Eh "Chicago". Salut !
Est-ce qu'on se connaît ?
Je demande cela parce que je connais une âme, plutôt bien incarnée, qui pourrait se trouver dans ce coin de la planète... Enfin, je connais... je connaissais. Bref, votre assiduité avive chez moi la curiosité. Alors, spontanément ou pas, je lance cet hameçon non sans humilité étant coutumier de, plus souvent qu'à mon tour, jouer bredouille.
(journal de mes sensations)
jeudi 11 juin 2020
lundi 25 mars 2019
Le culte de la Librairie.
Ca bouge ! Il y a trois semaines, je me suis remis à lire. Inimaginable ! Cinq ans sans le faire, hormis quelques essais sur le Yoga, la méditation, l'ayurvéda et aussi la permaculture... Mes thérapies, du moins pour les deux premiers, tout au long de ces dix dernières années...
Yannick Haenel, Paul Auster, Delphine de Vigan, et... Le triptyque "Vernon Subutex" de Virginie Despentes, et là... La même jubilation extatique que lorsque j'ai lu pour la première fois le "Voyage...", puis "Mort à crédit", "Casse-pipe" et "Guignol's Band". Putain, ça fait un bien fou !
C'est après avoir visionné ce documentaire sur Paul Auster et Siri Hustvedt que l'envie m'a pris. J'ai senti qu'il était temps !
"Atout livre", avenue Daumesnil, par un matin qui sent le printemps... Quel idiot... J'ai oublié mes lunettes ! Qu'est-ce que ca peut être chiant cette dépendance toujours pas assumée. À peine entré mes réflexes reviennent, je flâne entre les rangées de livres, j'en touche quelques uns, en ouvre d'autres... Je m'abandonne à mon instinct, ce n'est pas voulu, ca se fait sans moi... C'est toujours de cette manière que je tombe sur le bouquin qu'il me faut... Chacun en pense ce qu'il veut, moi ca me va bien.
Est-ce l'odeur, les milliers de livres qui attendent, le calme qui y règne ? Entrer dans une librairie, c'est un peu comme entrer dans une église. Il y a de la spiritualité là-dedans. C'est en partie pour cela que je ne prête pas mes bouquins, pas plus que je ne les corne pour en marquer la page ou que je ne les écartèle par confort de lecture. Je les respecte, je suis maniaque avec eux. Acheter un livre légèrement abîmé ou salit, qu'il soit le dernier disponible, je ne le prends pas.
Tout ca pour dire, que je vais mieux ! Si je regarde en arrière, il m'a fallu... Huit, neuf ans ! J'ai pris cher tout de même. Même que j'aurai pu tourner à l'aigre... Mais pour une fois je me suis arraché de la moyenne, enfin arraché, c'est un peu fort, ca s'est quand même fait sans trop d'efforts. Et finalement, ce qui était important (certains sentiments) demeure, et ce qu'il y a de nouveau, c'est comme un cadeau, la sérénité...
Je pourrais me dire que j'ai perdu dix ans et beaucoup d'autres choses... Et bien non ! Sans ce voyage en solitaire, je n'en serai pas là. Et tous ceux pour qui je comptais sont toujours là (enfin, je crois) et semblent même apprécier plus qu'avant ma nouvelle présence.
Le secret ? Lâcher ! Ok, pas seulement... pour lâcher, il faut avoir eu son compte ! Le plus vaniteux, le plus égotique des boxeurs, mis sèchement au tapis, se relève, s'il se relève, toujours avec humilité...
Yannick Haenel, Paul Auster, Delphine de Vigan, et... Le triptyque "Vernon Subutex" de Virginie Despentes, et là... La même jubilation extatique que lorsque j'ai lu pour la première fois le "Voyage...", puis "Mort à crédit", "Casse-pipe" et "Guignol's Band". Putain, ça fait un bien fou !
C'est après avoir visionné ce documentaire sur Paul Auster et Siri Hustvedt que l'envie m'a pris. J'ai senti qu'il était temps !
"Atout livre", avenue Daumesnil, par un matin qui sent le printemps... Quel idiot... J'ai oublié mes lunettes ! Qu'est-ce que ca peut être chiant cette dépendance toujours pas assumée. À peine entré mes réflexes reviennent, je flâne entre les rangées de livres, j'en touche quelques uns, en ouvre d'autres... Je m'abandonne à mon instinct, ce n'est pas voulu, ca se fait sans moi... C'est toujours de cette manière que je tombe sur le bouquin qu'il me faut... Chacun en pense ce qu'il veut, moi ca me va bien.
Est-ce l'odeur, les milliers de livres qui attendent, le calme qui y règne ? Entrer dans une librairie, c'est un peu comme entrer dans une église. Il y a de la spiritualité là-dedans. C'est en partie pour cela que je ne prête pas mes bouquins, pas plus que je ne les corne pour en marquer la page ou que je ne les écartèle par confort de lecture. Je les respecte, je suis maniaque avec eux. Acheter un livre légèrement abîmé ou salit, qu'il soit le dernier disponible, je ne le prends pas.
Tout ca pour dire, que je vais mieux ! Si je regarde en arrière, il m'a fallu... Huit, neuf ans ! J'ai pris cher tout de même. Même que j'aurai pu tourner à l'aigre... Mais pour une fois je me suis arraché de la moyenne, enfin arraché, c'est un peu fort, ca s'est quand même fait sans trop d'efforts. Et finalement, ce qui était important (certains sentiments) demeure, et ce qu'il y a de nouveau, c'est comme un cadeau, la sérénité...
Je pourrais me dire que j'ai perdu dix ans et beaucoup d'autres choses... Et bien non ! Sans ce voyage en solitaire, je n'en serai pas là. Et tous ceux pour qui je comptais sont toujours là (enfin, je crois) et semblent même apprécier plus qu'avant ma nouvelle présence.
Le secret ? Lâcher ! Ok, pas seulement... pour lâcher, il faut avoir eu son compte ! Le plus vaniteux, le plus égotique des boxeurs, mis sèchement au tapis, se relève, s'il se relève, toujours avec humilité...
mardi 13 novembre 2018
Ça me travaille depuis un moment...
Ça me travaille depuis un moment... Ça me prend au plus profond et ça remonte par vagues d'émotion... Il faudrait m'y remettre, il faut y retourner ! Et puis il y a eu cet épisode précédent, un peu chiant... J'ai dû remettre le nez dedans et ça ne m'a pas laissé indifférent.
Le souci, c'est le temps. Comment caser un temps par nature indéfini dans une routine quotidienne aussi serrée : yoga, méditation, travail... Les deux premiers sont essentiels à mon équilibre physique et psychique ; le troisième... Ai-je le choix ? Mais ce n'est pas le seul problème, les émotions sont de nouveau là, je les ressens, je les contrôle aussi bien mieux qu'avant... Il manque un détonateur, une mèche pour que tout pète !
Quoique peut-être pas forcément... Je fais sans depuis si longtemps et, je dois bien l'avouer, ça me semble si compliqué dorénavant.
Écrire c'est comme un muscle, plus on écrit, mieux on écrit ! Dès qu'on arrête, ça se sclérose... Autant dire que j'ai un os en plus ! Alors il va falloir que je sois indulgent avec moi ; on va voir si ces dernières années de yoga et de méditation m'ont apporté ce qu'il faut.
Il faut y aller doucement, ne rien forcer, laisser venir naturellement.
Le souci, c'est le temps. Comment caser un temps par nature indéfini dans une routine quotidienne aussi serrée : yoga, méditation, travail... Les deux premiers sont essentiels à mon équilibre physique et psychique ; le troisième... Ai-je le choix ? Mais ce n'est pas le seul problème, les émotions sont de nouveau là, je les ressens, je les contrôle aussi bien mieux qu'avant... Il manque un détonateur, une mèche pour que tout pète !
Quoique peut-être pas forcément... Je fais sans depuis si longtemps et, je dois bien l'avouer, ça me semble si compliqué dorénavant.
Écrire c'est comme un muscle, plus on écrit, mieux on écrit ! Dès qu'on arrête, ça se sclérose... Autant dire que j'ai un os en plus ! Alors il va falloir que je sois indulgent avec moi ; on va voir si ces dernières années de yoga et de méditation m'ont apporté ce qu'il faut.
Il faut y aller doucement, ne rien forcer, laisser venir naturellement.
lundi 12 novembre 2018
Et moi, monsieur T.G., comment dois-je réagir ?
Un titre énigmatique pour un article qui dénonce les pratiques d'un de ces individus dénué d'éthique tout autant que de conscience tant il doit être empli d'ego...
Alors monsieur T.G., vous manquez d'imagination pour remplir vos page F.B. au point de vous appropriez mes textes et ce même jusqu'aux commentaires laissés par mes lecteurs ? Peut-être en faites vous un peu trop ?
Vous remarquerez que je n'indique ici que vos initiales, ne vous méprenez pas sur cela, c'est moins dans l'intention de vous épargner que de vous faire de la publicité. Je donnerai votre nom à toutes les personnes qui souhaiteraient lever les doutes qu'ils ont... Il y en a ! C'est ce qui m'a amené à vous !
Sachez monsieur T.G. que lorsque l'on partage des sentiments, des émotions, encore faut-il être en accord avec, afin qu'il y ait résonance.
Essayez plutôt la sincérité si vous cherchez tant à être aimé...
A bon entendeur... monsieur T.G.
Alors monsieur T.G., vous manquez d'imagination pour remplir vos page F.B. au point de vous appropriez mes textes et ce même jusqu'aux commentaires laissés par mes lecteurs ? Peut-être en faites vous un peu trop ?
Vous remarquerez que je n'indique ici que vos initiales, ne vous méprenez pas sur cela, c'est moins dans l'intention de vous épargner que de vous faire de la publicité. Je donnerai votre nom à toutes les personnes qui souhaiteraient lever les doutes qu'ils ont... Il y en a ! C'est ce qui m'a amené à vous !
Sachez monsieur T.G. que lorsque l'on partage des sentiments, des émotions, encore faut-il être en accord avec, afin qu'il y ait résonance.
Essayez plutôt la sincérité si vous cherchez tant à être aimé...
A bon entendeur... monsieur T.G.
mercredi 3 janvier 2018
dimanche 11 décembre 2016
jeudi 10 décembre 2015
jeudi 30 juillet 2015
Envie d'épilogue ?
... comme pour tout ce que j'ai entrepris, j'ai fini par penser que tout ici n'était que
vanité...
À tort ou à raison ?
Je ne sais toujours pas.
Je ne sais toujours pas.
mardi 16 septembre 2014
Ce calme ici.
À la campagne depuis dimanche soir... Le matin après ma
course et ma douche, je prends mon petit déjeuner dans le jardin, sous le
Robinier... La brume matinale a laissé place à un doux soleil que l'on
distingue à peine dans un ciel blanc-bleu sans aucun nuage. Dessous, la
campagne impose son rythme, un rythme qui me va bien... Dans ce calme apaisant,
je peux sentir mon dos, mes épaules, ma nuque, tout mon corps se détendre et
pas seulement... De ci de là, le chant de quelques oiseaux, le vrombissement d'abeilles
qui passent, sous une brise délicate le bruissement des feuilles des bouleaux
et peupliers. De temps en temps, un coq chante au loin, un chien aboie... un
tracteur passe... et tout autour de ces sons harmonieux, comme pour les
contenir, un écrin de silence... Un silence qui absorbe toutes mes tensions, et
même la notion du temps... on pourrait se perdre s'il n'y avait la cloche de
l'église pour nous rappeler dès six heures puis toutes les heures et les demi-heures,
que ce temps nous est compté.
| Finally, will I find it ? Linus |
dimanche 14 septembre 2014
Question de foi...
Cette ferveur que j'avais avant d'écrire ici diminue doucement, mais surement. Aimer, avoir la foi, voilà ce qui donne de l'intérêt à ce que l'on fait. Je me rends compte, maintenant que je commence à me relever, combien ce combat que je mène depuis quelques années m'a vidé. Et que de toutes ces années, finalement, il ne reste rien. Pas même des liens. Tout n'était que ces illusions que l'on se fait faute de mieux... Je pensais pouvoir donner un peu de sens et d'avenir à tout cela, je n'avais pas compris que dans cette histoire, je tenais le rôle de l'illusionné.
Il y a probablement quelque chose qui ne va pas, avec moi...
Désormais, je ne suis pas certain de vouloir retrouver la foi... Bien sûr, des tas de choses me manquent et même, me travaillent... mais à quoi bon ? Et puis, sincèrement, je me passe de tout cela depuis tellement de temps, alors, l'idée que cela pourrait être fini pour de bon ne me révolte pas tant que ça...
C'est aussi que je n'ai plus confiance.
Finalement, cette façon que j'ai de me présenter aux autres, en me livrant pour que, confiants ils se livrent à leur tour... parce que, quelle autre relation ? Tous, sans exception, en ont tiré des avantages personnels... intentionnellement ou pas... nul n'ignore totalement ce qu'il fait et seul le résultat compte, n'est-ce pas ?
Il y a probablement quelque chose qui ne va pas, avec moi...
Désormais, je ne suis pas certain de vouloir retrouver la foi... Bien sûr, des tas de choses me manquent et même, me travaillent... mais à quoi bon ? Et puis, sincèrement, je me passe de tout cela depuis tellement de temps, alors, l'idée que cela pourrait être fini pour de bon ne me révolte pas tant que ça...
C'est aussi que je n'ai plus confiance.
Finalement, cette façon que j'ai de me présenter aux autres, en me livrant pour que, confiants ils se livrent à leur tour... parce que, quelle autre relation ? Tous, sans exception, en ont tiré des avantages personnels... intentionnellement ou pas... nul n'ignore totalement ce qu'il fait et seul le résultat compte, n'est-ce pas ?
Je crois bien que je manque de foi... ou bien d'estomac ?
jeudi 11 septembre 2014
Recueillement.
Aujourd'hui, jour de silence pour quelqu'un que je connais... enfin, que je connaissais... enfin, peut-être. Jour de silence donc si les coutumes qu'elle me montrait alors n'ont pas changé. Cet état, ce jour-là, était-ce simplement pour communier par le recueillement ou bien y aurait-il (ou y avait-il), en plus, quelque chose d'autre, quelque chose de plus intime ?
Son probable silence d'aujourd'hui n'empêche certainement pas les mots d'éclore au gré de ses pensées... elle ne m'en voudra donc pas de ce bavardage, de mes mots pour célébrer, à ma façon, non pas ce jour, mais mon souvenir... le souvenir que j'ai de ses habitudes... pour dire, que je n'oublie pas.
À quoi pense-t-elle, en un jour pareil ? À son passé, dont tous les secrets ne sont pas percés ? À son avenir, qui semble et lui semble, si indécis ? Ou bien, à son présent ? Un présent certainement agité, inévitablement instable... que je lui souhaite sans compromissions... mais, n'est-ce pas là un de mes si nombreux vœux pieux ?
Voilà, je suis sorti de ma réserve, rien que pour cela. Peut-être ne le ferais-je plus... Parce qu'à quoi bon si ces souvenirs, ces interrogations, ne subsistent plus qu'en moi et ne se réfèrent à plus rien d'élégant, de fragile, de vivant...
Son probable silence d'aujourd'hui n'empêche certainement pas les mots d'éclore au gré de ses pensées... elle ne m'en voudra donc pas de ce bavardage, de mes mots pour célébrer, à ma façon, non pas ce jour, mais mon souvenir... le souvenir que j'ai de ses habitudes... pour dire, que je n'oublie pas.
À quoi pense-t-elle, en un jour pareil ? À son passé, dont tous les secrets ne sont pas percés ? À son avenir, qui semble et lui semble, si indécis ? Ou bien, à son présent ? Un présent certainement agité, inévitablement instable... que je lui souhaite sans compromissions... mais, n'est-ce pas là un de mes si nombreux vœux pieux ?
Voilà, je suis sorti de ma réserve, rien que pour cela. Peut-être ne le ferais-je plus... Parce qu'à quoi bon si ces souvenirs, ces interrogations, ne subsistent plus qu'en moi et ne se réfèrent à plus rien d'élégant, de fragile, de vivant...
mardi 9 septembre 2014
Weekend automnale...
Toujours en toile de fond cette insensée brouille avec L… Tout comme N., elle est percluse de certitudes ; incapable de prendre du recul quant à ses émotions ; désillusionnée, elle se croit immédiatement abusée… À ces moments, elle me juge mal… parce que l’absent a toujours tort, parce qu'il faut bien un responsable…
Cela me désole, infiniment, pour elle d'abord, pour nous... J’aimerais avoir le pouvoir de tout arrêter en la prenant dans mes bras... mais c’est impossible. Il faut être patient, encaisser sans broncher... Comment cela finira-t-il ?
J’ai réussi à être plein de modération lors de notre première soirée avec P. Juste quelques verres de ce Côte de Provence, toujours excellent… Pour honorer sa visite et fêter son accès à la propriété… l'ordre fût donné d’ouvrir cette bouteille de prune, une gnôle distillée par une vieille tante décédée il y a une vingtaine d’années, un alcool dont déjà l'évaporation semble délétère, avoisinant les quatre-vingt-dix degrés.
Les digestifs sont pour moi semblables au vitriol ; ils me retournent la tête et l’estomac… mais, pour célébrer l’événement et aussi en mémoire du travail de cette vieille femme de caractère — symbole de la féminité du siècle passé, réputée pour avoir toujours su négocier, à son avantage, désaccords et confits... Il faut dire qu'elle participait à ces conciliabules, équipée de sa hache — bref, pour toutes ces raisons, j’ai accepté d’y tremper les lèvres, j’ai même aspiré l’équivalent d’une larme et je dois reconnaître que derrière la puissance particulièrement inflammable et explosive de ce spiritueux, un agréable goût fruité de plus de cinquante ans d’âge me ravit. Il y eut aussi un peu d’Oaxaca, il y avait tellement longtemps… Puis, dehors pour prendre le bon air et voir la Lune, nous nous chamaillâmes, qui, de reconnaître le hululement d'une chouette hulotte, qui, d'entendre glapir un renard roux… C’est une attaque, enfin c'est ce qu’il nous sembla… de chauves-souris, qui nous mit d’accord sur le fait qu’il était temps d’aller nous coucher.
J’ai réussi à être plein de modération lors de notre première soirée avec P. Juste quelques verres de ce Côte de Provence, toujours excellent… Pour honorer sa visite et fêter son accès à la propriété… l'ordre fût donné d’ouvrir cette bouteille de prune, une gnôle distillée par une vieille tante décédée il y a une vingtaine d’années, un alcool dont déjà l'évaporation semble délétère, avoisinant les quatre-vingt-dix degrés.
Les digestifs sont pour moi semblables au vitriol ; ils me retournent la tête et l’estomac… mais, pour célébrer l’événement et aussi en mémoire du travail de cette vieille femme de caractère — symbole de la féminité du siècle passé, réputée pour avoir toujours su négocier, à son avantage, désaccords et confits... Il faut dire qu'elle participait à ces conciliabules, équipée de sa hache — bref, pour toutes ces raisons, j’ai accepté d’y tremper les lèvres, j’ai même aspiré l’équivalent d’une larme et je dois reconnaître que derrière la puissance particulièrement inflammable et explosive de ce spiritueux, un agréable goût fruité de plus de cinquante ans d’âge me ravit. Il y eut aussi un peu d’Oaxaca, il y avait tellement longtemps… Puis, dehors pour prendre le bon air et voir la Lune, nous nous chamaillâmes, qui, de reconnaître le hululement d'une chouette hulotte, qui, d'entendre glapir un renard roux… C’est une attaque, enfin c'est ce qu’il nous sembla… de chauves-souris, qui nous mit d’accord sur le fait qu’il était temps d’aller nous coucher.
Une courte nuit plus tard, l’esprit étonnamment clair, nous partions courir dans une brume si dense qu’on ne voyait pas à cinquante mètres… P abandonna à l'entrée de la forêt, pour ma part je continuais, respectant mon plan. C'est à cet endroit, où j'ai l'habitude de faire demi-tour, que je tombai nez à nez avec un couple de cervidés... aussi surpris que moi dans ce brouillard... pour une seconde figée qui sembla durer le temps d’un baiser passionné, presque une éternité… Quel présent !
Après une douche, un café pour lui, un thé pour moi... Nous chaussâmes nos bottes et, équipé d’un panier de la taille de nos prétentions, nous partîmes le cœur vaillant, crapahuter dans les sous-bois, les ronces, les fougères et ces fichues toiles d’araignées… Trois heures plus tard, en possession d’un butin qui à vue de nez devait être d'à peu près un kilo pour les cèpes et deux cents grammes pour les pieds bleus ? Nous revînmes, épuisés, affamés, mais victorieux, pile à l’heure du repas dominical.
Puis, dans le milieu de l’après-midi, P s’en retourna chez lui… Nous ferons notre omelette chacun de notre côté...
Le calme revenu… la fatigue se fit alors magistrale, écrasante !
Je tiens mon objectif de courir chaque matin et pour les jours à venir, mes horaires me permettront d’aller encore un peu plus loin… C’est déjà une première satisfaction ! Pourvu qu'il y en ait d’autres... et pas uniquement de celles qui sont dites honorables, un peu de luxure par exemple, ce ne serait pas pour me déplaire... et je crois bien, désormais, que plus personne ne pourrait s'en trouver blessée...
Après une douche, un café pour lui, un thé pour moi... Nous chaussâmes nos bottes et, équipé d’un panier de la taille de nos prétentions, nous partîmes le cœur vaillant, crapahuter dans les sous-bois, les ronces, les fougères et ces fichues toiles d’araignées… Trois heures plus tard, en possession d’un butin qui à vue de nez devait être d'à peu près un kilo pour les cèpes et deux cents grammes pour les pieds bleus ? Nous revînmes, épuisés, affamés, mais victorieux, pile à l’heure du repas dominical.
Puis, dans le milieu de l’après-midi, P s’en retourna chez lui… Nous ferons notre omelette chacun de notre côté...
Le calme revenu… la fatigue se fit alors magistrale, écrasante !
Je tiens mon objectif de courir chaque matin et pour les jours à venir, mes horaires me permettront d’aller encore un peu plus loin… C’est déjà une première satisfaction ! Pourvu qu'il y en ait d’autres... et pas uniquement de celles qui sont dites honorables, un peu de luxure par exemple, ce ne serait pas pour me déplaire... et je crois bien, désormais, que plus personne ne pourrait s'en trouver blessée...
samedi 6 septembre 2014
Ressentiments nocturnes vis-à-vis d'elle, d'elle et elle... et aussi d'elle.
Sale
nuit ! Certainement toutes ces histoires qui me travaillent... Sorti d'un
sommeil trouble, tout empli de ressentiments... je n'ai pu faire mieux que
somnoler, m'agiter et ressasser de l'aigre. Forcément, la nuit on baisse la
garde ! Il y a elle et elle qui ne répondent pas à mes messages depuis
quelques jours, je ne sais pas exactement combien, mais trop pour moi... ça me
torture. Tout particulièrement en ce moment, alors qu'elle (la troisième) démontre par ses attitudes à quel point elle est en déséquilibre...
Détaché, c'est avec plus d'objectivité que j'affronte les mécanismes psychologiques et les comportements
induits qui l'animent. Comme ces attitudes parfois qu'elle prenait, de celles
qu'ont souvent ceux qui ont tout reçu, sans trop de difficultés... Ceux pour
qui la possession ne peut être qu'une raison d'être... Ceux qui s'affichent
tellement sûrs d'eux-mêmes... Ceux qui, évidemment, détiennent la vérité, la
morale universelle ! Ceux pour qui il existe toujours un responsable, un
coupable, autre qu'eux-mêmes, à toutes ces choses qui ne leur conviennent pas... Ceux qui pour se fuir sans cesse, sont sujets aux emportements violents, exubérants et insensés ! Ceux qui, de
toute façon, ont forcément raison ! Ces maux qu'ils s'infligent et qu'ils
infligent autour d'eux ! Tout cela m'éprouve, malgré mon détachement.
Et dans la
foulée, parce que ça fait partie de mon tout, en surgissent aussi d'autres, à
propos, d'elle... Elle qui, de mon point de vue du moment, me néglige... Certes, elle passe parfois... mais, pour dire quoi au juste ? Toujours trop occupée, ou torturée, même pour un signe... c'est dire l'indifférence ou c'est dire l'embarras...
Mon prisme aussi doit être affecté, je fais un peu de paranoïa... Mais ces faux
semblants, prétextes, vrais tourments... font que parfois les rêves s'estompent, laissant réapparaître ces ordinaires petits cauchemars, si troublants. C'est
épuisant de rabâcher toute la nuit durant tous ces inutiles ressentiments !
Alors
qu'il suffirait...
Alors
qu'il suffirait qu'elle s'avance, qu'elle m'enlace, ne m'offrant d'autre choix
qu'à mon tour l'enlacer... Pour que tout s'arrête... et qu'on s'adonne au
calme...
Alors
qu'il suffirait, qu'elle m'attrape, qu'elle m'embrasse, ne m'offrant d'autres
choix qu'à mon tour l'embrasser... Pour que plus rien n'ait d'importance... et
qu'on s'émerveille du pouvoir de la douceur ou d'un sourire.
S'embrasser,
s'enlacer, s'enfouir l'un dans l'autre, et tout paraît différent... Ce qui
semblait si important l'instant d'avant s'avère soudain tellement insignifiant.
Je pars
à la campagne, seul, même V ne m'accompagnera pas cette fois-ci, faute de
nouvelles et d'organisation. Ça me fait toujours quelque chose quand je pars
là-bas sans elle (la cinquième "elle", heureusement qu'il en reste
deux qui ne me tourmentent pas... cette fois)…
Bon V ne
sera pas là, mais d'un autre côté, P viendra cette fois. Il arrivera tout
équipé de la tête aux pieds, pour chasser champignons et escargots et tout ce
qui se chasse ou se ramasse ici... Il paraît que la lune est propice à l'exercice, qu'elle est
prometteuse... alors il s'est invité. Bien sûr, pour notre plaisir à tous. Il
arrivera comme à son habitude, tonitruant, agité, les bras chargés... Du coup,
le weekend risque, lui aussi, d'être chargé et agité. Déjà, j'aurai tout juste
le temps de publier ce mot juste avant qu'il arrive...
jeudi 4 septembre 2014
Question de temps...
Pourquoi n'ai-je pas changé mes horaires avant ? Je me lève sans réveil, m'étire langoureusement puis enfile ma tenue de Running et sors courir... Une fois revenu, je prends une douche ; déjeune légèrement puis m'habille et pars travailler, sans précipitation, sans stress. Ma journée achevée, je suis, certes, un peu ennuyé sur le retour par la circulation, mais une fois rentré, il me reste le temps de me relaxer et de faire quelques courses avant la soirée.
Pourquoi ai-je mis autant de temps pour revenir à ce train de vie que j'avais avant ?
J'étais bloqué sur des considérations erronées, ou plus exactement obsolètes... Personne ne m'attendait... je ne risquais donc plus de rater l'opportunité d'être avec elle...
Franchement, j'ai dérouillé... J'imagine que bon nombre d'hommes dans ce cas, éprouveraient un certain, sinon précis ressentiment... Et bien moi pas !
Ce n'est pas l'effet d'une volonté qui serait sans faille, ou pour avoir accédé à cet état de détachement, cher aux moines bouddhistes. Non, je n'en suis pas arrivé là. Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça, pourquoi le ressentiment ne succède-t-il jamais au dépit chez moi ? Peut-être est-ce dû, tout simplement, au fait que je trouve cette attitude trop épuisante... une perte de temps, d'énergie... une de ces postures que je déteste tant ! Et puis, j'en souffre bien assez comme ça... Maintenant, cela ne m'empêche pas de rêver à des retournements de situations, à des lendemains meilleurs... ça s'est déjà vu ! Même si c'est plutôt rare. J'ai cette conscience que même si je pense m'attendre à tout... je ne peux totalement exclure le fait de me faire surprendre...
Je ne me résous pas à l'inexorable ! Par obstination, par bêtise ? Ou pour une raison que je sens, mais ne comprends pas vraiment ? Allez savoir... Je suis comme ça.
Mais parfois, tout de même, je trouve le temps long...
Pour le reste... À courir ainsi, et à ne plus céder à certains de mes vices de désœuvré, mes caprices de désespéré... il y a des chances qu'à nouveau je change de physionomie... et par conséquent, d'état d'esprit. On verra bien où cela m'emmène.
Quelle aventure, tout de même !
Pourquoi ai-je mis autant de temps pour revenir à ce train de vie que j'avais avant ?
J'étais bloqué sur des considérations erronées, ou plus exactement obsolètes... Personne ne m'attendait... je ne risquais donc plus de rater l'opportunité d'être avec elle...
Franchement, j'ai dérouillé... J'imagine que bon nombre d'hommes dans ce cas, éprouveraient un certain, sinon précis ressentiment... Et bien moi pas !
Ce n'est pas l'effet d'une volonté qui serait sans faille, ou pour avoir accédé à cet état de détachement, cher aux moines bouddhistes. Non, je n'en suis pas arrivé là. Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça, pourquoi le ressentiment ne succède-t-il jamais au dépit chez moi ? Peut-être est-ce dû, tout simplement, au fait que je trouve cette attitude trop épuisante... une perte de temps, d'énergie... une de ces postures que je déteste tant ! Et puis, j'en souffre bien assez comme ça... Maintenant, cela ne m'empêche pas de rêver à des retournements de situations, à des lendemains meilleurs... ça s'est déjà vu ! Même si c'est plutôt rare. J'ai cette conscience que même si je pense m'attendre à tout... je ne peux totalement exclure le fait de me faire surprendre...
Je ne me résous pas à l'inexorable ! Par obstination, par bêtise ? Ou pour une raison que je sens, mais ne comprends pas vraiment ? Allez savoir... Je suis comme ça.
Mais parfois, tout de même, je trouve le temps long...
Pour le reste... À courir ainsi, et à ne plus céder à certains de mes vices de désœuvré, mes caprices de désespéré... il y a des chances qu'à nouveau je change de physionomie... et par conséquent, d'état d'esprit. On verra bien où cela m'emmène.
Quelle aventure, tout de même !
lundi 1 septembre 2014
Belle soirée...
Hier soir tard, lorsque toutes les lumières du village sont éteintes, à l’heure où nous sortons V, pour ses échanges de sms olfactifs… juste avant d’aller nous coucher, un ciel dégagé nous offrit l’un de ses spectacles dont on ne se lasse jamais. Des milliers d’étoiles, la Voie lactée, un bleu nuit à la fois clair et profond comme pour donner plus de relief à ce qu’il nous offrait…
Au retour, J est allé chercher une couverture que nous avons étalée sur l’herbe et nous nous sommes allongés pour contempler cette féérie. Pour seul accompagnement sonore, quelques grillons et le glapissement des renards au loin… Trois étoiles filantes plus tard, plus que les renards qui semblaient se rapprocher, c’est l’impression d’entendre s’avancer tous ces insectes noctambules autour de nous qui nous a chassés…
Au retour, J est allé chercher une couverture que nous avons étalée sur l’herbe et nous nous sommes allongés pour contempler cette féérie. Pour seul accompagnement sonore, quelques grillons et le glapissement des renards au loin… Trois étoiles filantes plus tard, plus que les renards qui semblaient se rapprocher, c’est l’impression d’entendre s’avancer tous ces insectes noctambules autour de nous qui nous a chassés…
Contemplateurs, mais pas téméraires.
On s’est promis de recommencer ; hors d’atteinte sur deux lits de camps (on ne sait jamais, objecta J), emmitouflés dans des sacs de couchage...
On s’est promis de recommencer ; hors d’atteinte sur deux lits de camps (on ne sait jamais, objecta J), emmitouflés dans des sacs de couchage...
Courageux, mais prévoyants.
Le retour vers Paris m’a donné un aperçu de ce qui m’attend demain… Vivement la fois prochaine.
Le retour vers Paris m’a donné un aperçu de ce qui m’attend demain… Vivement la fois prochaine.
dimanche 31 août 2014
Rentrée.
Depuis avant-hier soir, nous sommes, J, V et moi, à la campagne. Le temps est couvert, mais agréable. J’en profite pour reprendre mes courses matinales, non sans plaisir d’ailleurs ; mon dos semble s’être détendu, je peux désormais dormir étendu sur le dos... un régal !
Dans le vieux grenier de chez ma grand-mère, plein de poussière et de toiles d’araignées, j’ai déposé depuis plusieurs années toutes ces affaires que je ne porte plus ou qui ne me servent plus ou encore qui, à l’occasion de mes déménagements successifs, me paraissaient superflues.
Avec J nous y avons fait un tour, elle désirait voir si elle ne pouvait pas récupérer deux trois bricoles… V fait toujours partie de l’expédition, elle adore bouffer les araignées et toutes les sortes d’insectes assez gros que l’on y trouve et rêve tout particulièrement d’attraper une souri… Mais, à ma connaissance, il n’y en a pas, hormis quelques chauves-souris qui y dorment, inatteignables, à l’abri de la poutre faîtière.
Accrochée à une panne, il y a une scie de long, toute rouillée, là, dans un coin, de vieux réhoboams et ici la monture de mon grand-père ! Une vieille bicyclette, pour femme, avec des pneus blancs enfin, pour ce qu’il en reste…
Je me rappelle des haricots qui séchaient dans ce grenier, il y a bien des années… Je suis certain qu’entre les planches je pourrais en trouver. J’en sens encore les parfums…
Trois chemises plus tard… et une veste en croûte de porc, pour moi, nous en sortons tout décorés de toiles d’araignées.
Au loin, des bûcherons s’activent, le bruit des tronçonneuses appartient au paysage, tout comme ces tas de bois qui ont bien doublé depuis le début de l’été. L’hiver sera-t-il si rigoureux que cela ?
Dans le vieux grenier de chez ma grand-mère, plein de poussière et de toiles d’araignées, j’ai déposé depuis plusieurs années toutes ces affaires que je ne porte plus ou qui ne me servent plus ou encore qui, à l’occasion de mes déménagements successifs, me paraissaient superflues.
Avec J nous y avons fait un tour, elle désirait voir si elle ne pouvait pas récupérer deux trois bricoles… V fait toujours partie de l’expédition, elle adore bouffer les araignées et toutes les sortes d’insectes assez gros que l’on y trouve et rêve tout particulièrement d’attraper une souri… Mais, à ma connaissance, il n’y en a pas, hormis quelques chauves-souris qui y dorment, inatteignables, à l’abri de la poutre faîtière.
Accrochée à une panne, il y a une scie de long, toute rouillée, là, dans un coin, de vieux réhoboams et ici la monture de mon grand-père ! Une vieille bicyclette, pour femme, avec des pneus blancs enfin, pour ce qu’il en reste…
Je me rappelle des haricots qui séchaient dans ce grenier, il y a bien des années… Je suis certain qu’entre les planches je pourrais en trouver. J’en sens encore les parfums…
Trois chemises plus tard… et une veste en croûte de porc, pour moi, nous en sortons tout décorés de toiles d’araignées.
Au loin, des bûcherons s’activent, le bruit des tronçonneuses appartient au paysage, tout comme ces tas de bois qui ont bien doublé depuis le début de l’été. L’hiver sera-t-il si rigoureux que cela ?
La rentrée s'annonce... Je crains, en plus de tous les emmerdements qui habituellement l'accompagne, les encombrements, avec mes nouveaux horaires... Si j'avais les moyens, je reprendrais volontiers un scooter, assez puissant pour aller au travail, assez maniable pour me balader dans la ville, assez vieux pour ne pas attirer les convoitises mais suffisamment robuste. Et une petite flamme, toute douce, tendre et chaude, une petite flamme à protéger, à rassurer, à cajoler... Ça en fait des vœux de fin d'été.
vendredi 29 août 2014
D'os et d'une intime affection.
Une vertèbre ! C'était une vertèbre sortie du rang. Elle m'aura fait souffrir... La garce ! Une vertèbre dorsale, dont les troubles potentiellement associés seraient, la dévalorisation et plus particulièrement, le manque d'affection... Incroyable !
Je ne vois absolument pas comment j'ai pu me faire ça. Pas d'acrobaties ni de gesticulations excessives... pas mêmes dans un lit... Et je cours depuis trois semaines avec suffisamment de régularité pour ne pas me blesser de la sorte. Peut-être est-ce arrivé à l'occasion de ma promenade et de mes tentatives pour apercevoir et en savoir plus sur ce qui se passe ? Essayer de visualiser pour lier cet espace inconnu à une vie bien connue... sentir se qui se trame... m'imprégner de son environnement... Tous ces efforts en vain.
À peine ai-je appelé ma kiné - adorable - elle m'a dit de passer immédiatement, si je pouvais, qu'elle me prendrait entre deux "abonnés"… Au bout de quelques minutes d'un travail patient, doux, mais vigoureux... un petit crac se fit entendre et bien sentir ! Et, tout de suite, la sensation d'une délivrance, d'un allègement... De courte durée me prévint-elle... il fallait désormais m'attendre à de sérieuses courbatures durant un jour ou deux...
Au fur et à mesure de son refroidissement, mon dos a commencé à se raidir, à se figer comme un sac de ciment resté trop longtemps aux intempéries, et j'ai commencé à dérouiller... Encore aujourd'hui je ne me sens pas au mieux.
Je ne vois absolument pas comment j'ai pu me faire ça. Pas d'acrobaties ni de gesticulations excessives... pas mêmes dans un lit... Et je cours depuis trois semaines avec suffisamment de régularité pour ne pas me blesser de la sorte. Peut-être est-ce arrivé à l'occasion de ma promenade et de mes tentatives pour apercevoir et en savoir plus sur ce qui se passe ? Essayer de visualiser pour lier cet espace inconnu à une vie bien connue... sentir se qui se trame... m'imprégner de son environnement... Tous ces efforts en vain.
À peine ai-je appelé ma kiné - adorable - elle m'a dit de passer immédiatement, si je pouvais, qu'elle me prendrait entre deux "abonnés"… Au bout de quelques minutes d'un travail patient, doux, mais vigoureux... un petit crac se fit entendre et bien sentir ! Et, tout de suite, la sensation d'une délivrance, d'un allègement... De courte durée me prévint-elle... il fallait désormais m'attendre à de sérieuses courbatures durant un jour ou deux...
Au fur et à mesure de son refroidissement, mon dos a commencé à se raidir, à se figer comme un sac de ciment resté trop longtemps aux intempéries, et j'ai commencé à dérouiller... Encore aujourd'hui je ne me sens pas au mieux.
Tout ça, par la faute d'une petite vertèbre sortie de son logement, ou peut-être, pour manquer depuis trop longtemps de l'intime affection d'une fragile et délicate petite flamme.
mardi 26 août 2014
Je ne fais que "passer".
Un point, en
plein milieu du dos, une vertèbre peut-être... Impossible d'être allongé sur le
dos, la position provoque de violentes et douloureuses contractions musculaires
dans l'abdomen... Dormir sur le côté s'avère épuisant. Pas d'organes dans le
secteur hormis les poumons... puisque de profondes inspirations et expirations
ne provoquent aucune douleur... j'en déduis, pour me rassurer, que ce doit être
autre chose... Voilà qui casse mon rythme. À l'évidence, le physique tend à me
lâcher, ou bien, est-ce le moral ?
Ce fut pourtant
une belle semaine. Il y eut d'abord une rencontre, prévue de longue date... Ce fut l'occasion d'un fort agréable moment, d'échange, de reconnaissance avec, pour
reprendre ses propres mots, une délicieuse personne...
Vendredi, j'ai
retrouvé I à la Bourse, nous avons déjeuné ensemble puis je suis rentré à pied
en flânant trois heures durant... le matin même, j'avais couru une heure...
peut-être en ai-je trop fait, peut-être est-ce là l'origine de ce drôle de mal
qui la nuit, nuit à mon sommeil ? Bien que les jambes me "tiraillaient"... j'ai pris le chemin des écoliers, cédant à ma curiosité, je suis passé rue de R... Oh ! Rien de malsain, enfin j'espère que ça ne serait pas pris comme telle... c'est
tout simplement plus fort que moi, par inquiétude, par intérêt... pour ce qui
m'appartient, qui appartient à ma vie d'une certaine manière. Je veux dire,
que dans ce cas précis, je suis tout, tout sauf indifférent... même si,
finalement, je le devrais, afin d'un peu rééquilibrer... Mais alors, sans doute, tout disparaîtrait... Je suis d'ailleurs resté très discret... Mais, c'était inutile... il n'y avait rien, rien de visible en tout
cas. Rien qui laisse présumer une activité.
Deux sentiments m'ont
alors submergé ; d'abord l'inquiétude, la crainte d'une nouvelle dérive,
d'un égarement supplémentaire et des possibles conséquences que cela pourrait
avoir... Puis un autre, presque honteux celui là (encore que...), que finalement, tous
ces soi-disant beaux partis n'en sont pas forcément, qu'il y a souvent un
loup, un vice qui se cache… des déconvenues qui les accompagnes.
Les Puces, celles
de Montreuil et celles de Saint Ouen, un grand écart parisien, avec J, le
samedi après-midi. Puis la soirée à regarder un film des frères Cohen et à
écouter tout ce qui me faisait vibrer à son âge. Elle adore... elle a récupéré
tous mes vinyles et s'est procuré une platine pour se les passer. Le lendemain
matin, nous sommes allés au marché d'Aligre, où nous avons retrouvé I, son
compagnon et mon ami P, pour déjeuner en famille au Chat bossu.
Bossu, c'est la
sensation que j'ai, d'avoir une bosse, juste dans le milieu du dos...
Avec J, on a
dégagé de dessous mon évier une de ces vieilles caisses à pommes que j'avais achetée
dans une brocante, je la lui ai donnée parce qu'elle en cherchait une pour s'en
faire une table de nuit...
De retour en fin
de journée, j'ai entassé sous l'évier toutes ces gamelles que je n'utilise jamais... Même
sous la table, il reste deux cartons pleins de vaisselle... là-bas, des cartons pleins
de livres... je campe !
Bien peu ont cette conscience que j'ai de ne faire que
passer... En fait, je suis devenu un vagabond immobile ! Que penser de cette phobie
que j'ai de "posséder" ? De posséder autre chose que des émotions, des
sentiments... qui me transportent. Et de cette coutume, partout où je passe, de laisser
en partant comme j'ai trouvé en arrivant ?
mardi 19 août 2014
Imagination.
Il y a bien l'envie... à moins que ce ne soit une forme de vanité ou la conscience aiguë d'une dernière chance de faire quelque chose pour moi... mais, pas la moindre étincelle ! Rien à faire, rien ne me vient, hormis le besoin d'être en paix, d'enfin lâcher prise...
Je me rêve navigateur solitaire... Je m'aimerai vivre à bord d'un de ces voiliers élancés, la peau tannée par le soleil et le sel, les mains calleuses, les yeux délavés se confondant avec l'horizon, et bien sûr, l'allure hirsute... un Bernard Moitessier sur son Joshua...
Je me rêve navigateur solitaire... Je m'aimerai vivre à bord d'un de ces voiliers élancés, la peau tannée par le soleil et le sel, les mains calleuses, les yeux délavés se confondant avec l'horizon, et bien sûr, l'allure hirsute... un Bernard Moitessier sur son Joshua...
Errer sur le globe, m'abandonner à mon instinct. Je ne me sens pas de la famille... il n'y a rien pour moi chez les miens, au sens large s'entend... je crois bien que je ne les comprends pas...
Seule la Nature me rassure, seuls ses paysages, le ciel et la mer, m'apaisent...
Toutes ces postures qu'ils prennent, que moi-même il m'arrive de prendre... Non, vraiment ! Si j'en suis issu, je n'y appartiens plus. Tout cela me prend tellement la tête que j'en perds mon imagination.
D'où vient-elle ? Des scientifiques avancent que son processus n’impliquerait pas moins de onze régions de notre cerveau. Mais, sur combien ? Ce que moi je peux constater, c'est qu'un seul état d'âme suffit à tout bloquer.
Toutes ces postures qu'ils prennent, que moi-même il m'arrive de prendre... Non, vraiment ! Si j'en suis issu, je n'y appartiens plus. Tout cela me prend tellement la tête que j'en perds mon imagination.
D'où vient-elle ? Des scientifiques avancent que son processus n’impliquerait pas moins de onze régions de notre cerveau. Mais, sur combien ? Ce que moi je peux constater, c'est qu'un seul état d'âme suffit à tout bloquer.
Sans muse ou vent, ça rame.
mercredi 13 août 2014
Changes...
Ça devait arriver… c’est aujourd’hui notre dernier jour ici. Demain, nous nous en retournerons, sans avoir fait ce que nous avions projeté, dissuadés par le mauvais temps… enfin, c’est là l’excuse toute trouvée ! Certes, J s’est reposée et moi j’ai, je pense, repris le rythme de la course, l’envie de m’entretenir. Puisse ce nouveau rythme être suffisamment bien ancré pour enfin réussir à surmonter ce manque de motivation qui m'envahit une fois redevenu un Parisien, isolé.
Demain soir, je me retrouverai chez moi, J me manquera forcément… il faudra pourtant ne plus reprendre ces habitudes malsaines qui accommodaient ma solitude… Chaque début de soirée sera un combat, jusqu’au sevrage, jusqu’à la délivrance.
Je pense changer, tant que faire se peut, mes horaires de travail. Commencer plus tard pour aller courir le matin tôt et finir plus tard afin de couper court à toutes tentations… De toute façon, il faut que je change quelque chose, que je casse cette routine réflexe qui, insidieusement, m’enfonce…
Il est temps de reprendre la pratique de l’ascèse, du moins vis-à-vis de ces choses faciles à acquérir... pour pouvoir à nouveau prétendre à celles qui me paraissent inaccessibles.
Demain soir, je me retrouverai chez moi, J me manquera forcément… il faudra pourtant ne plus reprendre ces habitudes malsaines qui accommodaient ma solitude… Chaque début de soirée sera un combat, jusqu’au sevrage, jusqu’à la délivrance.
Je pense changer, tant que faire se peut, mes horaires de travail. Commencer plus tard pour aller courir le matin tôt et finir plus tard afin de couper court à toutes tentations… De toute façon, il faut que je change quelque chose, que je casse cette routine réflexe qui, insidieusement, m’enfonce…
Il est temps de reprendre la pratique de l’ascèse, du moins vis-à-vis de ces choses faciles à acquérir... pour pouvoir à nouveau prétendre à celles qui me paraissent inaccessibles.
https://www.youtube.com/watch?v=K78gvWXDgNM
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