06h45, je suis au bureau depuis presque une heure et demie, j'avale ma première gorgée de thé et réalise que tout ce qui s'est passé jusqu'à cette seconde, semble ne pas avoir existé. Depuis 04h00 ce matin, j’accomplis toutes les tâches nécessaires à préserver ma dignité... machinalement, sans conscience de l'instant.
Il est peut-être temps que je pense à faire autre chose ?
Il y a onze ans, déjà un matin tôt, à 04h30 devant la machine à café qui me servait un jus âcre et amer, j'allume une cigarette ; tire cette première bouffée qui envahit immédiatement mes poumons et mon esprit... puis expire la fumée, allégée de presque toutes les cochonneries qu'elle contient... avec dans la tête un arrière-goût, métallique. Un geste devenu banal pour être exécuté chaque matin, et c'est justement ce qui soudain me dérange. J'avais toujours prétexté, fumer par plaisir, et là, à cet instant précis, je prenais conscience que ce n'était plus le cas. En une bouffée prise trop tôt le matin, je ressentais les sensations de toutes les précédentes... celles du matin ; d'après les repas ; en voiture ; lors d'un cocktail ou dehors quand il fait un froid sec. La dernière d'une nuit blanche alcoolisée ; celle, la plus symptomatique de la dépendance physique, au sortir d'un de ces vols longs courriers... Il était 04h35 du matin, un gobelet de mauvais café à la main... ce fut ma dernière !
Bon, ce ne fut pas aussi simple et illuminé... Depuis plusieurs mois déjà, je ne retenais plus que les désagréments de fumer, d'une certaine manière, je me préparais psychologiquement à la rupture. La décision finale, eut bien, quant à elle, la soudaineté de la prise de conscience du caractère absurde de cet acte devenu réflexe. J’arrêtais par la même occasion, de boire cet infect café qui me tordait l'estomac et quelques jours plus tard, commençais, les barres chocolatées !
Deux ans et six kilos plus tard, j'étais, je le pensais, sevré. J'ai bien peur que l'on ne le soit jamais ! Le manque se fait de moins en moins âpre, c'est incontestable, et bien que l'on oublie, même plusieurs fois par jour, voire plusieurs jours par mois, et plusieurs mois... cela reste en vous, endormi et, il est sage de garder quelques cartouches pour pouvoir lui faire front, le cas échéant.
Je n'ai pas l'intention de lui céder aujourd'hui, c'est juste qu'il faut souvent une décision aussi brutale que soudaine pour casser une habitude, mais pas seulement ! Il faut aussi s'être longuement persuadé du bien-fondé de cette rupture et ne jamais baisser la garde, tout particulièrement quand la victoire paraît n'être plus qu'une vieille histoire. Il en va de même avec l'alcool, les sucreries, la drogue... Et, l'amour ?
Bien que je croie que ce soit, dans le domaine des psychotropes, une exception. C'est en effet le seul cas où il ne nous est pas nécessaire d'absorber une substance chimique étrangère à notre organisme, nous la produisons nous-même ! Nous sommes à la fois le laboratoire, le distributeur et le consommateur ! Quelle merveille que ce corps et notamment, ce cerveau. Nous pourrions, sans doute, faire beaucoup plus de chose avec, si un mode d'emploi nous avait été fourni.
On a vu, en amour, tant de retournement de situations, qu'il semble impossible, dès lors que l'on a vraiment aimé, d'avoir la certitude que l'on n'aime plus...
Me vient à l'esprit cette chanson de Jacques Brel : "Mathilde est revenue".
C'était pour causer, parce qu'en ce qui me concerne, personne de ma connaissance n'est revenue ! Quant au début de ce billet, je ne pense pas que mon travail, uniquement alimentaire, soit ou devienne pour moi une accoutumance, même si pour rompre avec ce qu'il convient d'appeler une facilité confortable, il me faudrait agir comme tel.
Je rêve d'un travail qui, pour moi n'en serait pas un, au sens que lui confère cette culture de lutte de classe... Un travail que je puisse pratiquer n'importe où et quand bon me va. J'imagine qu'un travail comme ça, pourrait alors vite devenir une addiction, presque au même titre... qu'un amour ?
Il me suffit de constater et comparer aujourd'hui, la nature de l'occupation pour laquelle je ne compte jamais le temps passé, à celles dont l'instant nécessaire, aussi bref soit-il, m'est insupportable...
Un rêve comme celui-ci semble à ma portée. En tout cas plus que de gagner au Loto et plus que de parier sur l'évolution des sentiments de certains, à mon égard. Rêve, certes, théoriquement à ma portée, mais il me faudrait, cependant, briser quelques chaînes et convictions intimes... fondées ou pas... et ça, c'est une autre histoire.
(journal de mes sensations)
mercredi 12 septembre 2012
mardi 11 septembre 2012
Mémoire
Il y a un an, jour pour jour, j'écrivais un billet. À ce billet, je ne changerais pas un mot aujourd'hui, sauf peut-être ceux qui concernaient mon état d'esprit et surtout mon état d'âme. Je ne suis pas du genre à commémorer les évènements petits ou grands, même devenus historiques ou à compatir aux misères de l'humanité... je n'ai pas cette dimension, dire l'inverse serait hypocrite, et je ne le suis pas. Par contre, ceux à qui je me suis un jour attaché, je les porte en moi avec leur grandeur et leurs failles... Il y a des choses que j'oublie et d'autres, jamais !
Mystères de la perception
Aujourd'hui comme hier... Mes nuits n'ayant pas été sereines, sans que je sache pourquoi, mes réveils se sont avérés, apathiques. Alors, jusqu'à l'utile et même le nécessaire, m'ennuient. Je me lève, cherche ce qui me manque... des idées de mots ? Je me prépare du thé, grignote en passant ce qui traîne... Regarde dehors, l'agitation matinale de ceux qui, vivent déjà demain. Tombe sur ma tête dans la glace... mais comment puis-je avoir autant d'épis ? Ni je ne me lave, ni je ne m'habille... Je cherche, sans entrain, ce qui me manque... Passe d'une chose à l'autre en un souffle... Pense à ces moments passés... tente d'attraper un trop fugace présent, en mettant une chemise blanche à tremper, en faisant une machine... Cherche, une présence, un regard, de ceux qui me restent d'hier... en projette l'effet sur demain... Comme ce qu'il me faudrait retrouver.
Ai-je parcouru du chemin ou ai-je été rejeté, sur le bord, par ce ressac ? Me serais-je fais rouler, comme mon linge dans le tambour de la machine ? Tant et si bien que j'en aurai perdu jusqu'à l'instinct ?
Je me fais l'effet d'un désillusionné qui se réfugie dans l'indifférence. J'aimerais m'intoxiquer d'alcool et de cigarettes... mais seule l'idée de cette attitude me plaît. L'expérience physique de ces paradis artificiels se termine toujours par le désagrément des maux. L'effet sournois de ces poisons, n'apporte jamais rien d'autre que la gêne et l'embarras. Il prive des moyens de pouvoir saisir, lorsqu'elle se présente, cette étincelle que l'on espère. Je préfère m'abandonner franchement à cet état de dépression, en toute conscience, m'étendre et, laisser mes échecs, mes lâchetés, mes peurs, m'envahir... Vivre ces instants où l'on se vide et, comparer ce qui y diffère d'avec ces instants où, ça va bien...
Quelle drôle de sensation quand même, se pourrait-il que ce soit la conséquence d'une modification chimique ? Un léger dérèglement des hormones nous ferait voir le verre, soit à moitié vide, soit à moitié plein ? Un aliment trop chargé en pesticides ou je ne sais quel poison autorisé... les gaz d'échappement... La pression atmosphérique... ? Probable... En même temps, je sais, qu'une main qui se poserait, là à cet instant, sur mon épaule puis ma nuque, en une caresse douce, sereine et si légère... ce genre de geste, qui laisse deviner la nature du regard qui l'accompagne... Cette main m'effleurant, ferait sans doute, que tout me semblerait différent, à l'instant même. Tant et si fort, que déjà l'idée, que cela puisse se produire, suffit à me remplir...
Ai-je parcouru du chemin ou ai-je été rejeté, sur le bord, par ce ressac ? Me serais-je fais rouler, comme mon linge dans le tambour de la machine ? Tant et si bien que j'en aurai perdu jusqu'à l'instinct ?
Je me fais l'effet d'un désillusionné qui se réfugie dans l'indifférence. J'aimerais m'intoxiquer d'alcool et de cigarettes... mais seule l'idée de cette attitude me plaît. L'expérience physique de ces paradis artificiels se termine toujours par le désagrément des maux. L'effet sournois de ces poisons, n'apporte jamais rien d'autre que la gêne et l'embarras. Il prive des moyens de pouvoir saisir, lorsqu'elle se présente, cette étincelle que l'on espère. Je préfère m'abandonner franchement à cet état de dépression, en toute conscience, m'étendre et, laisser mes échecs, mes lâchetés, mes peurs, m'envahir... Vivre ces instants où l'on se vide et, comparer ce qui y diffère d'avec ces instants où, ça va bien...
Quelle drôle de sensation quand même, se pourrait-il que ce soit la conséquence d'une modification chimique ? Un léger dérèglement des hormones nous ferait voir le verre, soit à moitié vide, soit à moitié plein ? Un aliment trop chargé en pesticides ou je ne sais quel poison autorisé... les gaz d'échappement... La pression atmosphérique... ? Probable... En même temps, je sais, qu'une main qui se poserait, là à cet instant, sur mon épaule puis ma nuque, en une caresse douce, sereine et si légère... ce genre de geste, qui laisse deviner la nature du regard qui l'accompagne... Cette main m'effleurant, ferait sans doute, que tout me semblerait différent, à l'instant même. Tant et si fort, que déjà l'idée, que cela puisse se produire, suffit à me remplir...
lundi 10 septembre 2012
L'Arc de Cupidon.
Quelle heure est-il ? Plus l'heure d'être en culotte, en vrac et pas encore lavé ! Je devais aller courir avec des amis... Mais notre hôte a dû annuler. Du coup, bien que levé tôt, je n'ai rien fait, perturbé par ce changement de programme ! Il m'en faut peu parfois... Il faut dire que de m'être ainsi replongé dans cette partie de ma vie... n'a pas été sans conséquences, sans éveiller quelques douleurs latentes... Et une profonde mélancolie.
Pour me changer les idées, j'ai laissé, au gré de mes lectures de ces blogs voisins, quelques commentaires... J'ai découvert que la partie supérieur de la lèvre supérieure, là où se dessine un tendre ourlet, s'appelle : l'Arc de Cupidon ! Qu'il borde et dessine le haut de la lèvre et la coupe d'amour, cette fossette tout en longueur qui monte vers le nez, plus techniquement, nommée : le philtrum, du Grec phíltron (charme) dérivé de phileîn (aimer, embrasser).
Wikipédia, m'indique qu'il semble que sa profondeur serait d'autant plus grande que la personne serait capable d'aimer... Je me précipite dans ma salle d'eau, reviens pour prendre mes lunettes, y retourne et constate, dépité, que la mienne n'est pas aussi singulièrement profonde que je l'aurais imaginé ! Il doit y avoir des exceptions... Je remarque, cependant, que faisant cette moue qui convient à embrasser, elle se creuse plus que notablement... Rassuré, je retourne à ma lecture et apprends, que cette partie du visage viendrait de l'enfance. Un ange se serait penché sur le berceau d'un nouveau-né et lui aurait posé un doigt sur la bouche, pour l'apaiser et pour qu'il puisse ainsi calmement s'endormir. (Merci Wikipédia).
En passant, un clin d'oeil à Yaya, pour ces mots grecs, origine de notre rencontre... Ceux-ci, me font mesurer mon avis...
J'ai bien connu, et tant aimé, que sans doute, j'... une bouche dont la lèvre supérieure était ainsi magnifiquement ourlée. Et dont l'Arc de Cupidon était si marqué, que lorsqu'elle ornait ses lèvres d'un rouge carmin, créant un contraste tendrement violent avec la pâleur de sa peau, je voyais s'incarner tout l'esthétisme du Japon ancestral.
Jusqu'au-boutiste, dans sa démarche esthétique, elle jouait des contrastes comme du minimalisme ; elle aimait de temps en temps, donner aux lèvres de son visage, un aspect plus "sévère", plus tranchant, comme pour s'opposer à la douceur de son regard ou, à la voluptueuse et tendre générosité des lèvres de sa naissance du monde (enfin, pour les intimes)...
Une douche froide me fera le plus grand bien... Les flèches tirées de cet arc de Cupidon n'ont pas fini de m'atteindre et je me sens tel Saint Sébastien, transpercé...
Pour me changer les idées, j'ai laissé, au gré de mes lectures de ces blogs voisins, quelques commentaires... J'ai découvert que la partie supérieur de la lèvre supérieure, là où se dessine un tendre ourlet, s'appelle : l'Arc de Cupidon ! Qu'il borde et dessine le haut de la lèvre et la coupe d'amour, cette fossette tout en longueur qui monte vers le nez, plus techniquement, nommée : le philtrum, du Grec phíltron (charme) dérivé de phileîn (aimer, embrasser).
Wikipédia, m'indique qu'il semble que sa profondeur serait d'autant plus grande que la personne serait capable d'aimer... Je me précipite dans ma salle d'eau, reviens pour prendre mes lunettes, y retourne et constate, dépité, que la mienne n'est pas aussi singulièrement profonde que je l'aurais imaginé ! Il doit y avoir des exceptions... Je remarque, cependant, que faisant cette moue qui convient à embrasser, elle se creuse plus que notablement... Rassuré, je retourne à ma lecture et apprends, que cette partie du visage viendrait de l'enfance. Un ange se serait penché sur le berceau d'un nouveau-né et lui aurait posé un doigt sur la bouche, pour l'apaiser et pour qu'il puisse ainsi calmement s'endormir. (Merci Wikipédia).
En passant, un clin d'oeil à Yaya, pour ces mots grecs, origine de notre rencontre... Ceux-ci, me font mesurer mon avis...
J'ai bien connu, et tant aimé, que sans doute, j'... une bouche dont la lèvre supérieure était ainsi magnifiquement ourlée. Et dont l'Arc de Cupidon était si marqué, que lorsqu'elle ornait ses lèvres d'un rouge carmin, créant un contraste tendrement violent avec la pâleur de sa peau, je voyais s'incarner tout l'esthétisme du Japon ancestral.
Jusqu'au-boutiste, dans sa démarche esthétique, elle jouait des contrastes comme du minimalisme ; elle aimait de temps en temps, donner aux lèvres de son visage, un aspect plus "sévère", plus tranchant, comme pour s'opposer à la douceur de son regard ou, à la voluptueuse et tendre générosité des lèvres de sa naissance du monde (enfin, pour les intimes)...
Une douche froide me fera le plus grand bien... Les flèches tirées de cet arc de Cupidon n'ont pas fini de m'atteindre et je me sens tel Saint Sébastien, transpercé...
dimanche 9 septembre 2012
À celle qui me fit oser mes premiers mots...
Jamais je ne l'ai oubliée, et je peux dire que jamais, je ne l'oublierai. Elle est mes plus beaux baisers. De ces baisers, que rien, je crois, n'aurait pu dépasser en émotion, en sensation. Nous nous embrassions des heures, à perdre haleine, à perdre la tête, et le temps semblait toujours trop court. Une fois, enivrés par nos baisers, mes lèvres ont caressé ses seins, baisé ses aisselles... jamais nous ne sommes allés plus loin. J'en souffrais... elle en souffrait, deux fois plus ! Nous avions été cueillis par la foudre, lors d'une attente commune. Nous savions, qu'il était trop tard ou bien trop tôt... Mais, comment interrompre l'élan qu'avait déjà pris nos âmes ? Elle ne pouvait pas tout m'offrir, je ne pouvais pas tout prendre. C'est pour elle que je commençais à écrire. De petits mots sur de petits papiers pliés, que chaque jour je lui remettais. Spontanés et ingénus, des mots, à mon grand étonnement, que j'osais... Elle fût la première à me dire que mes mots avaient, à ses yeux, une valeur inestimable...
C'est avec elle que je perdis ma vie d'avant, projeté, inconscient, dans l'effondrement puis le néant qui précèdent la renaissance. Découvrant le chaos ou se mêlaient, sans règles, les plus doux bonheurs et les plus vives douleurs...
Quel courage il lui a fallu pour s'arracher à mes enfantillages de naufragé qui se noyait ? L'amour ne s'encombre pas de la morale et de l’éducation, il est un dieu, nous ne sommes qu'humains, mais certains ont le courage de respecter leur engagement, quand bien même ils y accèdent...
Hier, mon ami, plus confident que d’ordinaire... Me demande soudain :
- Combien de fois as-tu aimé ?
Sans un soupçon d'hésitation, je lui répondis :
- Trois fois... j'ai beaucoup de chance.
Oui, je suis mort et ressuscité, trois fois ! Chaque main saisie vous fait renaître.
C'était la seconde fois, c'était après tant d'années que j'eus la sensation que c'était la première fois... Je comprenais tout à coup ce qu'avait dû être le chaos à la naissance de notre univers.
Mais malgré la complexité de la situation, ce fut si simple, si naturel... si inévitable.
Nous ne pouvions nous toucher sans frémir, si nos yeux se croisaient, ils restaient fixés, émerveillés... Nous communiquions par le rire, avec dans le regard l'infinie tendresse de ceux qui savent... Léna, irisait mon âme, faisait enfin jaillir ces larmes que toute ma vie, j'avais contenues !
Et pourtant, tout, autour de nous, était hostile, difficile... Nous étions en équilibre... Cernés de barbelés, de jalousie, de béton... Nous nous cachions, je la mettais en péril par mes risques insensés... Je brûlais... Alors comme tout amoureux, je devenais lyrique... Mais ça éveillait quelque chose de profondément enfoui, oublié parce qu'improbable à mes yeux... Je lui écrivais...
Puis ce fut un lourd et long silence... Elle avait fait preuve du courage dont j'étais incapable... Avec une immense douceur, d'infinies et patientes explications, elle avait rompu, délicatement découpé... puis, changé de service parce que nous voir était aussi insupportable pour elle que pour moi... Elle eut tous les courages ! Belle, jusqu'au bout.
Journal, extraits :
29 Novembre 2...
... Le lieu, comme le temps n’existe plus quand nous sommes tous les deux ! Distorsion du temps. Comment traduire ce sentiment de sérénité, cette électricité tout autour de nous ; ce bien-être ; cette confiance en l’autre, hallucinante ; cet attachement ?
02/02...
Envoûté par ton moi.
Habité d'une envie diablesse,
De t'attraper les fesses !
Hanté d'un besoin libertin,
De voir danser tes seins !
Obsédé d'un malin refrain,
De sentir le va et vient de tes reins !
Te chahuter, te bousculer,
Te manquer de respect,
Sans jamais t'offenser,
Te butiner, te culbuter !
Pour attraper tous tes soupirs,
Mettre à nu tous tes désirs,
M'attarder sur l'origine de tes plaisirs...
Qu'enfin s'étendent nos deux corps las,
Réunis en une seule âme.
Rêver d'une première fois.
07/04...
Ta bouche dans laquelle fond ma langue
M’enivre si puissamment que je tangue.
Bien que peu tu t’autorises à te donner
Dans tes bras je me sens tellement aimé !
Nos cœurs nos âmes sont si fortement liées
Qu’à peine tu vacilles je me sens tomber.
Tout en toi évoque en moi le besoin
De me livrer tout entier à tes soins.
19/05...
Arc bandé, à se rompre.
Je rêve toutes les nuits,
De t’avoir dans mon lit.
Pulsions animales, vœux immoraux,
Désir tendu, désir tranchant,
Collé tout contre ton ventre chaud,
J’y dépose, dans un souffle indécent,
Un baiser de mes lèvres de chaux.
Sueur mêlée, veines rampantes,
Sur nos corps brûlant, habités de sursauts,
Sang battant, parfums intimes, âcres, enivrants...
La peau, dit mieux l’amour que les mots !
C'est avec elle que je perdis ma vie d'avant, projeté, inconscient, dans l'effondrement puis le néant qui précèdent la renaissance. Découvrant le chaos ou se mêlaient, sans règles, les plus doux bonheurs et les plus vives douleurs...
Quel courage il lui a fallu pour s'arracher à mes enfantillages de naufragé qui se noyait ? L'amour ne s'encombre pas de la morale et de l’éducation, il est un dieu, nous ne sommes qu'humains, mais certains ont le courage de respecter leur engagement, quand bien même ils y accèdent...
Hier, mon ami, plus confident que d’ordinaire... Me demande soudain :
- Combien de fois as-tu aimé ?
Sans un soupçon d'hésitation, je lui répondis :
- Trois fois... j'ai beaucoup de chance.
Oui, je suis mort et ressuscité, trois fois ! Chaque main saisie vous fait renaître.
C'était la seconde fois, c'était après tant d'années que j'eus la sensation que c'était la première fois... Je comprenais tout à coup ce qu'avait dû être le chaos à la naissance de notre univers.
Mais malgré la complexité de la situation, ce fut si simple, si naturel... si inévitable.
Nous ne pouvions nous toucher sans frémir, si nos yeux se croisaient, ils restaient fixés, émerveillés... Nous communiquions par le rire, avec dans le regard l'infinie tendresse de ceux qui savent... Léna, irisait mon âme, faisait enfin jaillir ces larmes que toute ma vie, j'avais contenues !
Et pourtant, tout, autour de nous, était hostile, difficile... Nous étions en équilibre... Cernés de barbelés, de jalousie, de béton... Nous nous cachions, je la mettais en péril par mes risques insensés... Je brûlais... Alors comme tout amoureux, je devenais lyrique... Mais ça éveillait quelque chose de profondément enfoui, oublié parce qu'improbable à mes yeux... Je lui écrivais...
Puis ce fut un lourd et long silence... Elle avait fait preuve du courage dont j'étais incapable... Avec une immense douceur, d'infinies et patientes explications, elle avait rompu, délicatement découpé... puis, changé de service parce que nous voir était aussi insupportable pour elle que pour moi... Elle eut tous les courages ! Belle, jusqu'au bout.
Journal, extraits :
...
Septembre 2...
Quand le corps n’en peu plus de faire des signes,
Et que le besoin de dire est si fort qu’on ne peut plus le retenir...
Qu’au-delà de toute réserve et timidité, dans une peur équivalente à l’importance du sentiment que l’on ressent ; on s’exprime enfin, maladroitement, on prend conscience d’une chose rare, on se déclare...
Bien qu’au fond de soi, on sache déjà, on ne pouvait y croire...
Et pourtant c’est là...
Tout est à lui dire, tout ce que j’ai de plus beau...
Lui écrire, encore et encore.
Septembre 2...
Choc de son regard !
Pur, limpide, vif, clair...
Je ne l’oublierai jamais ce regard !
Elle m’a attendu !?
J’aurais dû...
Illumination !
Comme elle peut être belle !
07 Novembre 2...
Rêve :
... ambiance zen, japonisante... bois foncé sur les mûrs d’un appartement clair.
Une visite... mon frère ? et une de mes filles...
Tenue vaporeuse, claire ; je pose un tendre baiser sur sa joue... tout est douceur, même la lumière...
L’impression de sérénité est telle qu’elle me reste encore...
Son sourire, si calme, si serein !
08 Novembre 2...
Soirée DL.
Jeans, comme un écrin... Pull coton bleu ciel, échancré.
Beauté fraîche et pure. Désir... Souffles ; effleurements ; caresses hésitantes, du bout des doigts tremblants de tension...
Vision, le bas de son dos, le dessin de ses reins...
Concentration impossible...
Cette peur de trop lui demander, de ne pas assez lui donner...
Plus tard, elle, magnifique, offrant sa souffrance, sous le ciel froid des étoiles de novembre... Tard, très tard...
Puis en route, coup de fil, pour m’offrir un sourire...
Je l’aime depuis toujours.
Novembre 2...
C’est impressionnant comme plus rien n’existe lorsque l’on est ensemble !
Noyés les yeux dans les yeux, il faut parfois regarder de côté, comme pour reprendre notre respiration, s’arrêter, retrouver notre souffle ; et constater combien nous sommes ailleurs ! Dans un infini connu de nous, depuis toujours...
Nous nous sommes retrouvés, nous nous connaissons depuis si longtemps.
Je sais, que quand nous ne sommes pas ensemble, nous nous cherchons...
L’un habite l’autre !
28 Novembre 2...
Premier baiser...
Baiser à deux ! Il y a le cœur, il y a l’âme...
C’est sensuel, à l’extrême ! C’est le plus beau de tous les baisers...
Je voudrais faire comme Monet - avec ses Nymphéas – passer, les trente dernières années de ma vie à étudier et, essayer d’exprimer cette sensation que j’ai, quand nous nous embrassons. Il n’y a plus rien, rien que ce baiser, et ceux qui sont à venir. Ce baiser, c’est la fusion de nos âmes ; quand nous nous regardons, nos âmes s’enlacent ; quand nous nous embrassons, elles fusionnent, ne font plus qu’une...
Et la douceur, cette caresse unique de nos lèvres...
Elle me dit reconnaître ce baiser ; m'embrasser comme si nous nous étions toujours embrassés ; n’éprouver aucune gène, timidité ou retenue ; être en totale confiance. C'est aussi le sentiment que me donne ce baiser, nous nous embrassons depuis la nuit des temps !
Nos âmes sont sœurs et c’est plus fort que tout.
Ce baiser, c’est l’harmonie...
... Le lieu, comme le temps n’existe plus quand nous sommes tous les deux ! Distorsion du temps. Comment traduire ce sentiment de sérénité, cette électricité tout autour de nous ; ce bien-être ; cette confiance en l’autre, hallucinante ; cet attachement ?
... Évocations de ses tourments face à cette situation. Elle reconnaît, que je suis autant son choix qu’elle est le mien. Qu’il y a dans ce qui nous arrive, une authentique réciprocité des attirances, des sentiments puissants, incontrôlables, nous sommes des aimants si puissants... Que chaque séparation est épuisante... Mais il y a aussi ces promesses faites, sa conscience...
Un peu plus loin, plaisanterie sur ces craintes de ne pas être à la hauteur de mes espérances... Quelles espérances ?! C’est moi qui ne te mérite pas ! Ton âme est si belle...
Un peu plus loin, plaisanterie sur ces craintes de ne pas être à la hauteur de mes espérances... Quelles espérances ?! C’est moi qui ne te mérite pas ! Ton âme est si belle...
Pour toi je perdrais tout ; après toi... que restera-t-il de moi ?
Quelques-uns de ces mots d'amoureux candide :
02 Décembre 2...
Elle m’épargne malgré sa souffrance, son tourment !
Elle me dit que mes mots sont : "du grand bonheur"...
Ses mains sur mon visage... sur mon corps... Cette douceur, ses grands yeux qui expriment tous ce qu’elle s’interdit de me dire... ses baisers de velours...
Cet abandon qu’elle ne peut pas laisser filer...
Autour de nous, tout semble tourner, de plus en plus vite ; si cet amour, qui nous fait, n’était pas entravé par la conscience, de ce que l’on était... Alors au sein de cette nébuleuse, nous deviendrions une magnifique étoile !
22 Décembre 2...
Le brouillon de ce dernier mot a été oublié sur mon bureau. Possible acte de mon subconscient, qui souhaitait clarifier la situation ?
... Ma vie vient, en une journée, de basculer... Mon seul fil d’Ariane, toi...
Mais comment te dire maintenant, que je veux... Comment dire tout cela sans que tu penses que je m’égards en raison de ce drame...
En soulageant ma conscience, mon subconscient aurait-il poignardé ma sincérité ?
Je suis seul responsable... Je sais que le soir venu, toi aussi, à ta façon, tu payes le prix fort...
27 Janvier 2...
Envies de longues prémices...
...
Un de nos baisers, mais debout pour voir quand, trop étourdis, nous tomberions... Mes mains ont glissé, du haut de ses reins jusqu'aux bas de ses reins, dans son jean... Atteignant le Graal... j’ai caressé ses fesses ! Comment ai-je pu oser glisser mes mains si loin ?
C’était doux... c’était frais... comment les retirer !? Comment ne pas, penser, seulement penser, doucement la déculotter, la retourner et y déposer des milliers de baisers ?
02 Février 2...
Envoûté par ton moi...
Elle me dit avoir rougi...
Ce sont les baisers et les caresses qui suivirent, qui moi m’ont fait rougir... à blanc !
...
29 Août 2...
Je lui ai remis ce petit carnet où j'avais recopié tous ces petits mots qui exprimaient mon sentiment...
Je lui ai remis une partie de mon âme... mes plus beaux éclats...
...
02/02...
Envoûté par ton moi.
Habité d'une envie diablesse,
De t'attraper les fesses !
Hanté d'un besoin libertin,
De voir danser tes seins !
Obsédé d'un malin refrain,
De sentir le va et vient de tes reins !
Te chahuter, te bousculer,
Te manquer de respect,
Sans jamais t'offenser,
Te butiner, te culbuter !
Pour attraper tous tes soupirs,
Mettre à nu tous tes désirs,
M'attarder sur l'origine de tes plaisirs...
Qu'enfin s'étendent nos deux corps las,
Réunis en une seule âme.
Rêver d'une première fois.
07/04...
Ta bouche dans laquelle fond ma langue
M’enivre si puissamment que je tangue.
Bien que peu tu t’autorises à te donner
Dans tes bras je me sens tellement aimé !
Nos cœurs nos âmes sont si fortement liées
Qu’à peine tu vacilles je me sens tomber.
Tout en toi évoque en moi le besoin
De me livrer tout entier à tes soins.
17/05...
Femme au ventre soyeux ;
Belle et bouleversante.
Femme aux charmes délicieux,
Passion obsédante...
Rêve de cristal,
Femme au ventre soyeux ;
Belle et bouleversante.
Femme aux charmes délicieux,
Passion obsédante...
Rêve de cristal,
Si près de l’extase enviée,
Briser son mental.
Ne s’accomplir qu’à moitié.
Âme sœur... Éperdument,
Te confier tous mes fragments.
Dire, sans peur, tout ce qui m’émeut.
Briser son mental.
Ne s’accomplir qu’à moitié.
Âme sœur... Éperdument,
Te confier tous mes fragments.
Dire, sans peur, tout ce qui m’émeut.
T’avouer tous mes vœux !
Arc bandé, à se rompre.
Je rêve toutes les nuits,
De t’avoir dans mon lit.
Pulsions animales, vœux immoraux,
Désir tendu, désir tranchant,
Collé tout contre ton ventre chaud,
J’y dépose, dans un souffle indécent,
Un baiser de mes lèvres de chaux.
Sueur mêlée, veines rampantes,
Sur nos corps brûlant, habités de sursauts,
Sang battant, parfums intimes, âcres, enivrants...
La peau, dit mieux l’amour que les mots !
Je ne hante que ton âme et... tes rêves !
03/06...
Aussi soudain que l’éclat d’une lame,
Deux cœurs s’emballent,
13/01...
Ces yeux, ce regard
Me laissent,
Fiévreux, voir hagard !
Cette aura, cette présence
Quelle autre quête,
Quel autre sens,
Sur cette planète
04/02...
Oh ! Même de dos
Tu me tournes la tête
Ton rire de fête
Résonne en un écho
Qui sans cesse me répète
03/06...
Aussi soudain que l’éclat d’une lame,
Deux cœurs s’emballent,
Deux âmes s’enflamment !
Pour leur plus grand bonheur,
Leurs âmes sont sœurs.
Pour leur plus grand malheur,
C’est une affaire de cœur.
Ce drame vaut–il une larme,
De la plus belle des âmes,
De la plus belle des femmes ?
Non !
Cette larme donnerait aux miennes,
Un goût infâme !
Pour leur plus grand bonheur,
Leurs âmes sont sœurs.
Pour leur plus grand malheur,
C’est une affaire de cœur.
Ce drame vaut–il une larme,
De la plus belle des âmes,
De la plus belle des femmes ?
Non !
Cette larme donnerait aux miennes,
Un goût infâme !
04/06...
Tous ces baisers,
Toutes ces caresses,
Tous ces regards de tendresse,
M’appartiennent !
Ils sont ma richesse, mon réconfort.
Ils sont, avec mes mots, mes seuls trésors.
Ne pouvant prendre ton cœur,
Ne pouvant prendre ton corps.
J’envahis ton âme, je m’y installe !
Tu es mon phare, tu es ma flamme.
Prends, je t’offre tous mes trésors !
Tu es mon unique moment fort !
14/06...
Tu m’es apparue comme une dune.
Chaude, aux formes douces et pleines.
À l’élégance discrète et pâle de la lune.
Et si mon regard te rend parfois incertaine,
Belle et hautaine comme une reine s’il t’importune.
C’est parce que je rêve de belles scènes à l’abri de persiennes,
De tes formes dans leurs magnifiques plénitudes,
De baisers, de caresses, de prouesses, à perdre haleine.
Tous ces baisers,
Toutes ces caresses,
Tous ces regards de tendresse,
M’appartiennent !
Ils sont ma richesse, mon réconfort.
Ils sont, avec mes mots, mes seuls trésors.
Ne pouvant prendre ton cœur,
Ne pouvant prendre ton corps.
J’envahis ton âme, je m’y installe !
Tu es mon phare, tu es ma flamme.
Prends, je t’offre tous mes trésors !
Tu es mon unique moment fort !
14/06...
Tu m’es apparue comme une dune.
Chaude, aux formes douces et pleines.
À l’élégance discrète et pâle de la lune.
Et si mon regard te rend parfois incertaine,
Belle et hautaine comme une reine s’il t’importune.
C’est parce que je rêve de belles scènes à l’abri de persiennes,
De tes formes dans leurs magnifiques plénitudes,
De baisers, de caresses, de prouesses, à perdre haleine.
27/06...
Dans tes bras comme un manège,
Tourner à en perdre le ciel.
S’enivrer tout autour de ta peau,
Frissonner jusque dans le bas de ton dos.
M’envahir de tout ton être, au point,
De revivre dans mes rêves, tes parfums,
Le goût de fièvre qu’ont tes lèvres.
Parcourir tes veines sans aucune trêve.
Te serrer si fort que de nos corps,
Deux souffles naissent, en un même essor.
Rester pour l’éternité au bord de tes yeux,
Gardant dans les miens cet élan fiévreux.
Dans tes bras comme un manège,
Tourner à en perdre le ciel.
S’enivrer tout autour de ta peau,
Frissonner jusque dans le bas de ton dos.
M’envahir de tout ton être, au point,
De revivre dans mes rêves, tes parfums,
Le goût de fièvre qu’ont tes lèvres.
Parcourir tes veines sans aucune trêve.
Te serrer si fort que de nos corps,
Deux souffles naissent, en un même essor.
Rester pour l’éternité au bord de tes yeux,
Gardant dans les miens cet élan fiévreux.
Ces yeux, ce regard
Me laissent,
Fiévreux, voir hagard !
Cette aura, cette présence
Quelle autre quête,
Quel autre sens,
Sur cette planète
Bleue comme eux.
Oh ! Même de dos
Tu me tournes la tête
Ton rire de fête
Résonne en un écho
Qui sans cesse me répète
Combien je t’ai dans la peau
...
Et tant d'autres...
J'étais désormais un autre, j'avais osé ce qu'inconsciemment, je m'interdisais... J'avais osé parce que je ne me sentais pas jugé, parce que dans ses grands yeux si bleus, il y avait la plus belle des innocences, la plus infinie des tendresses, un océan de bienveillance. Je la touchais et elle me le montrait...
Et tant d'autres...
J'étais désormais un autre, j'avais osé ce qu'inconsciemment, je m'interdisais... J'avais osé parce que je ne me sentais pas jugé, parce que dans ses grands yeux si bleus, il y avait la plus belle des innocences, la plus infinie des tendresses, un océan de bienveillance. Je la touchais et elle me le montrait...
samedi 8 septembre 2012
À vue de nez...
Je dois avoir des troubles olfactifs ! J'ai constaté que depuis... depuis quand ? Bref, depuis quelques mois, il m'arrive parfois, de ne humer que des odeurs, soit agréables, soit désagréables. Depuis ce matin, par exemple, je ne perçois que des odeurs plaisantes. Parfums divers et variés, à croire que je ne suis entouré que de gens élégants, à l’hygiène impeccable, à l'alimentation irréprochable et à la couenne encore fraîche...
Ce dont je doute... J'en doute, parce que mon œil, lui m'indique des invraisemblances et, parce que je sais qu'à un autre moment, indéterminé dans le temps, je ne sentirai plus que des odeurs pestilentielles ! Quoi que je fasse je ne percevrai alors que des effluves organiques nauséabonds, sans être capable d'en définir la source.
Le plus discrètement possible je me reniflerai une aisselle, soufflerai dans mes mains, vérifierai sous mes semelles... quant aux autres éventuelles provenances, je compte encore sur la tenue de certains de mes muscles et, sur celle de mon éducation !
Évidemment je préfère les premières... L'odeur a toujours était un facteur important, voir déterminant dans ma relation à l'autre. Plus encore depuis que je suis devenu non fumeur...
Petit déjà, il m'arrivait d'être vite écœuré au point d'avoir des hauts le cœur, particulièrement quand il y avait des choux-fleurs, de Bruxelles ou d'ailleurs ; des endives braisées ou des épinards, pour le déjeuner. À cet âge, retirer mes chaussettes après avoir couru toute la journée dans mes bottes en plastique bleu marine ou faire, accidentellement, dans ma culotte, parce que trop occupé... me dérangeait moins que celle de ces plats détestés. Ma mère nous racontait que la première fois que nous avions pris, mon frère et moi, le métro avec elle, nous nous étions retrouvés debout dans un wagon bondé, l'un de nous deux, je crois que c'était mon frère, je gardais déjà pour moi mes sensations, avait crié : "Maman ça sent mauvais, ça sent des pieds !" Cette remarque, sortie de la bouche d'un enfant, dont le nez se trouvait dix centimètres au-dessous du niveau de la ceinture des adultes autour... avait contribué à nous faire de l'air, créant un mouvement d'écartement notable des suspectés, c'est à dire tout le monde sauf nous trois, en même temps qu'un sourire embarrassé sur le visage de ma mère, et une grimace de dégoût sur le notre.
Je me rappelle aussi ces voisins, de mes grands-parents à la campagne. Lorsqu'ils venaient pour l'été, nous jouions ensemble et parcourions la campagne. Ils étaient deux frères et une sœur, leur grand truc était de se renifler les pets ! Je passais auprès de tous pour un dégonflé, ayant toujours refusé de m'y adonner. Je m'en fichais, j'avais trop peur de défaillir, voire pire, de vomir mon quatre heures ! Et puis, à voir leur tête et leurs mains sales, je n'avais pas envie d'avoir une idée de leur intérieur.
Aujourd'hui, je déteste toujours autant les choux-fleurs ou de Bruxelles, mais j'apprécie ceux d'ailleurs, les endives et les épinards. Je ne porte que des chaussettes en coton et des chaussures en cuir et ne sens pas des pieds. Je ne fais plus dans ma culotte et si, un jour un accident devait survenir, je crains que ce ne soit plus grave et embarrassant... Dans le métro, je suis en général au-dessus de la mêlée, et si nous sommes serrés les uns contre les autres, je ne crains qu'une chose, l'expression aussi soudaine qu'incontrôlable de mon appréciation du corps contre lequel je suis écrasé... Quant à mes jeux, je n'en ai qu'avec des partenaires du sexe opposé, sélectionnées avec d'infinis soins, et à qui je ne cache pas mes émerveillements ni mes émois... Je reconnais même qu'il m'arrive, non sans un réel plaisir, de mettre mon nez... Mais, je m'émoustille et perd le fil... Me reviennent, mais seulement en tête, des explorations olfactives, extraordinaires...
Mon nez, fonctionne, ce doit être mon cerveau qui me joue des tours. Par quels mécanismes choisit-il de ne prendre en compte que telle ou telle odeur ? J'imagine que cela doit dépendre de l'état émotionnel dans lequel je me trouve, un peu comme quand on aime et qu'on ne retient alors que le meilleur et le bien...
Peut-être suis-je proche de l'illumination, en attente dans les limbes de l'ordinaire et du vulgaire ? De plus en plus, tout me semble beau, même si parfois, ça sent la merde !
Ce dont je doute... J'en doute, parce que mon œil, lui m'indique des invraisemblances et, parce que je sais qu'à un autre moment, indéterminé dans le temps, je ne sentirai plus que des odeurs pestilentielles ! Quoi que je fasse je ne percevrai alors que des effluves organiques nauséabonds, sans être capable d'en définir la source.
Le plus discrètement possible je me reniflerai une aisselle, soufflerai dans mes mains, vérifierai sous mes semelles... quant aux autres éventuelles provenances, je compte encore sur la tenue de certains de mes muscles et, sur celle de mon éducation !
Évidemment je préfère les premières... L'odeur a toujours était un facteur important, voir déterminant dans ma relation à l'autre. Plus encore depuis que je suis devenu non fumeur...
Petit déjà, il m'arrivait d'être vite écœuré au point d'avoir des hauts le cœur, particulièrement quand il y avait des choux-fleurs, de Bruxelles ou d'ailleurs ; des endives braisées ou des épinards, pour le déjeuner. À cet âge, retirer mes chaussettes après avoir couru toute la journée dans mes bottes en plastique bleu marine ou faire, accidentellement, dans ma culotte, parce que trop occupé... me dérangeait moins que celle de ces plats détestés. Ma mère nous racontait que la première fois que nous avions pris, mon frère et moi, le métro avec elle, nous nous étions retrouvés debout dans un wagon bondé, l'un de nous deux, je crois que c'était mon frère, je gardais déjà pour moi mes sensations, avait crié : "Maman ça sent mauvais, ça sent des pieds !" Cette remarque, sortie de la bouche d'un enfant, dont le nez se trouvait dix centimètres au-dessous du niveau de la ceinture des adultes autour... avait contribué à nous faire de l'air, créant un mouvement d'écartement notable des suspectés, c'est à dire tout le monde sauf nous trois, en même temps qu'un sourire embarrassé sur le visage de ma mère, et une grimace de dégoût sur le notre.
Je me rappelle aussi ces voisins, de mes grands-parents à la campagne. Lorsqu'ils venaient pour l'été, nous jouions ensemble et parcourions la campagne. Ils étaient deux frères et une sœur, leur grand truc était de se renifler les pets ! Je passais auprès de tous pour un dégonflé, ayant toujours refusé de m'y adonner. Je m'en fichais, j'avais trop peur de défaillir, voire pire, de vomir mon quatre heures ! Et puis, à voir leur tête et leurs mains sales, je n'avais pas envie d'avoir une idée de leur intérieur.
Aujourd'hui, je déteste toujours autant les choux-fleurs ou de Bruxelles, mais j'apprécie ceux d'ailleurs, les endives et les épinards. Je ne porte que des chaussettes en coton et des chaussures en cuir et ne sens pas des pieds. Je ne fais plus dans ma culotte et si, un jour un accident devait survenir, je crains que ce ne soit plus grave et embarrassant... Dans le métro, je suis en général au-dessus de la mêlée, et si nous sommes serrés les uns contre les autres, je ne crains qu'une chose, l'expression aussi soudaine qu'incontrôlable de mon appréciation du corps contre lequel je suis écrasé... Quant à mes jeux, je n'en ai qu'avec des partenaires du sexe opposé, sélectionnées avec d'infinis soins, et à qui je ne cache pas mes émerveillements ni mes émois... Je reconnais même qu'il m'arrive, non sans un réel plaisir, de mettre mon nez... Mais, je m'émoustille et perd le fil... Me reviennent, mais seulement en tête, des explorations olfactives, extraordinaires...
Mon nez, fonctionne, ce doit être mon cerveau qui me joue des tours. Par quels mécanismes choisit-il de ne prendre en compte que telle ou telle odeur ? J'imagine que cela doit dépendre de l'état émotionnel dans lequel je me trouve, un peu comme quand on aime et qu'on ne retient alors que le meilleur et le bien...
Peut-être suis-je proche de l'illumination, en attente dans les limbes de l'ordinaire et du vulgaire ? De plus en plus, tout me semble beau, même si parfois, ça sent la merde !
vendredi 7 septembre 2012
La dimension de l'argent.
J'avais proposé à J., qui voulait se faire couper les cheveux, de l'emmener à Paris. Là où je vais. Alors, hier en rentrant du travail, je suis passé la prendre. Nous nous sommes arrêtés chez moi pour me rafraîchir... Puis sommes allés, à pied, jusqu'à côté de Bastille. Son petit corps ne rechigne pas à l'effort ! Elle ne se plaint jamais.
Ça a tout de suite collé avec Nathalie, c'est ma charmante coiffeuse... En sortant, J. m'a confié qu'elle avait mal aux pommettes d'avoir tant sourit...
Puis nous sommes allés sur les lieux de mon vice et, avons choisi trois romans pour elle. Nous avons acheté de quoi goûter en regardant un film chez moi et ensuite, sommes descendus jusque la porte dorée où sa mère nous attendait... Belle virée !
Et heureusement, parce que le matin même, mon banquier s'était rappelé à mon bon souvenir en m'annonçant que c'était pour moi, déjà la fin du mois...
Un jour j'ai lu de Cioran, l’aveu qu'il faisait de son incapacité à... gagner, attirer, garder... ou je ne sais quel autre verbe, l'argent. Cette nouvelle faite simplement, sans jugement, comme le constat d'une maladie, me fit l'effet d'une délivrance. Ce qui, pour moi et ne concernant que moi, était une source de honte, parce que certainement le huitième des péchés capitaux aux yeux des autres, de la société... s'avérait être, la Némésis d'un homme d'exception.
Mais quel forfait, ont bien pu commettre mes aïeux pour que je sois ainsi puni ?
Je me rappelle d'une histoire, il y a longtemps, j'avais eu, grâce à une amie, l'occasion de faire une bonne affaire (c'était à l'époque où, certes, un peu poussé... je pensais pouvoir faire comme mes aînés). Pour la remercier, je l'invitais elle et son compagnon, dans un bon restaurant... qui me coûta toute ma peine et le bénéfice de cette affaire !
Au fil de ces dernières années, je me suis petit à petit débarrassé de tous les objets de valeur qui m'avaient été offerts. Chez moi, je n'ai que le strict nécessaire, le minimum ; ma voiture (parce qu'il m'en faut une) à plus de dix ans et mon vélo date des années quarante (la selle aussi). Un poste de télévision et un ordinateur portable, pardon, transportable (mon Précieux, même si je rêve d'un MacBook Air 13 pouces gonflé à bloc et véloce comme un coureur de fond, que je puisse emmener partout avec moi) qui n'en ont pas moins et quelques bouquins ! Un four multifonction, un petit réfrigérateur, une machine à laver (cadeau) et un fer à repasser (dernièrement cassé après être tombé, pile alors que je n'avais repassé que la moitié de ma chemise... Le lendemain, on a bien rigolé, au bureau).
Je peux dire que je ne possède, rien ! Et que ça me va !
Dire que je n'ai aucune conscience... sociale, est injuste. Si c'était le cas, je ne me sentirai pas, aussi mal, chaque fois qu'il m'est annoncé qu'on me met au piquet ! Ce qui m'agace, alors que je constate l'évidente progression de mon relativisme en général, c'est de n'avoir pas encore évolué sur ce terrain-là... Et puis, si l'argent ne vient pas, c'est peut-être parce que je ne le respecte pas ? Je me souviens de ce geste de Gainsbourg...
Mais il y a pire. C'est cette incapacité à valoriser ce que je produis ! j'ai toujours la sensation de ne pas mériter ce salaire que l'on me donne. Plus encore si j'aime ce que je fais... Quelle autre valeur peut bien avoir tout cela, sinon celle de pouvoir m'offrir ce qui me manque, n'est-ce pas ?
Mais moi, ce qui me manque... n'a pas de valeur, ne s'achète pas !
Ça a tout de suite collé avec Nathalie, c'est ma charmante coiffeuse... En sortant, J. m'a confié qu'elle avait mal aux pommettes d'avoir tant sourit...
Puis nous sommes allés sur les lieux de mon vice et, avons choisi trois romans pour elle. Nous avons acheté de quoi goûter en regardant un film chez moi et ensuite, sommes descendus jusque la porte dorée où sa mère nous attendait... Belle virée !
Et heureusement, parce que le matin même, mon banquier s'était rappelé à mon bon souvenir en m'annonçant que c'était pour moi, déjà la fin du mois...
Un jour j'ai lu de Cioran, l’aveu qu'il faisait de son incapacité à... gagner, attirer, garder... ou je ne sais quel autre verbe, l'argent. Cette nouvelle faite simplement, sans jugement, comme le constat d'une maladie, me fit l'effet d'une délivrance. Ce qui, pour moi et ne concernant que moi, était une source de honte, parce que certainement le huitième des péchés capitaux aux yeux des autres, de la société... s'avérait être, la Némésis d'un homme d'exception.
Mais quel forfait, ont bien pu commettre mes aïeux pour que je sois ainsi puni ?
Je me rappelle d'une histoire, il y a longtemps, j'avais eu, grâce à une amie, l'occasion de faire une bonne affaire (c'était à l'époque où, certes, un peu poussé... je pensais pouvoir faire comme mes aînés). Pour la remercier, je l'invitais elle et son compagnon, dans un bon restaurant... qui me coûta toute ma peine et le bénéfice de cette affaire !
Au fil de ces dernières années, je me suis petit à petit débarrassé de tous les objets de valeur qui m'avaient été offerts. Chez moi, je n'ai que le strict nécessaire, le minimum ; ma voiture (parce qu'il m'en faut une) à plus de dix ans et mon vélo date des années quarante (la selle aussi). Un poste de télévision et un ordinateur portable, pardon, transportable (mon Précieux, même si je rêve d'un MacBook Air 13 pouces gonflé à bloc et véloce comme un coureur de fond, que je puisse emmener partout avec moi) qui n'en ont pas moins et quelques bouquins ! Un four multifonction, un petit réfrigérateur, une machine à laver (cadeau) et un fer à repasser (dernièrement cassé après être tombé, pile alors que je n'avais repassé que la moitié de ma chemise... Le lendemain, on a bien rigolé, au bureau).
Je peux dire que je ne possède, rien ! Et que ça me va !
Dire que je n'ai aucune conscience... sociale, est injuste. Si c'était le cas, je ne me sentirai pas, aussi mal, chaque fois qu'il m'est annoncé qu'on me met au piquet ! Ce qui m'agace, alors que je constate l'évidente progression de mon relativisme en général, c'est de n'avoir pas encore évolué sur ce terrain-là... Et puis, si l'argent ne vient pas, c'est peut-être parce que je ne le respecte pas ? Je me souviens de ce geste de Gainsbourg...
Mais il y a pire. C'est cette incapacité à valoriser ce que je produis ! j'ai toujours la sensation de ne pas mériter ce salaire que l'on me donne. Plus encore si j'aime ce que je fais... Quelle autre valeur peut bien avoir tout cela, sinon celle de pouvoir m'offrir ce qui me manque, n'est-ce pas ?
Mais moi, ce qui me manque... n'a pas de valeur, ne s'achète pas !
jeudi 6 septembre 2012
Flânerie
Hier, en fin d'après-midi, je me décide à aller faire un tour dans ce nouveau magasin Fnac, récemment ouvert au Village de Bercy. À peine dix minutes à pied...
Ce plaisir que j'ai de me trouver au milieu de ces millions de mots... De les parcourir au hasard des couvertures, des titres... d'ouvrir un livre, d'en lire quelques lignes, ça accroche ou pas... Parfois des découvertes, des émotions, qui, en trois quatre mots, m’assaillent et m'envahissent... L'histoire ne m'intéresse pas, plutôt le style et l'impact viscéral qu'il a sur moi. Comme la peinture ; comme la féminité... Je suis d'abord un instinctif... c'est après que ça se gâte !
Je suis cependant un peu déçu, le rayon littérature se contente des dernières publications et de certains classiques incontournables...
Les mots s'accordant, chez moi, avec les notes... Je passe au rayon musique, flâne et tombe sur le nouvel album d'Antony Hegarty, "Cut the world". Un live, offrant une version symphonique de titres déjà connus, mais transfigurés et, de quelques inédits. Opus enregistré et magnifiquement arrangé avec l'orchestre national du Danemark à... Copenhague !?
À l'écoute, se mélangent une puissante émotion, parce que cette voix, cette musique et, certains titres sentent toujours le feu de cheminée, le bois ciré et la lessive Kitz... à cette ville nordique, qui ne cesse de me hanter ces derniers mois, sans que je sache pourquoi. Étonnant phénomène de synchronicité qui me laisse plus songeur que désespéré ; qui me couvre d'une douce et agréable mélancolie, me donnant, infiniment plus que les mots lus précédemment, l'envie d'écrire...
Il a suffit de deux heures pour que fasse le tour de cette partie de mon univers qui... m'inspire, m’élève ; qui contribue à ce que je deviens petit à petit. C'était une belle flânerie.
mercredi 5 septembre 2012
Ce sens
Non ! Décidément, en approfondissant, je dois me rendre à l'évidence que je ne souhaite pas faire de... rencontre... Ne serait-ce que l'idée de devoir expliquer qui je suis... je ne saurais plus par où commencer, tant cela me semble... à la fois trop simple et si compliqué !
Et, il faut bien le dire, dès lors qu'à la première rencontre on commence par s'écouter, c'est que c'est fichu, qu'il n'y a rien... Seules valent ces rencontres où, incapable de se rappeler ce qui a été dit, on garde dans la peau une indéfinissable fébrilité... qui s'accentue chaque jour qui passe, vous envahit jusqu'à vous pousser à tout oser... puisque tout s'accélère !
Pour le reste, je n'ai plus la patience de ces jeux de rôles où chacun essaye de se vendre étalant ce qu'il pense être le bon côté de sa personnalité.
Ne m'intéressent plus, chez l'autre que ses plaies, ses manques, ses travers... Surprendre dans son regard un subtil vague à l'âme, la crainte en un éclair... Ne m'intéresse plus, dans ma personnalité, que mes échecs, mes chutes, mes incapacités, mes doutes...
Et ce que nous faisons, pour apprendre à nous supporter, à nous dépasser...
Écouter l'autre raconter celui qu'il aimerait être ; donner le change en racontant ces rêves d'intentions, pour lesquels on ne fera jamais rien afin qu'ils se réalisent... Tout cela, vraiment, il n'y a pas d'autre mot, m’emmerde !
Ne m'intéressent plus, chez l'autre que ses plaies, ses manques, ses travers... Surprendre dans son regard un subtil vague à l'âme, la crainte en un éclair... Ne m'intéresse plus, dans ma personnalité, que mes échecs, mes chutes, mes incapacités, mes doutes...
Et ce que nous faisons, pour apprendre à nous supporter, à nous dépasser...
Écouter l'autre raconter celui qu'il aimerait être ; donner le change en racontant ces rêves d'intentions, pour lesquels on ne fera jamais rien afin qu'ils se réalisent... Tout cela, vraiment, il n'y a pas d'autre mot, m’emmerde !
Quoi d'autre que de n'avoir jamais à fuir le regard de l'autre ?
Ce qui m'intéresse, ce sont les passions, celles qui vous tordent, vous déchirent et vous dévorent.
Ce qui m'intéresse, c'est ce qui est vivant, ce qui rend vivant. C'est l'intime, le fragile, le vrai ! Le fracassé qui tente de se relever et qui, malgré son sort, sourit...
Peut-être est-ce le fait de cette étrange sensation, qu'à Paris, depuis un moment, il y a comme un vide, comme-ci quelque chose manquait... Ce qui m'intéresse, c'est ce qui est vivant, ce qui rend vivant. C'est l'intime, le fragile, le vrai ! Le fracassé qui tente de se relever et qui, malgré son sort, sourit...
Mais cela ne m'empêche pas d'avancer, de rester debout, et ouvert à tout, hum... À presque tout... Je suis définitivement difficile... mais, si incroyablement solide...
mardi 4 septembre 2012
Tant d'attentes
C'est fou ce que j'ai pu attendre, au cours de ma vie. Aussi loin que je puisse me souvenir, j'attendais déjà. La fin ou le début de quelque chose... L'arrivée ou le départ de quelqu'un... La sentence ou la clémence d'une autorité... Un signe, un geste d'eux, et particulièrement d'elles (non, ce elle, n'est pas au singulier, ni en italique)... Que cesse une douleur... De reprendre mon souffle... De m'endormir, pour ne plus y penser... Que l'envie revienne... D'être...
Et là, je prends conscience que depuis quelque temps déjà, je n'attends pas, enfin, je n'attends plus ! Pas que, désormais je me fiche de ce qui m'importait, mais simplement, rien ne me semble désormais "dignes", d'interrompre ma vie...
Tout à coup, je relativise et... passe !
Concept que j'ai compris depuis fort longtemps, qu'il m'arrivait de mettre en pratique de temps à autre, selon le sujet... Et qui, aujourd'hui, semble être devenu, chez moi, une nature.
Ma dernière attente, teintée d'un espoir aussi fou que crétin, date d'il y a quelques mois, depuis, quelque chose s'est cassé où je suis passé dans une dimension différente. À force de pousser ainsi mes attentes, quelque chose d'inattendu, s'est produit...
Dire que c'était là un objectif personnel serait de la vantardise. Plus vraisemblablement c'était une des probables étapes du plan me concernant.
Il y a quelques mois, me demander d'avoir ce recul, ne m'eut même pas semblé envisageable. Quand bien même je sentais, sans l'accepter, que s'esquissait la possibilité d'une autre réalité, bien différente...
Cela ne veut pas dire que mes sentiments, mes impressions d'avant, étaient les fruits d'un esprit malade ou que je m'illusionnais. Non, je reste intimement persuadé que tous étaient vrais, sincères, toujours spontanés ; tout comme certaines convictions que j'avais, et qui n'ont d'ailleurs pas changé... C'est simplement qu'une réalité différente de celle que je pensais plus que probable, m'est apparue et, que ce faisant, il m'a fallu composer avec cette nouvelle donnée. Soit rester arrêté, dans l'attente ; soit suivre le nouveau tracé qui se présentait, accepter de contourner...
Bien sûr, j'ai conscience de ne pas m'être débarrassé de mes attentes. Elles subsistent, elles sont là, j'apprends simplement à composer avec elles, et surtout à ce qu'elles ne me pétrifient plus ! J'imagine qu'elles vont, pour la majorité d'entre-elles, évoluer avec moi ; et quant à celles qui, s'avéreront n'avoir pas suffisamment de substance, et bien, sans doute disparaîtront-elles...
Quoi qu'il en soit, je pense être sur une bonne voie, parce que, ni je ne me ferme, ni je ne m'ampute... Ni je ne me renie !
Et là, je prends conscience que depuis quelque temps déjà, je n'attends pas, enfin, je n'attends plus ! Pas que, désormais je me fiche de ce qui m'importait, mais simplement, rien ne me semble désormais "dignes", d'interrompre ma vie...
Tout à coup, je relativise et... passe !
Concept que j'ai compris depuis fort longtemps, qu'il m'arrivait de mettre en pratique de temps à autre, selon le sujet... Et qui, aujourd'hui, semble être devenu, chez moi, une nature.
Ma dernière attente, teintée d'un espoir aussi fou que crétin, date d'il y a quelques mois, depuis, quelque chose s'est cassé où je suis passé dans une dimension différente. À force de pousser ainsi mes attentes, quelque chose d'inattendu, s'est produit...
Dire que c'était là un objectif personnel serait de la vantardise. Plus vraisemblablement c'était une des probables étapes du plan me concernant.
Il y a quelques mois, me demander d'avoir ce recul, ne m'eut même pas semblé envisageable. Quand bien même je sentais, sans l'accepter, que s'esquissait la possibilité d'une autre réalité, bien différente...
Cela ne veut pas dire que mes sentiments, mes impressions d'avant, étaient les fruits d'un esprit malade ou que je m'illusionnais. Non, je reste intimement persuadé que tous étaient vrais, sincères, toujours spontanés ; tout comme certaines convictions que j'avais, et qui n'ont d'ailleurs pas changé... C'est simplement qu'une réalité différente de celle que je pensais plus que probable, m'est apparue et, que ce faisant, il m'a fallu composer avec cette nouvelle donnée. Soit rester arrêté, dans l'attente ; soit suivre le nouveau tracé qui se présentait, accepter de contourner...
Bien sûr, j'ai conscience de ne pas m'être débarrassé de mes attentes. Elles subsistent, elles sont là, j'apprends simplement à composer avec elles, et surtout à ce qu'elles ne me pétrifient plus ! J'imagine qu'elles vont, pour la majorité d'entre-elles, évoluer avec moi ; et quant à celles qui, s'avéreront n'avoir pas suffisamment de substance, et bien, sans doute disparaîtront-elles...
Quoi qu'il en soit, je pense être sur une bonne voie, parce que, ni je ne me ferme, ni je ne m'ampute... Ni je ne me renie !
lundi 3 septembre 2012
Cercles
Ça y est, je le craignais et le voilà qui pointe son nez ! Deux nuits déjà qu'au matin j'ai dans l'âme le goût de l’amer. Cet abattement, cet accablement... de ce qui, bien que passé, va recommencer ; de cet ordinaire de la vie quotidienne ; des soucis qui ne sont pas encore réglés et de ceux qui peut-être vont se présenter... De l'état de ces choses immuables... De ces ancres qui vous retiennent, vous tirent en arrière... De cette idée de ne faire que des cercles.
On en finit jamais... On est un tout, il faut être gonflé pour décoller, il faut du souffle pour s’envoler. Et parfois, on en manque. Et d'air avec. Et l'espace semble plus étroit.
Oh, rien de particulier, pas d'incident à déclarer, non, c'est en moi.
Celui qui vous abattra est depuis toujours dans la place ! Vous pouvez tout changer au dehors... Vous bâtir des remparts invincibles, devenir inexpugnable... L'ennemi est intime... En veille !
Ce peut être un manque, qui soudain vous désunit... Alors, incapable d'accorder goûts, désirs et besoins, on se disperse. Hier et demain, envahissant tout le terrain, réduisant le présent en peau de chagrin. Evidemment, je comprends l'idée du détachement, mais pour l'appliquer durablement, il faut accepter de renoncer...
Le pire, c'est cette seconde de mémoire vive en plus, quatre secondes, alors que trois suffisent, pour faire le tour !
Bien sûr qu'on ne fait que des ronds... Mais au moins, arrivé un moment, pouvoir passer à un autre cercle...
On en finit jamais... On est un tout, il faut être gonflé pour décoller, il faut du souffle pour s’envoler. Et parfois, on en manque. Et d'air avec. Et l'espace semble plus étroit.
Oh, rien de particulier, pas d'incident à déclarer, non, c'est en moi.
Celui qui vous abattra est depuis toujours dans la place ! Vous pouvez tout changer au dehors... Vous bâtir des remparts invincibles, devenir inexpugnable... L'ennemi est intime... En veille !
Ce peut être un manque, qui soudain vous désunit... Alors, incapable d'accorder goûts, désirs et besoins, on se disperse. Hier et demain, envahissant tout le terrain, réduisant le présent en peau de chagrin. Evidemment, je comprends l'idée du détachement, mais pour l'appliquer durablement, il faut accepter de renoncer...
Le pire, c'est cette seconde de mémoire vive en plus, quatre secondes, alors que trois suffisent, pour faire le tour !
Bien sûr qu'on ne fait que des ronds... Mais au moins, arrivé un moment, pouvoir passer à un autre cercle...
dimanche 2 septembre 2012
Forte houle en mots ! Chavirant !
D'abord une séance d'autosatisfaction : Et une fois de plus ! Malgré le temps maussade de ce matin, je l'ai fait !
Douché, avec mon thé, me trouve... pas mal ! dans la glace. Comme hier, dans les yeux de cette voisine que je croisais pour la seconde fois de la journée, nous avons sympathisé avant les vacances, j'ai bien cru y déceler qu'elle pensait la même chose que moi, aujourd'hui... Est-ce le désir qui fait briller les yeux ?
Je fais le tour de ces blogs que j'affectionne. Sur celui de Douce, un extrait de "Correspondance passionnée" et un magnifique portrait d'Anaïs NIN. Je chavire ! Comme avec ce roman de Laurence Tardieu, lu, trois fois d'affilée, incapable d'en sortir, il y a quelques années : "Un temps fou"...
Journal intime. Correspondances... Cette écriture, forcément spontanée, me bouleverse... Sans doute parce qu'elle est plus, organique, chimique, que technique.
À l'image d'une forte houle en mots, on commence par l'accompagner, puis emporté plus fortement qu'on ne le pensait, on ne peut éviter de basculer... Alors on chavire comme on s'endort !
Cette écriture, elle atteint l'âme, sans détours. Il ne s'agit plus d'une émotion qu'un autre exprime, mais bien de la nôtre. On se l'est, subitement, appropriée, ou elle nous a happée... Il y a eu substitution... Il n'y a plus de texte, plus d'auteur. Ne subsiste plus que ce sentiment, cette sensation, terriblement intime...
Douché, avec mon thé, me trouve... pas mal ! dans la glace. Comme hier, dans les yeux de cette voisine que je croisais pour la seconde fois de la journée, nous avons sympathisé avant les vacances, j'ai bien cru y déceler qu'elle pensait la même chose que moi, aujourd'hui... Est-ce le désir qui fait briller les yeux ?
Je fais le tour de ces blogs que j'affectionne. Sur celui de Douce, un extrait de "Correspondance passionnée" et un magnifique portrait d'Anaïs NIN. Je chavire ! Comme avec ce roman de Laurence Tardieu, lu, trois fois d'affilée, incapable d'en sortir, il y a quelques années : "Un temps fou"...
Journal intime. Correspondances... Cette écriture, forcément spontanée, me bouleverse... Sans doute parce qu'elle est plus, organique, chimique, que technique.
À l'image d'une forte houle en mots, on commence par l'accompagner, puis emporté plus fortement qu'on ne le pensait, on ne peut éviter de basculer... Alors on chavire comme on s'endort !
Cette écriture, elle atteint l'âme, sans détours. Il ne s'agit plus d'une émotion qu'un autre exprime, mais bien de la nôtre. On se l'est, subitement, appropriée, ou elle nous a happée... Il y a eu substitution... Il n'y a plus de texte, plus d'auteur. Ne subsiste plus que ce sentiment, cette sensation, terriblement intime...
samedi 1 septembre 2012
Brèves ordinaires...
Hier soir, nous avons fêté l'anniversaire de L. J'ai un peu abusé ! Mais ce matin, certes, une heure plus tard que l'horaire que j'affectionne, et après avoir pris un gramme d'aspirine effervescente... J'y suis allé, courir ! Exploit ! Il n'y a pas d'autres mots.
Enfin, ne crions pas victoire trop précipitamment, il faut répéter l'effort pour qu'il prenne sens.
Du coup, je suis d'humeur, j'allais dire, badine, mais ce serait exagérer, disons, légère. L'exercice matinal m'a débarrassé de quelques toxines, et surtout de ce blocage que j'avais contracté pour je ne sais même plus quelle raison... de courir ici. Alors qu'à la campagne, si le temps est acceptable, je ne me pose même pas la question, j'y vais.
Drôle de rêve cette nuit. Une maison, plutôt cossue et moderne. Apparemment j'étais invité. Une femme, agréable, et ses enfants, jeunes, mais étrangement peu présents... Il faut bien que je le reconnaisse, monsieur, puisqu'il devait y avoir un mari... était absent et, c'était là, un des motifs, de ma présence... C'était franchement doux et tendre, teinté de secrets... Je ne me rappelle de rien, qui fût visiblement érotique, sexuel. Sinon cette tension du désir, qu'il y avait dans mon rêve. Ainsi que nous n'échangions aucun mot et pourtant, nous partagions une forte complicité.
Un coup de fil... P., mon pote, me propose d'aller manger une salade. Il passe me prendre. Je constate qu'il s'est offert un beau blouson de toile couleur sable et le félicite de son choix...
Suit une indélicatesse. Un peu plus tard, en nous dirigeant vers un bistrot que j'apprécie ; nous entrons dans une boutique, parce que j'ai remarqué une veste grise en Lin brut, assez épaisse avec des renfort aux coudes de même couleur et texture, une coupe trois boutons, vintage. Elle a un aspect un peu chiffonné et usée, sans tomber dans l'exagération, c'est plutôt la matière qui lui confère cette aspect. Elle me plaît vraiment. C'est une fin de série et la seule à ma taille. P. me dit qu'elle lui plaît bien aussi. J'hésite... Nous allons déjeuner.
En terrasse, une table pour deux, une place face à la rue, l'autre de dos, il choisit celle qui fait face à la rue, sans même me demander ma préférence, par politesse, par considération, et m'annonce en blaguant que je devrais me contenter de regarder sa tête. Je ne dis rien.
Après notre repas, il me presse de me décider concernant la veste. Je suis indécis, je viens d'acheter un beau cadeau à L. et avancé à sa mère, l'achat du sien... La situation financière n'est donc pas vraiment favorable... Lui n'hésite pas, insiste lourdement et me dit que dans ce cas, il la prend... Il veut que nous y retournions tout de suite... Entre et l'achète. En sortant il m'annonce avoir quelques scrupules et reconnaît l'inélégance de son geste, mais prétexte immédiatement, qu'elle lui plaisait, alors... Je ne lui réponds pas que, oui, j'ai trouvé son comportement peu amical. Je le savais goujat, surtout par provocation... mais jamais il ne l'avait été à mon encontre, excepté une fois, à propos d'un parfum que je portais et qu'il s'était approprié, parce que sa chère et tendre l'adorait...
Il ne faudrait pas qu'il recommence, je ne lui pardonnerais pas. Je me fiche du parfum, de la veste ou du point de vue de la place au restaurant, c'est l'attitude qui me dérange, ça fini par en dire long...
Cette journée avait bien commencé, mais bon, je ne me démonte pas... J'encaisse, me disant que ce genre de comportements est symptomatique d'un manque, en particulier de goût, et plus généralement d'identité...
Serai-je en train de perdre mes illusions ? Depuis un certain temps, j'ai tendance à voir ceux qui m'entourent, comme ils sont. J'imagine que j'ai, moi aussi, des travers irritants... Mais, je trouve quand même que je fais preuve de bien plus de patience, de compassion même, que ces autres à mon égard. J'attends peut-être trop, si tant est qu'être considéré puisse être trop demandé !
Cela ne me fâche pas finalement. Je me demande bien ce qui pourrait me fâcher aujourd'hui. Je crois que j'ai tout lâché, enfin, presque tout, je convoite toujours le corps de ma prochaine et quelques autres bricoles...
Enfin, ne crions pas victoire trop précipitamment, il faut répéter l'effort pour qu'il prenne sens.
Du coup, je suis d'humeur, j'allais dire, badine, mais ce serait exagérer, disons, légère. L'exercice matinal m'a débarrassé de quelques toxines, et surtout de ce blocage que j'avais contracté pour je ne sais même plus quelle raison... de courir ici. Alors qu'à la campagne, si le temps est acceptable, je ne me pose même pas la question, j'y vais.
Drôle de rêve cette nuit. Une maison, plutôt cossue et moderne. Apparemment j'étais invité. Une femme, agréable, et ses enfants, jeunes, mais étrangement peu présents... Il faut bien que je le reconnaisse, monsieur, puisqu'il devait y avoir un mari... était absent et, c'était là, un des motifs, de ma présence... C'était franchement doux et tendre, teinté de secrets... Je ne me rappelle de rien, qui fût visiblement érotique, sexuel. Sinon cette tension du désir, qu'il y avait dans mon rêve. Ainsi que nous n'échangions aucun mot et pourtant, nous partagions une forte complicité.
Un coup de fil... P., mon pote, me propose d'aller manger une salade. Il passe me prendre. Je constate qu'il s'est offert un beau blouson de toile couleur sable et le félicite de son choix...
Suit une indélicatesse. Un peu plus tard, en nous dirigeant vers un bistrot que j'apprécie ; nous entrons dans une boutique, parce que j'ai remarqué une veste grise en Lin brut, assez épaisse avec des renfort aux coudes de même couleur et texture, une coupe trois boutons, vintage. Elle a un aspect un peu chiffonné et usée, sans tomber dans l'exagération, c'est plutôt la matière qui lui confère cette aspect. Elle me plaît vraiment. C'est une fin de série et la seule à ma taille. P. me dit qu'elle lui plaît bien aussi. J'hésite... Nous allons déjeuner.
En terrasse, une table pour deux, une place face à la rue, l'autre de dos, il choisit celle qui fait face à la rue, sans même me demander ma préférence, par politesse, par considération, et m'annonce en blaguant que je devrais me contenter de regarder sa tête. Je ne dis rien.
Après notre repas, il me presse de me décider concernant la veste. Je suis indécis, je viens d'acheter un beau cadeau à L. et avancé à sa mère, l'achat du sien... La situation financière n'est donc pas vraiment favorable... Lui n'hésite pas, insiste lourdement et me dit que dans ce cas, il la prend... Il veut que nous y retournions tout de suite... Entre et l'achète. En sortant il m'annonce avoir quelques scrupules et reconnaît l'inélégance de son geste, mais prétexte immédiatement, qu'elle lui plaisait, alors... Je ne lui réponds pas que, oui, j'ai trouvé son comportement peu amical. Je le savais goujat, surtout par provocation... mais jamais il ne l'avait été à mon encontre, excepté une fois, à propos d'un parfum que je portais et qu'il s'était approprié, parce que sa chère et tendre l'adorait...
Il ne faudrait pas qu'il recommence, je ne lui pardonnerais pas. Je me fiche du parfum, de la veste ou du point de vue de la place au restaurant, c'est l'attitude qui me dérange, ça fini par en dire long...
Cette journée avait bien commencé, mais bon, je ne me démonte pas... J'encaisse, me disant que ce genre de comportements est symptomatique d'un manque, en particulier de goût, et plus généralement d'identité...
Serai-je en train de perdre mes illusions ? Depuis un certain temps, j'ai tendance à voir ceux qui m'entourent, comme ils sont. J'imagine que j'ai, moi aussi, des travers irritants... Mais, je trouve quand même que je fais preuve de bien plus de patience, de compassion même, que ces autres à mon égard. J'attends peut-être trop, si tant est qu'être considéré puisse être trop demandé !
Cela ne me fâche pas finalement. Je me demande bien ce qui pourrait me fâcher aujourd'hui. Je crois que j'ai tout lâché, enfin, presque tout, je convoite toujours le corps de ma prochaine et quelques autres bricoles...
vendredi 31 août 2012
Question de tempérament.
Dernier jour du mois, pas couru depuis dimanche dernier... Il faut vraiment que je m'y mette, je ne suis pas au niveau de cette course, prévue mi-octobre ! Je n'y renoncerai pas, mais je risque le pire : la honte de ne pas finir ! Conclusion, il faut absolument que je limite la casse en m'y attelant, sérieusement... Bon sang que je n'aime pas ce mot, sérieusement ! En fait, moins le mot, que la façon qu'ont, certains donneurs de leçons, souvent aigris, invariablement obtus... de vous le balancer en pleine figure à chacun de vos échecs, erreurs ou déveines. Sérieux ! Leur mot d'ordre, leur vie. Attitude qui, non seulement les protège de toutes expériences qu'offre la vie, mais qui leur confère ce même visage tout au long de leur vie qu'ils auront une fois dans leur bière, parce que pour eux, il ne suffit pas d'être sérieux, il faut le montrer et pour cela, le porter sur le visage. Cette tête qu'ils tirent !
Et, quand bien même, vous réussissez quelque chose, ils viennent alors vous dire, en vous regardant par en-dessous, que vous avez eu de la veine, cette fois-ci... " La déveine est bien ennuyeuse, mais la veine à quelque chose d'humiliant." Jules Renard. On en connaît la cause, le regard des envieux...
Quoi qu'il en soit, me voilà au pied du mur. Je dois, impérativement, courir ! Ce n'est pas que je n'en ai pas envie, une fois encore, c'est par manque de motivations. Mon poids, la sensation de bien-être qui suit l'effort, ne sont pas suffisants. Il manque un autre moteur... une autre à... enchanter.
Seul, je ne vaux pas l'ascèse, je ne vaux pas l'effort, je me contente de me maintenir, cela me semble, suffisant...
Pour être honnête, il n'y a pas, pour moi, de plus puissantes motivations que celles, d'être flatté, encouragé, regardé, incité... par celle qui me plaît ! Ça me galvanise, me dispose à tout, me rend infatigable... Qu'une relation génère un bon stress, mon corps et mon esprit savent alors réagir au mieux.
Finalement, le reste du temps, quand je ne suis pas enflammé, je m'économise... Mais, au bout d'un moment, ça me gonfle !
Et, quand bien même, vous réussissez quelque chose, ils viennent alors vous dire, en vous regardant par en-dessous, que vous avez eu de la veine, cette fois-ci... " La déveine est bien ennuyeuse, mais la veine à quelque chose d'humiliant." Jules Renard. On en connaît la cause, le regard des envieux...
Quoi qu'il en soit, me voilà au pied du mur. Je dois, impérativement, courir ! Ce n'est pas que je n'en ai pas envie, une fois encore, c'est par manque de motivations. Mon poids, la sensation de bien-être qui suit l'effort, ne sont pas suffisants. Il manque un autre moteur... une autre à... enchanter.
Seul, je ne vaux pas l'ascèse, je ne vaux pas l'effort, je me contente de me maintenir, cela me semble, suffisant...
Pour être honnête, il n'y a pas, pour moi, de plus puissantes motivations que celles, d'être flatté, encouragé, regardé, incité... par celle qui me plaît ! Ça me galvanise, me dispose à tout, me rend infatigable... Qu'une relation génère un bon stress, mon corps et mon esprit savent alors réagir au mieux.
Finalement, le reste du temps, quand je ne suis pas enflammé, je m'économise... Mais, au bout d'un moment, ça me gonfle !
jeudi 30 août 2012
Corps et âme
Rien à faire, je ne m'accède pas. Je ne me sens qu'organique, et encore, c'est une sensation subtile tant je suis dépourvu de maux, d'inconforts, en ce moment. Peut-être, un léger mal de dos, dans le bas, de temps en temps. Et aussi ce sommeil, en pointillé, comme incapable de tracer un trait sur la journée passée, sur le temps perdu...
La seule activité qui m'occupe, ce sont mes tentatives pour agir sur les mécanismes de mon imagination, un peu de lecture, de musique... mais rien n'accroche. Même, écrire que je n'ai rien à dire, me semble soudain, inopportun, futile... Je me sens un indécis sans intentions !
C'est un peu l'histoire de ma vie. Disposé, il parait, à plus que peu... j’achoppe sur des broutilles que tous novices savent écarter, ignorer. Manque de méthodes ? Dès que je suis face à... à quoi ? Un obstacle qui n'en est pas un ? Une insignifiance d'une simplicité élémentaire... je bug ! Tout... pour moi, doit avoir un sens, sinon une raison.
Je suis un peu trop dans la réalité et je ne m'y sens pas dans mon élément... J'ai besoin de poésie... et surtout d'une femme qui, corps et âme, m'y exhorte...
La seule activité qui m'occupe, ce sont mes tentatives pour agir sur les mécanismes de mon imagination, un peu de lecture, de musique... mais rien n'accroche. Même, écrire que je n'ai rien à dire, me semble soudain, inopportun, futile... Je me sens un indécis sans intentions !
C'est un peu l'histoire de ma vie. Disposé, il parait, à plus que peu... j’achoppe sur des broutilles que tous novices savent écarter, ignorer. Manque de méthodes ? Dès que je suis face à... à quoi ? Un obstacle qui n'en est pas un ? Une insignifiance d'une simplicité élémentaire... je bug ! Tout... pour moi, doit avoir un sens, sinon une raison.
Je suis un peu trop dans la réalité et je ne m'y sens pas dans mon élément... J'ai besoin de poésie... et surtout d'une femme qui, corps et âme, m'y exhorte...
mardi 28 août 2012
Petit à petit...
Encéphalogramme plat ! Mon activité cérébrale est loin d'être gazeuse. En plus, un léger acouphène linéaire et continu comme le son des machines de contrôle du rythme cardiaque dans les hôpitaux, accompagne la sensation précédente, comme la confirmation sonore, qu'il ne se passe rien.
Un coup de fil de N. interrompt ma sieste. N. me lit une lettre qu'elle a reçu, un épisode lié à des histoires privées un peu longues à raconter ici... Les propos sont effarants, presque obscènes tant ils sont lourd de tentatives de manipulations, malveillantes. Comment peut-on penser que le destinataire de ces mensonges, puisse être assez stupide pour ne pas en deviner les intentions cachées ?
Bref, sur le coup, je reconnais être un peu choqué, d'autant plus que, je suis celui qui dans cette histoire, est clairement visé. L'intérêt étant, bien entendu, d'isoler N. pour qu'elle fasse marche arrière et rentre dans le rang comme-ci rien ne s'était passé... Démarche d'autant plus stupide, que je ne suis pas l'instigateur de l'attitude de N., je n'ai fait que choisir mon camp et soutenir ceux qui sont dans celui qui me semble juste.
Impossible de reprendre cette sieste qui, de toute façon, bien que nécessaire, m'intoxique.
L'envie soudaine d'aller me faire couper les cheveux ; tripoter la tête, par ma belle coiffeuse... Je suis plutôt satisfait de cette coupe courte, osée fin juillet avant de partir à la mer. Je ne regrette pas mes cheveux longs. Jamais je n'aurai pu imaginer cela il y a encore quelques mois, comme quoi...
Dix ans de moins, me disent mes proches. Déjà que je ne fais pas mon âge, c'est une bonne affaire.
Cette balade dans Paris m'a fait renouer avec ma voix intérieure, celle qui me bassine en permanence lorsque je suis seul, c'est-à-dire les neuf dixièmes de mon temps. Elle s'était tue depuis le début du mois d'août et j'étais conscient que quelque chose avait changé sans réellement pouvoir définir quoi. Je m'en aperçois maintenant qu'elle est revenue, sans doute lui fallait-il un peu de temps et de silence pour reprendre confiance et, doucement, sans heurts ni hurlements, reprendre ses habitudes. Ce n'est qu'une fois rentré chez moi que je me suis rendu compte qu'elle s'était réinstallée et m'avait accompagnée toute cette après-midi.
Serait-ce ce qui faisait défaut à mon imagination ? Ne me manquerait plus alors, qu'un autre essentiel, plutôt plaisant celui là, mais pas facile à trouver, pour que je puisse m'envoler...
Un coup de fil de N. interrompt ma sieste. N. me lit une lettre qu'elle a reçu, un épisode lié à des histoires privées un peu longues à raconter ici... Les propos sont effarants, presque obscènes tant ils sont lourd de tentatives de manipulations, malveillantes. Comment peut-on penser que le destinataire de ces mensonges, puisse être assez stupide pour ne pas en deviner les intentions cachées ?
Bref, sur le coup, je reconnais être un peu choqué, d'autant plus que, je suis celui qui dans cette histoire, est clairement visé. L'intérêt étant, bien entendu, d'isoler N. pour qu'elle fasse marche arrière et rentre dans le rang comme-ci rien ne s'était passé... Démarche d'autant plus stupide, que je ne suis pas l'instigateur de l'attitude de N., je n'ai fait que choisir mon camp et soutenir ceux qui sont dans celui qui me semble juste.
Impossible de reprendre cette sieste qui, de toute façon, bien que nécessaire, m'intoxique.
L'envie soudaine d'aller me faire couper les cheveux ; tripoter la tête, par ma belle coiffeuse... Je suis plutôt satisfait de cette coupe courte, osée fin juillet avant de partir à la mer. Je ne regrette pas mes cheveux longs. Jamais je n'aurai pu imaginer cela il y a encore quelques mois, comme quoi...
Dix ans de moins, me disent mes proches. Déjà que je ne fais pas mon âge, c'est une bonne affaire.
Cette balade dans Paris m'a fait renouer avec ma voix intérieure, celle qui me bassine en permanence lorsque je suis seul, c'est-à-dire les neuf dixièmes de mon temps. Elle s'était tue depuis le début du mois d'août et j'étais conscient que quelque chose avait changé sans réellement pouvoir définir quoi. Je m'en aperçois maintenant qu'elle est revenue, sans doute lui fallait-il un peu de temps et de silence pour reprendre confiance et, doucement, sans heurts ni hurlements, reprendre ses habitudes. Ce n'est qu'une fois rentré chez moi que je me suis rendu compte qu'elle s'était réinstallée et m'avait accompagnée toute cette après-midi.
Serait-ce ce qui faisait défaut à mon imagination ? Ne me manquerait plus alors, qu'un autre essentiel, plutôt plaisant celui là, mais pas facile à trouver, pour que je puisse m'envoler...
lundi 27 août 2012
Timide mais notable, changement.
J'ai la sensation que, ça y est, les choses reprennent leur place... La semaine dernière, un stage professionnel m'avait tenu encore un peu à l'écart de ma réalité quotidienne... Ensuite, j'ai passé la fin de la semaine à la campagne, et là aussi, les choses ont repris leur place...
Rentré hier après-midi, en ramenant V. chez elle, j'ai réussi à m'emporter après L., pour une remarque qu'elle venait de faire, sans y mettre, selon moi, les formes nécessaires... Décidément, là aussi la vie reprend ses mauvaises habitudes. Évidemment, ces éclats d'humeurs me bouleversent toujours... Je ne supporte pas les fâcheries, les disputes, les excès... Ils me rendent malade ! Ils sont inutiles et ne soulignent qu'une immaturité de caractère (la mienne, en l'occurrence)...
Une chose, cependant, semble différente. En arrivant chez moi, hier, je suis sorti faire quelques courses (avantage Parisien), dans le petit supermarché du coin de la rue, ouvert tous les jours, une petite brune, ravissante femme pleine de charme, immédiatement je suis attiré par ce qu'elle dégage.
À l'évidence, elle tiendrait tout entière dans mes deux mains. Un fort charmant visage ; de belles lèvres marquées ; apparemment dotée d'une petite poitrine et d'une jolie paire de fesse que des talons hauts rehaussent et cambrent élégamment ; des gestes gracieux et tout en douceur. Ses mains sont si minuscules, qu'il leur faudrait huit fois plus de temps pour parcourir mon corps, que les miennes pour parcourir le sien. Et ça me va, cette idée de la caresser huit fois plus qu'elle ne me caresserait... À l'angle de ses yeux, de tendres et subtiles petites marques, m'indiquent que je ne risque pas, la prison. Pas d'alliance et la nature de ses courses, un dimanche soir, m'indiquent qu'elle vit probablement seule...
Je la suis sans oser l'aborder, l'image du dragueur de supermarché m'en empêche... Elle s'arrête devant une boulangerie, alors qu'elle a déjà du pain, je la dépasse et me trouve bête... Je la précède, mais, me suit-elle ? Je me retourne, elle est derrière... J'avance en étant tout à ce qui se passe derrière moi, traverse la rue, pour me donner, une constance... me retourne encore, discrètement, du moins, il me semble... Elle a ralenti, semble-t-il, passant devant le Monoprix du quartier, juste après, elle s’arrête devant la porte d'un immeuble, et s'y engouffre.
Elle habite donc ici, à quelques pas de chez moi... avec un peu de patience et de chance, je pourrai peut-être trouver l'occasion d'oser lui dire que je la trouve ravissante et que je serai heureux qu'elle accepte... Je n'en suis pas encore là ! Mais quand même... Je progresse, n'est-ce pas ?
Quel imbécile, quand même, j'aurai dû... À force d'avoir peur de passer pour ce que je pense ne pas être, je vais finir par devenir ce pour quoi je crains d'être pris !
Comment ne pas constater que, depuis quelque temps, il y a chez moi comme un empressement (intellectuel, cela va de soi) à vouloir rattraper le temps perdu, les aventures manquées... de vivre. Il faut dire que Douce, dont je lis régulièrement le blog, a contribué à m'énerver ces derniers jours...
L'odeur de la vie, c'est quand même agréable. L'idée d'en devenir un goinfre est amusante, même si je n'en serais jamais tout à fait un. J'aime trop prendre mon temps, profiter de chaque instant, me nourrir de leurs émotions, déguster... J'aime autant l'attente - particulièrement cet instant où l'on sait intimement que ça va fonctionner mais, que l'on s'oblige, tout de même, à douter - que celui de la concrétisation. Chaque instant est riche de sensations, j'aime profiter de chacune d'elles.
Bon, soyons clair, pour l'instant je n'en suis pas là. Loin de là même ! Et toute cette histoire est plus probablement l'expression de mon désir, vis-à-vis d'une féminité reconnue qui me plaît, que de la réalité... Écrivant cela, j'espère quand même que, non, et que c'est un peu plus que ça... M'a-t-elle seulement remarqué, et si oui, était-ce avec autant de plaisir que moi ? L'ai-je (osé) au moins intriguée ? Oui, bien sûr, oui c'est sûr... Croise, croise les doigts...
Il me faut, la prochaine fois, l'aborder... même maladroitement (je suis plus habile avec les mots écrits, parce qu'ils viennent après une pause... qu'avec les mots, forcément bafouillés sur le vif) sinon, de tout cela il ne restera qu'un doute... Affreux !
Il faut que je me dise, qu'un râteau, c'est mieux qu'un doute et par conséquent qu'un regret. Facile à dire...
Rentré hier après-midi, en ramenant V. chez elle, j'ai réussi à m'emporter après L., pour une remarque qu'elle venait de faire, sans y mettre, selon moi, les formes nécessaires... Décidément, là aussi la vie reprend ses mauvaises habitudes. Évidemment, ces éclats d'humeurs me bouleversent toujours... Je ne supporte pas les fâcheries, les disputes, les excès... Ils me rendent malade ! Ils sont inutiles et ne soulignent qu'une immaturité de caractère (la mienne, en l'occurrence)...
Une chose, cependant, semble différente. En arrivant chez moi, hier, je suis sorti faire quelques courses (avantage Parisien), dans le petit supermarché du coin de la rue, ouvert tous les jours, une petite brune, ravissante femme pleine de charme, immédiatement je suis attiré par ce qu'elle dégage.
À l'évidence, elle tiendrait tout entière dans mes deux mains. Un fort charmant visage ; de belles lèvres marquées ; apparemment dotée d'une petite poitrine et d'une jolie paire de fesse que des talons hauts rehaussent et cambrent élégamment ; des gestes gracieux et tout en douceur. Ses mains sont si minuscules, qu'il leur faudrait huit fois plus de temps pour parcourir mon corps, que les miennes pour parcourir le sien. Et ça me va, cette idée de la caresser huit fois plus qu'elle ne me caresserait... À l'angle de ses yeux, de tendres et subtiles petites marques, m'indiquent que je ne risque pas, la prison. Pas d'alliance et la nature de ses courses, un dimanche soir, m'indiquent qu'elle vit probablement seule...
Je la suis sans oser l'aborder, l'image du dragueur de supermarché m'en empêche... Elle s'arrête devant une boulangerie, alors qu'elle a déjà du pain, je la dépasse et me trouve bête... Je la précède, mais, me suit-elle ? Je me retourne, elle est derrière... J'avance en étant tout à ce qui se passe derrière moi, traverse la rue, pour me donner, une constance... me retourne encore, discrètement, du moins, il me semble... Elle a ralenti, semble-t-il, passant devant le Monoprix du quartier, juste après, elle s’arrête devant la porte d'un immeuble, et s'y engouffre.
Elle habite donc ici, à quelques pas de chez moi... avec un peu de patience et de chance, je pourrai peut-être trouver l'occasion d'oser lui dire que je la trouve ravissante et que je serai heureux qu'elle accepte... Je n'en suis pas encore là ! Mais quand même... Je progresse, n'est-ce pas ?
Quel imbécile, quand même, j'aurai dû... À force d'avoir peur de passer pour ce que je pense ne pas être, je vais finir par devenir ce pour quoi je crains d'être pris !
Comment ne pas constater que, depuis quelque temps, il y a chez moi comme un empressement (intellectuel, cela va de soi) à vouloir rattraper le temps perdu, les aventures manquées... de vivre. Il faut dire que Douce, dont je lis régulièrement le blog, a contribué à m'énerver ces derniers jours...
L'odeur de la vie, c'est quand même agréable. L'idée d'en devenir un goinfre est amusante, même si je n'en serais jamais tout à fait un. J'aime trop prendre mon temps, profiter de chaque instant, me nourrir de leurs émotions, déguster... J'aime autant l'attente - particulièrement cet instant où l'on sait intimement que ça va fonctionner mais, que l'on s'oblige, tout de même, à douter - que celui de la concrétisation. Chaque instant est riche de sensations, j'aime profiter de chacune d'elles.
Bon, soyons clair, pour l'instant je n'en suis pas là. Loin de là même ! Et toute cette histoire est plus probablement l'expression de mon désir, vis-à-vis d'une féminité reconnue qui me plaît, que de la réalité... Écrivant cela, j'espère quand même que, non, et que c'est un peu plus que ça... M'a-t-elle seulement remarqué, et si oui, était-ce avec autant de plaisir que moi ? L'ai-je (osé) au moins intriguée ? Oui, bien sûr, oui c'est sûr... Croise, croise les doigts...
Il me faut, la prochaine fois, l'aborder... même maladroitement (je suis plus habile avec les mots écrits, parce qu'ils viennent après une pause... qu'avec les mots, forcément bafouillés sur le vif) sinon, de tout cela il ne restera qu'un doute... Affreux !
Il faut que je me dise, qu'un râteau, c'est mieux qu'un doute et par conséquent qu'un regret. Facile à dire...
mercredi 22 août 2012
Sensations de corps
Depuis mon retour, j'ai l'impression de ne pas exister. Je manque d'envies, de frénésies... Je végète, me traîne comme une loque, je peine à tout ! Il faut dire que le temps y est pour quelque chose. Au coeur de cette chaleur, seule l'obsessionnelle concupiscence de mâle que je porte en moi, semble s'émanciper. Et la douce lascivité qui me submerge, plutôt que l'étouffer, l'attise ! Abrégeant idées et phrases. Remplaçant chaque virgule, par un point d'exclamation !
Un rien m'excite ! Un frottement ; une robe qui joue avec une silhouette, épouse et révèle une forme ; un parfum fleuri, une odeur musquée ; une image ou une idée, osée... font naître l'envie crue d'intimité.
Ce manque de peau, d'une peau plus douce que la mienne, comme celle, toujours fraîche, parce que dessous la chair y est plus charnue, qu'on empoigne, qu'on caresse et baise... ébloui ! Ce manque de peau, exacerbe mon perpétuel fantasme d'un festin de plaisirs sans fin... Jamais assouvi, jamais abouti, parce qu'aucun accord n'est plus délicat et fragile que celui des corps et des envies, soumis aux limites de chacun...
Et parce qu'à peine touche-t-on cette peau qui s'offre enfin, on s'en émeut si bien que l'on retrouve un élan soudain vers ces sentiments d'âme, au détriment de cette terrestre animalité, qui nous disposait a, probablement, tout oser...
Depuis mon retour, c'est de mon corps que les sensations me viennent, et les émotions traînent, semblant trop faibles pour que je m'élève... Alors je peine, à trouver ces mots, qui habituellement s'échappent et m'emportent comme la peau féminine me fascine...
Un rien m'excite ! Un frottement ; une robe qui joue avec une silhouette, épouse et révèle une forme ; un parfum fleuri, une odeur musquée ; une image ou une idée, osée... font naître l'envie crue d'intimité.
Ce manque de peau, d'une peau plus douce que la mienne, comme celle, toujours fraîche, parce que dessous la chair y est plus charnue, qu'on empoigne, qu'on caresse et baise... ébloui ! Ce manque de peau, exacerbe mon perpétuel fantasme d'un festin de plaisirs sans fin... Jamais assouvi, jamais abouti, parce qu'aucun accord n'est plus délicat et fragile que celui des corps et des envies, soumis aux limites de chacun...
Et parce qu'à peine touche-t-on cette peau qui s'offre enfin, on s'en émeut si bien que l'on retrouve un élan soudain vers ces sentiments d'âme, au détriment de cette terrestre animalité, qui nous disposait a, probablement, tout oser...
Depuis mon retour, c'est de mon corps que les sensations me viennent, et les émotions traînent, semblant trop faibles pour que je m'élève... Alors je peine, à trouver ces mots, qui habituellement s'échappent et m'emportent comme la peau féminine me fascine...
mardi 21 août 2012
Égoïsme.
Le plus difficile,
est-ce cette part de soi,
ce soi intime,
que l'on tend à cet autre en qui l'on croit,
cette part de soi que l'on perd,
pour n'avoir pas compris pourquoi,
pourquoi cet autre garde pour lui,
ce qu'il ne mérite pas,
pensant peut-être que ce qu'il reçoit là,
étouffe... Ce qu'il n'offre pas...
Non ! Le plus difficile,
ce ne doit pas être ça !
Peut-être est-ce cette peur, de ne plus oser se livrer.
De se replier sur soi, par crainte de la douleur.
De ne plus croire en un autre que soi.
Je ne sais pas...
Mais toutes mes hésitations, viennent de là.
est-ce cette part de soi,
ce soi intime,
que l'on tend à cet autre en qui l'on croit,
cette part de soi que l'on perd,
pour n'avoir pas compris pourquoi,
pourquoi cet autre garde pour lui,
ce qu'il ne mérite pas,
pensant peut-être que ce qu'il reçoit là,
étouffe... Ce qu'il n'offre pas...
Non ! Le plus difficile,
ce ne doit pas être ça !
Peut-être est-ce cette peur, de ne plus oser se livrer.
De se replier sur soi, par crainte de la douleur.
De ne plus croire en un autre que soi.
Je ne sais pas...
Mais toutes mes hésitations, viennent de là.
lundi 20 août 2012
Canicule, faux problème, vrai prétexte.
Quelle chaleur ! À Paris, trente-huit degrés, c'est trop, d'autant plus qu'il n'y ait pas de vent, pas même un petit courant d'air pour rendre les terrasses de café, agréables. Du reste, même légèrement vêtues, les femmes hésitent à sortir... Dehors ce n'est pas terrible, mais dedans, ce n'est pas mieux. Chez moi, la température frôle les trente-trois degrés. Rideaux tirés, fenêtres fermées, je vis nu, bougeant le moins possible. Une douche froide de temps en temps pour faire baisser ma température, des bouteilles d'eau dans le frigo, des fruits... La nuit, la température ne baisse guère et je regrette ma campagne où la verdure exubérante alentour, à ce pouvoir appréciable de rafraîchir les soirées et les nuits...
Au bureau, il y a la climatisation, mais il y a les autres, les collègues ! C'est étonnant de constater comme chacun perçoit différemment la température. Il y en a pour trouver qu'il fait trop froid, d'autres, qu'il fait trop chaud. Aucun ne dira : pardonnez-moi, j'ai un peu froid, pourrait-on... ou j'ai chaud ! Non, son ressenti est forcément la réalité de tous, ce qui l’autorise à, arrêter la clim, modifier le thermostat... sans en référer aux autres !
Six heures, ce matin, une collègue, réputée pour ses perpétuelles lamentations à propos de la température ici, entre et annonce à tout va, comme à chacune de ses arrivées, comme d'autres disent bonjour : "Pfff... quelle chaleur encore ici" ! Bien que partisan du plus froid que plus chaud (on peut se protéger du froid) ce n'était pas mon ressenti. Je jette donc un œil sur la température dans la pièce : 23° Celsius ! Ça reste convenable, compte tenu de la canicule. Je ne cherche pas à polémiquer avec elle, ayant dépassé l'âge de la ménopause, je crois que son réel problème, c'est le travail ! Au bord de la mer, assise sur un fauteuil pliant en toile rayé (c'est son style... mais avec quelqu'un pour l'aider à en sortir) et un chapeau à fleurs, posée sur la tête, je me demande à partir de quelle température, elle se plaindrait.
Je crois même que je peux dire, sans risque de passer pour un pessimiste, que s'il était annoncé que la maison nous offre les cinq jours suivants, personne ne renâclerait en prétextant qu'il fait trop chaud ou trop froid... Conclusion, la canicule et plus généralement la température, n'est qu'un prétexte ; c'est le travail, le problème !
Encore que, il y en a pour qui tout est sujet à maugréer, ou plutôt, pour qui se plaindre est devenue la respiration de leurs insatisfactions, l'expression de leurs aigreurs, eux-mêmes finalement.
Au bureau, il y a la climatisation, mais il y a les autres, les collègues ! C'est étonnant de constater comme chacun perçoit différemment la température. Il y en a pour trouver qu'il fait trop froid, d'autres, qu'il fait trop chaud. Aucun ne dira : pardonnez-moi, j'ai un peu froid, pourrait-on... ou j'ai chaud ! Non, son ressenti est forcément la réalité de tous, ce qui l’autorise à, arrêter la clim, modifier le thermostat... sans en référer aux autres !
Six heures, ce matin, une collègue, réputée pour ses perpétuelles lamentations à propos de la température ici, entre et annonce à tout va, comme à chacune de ses arrivées, comme d'autres disent bonjour : "Pfff... quelle chaleur encore ici" ! Bien que partisan du plus froid que plus chaud (on peut se protéger du froid) ce n'était pas mon ressenti. Je jette donc un œil sur la température dans la pièce : 23° Celsius ! Ça reste convenable, compte tenu de la canicule. Je ne cherche pas à polémiquer avec elle, ayant dépassé l'âge de la ménopause, je crois que son réel problème, c'est le travail ! Au bord de la mer, assise sur un fauteuil pliant en toile rayé (c'est son style... mais avec quelqu'un pour l'aider à en sortir) et un chapeau à fleurs, posée sur la tête, je me demande à partir de quelle température, elle se plaindrait.
Je crois même que je peux dire, sans risque de passer pour un pessimiste, que s'il était annoncé que la maison nous offre les cinq jours suivants, personne ne renâclerait en prétextant qu'il fait trop chaud ou trop froid... Conclusion, la canicule et plus généralement la température, n'est qu'un prétexte ; c'est le travail, le problème !
Encore que, il y en a pour qui tout est sujet à maugréer, ou plutôt, pour qui se plaindre est devenue la respiration de leurs insatisfactions, l'expression de leurs aigreurs, eux-mêmes finalement.
dimanche 19 août 2012
Reprise et constat d'oublis.
Considérant comme cause perdue d'un jour retenir le prénom de mes collègues, je peux dire que, ce matin, ça a commencé avec les codes d’accès ! Un sur trois, était inaccessible, au moins ! Puis ce fut les codes informatiques propres à mon travail... Bien sûr j'avais le recours d'alors me tourner vers mes collègues pour qu'ils me les rappellent ! Mais aller vers quelqu'un dont on n'a pas été fichu de retenir le nom pour lui demander un service, est, pour le moins, délicat. Ne serait-ce que déjà l'aborder requiert un certain effort d'imagination...
Quel enfer ces mots de passes ! On vous en demande partout. Vous voulez acheter une bricole sur internet, il faut s'inscrire sur le site marchand, proposer un identifiant qui peut vous être refusé et un mot de passe qui peut aussi ne pas être accepté ! On vous explique que c'est pour la protection des informations que vous êtes tenus de donner pour accéder à votre désir !? Qu'il faut que dans votre mot de passe figurent des minuscules et des majuscules et des chiffres... mais pas d'espaces ni de points... et je ne sais encore quelles subtilités propres à l'imagination du web master !
Y en a marre !
Moi qui ai déjà du mal à retenir mon code de carte bleue ou de mon entrée d'immeuble... Alors, nous finissons tous par faire la même chose, n'en avoir plus qu'un, que l'on utilise partout... bonjour la sécurité ! Évidemment, certains sites ont trouvé la parade, toujours pour notre bien, nos mots de passe ne sont valables que pour un temps limité !
J'avais une application me permettant de stocker tous mes mots de passes, mais suite à une erreur de saisie de code d’accès, trois fois consécutive, le système de protection de cette application en a effacé tout le contenu !!!
Autres agacements de reprise. Les tracasseries administratives, avec, entre autres, celle de devoir pauser mes desideratas de congé pour l'année prochaine et ce avant le milieu de la semaine prochaine ! C'est chaque année, plus compliqué. De manière générale, on a l'impression qu'à chaque nouveau problème découvert, on crée une procédure supplémentaire. Les procédures s'empilant ainsi, ont fini par rendre complexe, voire aberrant, ce qui, fondamentalement, est simple. N'en va-t-il pas de même dans la vie de notre société ?
Ce matin, un constat positif cependant, mon pantalon me serre moins ! Je n'ai pas perdu de poids, mais il semble que les masses se soient déplacées ! Non, non ! Ma casquette me va toujours !
Il y a plein de choses que je retiens par coeur. Des anecdotes, des situations, des évènements, des émotions, des sensations... le touché d'une peau, son odeur et son goût... Les noms et surtout les codes, etc. j'en suis incapable !
Quel enfer ces mots de passes ! On vous en demande partout. Vous voulez acheter une bricole sur internet, il faut s'inscrire sur le site marchand, proposer un identifiant qui peut vous être refusé et un mot de passe qui peut aussi ne pas être accepté ! On vous explique que c'est pour la protection des informations que vous êtes tenus de donner pour accéder à votre désir !? Qu'il faut que dans votre mot de passe figurent des minuscules et des majuscules et des chiffres... mais pas d'espaces ni de points... et je ne sais encore quelles subtilités propres à l'imagination du web master !
Y en a marre !
Moi qui ai déjà du mal à retenir mon code de carte bleue ou de mon entrée d'immeuble... Alors, nous finissons tous par faire la même chose, n'en avoir plus qu'un, que l'on utilise partout... bonjour la sécurité ! Évidemment, certains sites ont trouvé la parade, toujours pour notre bien, nos mots de passe ne sont valables que pour un temps limité !
J'avais une application me permettant de stocker tous mes mots de passes, mais suite à une erreur de saisie de code d’accès, trois fois consécutive, le système de protection de cette application en a effacé tout le contenu !!!
Autres agacements de reprise. Les tracasseries administratives, avec, entre autres, celle de devoir pauser mes desideratas de congé pour l'année prochaine et ce avant le milieu de la semaine prochaine ! C'est chaque année, plus compliqué. De manière générale, on a l'impression qu'à chaque nouveau problème découvert, on crée une procédure supplémentaire. Les procédures s'empilant ainsi, ont fini par rendre complexe, voire aberrant, ce qui, fondamentalement, est simple. N'en va-t-il pas de même dans la vie de notre société ?
Ce matin, un constat positif cependant, mon pantalon me serre moins ! Je n'ai pas perdu de poids, mais il semble que les masses se soient déplacées ! Non, non ! Ma casquette me va toujours !
Il y a plein de choses que je retiens par coeur. Des anecdotes, des situations, des évènements, des émotions, des sensations... le touché d'une peau, son odeur et son goût... Les noms et surtout les codes, etc. j'en suis incapable !
vendredi 17 août 2012
Fin des vacances. Encore un rêve étrange et quelques espérances...
Encore un rêve surprenant. La mer, un ciel plus blanc que bleu et des étendues de sable blond semblant infinies... Un littoral que je connais et qui me touche... Et puis, vous allez me prendre pour un obsédé, mais il y avait des femmes, toutes blondes, rousses, aux cheveux longs, à la peau blanche et délicate, sylphides... Un peu comme ce que j'ai connu du Danemark... Caricaturé ! Certes... mais pas tant que ça !
Qu'est-ce qui peut bien m'attirer dans ce pays et, pourquoi le revisiter en songe de temps en temps ? Il y a dans mon inconscient d'étrange choses...
En attendant, d'y retourner un jour, je dois reprendre le travail, dimanche prochain. Et ça me désespère ! Pour tout dire, je n'en ai pas envie ! Ces trois semaines sont passées trop vite, même si j'ai, parfois, souffert du manque de... solitude.
Demain nous rentrons sur Paris, je déposerai J. et sa mère et V. dans leur foyer ; la cohabitation s'est plutôt bien passée, même s'il y eut de ces exubérances propres à ceux qui décompressent un peu... Je suis plutôt de nature introvertie et les excès des autres me poussent plus encore à rentrer dans ma coquille, je ne sais jamais comment réagir... J'ai toujours des doutes quant à la spontanéité, la sincérité ou plus exactement, la justesse de ces effusions, qui, invariablement, me laissent circonspect, sinon agacé... Bien sûr, cela se ressent et génère chez l'autre des réactions, qui le plus souvent s'expriment sur le ton de la plaisanterie ; mais de quelque ordre soient-elles, cela a pour fâcheuse tendance de me faire culpabiliser... De plus la situation n'est pas franchement ordinaire... D'avoir été si proche, nous gardons une certaine intimité spirituelle, mais sommes devenues des étrangers, physiquement et dans nos comportements. Les épreuves que nous avons vécues chacun de notre côté nous ont changé. Chacun est resté intègre avec sa nouvelle personnalité et vis-à-vis de celle de l'autre... Reste un lien familial fort, étonnement platonique et, du respect. Seul bémol, peut-être, ce léger trouble dans ma relation avec J. et même avec V. Leur comportement ne fut pas tout à fait le même comme lorsque nous sommes seuls. Rien de grave, et nous avons cependant réussi à nous retrouver, le matin au cours de mon jogging et pour quelques ballades... Avec J., nul besoin de dire trop de mots... Du reste, cette complicité révélée ne fut pas sans éveiller un soupçon de jalousie, bienveillante.
Demain soir, je n'aurai personne avec qui composer, avec qui échanger, de qui me plaindre... Et bien qu'ayant hâte de retrouver mes habitudes de solitaire, je crains aussi la douleur de ces premiers jours... Sans compter que quelques épreuves matérielles, qui devraient s'éteindre à la fin du mois d'octobre, me préoccupent un peu ; ainsi que ma capacité à supporter l'ennui que me procure mon travail.
Je sais par expérience, que dans quelques jours, tout, ou presque, aura repris son cours. Avec juste le changement qu'il faut pour progresser encore et pourquoi pas, faire de belles rencontres, vivre de remarquables instants...
Qu'est-ce qui peut bien m'attirer dans ce pays et, pourquoi le revisiter en songe de temps en temps ? Il y a dans mon inconscient d'étrange choses...
En attendant, d'y retourner un jour, je dois reprendre le travail, dimanche prochain. Et ça me désespère ! Pour tout dire, je n'en ai pas envie ! Ces trois semaines sont passées trop vite, même si j'ai, parfois, souffert du manque de... solitude.
Demain nous rentrons sur Paris, je déposerai J. et sa mère et V. dans leur foyer ; la cohabitation s'est plutôt bien passée, même s'il y eut de ces exubérances propres à ceux qui décompressent un peu... Je suis plutôt de nature introvertie et les excès des autres me poussent plus encore à rentrer dans ma coquille, je ne sais jamais comment réagir... J'ai toujours des doutes quant à la spontanéité, la sincérité ou plus exactement, la justesse de ces effusions, qui, invariablement, me laissent circonspect, sinon agacé... Bien sûr, cela se ressent et génère chez l'autre des réactions, qui le plus souvent s'expriment sur le ton de la plaisanterie ; mais de quelque ordre soient-elles, cela a pour fâcheuse tendance de me faire culpabiliser... De plus la situation n'est pas franchement ordinaire... D'avoir été si proche, nous gardons une certaine intimité spirituelle, mais sommes devenues des étrangers, physiquement et dans nos comportements. Les épreuves que nous avons vécues chacun de notre côté nous ont changé. Chacun est resté intègre avec sa nouvelle personnalité et vis-à-vis de celle de l'autre... Reste un lien familial fort, étonnement platonique et, du respect. Seul bémol, peut-être, ce léger trouble dans ma relation avec J. et même avec V. Leur comportement ne fut pas tout à fait le même comme lorsque nous sommes seuls. Rien de grave, et nous avons cependant réussi à nous retrouver, le matin au cours de mon jogging et pour quelques ballades... Avec J., nul besoin de dire trop de mots... Du reste, cette complicité révélée ne fut pas sans éveiller un soupçon de jalousie, bienveillante.
Demain soir, je n'aurai personne avec qui composer, avec qui échanger, de qui me plaindre... Et bien qu'ayant hâte de retrouver mes habitudes de solitaire, je crains aussi la douleur de ces premiers jours... Sans compter que quelques épreuves matérielles, qui devraient s'éteindre à la fin du mois d'octobre, me préoccupent un peu ; ainsi que ma capacité à supporter l'ennui que me procure mon travail.
Je sais par expérience, que dans quelques jours, tout, ou presque, aura repris son cours. Avec juste le changement qu'il faut pour progresser encore et pourquoi pas, faire de belles rencontres, vivre de remarquables instants...
mercredi 15 août 2012
Figure de style balnéaire.
Me revient en tête cette démarche désarticulée que l'on a sur les plages de galets. Les seules plages qu'ils nous arrivaient de fréquenter, sur l'insistance de J. qui de temps en temps, en avait assez des rochers. Les quelques plages de sables dans le coin sont infréquentables...
Je préfère aussi les galets au sable, qui s'insinue partout... Cependant, le trajet de la serviette jusqu'à l'eau, s'avère toujours un supplice... Les galets de taille, de forme et de position imprévisibles, font l'effet d'un massage kiatsu de la plante des pieds et, confère au corps une démarche hésitante et dégingandée. Un peu à l'image de ces jouets en bois à l'effigie d'un chien, d'une vache ou d'une girafe, qui se disloquent lorsque l'on presse sous le socle. Impossible de ne pas, au moins une fois par trajet, se retrouver à quatre pattes, en perte d'équilibre et tomber au ralenti sur les fesses, sous l'effet d'une douleur insupportable que génère un galet qui appuie tout à coup sur un point terriblement sensible. Qui selon les principes de la médecine chinoise est lié aux intestins, au foie, au sexe, etc. Exercice balnéaire de style corporel, commun à tous ceux qui n'ont pas prévu de se chausser de ces sandales en plastique bien pratiques. Rares sont les blessures, il faut bien le dire, et s'il y en a, elles sont toujours anodines, sauf peut-être celle du "tour de reins" pour avoir, touché trop précisément par un de ces galets insinueux révélant un noeud du corps, réalisé une figure particulièrement improbable...
Sans omettre celles causées à l'amour propre...
Je préfère aussi les galets au sable, qui s'insinue partout... Cependant, le trajet de la serviette jusqu'à l'eau, s'avère toujours un supplice... Les galets de taille, de forme et de position imprévisibles, font l'effet d'un massage kiatsu de la plante des pieds et, confère au corps une démarche hésitante et dégingandée. Un peu à l'image de ces jouets en bois à l'effigie d'un chien, d'une vache ou d'une girafe, qui se disloquent lorsque l'on presse sous le socle. Impossible de ne pas, au moins une fois par trajet, se retrouver à quatre pattes, en perte d'équilibre et tomber au ralenti sur les fesses, sous l'effet d'une douleur insupportable que génère un galet qui appuie tout à coup sur un point terriblement sensible. Qui selon les principes de la médecine chinoise est lié aux intestins, au foie, au sexe, etc. Exercice balnéaire de style corporel, commun à tous ceux qui n'ont pas prévu de se chausser de ces sandales en plastique bien pratiques. Rares sont les blessures, il faut bien le dire, et s'il y en a, elles sont toujours anodines, sauf peut-être celle du "tour de reins" pour avoir, touché trop précisément par un de ces galets insinueux révélant un noeud du corps, réalisé une figure particulièrement improbable...
Sans omettre celles causées à l'amour propre...
Renouer avec les envies...
Une quinzaine de jours sans écrire et, comme pour la course, il faut s'astreindre à reprendre en douceur, ne pas chercher à tout prix un sujet, ne pas précipiter les mots. En ce qui me concerne, l'écriture est spontanée, impulsive. Mon seul travail est de me mettre en condition... puis d'amorcer la pompe en commençant par taper quelques mots.
Debout à l’Angélus, je sors récupérer ma tenue qui sèche et réveille J. qui souhaitait m'accompagner. Je suis du matin, alors avant de partir je décide de faire notre lessive de blanc, il y a du soleil et du vent, le linge séché ainsi s’imprègne de la pureté de l'air et devient tellement plus agréable à porter.
Dix minutes plus tard nous partons. Arrivé à mi-parcours, je sue comme un boeuf, rectification : comme un taureau, non mais, quand même de ce côté j'ai toujours eu une forme, comment dire, persistante ! C'est à cause de ces deux portos pris en apéro hier soir, pas la forme persistante, la sudation extrême ! Sans doute dois-je dégager une odeur sucrée, parce qu'une fois dans le bois, je suis véritablement assailli par des taons voraces. J'accélère et décide de sortir du bois pour qu'ils me lâchent avant qu'ils ne me piquent. Une fois sur la route de campagne, le vent et le soleil finissent de les chasser, aucune piqûre à déplorer, je m'en sors bien. Je ne supporte plus l'alcool, il me fait grossir... m'épuise... et je mets deux à trois jours à me remettre d'un petit excès... Bref, le temps du grand nettoyage est venu ! J'ai envie de retrouver cette sensation physique à la fois réactive et souple, comme le bambou. J'ai envie de fortes émotions, d'inspirations... De nuits limpides, et aussi d'autre chose...
Quel contraste avec hier après-midi. Nous avons passé toute la journée en ville pour faire des courses, dont celles de la rentrée de J. Je me sentais abattu, mou sans force et sans envies. Je me traînais physiquement et intellectuellement. Je déteste ces journées...
Allez, je vais aller préparer le repas... Thon à la plancha (pas trop cuit) et riz créole (pas collant) ! Par mes soins s'il vous plaît... Constatez que j'ai quelques qualités...
Debout à l’Angélus, je sors récupérer ma tenue qui sèche et réveille J. qui souhaitait m'accompagner. Je suis du matin, alors avant de partir je décide de faire notre lessive de blanc, il y a du soleil et du vent, le linge séché ainsi s’imprègne de la pureté de l'air et devient tellement plus agréable à porter.
Dix minutes plus tard nous partons. Arrivé à mi-parcours, je sue comme un boeuf, rectification : comme un taureau, non mais, quand même de ce côté j'ai toujours eu une forme, comment dire, persistante ! C'est à cause de ces deux portos pris en apéro hier soir, pas la forme persistante, la sudation extrême ! Sans doute dois-je dégager une odeur sucrée, parce qu'une fois dans le bois, je suis véritablement assailli par des taons voraces. J'accélère et décide de sortir du bois pour qu'ils me lâchent avant qu'ils ne me piquent. Une fois sur la route de campagne, le vent et le soleil finissent de les chasser, aucune piqûre à déplorer, je m'en sors bien. Je ne supporte plus l'alcool, il me fait grossir... m'épuise... et je mets deux à trois jours à me remettre d'un petit excès... Bref, le temps du grand nettoyage est venu ! J'ai envie de retrouver cette sensation physique à la fois réactive et souple, comme le bambou. J'ai envie de fortes émotions, d'inspirations... De nuits limpides, et aussi d'autre chose...
Quel contraste avec hier après-midi. Nous avons passé toute la journée en ville pour faire des courses, dont celles de la rentrée de J. Je me sentais abattu, mou sans force et sans envies. Je me traînais physiquement et intellectuellement. Je déteste ces journées...
Allez, je vais aller préparer le repas... Thon à la plancha (pas trop cuit) et riz créole (pas collant) ! Par mes soins s'il vous plaît... Constatez que j'ai quelques qualités...
mardi 14 août 2012
Rêve prémonitoire ? Il faut y croire !
Cette nuit un rêve étonnant m'a réveillé. Bien qu'il eût pour sujet ce que l'on pourrait qualifier d'un heureux évènement, il exprimait aussi les emmerdements consécutifs à ce genre de coup de chance... Ni euphorique, ni accablant, il était, comme est la réalité. Était-ce un rêve prémonitoire ?
Incapable de me rendormir, j'ouvre la fenêtre et contemple le ciel étoilé. Magnifique ! Juste au-dessus du croissant de lune, Venus. Plus haut à droite Jupiter et un peu plus bas, ce petit groupe d'étoiles que l'on ne peut détailler qu'en le regardant avec notre vision périphérique... Je me dis alors que si j’aperçois une étoile filante, mon rêve se réalisera. Il était à peu près quatre heures du matin quand une splendide étoile filante souligna d'un trait lumineux le spectacle que m'offrait la nuit ! Incrédule je remets la mise en jeu, me disant qu'il en faudrait bien une seconde... Continuant de scruter la nuit, je découvre deux satellites, inlassables veilleurs ; quelques avions longs courriers et, tout à coup, à peine cinq minutes après la première, une seconde étoile filante tout aussi marquante !
Le premier coq se mit à chanter, pourtant le jour était loin de se lever, aussitôt suivi par les autres. Dans le champ de maïs, plus loin, des craquements suspects, sans doute des sangliers. Le glapissement d'un renard sembla être le signe qu'il était temps pour les nocturnes de rentrer dans leur tanière. Tout redevient silencieux, le temps paraissait suspendu.
Je retournais me coucher, dormir me paraissait maintenant possible, il me restait un peu plus de trois heures avant de sortir courir. Était-ce un rêve prémonitoire ? Il faut y croire ! Il était en tout cas très... factuel, pour un rêve.
Incapable de me rendormir, j'ouvre la fenêtre et contemple le ciel étoilé. Magnifique ! Juste au-dessus du croissant de lune, Venus. Plus haut à droite Jupiter et un peu plus bas, ce petit groupe d'étoiles que l'on ne peut détailler qu'en le regardant avec notre vision périphérique... Je me dis alors que si j’aperçois une étoile filante, mon rêve se réalisera. Il était à peu près quatre heures du matin quand une splendide étoile filante souligna d'un trait lumineux le spectacle que m'offrait la nuit ! Incrédule je remets la mise en jeu, me disant qu'il en faudrait bien une seconde... Continuant de scruter la nuit, je découvre deux satellites, inlassables veilleurs ; quelques avions longs courriers et, tout à coup, à peine cinq minutes après la première, une seconde étoile filante tout aussi marquante !
Le premier coq se mit à chanter, pourtant le jour était loin de se lever, aussitôt suivi par les autres. Dans le champ de maïs, plus loin, des craquements suspects, sans doute des sangliers. Le glapissement d'un renard sembla être le signe qu'il était temps pour les nocturnes de rentrer dans leur tanière. Tout redevient silencieux, le temps paraissait suspendu.
Je retournais me coucher, dormir me paraissait maintenant possible, il me restait un peu plus de trois heures avant de sortir courir. Était-ce un rêve prémonitoire ? Il faut y croire ! Il était en tout cas très... factuel, pour un rêve.
lundi 13 août 2012
Mutation
J'ai la sensation d'une grande confusion ! À l'évidence je suis en pleine mutation. À l'oeuvre pour me préparer à élargir le champ de mes émotions, retrouver ces autres sujets que j'affectionne ; en découvrir aussi... Je dois refermer cette boîte de Pandore... et ne plus y penser. En attendant de pouvoir y revenir pour alors, l'autopsier ! S'il n'y avait pas ce sentiment, si puissant qu'il subsiste encore et à tout, il y a longtemps que j'aurais détaillé, au scalpel, en historien objectif, toute la conscience et la connaissance que j'ai de cette histoire...
La villégiature de ces derniers jours, m'a obligée à renouer avec certaines réalités, dont principalement celles de mon corps et de ses envies. Ce brusque changement de quotidien a amplifié et accéléré un travail de fond, trop tièdement commencé... Aidé, je dois l'avouer, par la multitude de corps féminins s'abandonnant avec lascivité aux caresses brûlantes du soleil et à mon regard tout aussi enthousiaste, durant ces derniers jours...
La mutation a donc commencé, j'ai la sensation de m'ouvrir à d'autres possibilités, ma conscience ne se sent plus tenue par aucune promesse, puisqu'elles furent faites, en pure perte, et surtout, à moi-même...
Bien sûr, les circonstances au cours de ces vacances ne prêtaient guère aux rencontres passagères, à la gaudriole sexuelle, aux pulsions libertines, à la débauche... Mais en aurai-je été capable ? L'important est d'à nouveau en ressentir l'envie, le reste viendra petit à petit... Et ce désir retrouvé me mènera, peut-être, à une autre intimité partagée... Du moins je l'espère, parce que je sais qu'une fois ces pulsions assouvies, elles me lasseront rapidement si elles ne peuvent être exacerbées par une émotion bien plus paroxysmique... Je suis du genre à préférer l'onanisme, aux scrupules, aux malentendus...
Pour le moment, ce que je ressens, c'est une sorte de trouble, une lassitude, à la fois physique et mentale, qui bloque mes émotions, mes idées et par conséquent, mes mots. De plus je ne me suis pas encore retrouvé seul, je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller fouiller plus profondément les causes de ce séisme qui gronde. Nous sommes trois, ici dans ma campagne, je profite de cette compagnie, même si le besoin de solitude me presse. C'est une des leçons que le manque m'a donnée.
Ce soir elles regardent un film, les films comme beaucoup d'autres choses, m'ennuient. C'est l'occasion de m'isoler un peu et d'essayer de retrouver ce réflexe qui me satisfait tant.
Comme je le disais à J., alors qu'après un refus, elle avait accepté de m'accompagner au cours de ma course matinale, sur son vélo et qu'elle en avait tiré un grand plaisir : le plaisir découle du désir comme de la volonté, sauf que dans le second, c'est toi qui décides !
La villégiature de ces derniers jours, m'a obligée à renouer avec certaines réalités, dont principalement celles de mon corps et de ses envies. Ce brusque changement de quotidien a amplifié et accéléré un travail de fond, trop tièdement commencé... Aidé, je dois l'avouer, par la multitude de corps féminins s'abandonnant avec lascivité aux caresses brûlantes du soleil et à mon regard tout aussi enthousiaste, durant ces derniers jours...
La mutation a donc commencé, j'ai la sensation de m'ouvrir à d'autres possibilités, ma conscience ne se sent plus tenue par aucune promesse, puisqu'elles furent faites, en pure perte, et surtout, à moi-même...
Bien sûr, les circonstances au cours de ces vacances ne prêtaient guère aux rencontres passagères, à la gaudriole sexuelle, aux pulsions libertines, à la débauche... Mais en aurai-je été capable ? L'important est d'à nouveau en ressentir l'envie, le reste viendra petit à petit... Et ce désir retrouvé me mènera, peut-être, à une autre intimité partagée... Du moins je l'espère, parce que je sais qu'une fois ces pulsions assouvies, elles me lasseront rapidement si elles ne peuvent être exacerbées par une émotion bien plus paroxysmique... Je suis du genre à préférer l'onanisme, aux scrupules, aux malentendus...
Pour le moment, ce que je ressens, c'est une sorte de trouble, une lassitude, à la fois physique et mentale, qui bloque mes émotions, mes idées et par conséquent, mes mots. De plus je ne me suis pas encore retrouvé seul, je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller fouiller plus profondément les causes de ce séisme qui gronde. Nous sommes trois, ici dans ma campagne, je profite de cette compagnie, même si le besoin de solitude me presse. C'est une des leçons que le manque m'a donnée.
Ce soir elles regardent un film, les films comme beaucoup d'autres choses, m'ennuient. C'est l'occasion de m'isoler un peu et d'essayer de retrouver ce réflexe qui me satisfait tant.
Comme je le disais à J., alors qu'après un refus, elle avait accepté de m'accompagner au cours de ma course matinale, sur son vélo et qu'elle en avait tiré un grand plaisir : le plaisir découle du désir comme de la volonté, sauf que dans le second, c'est toi qui décides !
vendredi 10 août 2012
Ce qui reste...
À peine arrivé que déjà je repars...
Plus que jamais je me sens incertain. Incertain d'avoir des choses à dire et de vouloir les dire.
De ces jours passés, seuls restent, cette singulière relation bien plus en présence qu'en mots, qu'il y a entre J. et moi ; la marque du soleil et le goût de sel qu'a la mer. Le vert, le rouge, le bleu ciel et le bleu outremer.
Privilégiés nous pouvions nous éloigner de la rumeur des vacanciers, approcher de petites îles désertes autour desquelles l'eau est pure et limpide. Chaque bain donnait la sensation de se débarrasser du trop de chaleur comme de nos peines. Et au retour le vent de la vitesse adoucissait la peau tiraillée par le sel et le soleil.
Plus que jamais je me sens incertain quant au sens que je veux donner à ma vie, mais plus que jamais je sens que cet effort d'apprendre à écrire me tient. Et plus que jamais je rêve à une vie de vagabond des mers, de clochard des ports de plaisance, d'une belle voile blanche qui claque au vent et contraste avec l'outremer...
Je repars quelques jours à ma campagne. La maison est à moi, je pourrai ne pas y avoir d'heures...
Plus que jamais je me sens incertain. Incertain d'avoir des choses à dire et de vouloir les dire.
De ces jours passés, seuls restent, cette singulière relation bien plus en présence qu'en mots, qu'il y a entre J. et moi ; la marque du soleil et le goût de sel qu'a la mer. Le vert, le rouge, le bleu ciel et le bleu outremer.
Privilégiés nous pouvions nous éloigner de la rumeur des vacanciers, approcher de petites îles désertes autour desquelles l'eau est pure et limpide. Chaque bain donnait la sensation de se débarrasser du trop de chaleur comme de nos peines. Et au retour le vent de la vitesse adoucissait la peau tiraillée par le sel et le soleil.
Plus que jamais je me sens incertain quant au sens que je veux donner à ma vie, mais plus que jamais je sens que cet effort d'apprendre à écrire me tient. Et plus que jamais je rêve à une vie de vagabond des mers, de clochard des ports de plaisance, d'une belle voile blanche qui claque au vent et contraste avec l'outremer...
Je repars quelques jours à ma campagne. La maison est à moi, je pourrai ne pas y avoir d'heures...
Inscription à :
Articles (Atom)




