janvier 2013
Post-scriptum et mea-culpa.
Comme pour argumenter en faveur de ce qui semble être une fragilité d'esprit, un trouble... J'ai pour mauvaise habitude, de corriger mes billets alors que je viens à peine de les publier, si ce n'est quelques jours après ! Je ne peux pas m'en empêcher... Je crois que si je ne devais valider leur publication qu'au moment où toutes corrections, quelles qu'elles soient, passent pour superflues, aucun ne le serait !
Je suis un instinctif et, assurément, je manque de technique... J'écris comme je pense et parfois (il faut que je me fasse du bien, que je ne sois pas trop méchant avec moi...), je m’aperçois que cela n'a ni queue, ni tête... qu'il manque un truc, qu'il y en a un en trop, enfin que ça ne veut rien dire en l'état... Un peu comme mes virgules. J'ai la vague impression, parfois (pareil qu'un peu plus haut), qu'après avoir écrit mon texte, je saupoudre dessus une poignée de virgules... Il me faudrait un bon correcteur, pour avoir l'air plus... ou moins... Plus ou moins quoi ? Enfin, un truc qui m'apprenne en faisant... parce que lire ne suffit pas et que si j'essaye d'apprendre avant, ça ne rentre pas.
Exceptionnellement, il arrive que même les corrections ne rendent pas mon texte plus clair pour autant... Mais bon, on ne se refait pas, j'ai toujours hésité entre perplexité et confusion.
Je suis un instinctif et, assurément, je manque de technique... J'écris comme je pense et parfois (il faut que je me fasse du bien, que je ne sois pas trop méchant avec moi...), je m’aperçois que cela n'a ni queue, ni tête... qu'il manque un truc, qu'il y en a un en trop, enfin que ça ne veut rien dire en l'état... Un peu comme mes virgules. J'ai la vague impression, parfois (pareil qu'un peu plus haut), qu'après avoir écrit mon texte, je saupoudre dessus une poignée de virgules... Il me faudrait un bon correcteur, pour avoir l'air plus... ou moins... Plus ou moins quoi ? Enfin, un truc qui m'apprenne en faisant... parce que lire ne suffit pas et que si j'essaye d'apprendre avant, ça ne rentre pas.
Exceptionnellement, il arrive que même les corrections ne rendent pas mon texte plus clair pour autant... Mais bon, on ne se refait pas, j'ai toujours hésité entre perplexité et confusion.
Troubles Obsessionnels Compulsifs !
Depuis ce matin, je me tâte, - au sens figuré, parce qu'au sens propre, j'en ai plus que mon compte - vais-je, oui ou non, sortir de chez moi ? Je me sens un peu fébrile et le froid dehors ne m'attire pas ; qui plus est, n'ayant aucune obligation, rien aujourd'hui ne semble me l'imposer... Enfin ? Non !? N'y pensons pas !
Pour ce qui est, d'au moins faire preuve de volonté une fois par journée, voilà qui est fait ! Je peux être sujet à de profondes et intimes convictions... me menant la vie dure et, savoir faire preuve d'une certaine énergie. Là aussi au sens figuré, parce qu'au sens propre, je suis plus enclin à la sieste...
Pas plus qu'écrire je n'arrive à lire... Je m'endors... Il semble que l'énergie qu'il m'a fallu pour renoncer à aller prendre mon poste d'affût était celle du désespoir. Gagné par l'apathie, je ne vois pas comment ne pas sombrer. Entre deux comas flash, j'inscris ici au moins une ligne, pour ne pas finir cette journée sans avoir à me féliciter d'une quelconque victoire, même aussi insignifiante que ces mots pour ne rien dire... Cela fait partie de mon programme d'auto-réhabilitation à mes propres yeux... Évidemment, une muse aimante, réglerait tous ces problèmes d'ego en un claquement de langue ou de doigts... En attendant, cette salvatrice claque sur les fesses qui me fait défaut, il faut que je me l'administre moi-même... et ce n'est pas chose commode.
J'ouvre une parenthèse, j'aurais pu écrire, juste au-dessus, "coup de pied au cul" en lieu et place de "claque sur les fesses". Mais, justement, je ne le voulais pas, compte tenu que le second est plus intime, beaucoup plus aimable et même noble que le premier, en ce sens qu'il évoque plus volontiers l'étalon que sa cavalière flatterait et exhorterait à s'activer plus fort encore à l'approche du but recherché... plutôt que le chien que son maître molesterait pour s'être oublié là où il ne convient pas...
Je crois que le programme pour atteindre l'autosatisfaction, fonctionne ! Au moins, théoriquement.
... Je suis tout de même sorti ! Une envie de madeleines pour déguster avec mon Thé "Pleine Lune"... Ça y est, vous allez penser que je m'y mets, moi aussi, "À la recherche du temps perdu"... Déjà que, souvent j'abuse de cette conjonction de subordination qui caractérise son auteur : "que" ; au sens propre cette fois parce qu'au sens figuré et associé à de pareils groupes de mots : "conjonction de subordination" et "pleine lune", ce billet prendrait une tout autre allure... Il ne manquerait plus qu'une majuscule à madeleine, et bien vite me serait demandé :
- Mais qui est donc cette Madeleine callipyge qui semble se soumettre à vos désirs de fusions ("d’effusion" eut mieux convenu, mais aurait pu paraître plus abscons) ?
Où en suis-je ? J'ai perdu le fil de mon délire. Délire, auquel, après être revenu sur mes pas, j'ajoute l'adjectif : obsessionnel...
Ah oui, à ce thé "Pleine Lune" acheté hier, en plus du mien, un excellent Yunnan aromatisé à l'amande, d'une délicatesse proprement divine. Mon boulanger, Portugais d'origine, parfume ses madeleines à l'essence d'amande... Lorsque je les sens, l'un et l'autre, le puissant parfum de l'amande me rappelle cette colle à papier en petit pot coloré, que nous utilisions en primaire, certains même la mangeaient, étant déjà sujet à l'addiction... C'est une des raisons pour laquelle la fabrication fut abandonnée... Quoi qu'il en soit, cette odeur a sur moi des effets certains... Quant aux origines de mon boulanger, ça m'est venu comme ça... peut-être pensais-je à ce moment là, à Pessoa...
17h00, je trempe ma madeleine dans ce thé "Pleine Lune"... Je ne connais de supérieur à ce plaisir délicieux, tant en beauté, goûts, vices et vertus, que ceux que me procuraient, à tous mes sens sans exception, sa "naissance du monde"...
Je m'y suis abandonné, deux fois de suite et me sentais encore vaillant pour une troisième fois ! C'est un tel plaisir que je pourrais, en plus du matin et de l'après-midi, y céder le soir et aussi la nuit...
Me relisant, je suis perplexe d'être confus... je précise donc, que dans cette dernière phrase, il s'agit bien de tremper ma madeleine... J'essaye d'être clair.
"Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. II m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ?" Extrait "Du côté de chez Swan" Marcel Proust.
Pour ce qui est, d'au moins faire preuve de volonté une fois par journée, voilà qui est fait ! Je peux être sujet à de profondes et intimes convictions... me menant la vie dure et, savoir faire preuve d'une certaine énergie. Là aussi au sens figuré, parce qu'au sens propre, je suis plus enclin à la sieste...
Pas plus qu'écrire je n'arrive à lire... Je m'endors... Il semble que l'énergie qu'il m'a fallu pour renoncer à aller prendre mon poste d'affût était celle du désespoir. Gagné par l'apathie, je ne vois pas comment ne pas sombrer. Entre deux comas flash, j'inscris ici au moins une ligne, pour ne pas finir cette journée sans avoir à me féliciter d'une quelconque victoire, même aussi insignifiante que ces mots pour ne rien dire... Cela fait partie de mon programme d'auto-réhabilitation à mes propres yeux... Évidemment, une muse aimante, réglerait tous ces problèmes d'ego en un claquement de langue ou de doigts... En attendant, cette salvatrice claque sur les fesses qui me fait défaut, il faut que je me l'administre moi-même... et ce n'est pas chose commode.
J'ouvre une parenthèse, j'aurais pu écrire, juste au-dessus, "coup de pied au cul" en lieu et place de "claque sur les fesses". Mais, justement, je ne le voulais pas, compte tenu que le second est plus intime, beaucoup plus aimable et même noble que le premier, en ce sens qu'il évoque plus volontiers l'étalon que sa cavalière flatterait et exhorterait à s'activer plus fort encore à l'approche du but recherché... plutôt que le chien que son maître molesterait pour s'être oublié là où il ne convient pas...
Je crois que le programme pour atteindre l'autosatisfaction, fonctionne ! Au moins, théoriquement.
... Je suis tout de même sorti ! Une envie de madeleines pour déguster avec mon Thé "Pleine Lune"... Ça y est, vous allez penser que je m'y mets, moi aussi, "À la recherche du temps perdu"... Déjà que, souvent j'abuse de cette conjonction de subordination qui caractérise son auteur : "que" ; au sens propre cette fois parce qu'au sens figuré et associé à de pareils groupes de mots : "conjonction de subordination" et "pleine lune", ce billet prendrait une tout autre allure... Il ne manquerait plus qu'une majuscule à madeleine, et bien vite me serait demandé :
- Mais qui est donc cette Madeleine callipyge qui semble se soumettre à vos désirs de fusions ("d’effusion" eut mieux convenu, mais aurait pu paraître plus abscons) ?
Où en suis-je ? J'ai perdu le fil de mon délire. Délire, auquel, après être revenu sur mes pas, j'ajoute l'adjectif : obsessionnel...
Ah oui, à ce thé "Pleine Lune" acheté hier, en plus du mien, un excellent Yunnan aromatisé à l'amande, d'une délicatesse proprement divine. Mon boulanger, Portugais d'origine, parfume ses madeleines à l'essence d'amande... Lorsque je les sens, l'un et l'autre, le puissant parfum de l'amande me rappelle cette colle à papier en petit pot coloré, que nous utilisions en primaire, certains même la mangeaient, étant déjà sujet à l'addiction... C'est une des raisons pour laquelle la fabrication fut abandonnée... Quoi qu'il en soit, cette odeur a sur moi des effets certains... Quant aux origines de mon boulanger, ça m'est venu comme ça... peut-être pensais-je à ce moment là, à Pessoa...
17h00, je trempe ma madeleine dans ce thé "Pleine Lune"... Je ne connais de supérieur à ce plaisir délicieux, tant en beauté, goûts, vices et vertus, que ceux que me procuraient, à tous mes sens sans exception, sa "naissance du monde"...
Je m'y suis abandonné, deux fois de suite et me sentais encore vaillant pour une troisième fois ! C'est un tel plaisir que je pourrais, en plus du matin et de l'après-midi, y céder le soir et aussi la nuit...
Me relisant, je suis perplexe d'être confus... je précise donc, que dans cette dernière phrase, il s'agit bien de tremper ma madeleine... J'essaye d'être clair.
"Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. II m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ?" Extrait "Du côté de chez Swan" Marcel Proust.
Y aurait-il là, les prémices de troubles obsessionnels compulsifs ? Chez moi !
jeudi 24 janvier 2013
Entre envie et à quoi bon !
Ce fut le thème de ma journée d'aujourd'hui. Kiné, pas trop tôt pour une fois mais raté pour en profiter parce qu'assailli par un doute quant au rendez-vous... En bas de chez moi, obligé de jouer au clown pour caresser dans le sens des tentacules mon anémone de gardienne... J'arrive en même temps que ma kinésithérapeute, nous entrons elle me demande de m'installer, je retire donc mon pantalon et lui donne un coup de main pour mettre de l'ordre... Je retire et chiffonne le papier de protection sur le banc... Elle me demande alors si je ne veux pas un balai, aussi... Je comprends un tablier et lui rétorque, en caleçon et en chaussettes : "vous me proposez de mettre un tablier ?". Elle s’arrête et part d'un fou rire... Sort prestement en s'excusant d'une urgence, conséquence de mon humour... J'explique sa réaction à ma blague, somme toute ordinaire, par l'effet de contraste avec mon sérieux timide au cours des précédentes séances, mais, peut-être pas seulement... Demanderait-elle à son mari de porter une tenue de soubrette le soir au dîner ? Il ne me reste pas assez de séance pour que je puisse enquêter, dommage... De retour chez moi, je me sens de mettre un terme à ma négligence de ces dernières semaines : nettoyage ! Il est devenu clair que ma technique de ne pas salir a ses limites !
Satisfait, je passe ici, mais rien ne vient...
Je me décide à aller acheter mon thé... C'est la ballade de mes jours de repos, Saint Paul - Rambuteau - Hotel de Ville, poste avancé pour voir venir de cette rive gauche... Incapable de résister à l'envie de m'installer à l'affût dans l'un de ces cafés dont j'ai déjà parlé... Parce qu'on ne sait jamais... Parce que c'est plus fort que moi... Parce que si je ne le fais pas, ce sera pire encore... Une heure passée et l'à quoi bon me souffle que ce n'est sans doute pas la meilleure heure, et peut-être même pas le bon jour... Le froid s'y associe, alors vaincu je m'en vais, glacé, bredouille cette fois encore.
Je ne me rappelle plus du retour, mon corps marchait, mon esprit revisitait ses jardins secrets ; seules les odeurs perçues çà et là, me réincarnaient de temps à autre.
Rentré vers 18h00, las... Accablé... Ça m'arrive parfois. Sans doute est-ce aussi parce qu'un front qui m'occupait intensément ces derniers mois est en voie de disparaître... Mon soutien actif, ma position, ne servaient pas mes intérêts, j'en avais conscience... mais plus que cela, je me retrouve désormais face à mes propres problèmes, à mes propres incohérences, à moi... Et comme l'adage, le dit, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés...
Satisfait, je passe ici, mais rien ne vient...
Je me décide à aller acheter mon thé... C'est la ballade de mes jours de repos, Saint Paul - Rambuteau - Hotel de Ville, poste avancé pour voir venir de cette rive gauche... Incapable de résister à l'envie de m'installer à l'affût dans l'un de ces cafés dont j'ai déjà parlé... Parce qu'on ne sait jamais... Parce que c'est plus fort que moi... Parce que si je ne le fais pas, ce sera pire encore... Une heure passée et l'à quoi bon me souffle que ce n'est sans doute pas la meilleure heure, et peut-être même pas le bon jour... Le froid s'y associe, alors vaincu je m'en vais, glacé, bredouille cette fois encore.
Je ne me rappelle plus du retour, mon corps marchait, mon esprit revisitait ses jardins secrets ; seules les odeurs perçues çà et là, me réincarnaient de temps à autre.
Rentré vers 18h00, las... Accablé... Ça m'arrive parfois. Sans doute est-ce aussi parce qu'un front qui m'occupait intensément ces derniers mois est en voie de disparaître... Mon soutien actif, ma position, ne servaient pas mes intérêts, j'en avais conscience... mais plus que cela, je me retrouve désormais face à mes propres problèmes, à mes propres incohérences, à moi... Et comme l'adage, le dit, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés...
mercredi 23 janvier 2013
Scrupules...
Hier, dernière journée de mon cycle de travail, j'ai, comme à l'accoutumé, traîné jusqu'à pas d'heure... Rien de constructif, de grandissant... Quelques films enregistrés, regardés du fond de mon lit, en pointillé avec des absences... Presque rien d'autre n'aurait pu être entamé dans mon état... Le genre de soirée plus propice à la lascivité, à l'abandon de soi... dans les bras d'un autre, c'eût été idéal, mais, faute de grives, on mange des merles... Compte tenu des circonstances, j'ai donc regardé ces films, simples, plus distrayant qu'inspirant.
Du coup, ce matin, sentiment partagé entre avoir perdu mon temps, du sommeil... et, avoir accepté et cédé à cette nécessité de me débrancher de moi, alors même qu'il n'y avait pas dans mon lit cet être aimé, seul (que ce masculin imposé peut m'ennuyer parfois. N'y a-t-il pas là, par souci d'égalité, matière à revendiquer un accord avec le sujet du sentiment annoncé ?) susceptible de donner un sens à mon abandon, de m'y inciter plus agréablement... De nourrir ma créativité affamée, exsangue même et, de m'éviter ces pénalisants scrupules du lendemain.
Ces quelques mots ordinaires en sont l'une des conséquences, pas que rien ne me vienne... mais que, de ce qui me vient, rien ne me semble digne d'intérêt pour être ici noté...
Ces quelques mots ordinaires en sont l'une des conséquences, pas que rien ne me vienne... mais que, de ce qui me vient, rien ne me semble digne d'intérêt pour être ici noté...
mardi 22 janvier 2013
Cet autre plan de vie...
Pourquoi ne pas sortir ce soir ? Nous pourrions nous balader sur ces quais que tu aimes tant. Passer quelques ponts, juste pour le plaisir de traverser...
Je te proposerai d'aller prendre un verre dans un de ces cafés fréquentés par des gens si passionnés qu'on croit qu'ils ont un verre dans le nez...
J'aime te voir rire... Bien que de nature peu encline à exprimer ta joie avec éclats, quand tu t'abandonnes au rire, c'est toujours extraordinaire, innocemment excessif, pétillant, fragile et cristallin... Comme cette façon que tu as, de siffler les chiens et de t'accroupir à leur hauteur pour les caresser, les chahuter en leur parlant...
Je te proposerai d'aller prendre un verre dans un de ces cafés fréquentés par des gens si passionnés qu'on croit qu'ils ont un verre dans le nez...
J'aime te voir rire... Bien que de nature peu encline à exprimer ta joie avec éclats, quand tu t'abandonnes au rire, c'est toujours extraordinaire, innocemment excessif, pétillant, fragile et cristallin... Comme cette façon que tu as, de siffler les chiens et de t'accroupir à leur hauteur pour les caresser, les chahuter en leur parlant...
Puis nous irions dîner dans ce minuscule restaurant Thaïlandais du quartier Saint Paul, où toute la délicatesse de ce pays, de cette culture, s'exprime dans la simplicité de la décoration et le choix volontairement restreint de plats tous plus succulents les uns que les autres. Il paraît que dans cette jolie salle au sous-sol, ils offrent désormais à leurs clients, un massage pour les détendre avant le dîner...
Un dîner bercé de tendres silences, parce que parler est parfois superflu, et que certains regards en disent tant que c'est bien suffisant... En sortant, la bouche exhalant les épices de cette terre étrangère et mystérieuse... nous marcherions alors jusqu'au fleuve et, prenant appuis sur le garde-corps métallique du pont Sully, nous contemplerions la Seine s'enfuir incessamment à travers la nuit Parisienne... Je ne manquerais pas, moi, d'admirer d'autres ondulations, d'autres cambrures, que ta position révélerait sans ostentations... Surprenant mon désir, flattée mais pas seulement, tu me sourirais alors, avec cette façon qu'ont les femmes qui, en plus d'être désirées, se savent aimées... et inversement.
C'était une belle soirée... d'un autre plan de vie...
lundi 21 janvier 2013
Tout est une histoire d'accord.
Une fois n'est pas coutume, depuis quelques semaines j'écoute cette reprise du fameux titre de John Lennon : Oh ! My love, et je tenais à donner mon avis, ici...
Tout est une histoire d'accord.
Cette reprise par Jacky Terrasson, chanté par Cécil Mc Lorin, c'est tout simplement, une merveille !
La voix, d'une justesse et d'une tendresse incroyable, est au commencement tout juste mise en valeur par les discrètes notes d'un piano d'une rare élégance... Piano qui, lorsque la voix se tait, s'échappe en une douce mélodie jazzy, tout aussi magique qu'insistante, pour finir, l'un et l'autre, en un accord aussi minimaliste qu'évident...
Je ne suis pas un spécialiste, à peine un amateur mais assurément un jouisseur de ce qui est simplement beau ; et sincèrement, j'adorais cette chanson de et par John Lennon, en partie aussi pour le mythe... Mais, il arrive parfois qu'une reprise s’avère bien meilleure que l’interprétation originale, prenant soudain une tout autre valeur pour avoir trouvé et su révéler la magie intrinsèque à la création d'un autre...
Bien entendu, c'est aussi une histoire de sensibilité, la notion d'accord n'est pas toujours la même pour tous, ou il peut y avoir un décalage dans le temps... j'en sais quelque chose...
Là, en haut à gauche dans "ce qui me touche"...
Tout est une histoire d'accord.
Cette reprise par Jacky Terrasson, chanté par Cécil Mc Lorin, c'est tout simplement, une merveille !
La voix, d'une justesse et d'une tendresse incroyable, est au commencement tout juste mise en valeur par les discrètes notes d'un piano d'une rare élégance... Piano qui, lorsque la voix se tait, s'échappe en une douce mélodie jazzy, tout aussi magique qu'insistante, pour finir, l'un et l'autre, en un accord aussi minimaliste qu'évident...
Je ne suis pas un spécialiste, à peine un amateur mais assurément un jouisseur de ce qui est simplement beau ; et sincèrement, j'adorais cette chanson de et par John Lennon, en partie aussi pour le mythe... Mais, il arrive parfois qu'une reprise s’avère bien meilleure que l’interprétation originale, prenant soudain une tout autre valeur pour avoir trouvé et su révéler la magie intrinsèque à la création d'un autre...
Bien entendu, c'est aussi une histoire de sensibilité, la notion d'accord n'est pas toujours la même pour tous, ou il peut y avoir un décalage dans le temps... j'en sais quelque chose...
Là, en haut à gauche dans "ce qui me touche"...
dimanche 20 janvier 2013
Matin de neige.
La neige en ville, c'est détestable, et plus particulièrement à Paris. Ce matin très tôt, au volant, je ne faisais pas le fier. Trente kilomètres en serrant les fesses. Sans blague, c'est de l'exercice.
Les rues blanches glissantes, le périphérique pas mieux... Pas de sableuse, ni chasse-neige sur l'A3, plus de signalisations au sol, alors c'était un peu la foire d'empoigne. Sans compter qu'une partie des automobilistes sur la piste, était des fêtards du samedi soir qui rentraient se coucher... Une fois arrivé, j'ai regretté d'y être allé. La neige était annoncée pour tomber toute la journée... Comment j'allais rentrer ?
Le seul intérêt d'un temps pareil, c'est de pouvoir cocooner, sans scrupules, alors quand on travaille...
À la campagne, c'est différent, ça fait partie de la vie, de la nature. On s'habille pour rentrer du bois, on allume un bon feu. On prépare le thé, coupe quelques tranches de pain pour les griller, puis on dispose le tout sur un plateau... Tout y est ? La confiture faite l'été dernier, le beurre salé baratté à la ferme d'à côté, le miel de Bruyères et le jus d'une orange pressée. Pas de fleur mais une branche fraîchement coupée et odorante de sapin. Puis on monte, embaumant le feu de bois et le pain griller, lui servir son petit déjeuné au lit. On lui ouvre les rideaux pour qu'elle puisse contempler la nature blanche et étincelante d'un soleil qui hésite à se lever. Et, on se recouche, tout frais du dehors, pour se blottir contre sa douce tiédeur ensommeillée, en devinant son tendre sourire...
Les rues blanches glissantes, le périphérique pas mieux... Pas de sableuse, ni chasse-neige sur l'A3, plus de signalisations au sol, alors c'était un peu la foire d'empoigne. Sans compter qu'une partie des automobilistes sur la piste, était des fêtards du samedi soir qui rentraient se coucher... Une fois arrivé, j'ai regretté d'y être allé. La neige était annoncée pour tomber toute la journée... Comment j'allais rentrer ?
Le seul intérêt d'un temps pareil, c'est de pouvoir cocooner, sans scrupules, alors quand on travaille...
À la campagne, c'est différent, ça fait partie de la vie, de la nature. On s'habille pour rentrer du bois, on allume un bon feu. On prépare le thé, coupe quelques tranches de pain pour les griller, puis on dispose le tout sur un plateau... Tout y est ? La confiture faite l'été dernier, le beurre salé baratté à la ferme d'à côté, le miel de Bruyères et le jus d'une orange pressée. Pas de fleur mais une branche fraîchement coupée et odorante de sapin. Puis on monte, embaumant le feu de bois et le pain griller, lui servir son petit déjeuné au lit. On lui ouvre les rideaux pour qu'elle puisse contempler la nature blanche et étincelante d'un soleil qui hésite à se lever. Et, on se recouche, tout frais du dehors, pour se blottir contre sa douce tiédeur ensommeillée, en devinant son tendre sourire...
samedi 19 janvier 2013
Ces étonnantes intimes convictions.
Cette sensation étrange, que l'on a parfois après une sieste trop prolongée, où l'on se trouve vide de toutes ces choses de l'esprit, de tous désirs. Ne se sentant plus alors qu'essentiellement organique, fonctionnel, désespérément dépourvu de ces sens qu'une idée nous donne. Un peu comme-ci, ce qui habituellement nous anime nous donne du relief, s'étant absenté pendant notre sommeil, n'avait pas eu le temps de rentrer avant que le corps s'éveille.
C'est un peu ce que je vivais, il y a un instant.
Et puis, j'ai tout à coup eu la sensation de vivre ce "rien", je pouvais donc sentir que, tout doucement, je recouvrais mes esprits, dans un ordre très précis, formidablement simple et logique.
En tout premier, la conscience de mon corps, puis de ma pensée. Ensuite, celle de ce qui m'entoure, et enfin, en s’accélérant exponentiellement, la conscience du sens que je donne à tout ce qui m'environne, à tous ces autres comme moi...
Je prenais conscience du retour de ma propre conscience, spectateur insensé de la réinstallation de tout mon univers. À l'image d'un ordinateur qui serait capable de surveiller grâce à une conscience autonome et limitée à ce seul effet, la réinstallation de tout son système d'exploitation. Tous mes synapses n'étant pas encore en fonction ; mes neurones n'étant pas encore connectés ; je n'avais, de mon univers, qu'une simple appréhension, dénuée de toutes émotions.
C'est à cet instant que m'est venue cette question : qu'elle est la part d'illusion dans cet univers que l'on s'efforce de bâtir au cours de notre vie ; dans ce que l'on ressent de ce qui nous entour ; du temps, ainsi que dans cette part que les autres nous présentent et, parfois, nous offrent ?
Par exemple, si je prends cet homme et son histoire, qu'il ne cesse de rabâcher... Réduit à une pensée, un hologramme, qu'il joue sans cesse dans sa tête. Une illusion parfaite, d'apparence si réelle, qu'il s'évertue de rendre plus belle encore que sa "réalité d'origine". Réalité, qui, observée sans émotions, prendrait peut-être une tout autre allure... celle d'un personnage de fait divers et banal, dans l'esprit duquel l'histoire que cet homme magnifie, n'est en rien semblable à ce vague sentiment quelconque et ordinaire, de ce qui n'était, selon sa perception, qu'une étape insignifiante ?
Tout ce qu'il lui fait jouer, à cet hologramme, cette fumée d'étoile, est en partie composé, alchimie d'un étonnant imaginaire illuminé avec la vraisemblance d'un passé, devenu pour lui, éternité. Une éternité pour mieux s'illusionner, faire durer la magie de ces instants qui l'ont jadis, bouleversé ! Parce qu'alors, ils révélaient et comblaient en partie, un manque intime, une secrète attente... Nul besoin d'images, tout est imprimé sur les parois de son âme, en signes étranges hiéroglyphes dont lui seul possède les clefs. Jusque la part organique de ces sensations physiques... Ces sens du corps, qu'il parvient à conserver et entretenir, mentalement...
C'est étrange, écrivant cela, j'ai bien conscience de ne pas tout comprendre, et d'y palier par des croyances rassurantes... Mais, je ne m'explique pas, la perception toute différente que j'ai de, ce qui nous dirige pourtant tous autant que nous sommes, nos intimes convictions...
L'illusion s'arrêterait donc là où commencent ces intimes convictions...
Bref, j'ai toute ma conscience... Du moins jusqu'aux portes de cet endroit mystérieux où se forment mes intimes convictions, au-delà, c'est un peu plus floue... Mais cela ne m'alarme pas plus que ça.
C'est un peu ce que je vivais, il y a un instant.
Et puis, j'ai tout à coup eu la sensation de vivre ce "rien", je pouvais donc sentir que, tout doucement, je recouvrais mes esprits, dans un ordre très précis, formidablement simple et logique.
En tout premier, la conscience de mon corps, puis de ma pensée. Ensuite, celle de ce qui m'entoure, et enfin, en s’accélérant exponentiellement, la conscience du sens que je donne à tout ce qui m'environne, à tous ces autres comme moi...
Je prenais conscience du retour de ma propre conscience, spectateur insensé de la réinstallation de tout mon univers. À l'image d'un ordinateur qui serait capable de surveiller grâce à une conscience autonome et limitée à ce seul effet, la réinstallation de tout son système d'exploitation. Tous mes synapses n'étant pas encore en fonction ; mes neurones n'étant pas encore connectés ; je n'avais, de mon univers, qu'une simple appréhension, dénuée de toutes émotions.
C'est à cet instant que m'est venue cette question : qu'elle est la part d'illusion dans cet univers que l'on s'efforce de bâtir au cours de notre vie ; dans ce que l'on ressent de ce qui nous entour ; du temps, ainsi que dans cette part que les autres nous présentent et, parfois, nous offrent ?
Par exemple, si je prends cet homme et son histoire, qu'il ne cesse de rabâcher... Réduit à une pensée, un hologramme, qu'il joue sans cesse dans sa tête. Une illusion parfaite, d'apparence si réelle, qu'il s'évertue de rendre plus belle encore que sa "réalité d'origine". Réalité, qui, observée sans émotions, prendrait peut-être une tout autre allure... celle d'un personnage de fait divers et banal, dans l'esprit duquel l'histoire que cet homme magnifie, n'est en rien semblable à ce vague sentiment quelconque et ordinaire, de ce qui n'était, selon sa perception, qu'une étape insignifiante ?
Tout ce qu'il lui fait jouer, à cet hologramme, cette fumée d'étoile, est en partie composé, alchimie d'un étonnant imaginaire illuminé avec la vraisemblance d'un passé, devenu pour lui, éternité. Une éternité pour mieux s'illusionner, faire durer la magie de ces instants qui l'ont jadis, bouleversé ! Parce qu'alors, ils révélaient et comblaient en partie, un manque intime, une secrète attente... Nul besoin d'images, tout est imprimé sur les parois de son âme, en signes étranges hiéroglyphes dont lui seul possède les clefs. Jusque la part organique de ces sensations physiques... Ces sens du corps, qu'il parvient à conserver et entretenir, mentalement...
C'est étrange, écrivant cela, j'ai bien conscience de ne pas tout comprendre, et d'y palier par des croyances rassurantes... Mais, je ne m'explique pas, la perception toute différente que j'ai de, ce qui nous dirige pourtant tous autant que nous sommes, nos intimes convictions...
L'illusion s'arrêterait donc là où commencent ces intimes convictions...
Bref, j'ai toute ma conscience... Du moins jusqu'aux portes de cet endroit mystérieux où se forment mes intimes convictions, au-delà, c'est un peu plus floue... Mais cela ne m'alarme pas plus que ça.
vendredi 18 janvier 2013
Pas disponible...
Mes hésitations m'ont fait perdre tant d’opportunités et pas seulement... Plus de nouvelles de cette voisine que j'avais fini par rencontrer après l'avoir tant de fois croisée... Je ne suis pas surpris et salue tout le temps qu'elle m'a pourtant accordé. Ma nature animale, à l'insu de mon âme, m'exhorte à aller vers ces femmes qui d'apparence me plaisent, suscitent mon désir... Mais, une fois quelques mots échangés, quelques verres dans un café, allant même jusque un dîner (c'est fou la puissance du désir, l'appel du plaisir)... Je me trouve incapable de franchir la limite des mots ordinaires, de ceux qui ne font que sourire... Bien que je puisse sentir chez l'autre, l'attente puis l'impatience et l'embarras que cette situation génère... Il m'est impossible de les dire, même de les penser, et plus encore, d'agir... Je ne suis pas disponible, je ne suis pas disposé à quelque partage d'intimité que ce soit... J'ai même le désagréable sentiment de ne plus jamais pouvoir l'être...
Ma faiblesse de céder ainsi à l'envi... jette cette autre approchée, en pâture aux affres du doute de soi... et je m'en trouve profondément accablé pour savoir que c'est là, ce qu'il y a de pire...
C'est peut-être aussi que je n'y retrouvais pas cette douceur, cette singulière tendresse, que seuls les êtres ravagés... possèdent. Ce regard qui contient l'humanité toute entière... tous les tourments de ce qui vit sur Terre.
Bien sûr, il y avait ces autres regards, étouffés, que presque toujours, je surprenais, parce que les miens étaient vifs argent, transperçant... Mais que voulez-vous, nul n'est parfait, et l'on pardonne tout à celle dont un seul sourire suffit pour vous ouvrir à l'infinité de l'Univers... Il y avait là des promesses de voyages qui valaient bien tous les enjeux...
Mon problème, c'est moins de ne pas comprendre ce qui est trop simple, que de me résoudre à ce que la beauté, l'intelligence, la pureté... du moins ce qui à mon âme les incarnait, de façon désirable, ne soit pas exempte de vices...
Plus enclin à voir dans chacun celui qu'il est au plus profond de lui-même, je ne tiens pas assez compte de comment les vicissitudes de la vie, le vrillent et le tordent...
Ayant toujours pensé être étranger à cette planète - ce qui d'ailleurs m'en révèle plus qu'à d'autres la fragilité de ses beautés - d'avoir rencontré si intimement puis, égaré... sans doute mon unique semblable, ici-bas et maintenant... Je ne m'en remets pas !
Ma faiblesse de céder ainsi à l'envi... jette cette autre approchée, en pâture aux affres du doute de soi... et je m'en trouve profondément accablé pour savoir que c'est là, ce qu'il y a de pire...
C'est peut-être aussi que je n'y retrouvais pas cette douceur, cette singulière tendresse, que seuls les êtres ravagés... possèdent. Ce regard qui contient l'humanité toute entière... tous les tourments de ce qui vit sur Terre.
Bien sûr, il y avait ces autres regards, étouffés, que presque toujours, je surprenais, parce que les miens étaient vifs argent, transperçant... Mais que voulez-vous, nul n'est parfait, et l'on pardonne tout à celle dont un seul sourire suffit pour vous ouvrir à l'infinité de l'Univers... Il y avait là des promesses de voyages qui valaient bien tous les enjeux...
Mon problème, c'est moins de ne pas comprendre ce qui est trop simple, que de me résoudre à ce que la beauté, l'intelligence, la pureté... du moins ce qui à mon âme les incarnait, de façon désirable, ne soit pas exempte de vices...
Plus enclin à voir dans chacun celui qu'il est au plus profond de lui-même, je ne tiens pas assez compte de comment les vicissitudes de la vie, le vrillent et le tordent...
Ayant toujours pensé être étranger à cette planète - ce qui d'ailleurs m'en révèle plus qu'à d'autres la fragilité de ses beautés - d'avoir rencontré si intimement puis, égaré... sans doute mon unique semblable, ici-bas et maintenant... Je ne m'en remets pas !
jeudi 17 janvier 2013
Cette peur ?
Parfois, comme une bouffée de chaleur, je ressens un état de tristesse majeure. À peine je pense pouvoir contrôler ce manque qui ne me quitte jamais... Que deux à trois mauvais coups venant d'ailleurs, me font valser, me remettent à ma place d'insignifiant. Mes digues s'effondrent en chaîne et je suis submergé par une tristesse si forte qu'elle emporte tous mes espoirs, à commencer par les plus insensés, ceux qui me sont le plus précieux... Et ça me met dans un tel état... de dépouillement d'âme... que je préférerais qu'on me jette des pierres plutôt que d'être ainsi ignoré. Dans mon esprit, c'est le mépris qui rôde alors... Le mépris, c'est d'être banni du cœur et de l'esprit de cet autre qui pourtant vous manque comme un bras ou une jambe, amputé... et de n'en toujours pas comprendre les raisons... C'est un châtiment si terrible, que celui qui méprise n'en a pas conscience... On méprise le plus souvent par inadvertance. Le mépris, c'est l'oubli, programmé puis oublié. C'est l'insignifiance révélée !
D'où me vient cette peur d'être, aux yeux de ces rares êtres qui me sont si précieux... insignifiant, méprisé, oublié ? De ne pas exister ?
D'où me vient cette peur d'être, aux yeux de ces rares êtres qui me sont si précieux... insignifiant, méprisé, oublié ? De ne pas exister ?
mercredi 16 janvier 2013
Condamner à l'orée ?
Évidemment, les quinze à vingt centimètres de neige qu'il y a ici et les moins quatre ou six degrés qu'il y fait, feraient sourire ceux qui, pour déjà sortir de chez eux, doivent pelleter deux à trois heures par moins vingt degrés... Clin d'œil à une impulsive que je lis, appréciant son accent qui enchante jusqu'à ses mots écrits.
V. s'en donne à cœur joie, avec en permanence les poils de l'échine, tout particulièrement au garrot et au niveau des lombaires, tout hérissés, un peu à la manière dont se coiffent ces footballeurs ridicules et leurs supporters...
Pour le reste, la nature est ce qu'elle est, faite pour m’accueillir m'accepter... Là... à indéfiniment m'attendre.
Ce sont les humains qui posent toujours des problèmes. Tant de choses m'éloignent de ceux qui vivent ici, que je me sens le plus souvent paralysé, comme obligé. Je pourrais bien sûr m'échapper, mais cette cage se trouve à l'intérieur de moi, elle m'accompagne jusque dans mes ballades.
Je me sens comme à l'aube d'un jour prometteur, d'une immense et étonnante ouverture, mais ne sachant pas encore quoi ni comment... Je ne sais de quelle manière encourager ceux-là qui me paraissent en arrière, à me suivre et je suis encore incapable de faire preuve, à leur égard, de la compassion que me promet cet autre état d'être.
Je suis comme à la lisière d'un jardin extraordinaire dont je devine l'essentiel, j'en ai une vive conscience au point de déjà presque comprendre, mais quitter ce terrain vague que je connais si bien ne semble pas si aisé, par peur que le manque me manque, seule compagne (je sais, ce devrait être au masculin, mais pour moi le manque est toujours féminin) de ces dernières années, ou de ne pas être tout à fait prêt.
N'aurai-je comme avenir que celui de devenir l'un de ces passeurs, condamner à l'orée, pour ne pas avoir tout abandonné ?
V. s'en donne à cœur joie, avec en permanence les poils de l'échine, tout particulièrement au garrot et au niveau des lombaires, tout hérissés, un peu à la manière dont se coiffent ces footballeurs ridicules et leurs supporters...
Pour le reste, la nature est ce qu'elle est, faite pour m’accueillir m'accepter... Là... à indéfiniment m'attendre.
Ce sont les humains qui posent toujours des problèmes. Tant de choses m'éloignent de ceux qui vivent ici, que je me sens le plus souvent paralysé, comme obligé. Je pourrais bien sûr m'échapper, mais cette cage se trouve à l'intérieur de moi, elle m'accompagne jusque dans mes ballades.
Je me sens comme à l'aube d'un jour prometteur, d'une immense et étonnante ouverture, mais ne sachant pas encore quoi ni comment... Je ne sais de quelle manière encourager ceux-là qui me paraissent en arrière, à me suivre et je suis encore incapable de faire preuve, à leur égard, de la compassion que me promet cet autre état d'être.
Je suis comme à la lisière d'un jardin extraordinaire dont je devine l'essentiel, j'en ai une vive conscience au point de déjà presque comprendre, mais quitter ce terrain vague que je connais si bien ne semble pas si aisé, par peur que le manque me manque, seule compagne (je sais, ce devrait être au masculin, mais pour moi le manque est toujours féminin) de ces dernières années, ou de ne pas être tout à fait prêt.
N'aurai-je comme avenir que celui de devenir l'un de ces passeurs, condamner à l'orée, pour ne pas avoir tout abandonné ?
lundi 14 janvier 2013
Voyage dans le temps et à la campagne...
Boulot tôt ce matin, en rentrant une petite sieste de vingt minutes et séance de kiné... Quelques affaires à préparer, avant de partir passer deux jours à la campagne. Et comme un fait exprès, il va certainement neiger... Cela me rappelle l'un de ces voyages, qui avait duré presque cinq heures alors qu'il en faut habituellement à peine une et demi... Pour ma part, je n'avais pas trouvé le temps long... Il était toujours trop court avec elle et j'étais, compte tenu des circonstances exceptionnelles, terriblement inquiet et préoccupé par le confort, le bien-être, de ma précieuse passagère. Je n'étais plus qu'instinct n'ayant qu'un seul devoir, l'emmener à bon port, saine et sauve et sans qu'elle s'alarme... J'aurais pu tenir ce rôle durant des milliers d'années, sa présence révélait chez moi une énergie... cosmique, inépuisable. Je ne pouvais pas faire qu'il cesse de neiger, mais je pouvais deviner et éviter tous les pièges, repousser tous les dangers...
Cette fois-ci c'est L. qui conduit. Moi je vaguerai au gré de mon âme et des paysages... Rentrée de Londres pour quelques jours elle a souhaité m'accompagner, V. sera, bien entendu, du voyage, mais elle n'aura pas de ventre sur lequel grimper et s'installer...
D'un certain côté, j'ai hâte de voir mon village et sa campagne environnante sous la neige. Je garde en tête cette photo de moi petit, assis sur la luge en bois que m'avait fabriqué mon grand-père. Il se tenait debout derrière moi, colosse des bois au corps anguleux et dur comme du bois pétrifié, il était le Roi bienveillant d'un minuscule royaume dont j'étais le Prince. Il attelait parfois ma luge à l'un de ses chiens pour qu'il me promène.
Le jour était blanc, bleu, lumineux. La nuit bleu marine, profonde et tout étincelante. De chaque maison sortait une fumée comme de la poussière dans un rayon de soleil et ça sentait le feu de bois à plein nez. Mais le plus impressionnant c'était cet extraordinaire silence qui régnait alors, tous les bruits étant étouffaient par ce manteau de neige immaculée ; un silence qui semblait pouvoir vous absorber si vous n'y preniez garde. Un silence que j'ai et qui vit au fond de moi. Un silence qui, sans doute, m'a un jour absorbé...
Cette fois-ci c'est L. qui conduit. Moi je vaguerai au gré de mon âme et des paysages... Rentrée de Londres pour quelques jours elle a souhaité m'accompagner, V. sera, bien entendu, du voyage, mais elle n'aura pas de ventre sur lequel grimper et s'installer...
D'un certain côté, j'ai hâte de voir mon village et sa campagne environnante sous la neige. Je garde en tête cette photo de moi petit, assis sur la luge en bois que m'avait fabriqué mon grand-père. Il se tenait debout derrière moi, colosse des bois au corps anguleux et dur comme du bois pétrifié, il était le Roi bienveillant d'un minuscule royaume dont j'étais le Prince. Il attelait parfois ma luge à l'un de ses chiens pour qu'il me promène.
Le jour était blanc, bleu, lumineux. La nuit bleu marine, profonde et tout étincelante. De chaque maison sortait une fumée comme de la poussière dans un rayon de soleil et ça sentait le feu de bois à plein nez. Mais le plus impressionnant c'était cet extraordinaire silence qui régnait alors, tous les bruits étant étouffaient par ce manteau de neige immaculée ; un silence qui semblait pouvoir vous absorber si vous n'y preniez garde. Un silence que j'ai et qui vit au fond de moi. Un silence qui, sans doute, m'a un jour absorbé...
dimanche 13 janvier 2013
Un peu d'air frais...
Après cette soirée, évoquée dessous, m'ayant amenée à ces réflexions et surtout à abuser de ce vin que j'offrais... Ma nuit fut trop courte pour en éliminer tous les néfastes effets. Il faut bien accepter le fait que depuis quelque temps je ne supporte plus mes excès, aussi infimes soient-ils.
Ma matinée fut difficile. Mal à l'aise, me sentant engoncé et ayant au visage de désagréables sensations cutanées... je me suis tout à coup rappelé que j'avais promis à J. de l'emmener chez mon coiffeur ! Un samedi pluvieux, qui plus est !
Je ne me suis pas défilé. Chevalerie oblige...
Arrivée chez elle, elle était prête... Tout en blond sur noir. Redingote de laine anthracite trois quarts, pull noir avec quelques fils argentés sur un fuseau imprimé noir sur gris et une paire de ranger Doc Martens... Bon sang !
Le temps de passer chez moi pour me rafraîchir, nous étions dehors, elle, à mon bras sous un parapluie...
Bien m'en a pris de tenir ma promesse, l'air m'a fait du bien, la marche aussi... Et chez le coiffeur, je fus assailli de compliments, que je ne méritais, certes, pas, mais c'est toujours bon d'être, par de jolies femmes, complimenté ainsi... Et, de percevoir dans leurs regards et leurs attitudes, l'ombre de l'animal femelle qui jauge tout à coup le potentiel géniteur d'un mâle, qui paraissait pourtant si discret, si sage... un peu hors du temps.
Nous sommes rentrés, moi fier, elle heureuse d'avoir osé couper ses cheveux et d'afficher une féminité naissante au bras du seul mâle pour qui elle sera, à jamais, une princesse, un conte de fée. Même la boulangère nous a offert une gaufre... Je me trouve toujours plus beau avec à mon bras une jolie femme. Ou plus exactement, je ne suis beau qu'avec au bras une femme que j'aime.
Je me rappelle de cette lumière, bien plus puissante encore, que je dégageais lorsqu'à mon bras s'accrochait une fée étincelante et dansante, qui me faisait un tout autre effet...
Ma matinée fut difficile. Mal à l'aise, me sentant engoncé et ayant au visage de désagréables sensations cutanées... je me suis tout à coup rappelé que j'avais promis à J. de l'emmener chez mon coiffeur ! Un samedi pluvieux, qui plus est !
Je ne me suis pas défilé. Chevalerie oblige...
Arrivée chez elle, elle était prête... Tout en blond sur noir. Redingote de laine anthracite trois quarts, pull noir avec quelques fils argentés sur un fuseau imprimé noir sur gris et une paire de ranger Doc Martens... Bon sang !
Le temps de passer chez moi pour me rafraîchir, nous étions dehors, elle, à mon bras sous un parapluie...
Bien m'en a pris de tenir ma promesse, l'air m'a fait du bien, la marche aussi... Et chez le coiffeur, je fus assailli de compliments, que je ne méritais, certes, pas, mais c'est toujours bon d'être, par de jolies femmes, complimenté ainsi... Et, de percevoir dans leurs regards et leurs attitudes, l'ombre de l'animal femelle qui jauge tout à coup le potentiel géniteur d'un mâle, qui paraissait pourtant si discret, si sage... un peu hors du temps.
Nous sommes rentrés, moi fier, elle heureuse d'avoir osé couper ses cheveux et d'afficher une féminité naissante au bras du seul mâle pour qui elle sera, à jamais, une princesse, un conte de fée. Même la boulangère nous a offert une gaufre... Je me trouve toujours plus beau avec à mon bras une jolie femme. Ou plus exactement, je ne suis beau qu'avec au bras une femme que j'aime.
Je me rappelle de cette lumière, bien plus puissante encore, que je dégageais lorsqu'à mon bras s'accrochait une fée étincelante et dansante, qui me faisait un tout autre effet...
De l'importance de la nuance...
C'était quand déjà ? Avant-hier soir. Nous avons dîner chez moi, la flemme de sortir, j'avais une bouteille et de quoi partager...
Je suis toujours étonné, non pas par ses confidences, mais par la vision qu'il a des rapports humains, des rapports femme homme, et plus précisément, de son rapport au sexe. Je crois que pour sa part, il est intrigué par mon point de vue et plus encore par ce qu'il nomme, ma moralité. Mais à l'inverse de moi, l'intérêt qu'il porte à ma singularité se restreint au fait même qu'elle contraste avec la sienne, donnant plus de colorations à sa supposée immoralité et à son soi-disant goût immodéré pour le sexe opposé... Tout est, bien entendu, beaucoup plus complexe et notre amitié ne tient pas qu'à nos différences... Elle est, je pense solide, du moins jusqu'au jour où il lira cela... Bien que de toute façon je ne dévoile rien ici, puisqu'il ne s'en cache pas... ce qui serait un comble pour un extraverti. D'une éducation vieille France, Scout toujours, Chrétien plus respectueux que pieu et, valeurs un tantinet réactionnaires... Il tient à ses principes, qu'un ego surdimensionné l'exhorte pourtant à parfois malmener... La rédemption par la honte en quelque sorte.
Particulièrement intelligent et cultivé, sa théorie sommaire et brutale sur l'amour, le sexe et les femmes, m'intrigue. Et je dois bien l'avouer, m'exaspère au plus haut point, lorsqu'il en expose (ou développe, mais toujours de façons imagées...) les bases exclusives, que sont les dimensions des éléments qui constituent cette Trinité qui sied à bon nombre d'écervelés : "Porte-feuille, Voiture et Pénis" .
"M'exaspère"... Peut-être, est-ce là, l'indice de certains troubles chez moi, d’hésitations, d'interrogations et de bien plus encore, qui m'assaillent alors... Quand bien même ce principe de l'alpha-mâle, impliquant nécessairement celui de soumission, me paraît bien trop manichéen, simpliste...
Comment aimer sans nuances ? Il y a dans la nuance tant de poésie... Et dans la poésie, toute cette insoumission qui bout en moi et m’amène parfois à fulminer ainsi.
J'ai un amour sans bornes pour Don Quichotte, comme lui, ce n'est pas plus ma lance que Rossinante, qui me rendent chevaleresque. Je crois depuis petit que toutes les femmes sont de belles Princesses et aussi, depuis plus grand, qu'il me faut trouver le moyen de briser l'envoûtement dont est victime ma Dulcinée, pour qu'elle puisse enfin m'aimer comme je le mérite...
Je ne sais pas si je dois appuyer sur le bouton pour publier ça ?
Oups !
Je suis toujours étonné, non pas par ses confidences, mais par la vision qu'il a des rapports humains, des rapports femme homme, et plus précisément, de son rapport au sexe. Je crois que pour sa part, il est intrigué par mon point de vue et plus encore par ce qu'il nomme, ma moralité. Mais à l'inverse de moi, l'intérêt qu'il porte à ma singularité se restreint au fait même qu'elle contraste avec la sienne, donnant plus de colorations à sa supposée immoralité et à son soi-disant goût immodéré pour le sexe opposé... Tout est, bien entendu, beaucoup plus complexe et notre amitié ne tient pas qu'à nos différences... Elle est, je pense solide, du moins jusqu'au jour où il lira cela... Bien que de toute façon je ne dévoile rien ici, puisqu'il ne s'en cache pas... ce qui serait un comble pour un extraverti. D'une éducation vieille France, Scout toujours, Chrétien plus respectueux que pieu et, valeurs un tantinet réactionnaires... Il tient à ses principes, qu'un ego surdimensionné l'exhorte pourtant à parfois malmener... La rédemption par la honte en quelque sorte.
Particulièrement intelligent et cultivé, sa théorie sommaire et brutale sur l'amour, le sexe et les femmes, m'intrigue. Et je dois bien l'avouer, m'exaspère au plus haut point, lorsqu'il en expose (ou développe, mais toujours de façons imagées...) les bases exclusives, que sont les dimensions des éléments qui constituent cette Trinité qui sied à bon nombre d'écervelés : "Porte-feuille, Voiture et Pénis" .
"M'exaspère"... Peut-être, est-ce là, l'indice de certains troubles chez moi, d’hésitations, d'interrogations et de bien plus encore, qui m'assaillent alors... Quand bien même ce principe de l'alpha-mâle, impliquant nécessairement celui de soumission, me paraît bien trop manichéen, simpliste...
Comment aimer sans nuances ? Il y a dans la nuance tant de poésie... Et dans la poésie, toute cette insoumission qui bout en moi et m’amène parfois à fulminer ainsi.
J'ai un amour sans bornes pour Don Quichotte, comme lui, ce n'est pas plus ma lance que Rossinante, qui me rendent chevaleresque. Je crois depuis petit que toutes les femmes sont de belles Princesses et aussi, depuis plus grand, qu'il me faut trouver le moyen de briser l'envoûtement dont est victime ma Dulcinée, pour qu'elle puisse enfin m'aimer comme je le mérite...
Je ne sais pas si je dois appuyer sur le bouton pour publier ça ?
Oups !
vendredi 11 janvier 2013
Ce point fixe.
Bien que profondément ancré en un point précis, j'ai le sentiment d'évoluer, du moins de me déplacer. Sensation infime mais perceptible. C'est donc que, depuis cet ancrage, je réussis à un peu me déployer. De ce point précis, d'où tout est parti, je m'étends en étoile, enfin, c'est la vision que j'ai de cette sensation. Cela demande beaucoup d'efforts, parce que ce point, comme un noyau, génère une force d'attraction puissante, qui varie selon la densité de ce qui passe autour. Elle est parfois telle, qu'elle me concentre autour d'elle si densément que je me trouve au bord d'un effondrement sur moi-même, d'une implosion. Puis soudain, comme-ci mon extrême compression l'atteignait enfin, ce point se rappelle de mon existence et, de se fait, me soulage de la pression de mon insignifiance... permettant à nouveau ma dilatation, mon expansion.
À force de battre ainsi mon âme, de l'étirer en tout sens, puis de la comprimer... elle s'élastifie autour de ce point fixe. Point fixe à partir duquel je m'étire, m’éloignant sans crainte ni espoir, de le perdre, comme de perdre son ombre. M’éloignant, je constate que comme la lumière d'une bougie, plus je m'en écarte, plus elle est diffuse, moins j'y vois clair et plus tout semble inquiétant. N'est-ce pas là la preuve que ce point fixe, cet axe, se trouve bel et bien en mon centre. Idée ou obsession, elle est assurément le point d'entré à mon autre dimension... mais en contre partie, elle m'épingle noir sur blanc, à son firmament blanc constellé d'étoiles noires.
À force de battre ainsi mon âme, de l'étirer en tout sens, puis de la comprimer... elle s'élastifie autour de ce point fixe. Point fixe à partir duquel je m'étire, m’éloignant sans crainte ni espoir, de le perdre, comme de perdre son ombre. M’éloignant, je constate que comme la lumière d'une bougie, plus je m'en écarte, plus elle est diffuse, moins j'y vois clair et plus tout semble inquiétant. N'est-ce pas là la preuve que ce point fixe, cet axe, se trouve bel et bien en mon centre. Idée ou obsession, elle est assurément le point d'entré à mon autre dimension... mais en contre partie, elle m'épingle noir sur blanc, à son firmament blanc constellé d'étoiles noires.
jeudi 10 janvier 2013
Garder son intégrité...
Ma balade Parisienne de mardi "emballe", apparemment... Cela me laisse, étonné et, touché...
Aujourd'hui, rien de comparable. Travail, tôt... De plus en plus, trop tôt... De plus en plus cela me coupe les ailes, brise mon élan... Mais, je n'ai pas le choix.
Retour... Non, je n'en parlerai pas... Une population, que je ne qualifierai pas non plus... Qui, bien que minoritaire, s'arroge le droit de prendre en otage une majorité bien trop docile, s'en est d'ailleurs suspect... Qu'importent leurs revendications, leurs méthodes méprisables les effacent... Franchement, il est des droits qui prennent figure d'abus, dans certaines mains pourtant déjà privilégiées ! Juste une petite parenthèse, on devrait peut-être leur imposer ce fameux examen obligatoire que doivent réussir leurs homologues Londonien... La part du gâteau n'en serait que plus grosse pour les quelques vrais professionnels... qui n'auraient alors, plus le temps de revendiquer en terroristes.
Mais en voilà bien assez, ce ne sont pas là les sujets que j'aime à traiter...
Je préfère inspirer ce qui n'a pas de prix ; ce qui ne s'impose jamais ; ce qui est éphémère et délicat ; ce qui, bien qu'irréel, abstrait... nous constitue, nous aide à avancer, nous fait aimer...
Il faut que je relise Walt Whitman : "Que rien d'extérieur n'arrive à commander en moi"...
Aujourd'hui, rien de comparable. Travail, tôt... De plus en plus, trop tôt... De plus en plus cela me coupe les ailes, brise mon élan... Mais, je n'ai pas le choix.
Retour... Non, je n'en parlerai pas... Une population, que je ne qualifierai pas non plus... Qui, bien que minoritaire, s'arroge le droit de prendre en otage une majorité bien trop docile, s'en est d'ailleurs suspect... Qu'importent leurs revendications, leurs méthodes méprisables les effacent... Franchement, il est des droits qui prennent figure d'abus, dans certaines mains pourtant déjà privilégiées ! Juste une petite parenthèse, on devrait peut-être leur imposer ce fameux examen obligatoire que doivent réussir leurs homologues Londonien... La part du gâteau n'en serait que plus grosse pour les quelques vrais professionnels... qui n'auraient alors, plus le temps de revendiquer en terroristes.
Mais en voilà bien assez, ce ne sont pas là les sujets que j'aime à traiter...
Je préfère inspirer ce qui n'a pas de prix ; ce qui ne s'impose jamais ; ce qui est éphémère et délicat ; ce qui, bien qu'irréel, abstrait... nous constitue, nous aide à avancer, nous fait aimer...
Il faut que je relise Walt Whitman : "Que rien d'extérieur n'arrive à commander en moi"...
Inscription à :
Articles (Atom)

